Que « Vaccingétorix » nous protège des légions de virus

Pascal Perrat

Un chiot assoiffé, s’approcha d’un ruisseau et se trouva soudainement nez à nez avec un chien étranger. Un molosse ondulant sous l’effet du vent.

Effrayé, il aboya pour se donner une contenance puis s’éloigna, la queue basse.
Mais la soif fut plus forte que sa peur,
il revint précautionneusement au bord du ruisseau,
prêt à détaler à la moindre alerte.
L’autre chien était toujours là, énorme et menaçant.
Le chiot aboya piteusement et s’éloigna de nouveau.

Beaucoup plus tard, n’y tenant plus, il revint et finit par boire.

À des moments de notre vie, nous sommes comme ce chiot.


Nous avons soif d’être enfin reconnu comme auteur, mais en même temps nous avons peur d’être refusé par les éditeurs.
Peur d’être incompris par les lecteurs, peur d’être ridicule auprès de sa famille ou de ses amis.
Ces peurs nous amènent à croire que nous ne sommes pas à la hauteur de nos ambitions.

Nous trouvons alors mille excuses pour remettre à plus tard le projet d’écrire ce qui nous tient à cœur depuis si longtemps. Voire depuis toujours.

C’est pourtant en surmontant ces peurs irrationnelles et en osant nous dépasser
que nous avons une chance de réussir au-delà de tous nos espoirs.

« Qui ne tente rien n’a rien » dit un proverbe plein de bon sens.
Nous sommes au seuil d’une nouvelle année, janvier est le mois des bonnes décisions : tabac, sport, santé, etc.

C’est un moment idéal pour se lancer.
Les jours seront bientôt plus longs, le soleil montera plus haut, l’air tiédira. Profitez-en avant que les mois qui suivront freinent votre élan.

Et le miracle se produisit

Méditez l’histoire de Francis Lemarque.

« C’était à lalibération, après la guerre de 40, Francis Lemarque, vivotait de petits boulots
et de rares engagements pour interpréter quelques chansons.

Un soir, il se rend écouter Yves Montand qui fait un tabac dans une salle du faubourg Montmartre.
Il en ressort enthousiasmé et désespéré.
Yves Montand fait exactement ce Francis Lemarque souhaite réaliser depuis toujours : chanter le peuple, ses bonheurs, ses luttes, ses espoirs.
« J’étais tellement secoué que j’avais quitté la salle avec les premiers spectateurs. Je marchais dans les rues en ruminant de noires pensées. J’avais le cafard. J’étais jaloux. C’est alors que j’eus une illumination. Montand chantait, il avait donc besoin chansons ! J’allais en écrire pour lui : c’était simple, il fallait y penser. »


Et le miracle se produit. Francis Lemarque s’enferme dans sa chambre et pendant des jours et des jours, cherche des idées, esquisse des vers, sifflote les airs qui lui passent par la tête. Lui qui n’a jamais écrit le moindre poème, ni la moindre mélodie.

Lui qui se contentait de chanter les mots des autres. Il écrit, Ma douce vallée, Rue de Lappe et surtout, À Paris, un hymne à la ville qui avait accueilli sa famille de pauvres juifs polonais.
C’est ainsi, qu’il devient, l’auteur-compositeur que Montand chantera le plus souvent durant sa carrière »

(Extrait d’un article dont j’ai oublié le nom de l’auteur, qu’il veuille bien me pardonner)

5 % de nos peurs se réalisent
Une bonne partie de ce qui arrive est de toute façon inévitable.
Se contenter de craindre ne sert donc pas à grand-chose, au contraire, cela attire les ennuis, paraît-il. Les compagnies d’assurance le savent bien, car, statistiquement, ce sont toujours les mêmes qui ont les mêmes ennuis.

Vite, à vos stylos ou claviers !

Que « Vaccingétorix » nous protège des légions de virus et Arverne ce que pourra !

Je suis hors-n’homme. Un neuroatypique à dominance dyslexique. 
De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau.
Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris.
Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

6 Responses

  1. Michèle B.Beguin dit :

    Merci Pascal Pour ce « qui ne tente rien n’a rien ». Être fier(e) de soi est le meilleur moyen de retrouver sa souveraineté pour aller à la rencontre de ses désirs profonds. Bonne année à tous.

  2. Jean-Pierre dit :

    Un grand merci Pascal pour ce « Vaccingétorix », remède très efficace contre la morosité de cette fin d’année. Son seul effet secondaire est une belle tranche de rigolade que j’ai partagée avec mon épouse.

  3. Antonio dit :

    Les photos sont assez parlantes, Pascal. Un molosse semble vouloir impressionner le petit Saniac. Fais gaffe ! S’il te course jusqu’au ruisseau, c’est toi qui risques de l’avoir dans l’Euille. 🙂

    Merci pour tes petits coups de boost, ça fait toujours du bien à lire. Vivement la semaine prochaine que l’on se remette au travail de nos désirs les plus fous !

  4. FANNY DUMOND dit :

    L’Auvergnate vous remercie, cher Pascal, de vos encouragements à poursuivre notre petit dada, pas toujours compris par notre entourage ! Et je suis sûre qu’a Gergovie, à quelques encablures de chez moi, Vercingétorix nous donnera la gnaque et nous protégera de tous virus, mais pas contre ceux de la lecture et de l’écriture ! À l’année prochaine pour continuer de m’amuser. Amicalement. Fanny

  5. Souris verte🐁 dit :

    Montand … Montand ! Un gaulois de la la race transalpine le monsieur Livi. Mais ses feuilles mortes ! Un chef-d’œuvre… Laissons à César ce qui lui appartient 😄

    BONNE ANNÉES À TOUS 🐀🐻

  6. Anne Le Saux dit :

    Merci, Pascal, pour ce propos revigorant. Ne soyons pas passifs, empoignons notre vie !
    Belle fin d’année à vous

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