Méli-mes-mots (3)

Méli-Mes-Mots

Visualisez votre futur livre

Les sportifs de haut niveau préparent leurs actions en les visualisants. Ils se voient victorieux. Faites de même, imaginer votre livre terminé, voyez sa couverture, sentez mentalement la texture de son papier. Cette visualisation va vous donner la pêche pour mener ce projet à son terme

S’ouvrir l’esprit

D’innombrables personnes passent leurs temps devant des séries télé, des jeux vidéos, des sketchs sur YouTube ou les yeux rivés sur leur smartphone. Sans compter les heures à suivre l’actualité : progression du virus, vie des politiques ou des peoples, revendications de ceux-ci ou de ceux-la. Négligeant une chose qui a le pouvoir d’ouvrir l’esprit et de changer la vie : LIRE

Voir comme pour la dernière fois

Voir comme si c’était pour la dernière fois. Non pas avec l’émerveillement de la première fois, mais avec la gravité de quelqu’un qui connaît le prix de choses.

15 millions d’articles offerts par la BN

Retronews est un site proposé par la Bibliothèque Nationale de France. Il offre une plongée dans l’histoire à travers les archives numérisées de plus de 1000 titres de presse publiés de 1631 à 1950.
Cette offre éditoriale d’une incroyable richesse, plus de 15 millions d’articles, permet une approche originale de l’histoire à travers trois siècles de presse en ligne. Le site s’enrichit régulièrement de nouvelles archives. Il propose par ailleurs des sélections spécifiques de ses contenus pour les enseignants et les scolaires. Une vraie bonne idée pour trouver des sujets d’intrigues.

Faut-il abandonner les pleins et les déliés ?

L’écriture manuscrite va-t-elle disparaître face aux écrans ? À l’école primaire on résiste encore, même si certains appareils intègrent un stylet. On a bien renoncé sur l’orthographe devenu une souffrance, un effort insurmontable… l’écriture manuscrite devrait suivre…

Trousseau de mots

On trouve parfois un trousseau de clefs perdu sur son chemin. Aussitôt, notre imagination s’emballe. Que faire ?
Pareillement, c’est en cheminant dans mes lectures que je trouve des trousseaux de mots-clefs dans les textes. Que ce soit un roman, un magazine, un quotidien, des publicités ou des enseignes.

Tout à coup, une phrase resplendit dans le texte que j’ai sous les yeux. Un trousseau de mots ouvre mon imagination et la voilà qui m’entraîne hors du texte pour s’associer avec d’autres choses. C’est ainsi que je trouve des idées pour écrire un nouvel article ou créer un exercice. Essayer de vous plonger dans les lectures et de laisser courir votre esprit et ouverte votre imagination. Vous allez voir les bénéfices que vous allez à en tirer. Essayer, vous m’en direz des nouvelles.

Sortir le lecteur de sa torpeur

Il y a toujours un moment où on risque de s’ennuyer en lisant un roman, un passage que l’on trouve un peu long. C’est fréquent au cours d’un dialogue ou d’une description.
Pour éviter que cela arrive, vous devez être plus insolite et plus intéressant à ces moments là. Pour que ce soit réussi, il faut vraiment sortir leslecteurs de leur torpeur par des relances: analogies, images, comparaisons. Un bon écrivain se remarque à la qualité de ses relances. Il en insère régulièrement dans ses chapitres. Ce sont le plus souvent des comparaisons originales.

Autocensure

Les répétitions des taches que nous effectuerons sont où se transforment en habitudes et sont mémorisées dans des parties primaires du cerveau selon les spécialistes. C’est zones du cerveau consomment moins d’énergie que les autres semble-t-il. Il ne serait pa étonnant que les clichés que nous accumulons au cours du temps soientleurs colocataires…

Confiné

Je suis né quand les nazis occupaient notre pays. Nous avons vécu reclus chez nous, interdit de sortir sans un « zulassung ». Jusqu’à la libération. jusqu’au retour de mon père, prisonnier pendant 5 ans. Aujourd’hui, ce n’est pas une difficile pour moi de ne pas pouvoir sortir, voyager. Mon enfance a laissé des traces, je suis plutôt casanier, la solitude ne me pèse pas. Faire le tour du monde ne me tente pas, je suis un voyageur dans ma tête, j’écris ce que mon imagination me propose, ça me suffit. C’est une chance.

Bientôt le retour du feuilleton ?

La génération actuelle abandonne les films pour les séries. Un film c’est 1h30 pendant lequel tu peux vivre une vie moins terne que la tienne. Une série peut te « faire vivre » pendant des années… Mais pendant ce temps là ton imagination est en friche.

Votre priorité est d’écrire

Si vous avez choisi d’écrire, votre priorité n’est pas de maitriser Word, Open-office, Scrivener, ou toute autre application pour rédiger.
Ce n’est pas de maitriser la mise en page, trouver la bonne police de caractères, corriger les fautes, trouver un éditeur, protéger votre texte, imaginer une couverture, etc.
Ce qui ne veut pas dire que ces tâches sont à bannir, mais qu’il existent des pro pour le faire à votre place.
Votre seule priorité est d’écrire. D’aller jusqu’au bout de votre projet sans vous s’occuper du reste. De mettre toute votre énergie créative au service de votre écriture. C’est seulement après de multiples relectures que ces taches annexes seront nécessaires. Si c’est trop fastidieux pour vous, rassurez-vous, vous trouverez facilement des personnes pour les faire à votre place. Ce n’est plus un question d’imagination mais d’argent…

Êtes-vous un inconnu à cette adresse ?

Quand j’arrive sur la page d’accueil d’un auteur j’ai envie de connaître la personne qui la tient. J’ai envie de voir à qui j’ai affaire. Si cet auteur tente de me vendre son livre c’est le pompon ! Je cherche une page “à propos”, une photo, des témoignages, etc. Bref ! J’ai envie DE SAVOIR UN PEU QUELLE EST CETTE PERSONNE. Et je suis loin d’être le seul…

Signalé par Janine Gerson-Père

Daniel D.P., un protecteur invétéré de la langue française
Ce qu’il traque, ce sont les termes comme email, start-up ou encore data. Et la raison en est simple : pour ce relecteur qui tient à rester anonyme, ces termes anglais ont une traduction en français.
Mais ce défenseur de langue française ne verse tout de même pas dans l’excès. Dans ce sens, lui-même utilise des anglicismes, pour ne citer que whisky. Il veille également à ce que sa traque ne tombe pas dans la persécution.

La question qui fait mal…

Comment savoir si vous êtes un bon écrivain si vous n’avez jamais écrit un livre ?

Je suis hors-n’homme. Un neuroatypique à dominance dyslexique atteint d’aphantasie : incapable de fabriquer des images mentales et de se représenter un lieu ou un visage. Mes facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau et mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Si vous remarquez une faute, merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

9 réponses

  1. Nouchka dit :

    Pourquoi ce trousseau de clés ici, dans l’herbe ? Des clés d’un autre âge, lourdes, aux embrases sculptées, aux anneaux travaillés comme des fleurs sur de longues tiges terminées de pannetons ciselés. Elles sont belles ces clés. Leur aspect ligneux les rendent plus douces, plus chaleureuses à l’œil que la sensation qu’elles donnent une fois en main. Leurs aspérités rugueuses actuelles, là, où la rouille s’est développée, laisseraient à penser qu’elles sont tombées d’une carriole où elles seraient restées coincées depuis des temps. Elles dégagent un parfum particulier. L’oxyde provoque cette émanation si spécifique dont nous reconnaissons le goût métallique.
    Un simple anneau métallique relie les cinq clés, différentes les unes des autres, qui tintent joliment quand l’anneau secoué les range docilement les unes contre des autres.
    Les formes des pannetons sont étonnantes. Elles évoquent des signes cabalistiques qu’il serait plaisant de raviver, juste pour jouer. Non, les cinq clés pourraient plutôt, évoquer chacune, l’un des sens humains :
    Celle à la tige creuse, serait l’ouïe. En soufflant dans l’extrémité, elle produit un son clair de sifflet et, la laissant retomber contre ces sœurs, elle résonne légèrement comme une cloche.
    La forme de la seconde rappelle le symbole de l’œil ; elle sera la vue. La clé des songes et du réel au travers des âges.
    La suivante, très rouillée, à l’anneau particulièrement travaillé, pourrait être la clé des senteurs.
    La quatrième, au panneton en forme de cuiller, serait le goût.
    La dernière enfin, plus froide, mieux polie sera le toucher.
    Ainsi avons-nous la clé des sens, la clé du mystère.
    Poursuivant l’examen de ces objets antiques, je tente d’illustrer les sens par des images qui, l’illustreraient agréablement.

    Pour la clé de l’ouïe, ce pourrait peut-être :
    – Le cliquetis métallique des haubans que le vent berce, signal infatigable de leur attente sur la bouée ;
    – L’aigrelet carillon Westminster qui sonne les mélodies de l’horloge londonienne Big Ben ;
    – Le bruissement du papier métallique que l’on entrouvre sur la tablette de chocolat ;
    – Les borborygmes des bulles dans la casserole où danse l’anti monte lait ;
    – Ou le couinement du bouchon de liège sec qui résiste aux mouvements de vis du tire-bouchon.

    Pour la vue, des paysages ou des personnages s’imposent :
    – La beauté des terres ocres de Brice Canyon, du canyon de Chelly ou des reliefs de Roussillon et Rustrel dans le Lubéron ;
    – Les nuances du ciel breton offrant toute la palette des bleu, gris et rouge flamboyant de fin de journée. Les nuages en modifient sans cesse les dégradés ;
    – Le bleu du champ de lin en fleur que le vent ondule, au mois de juin ;
    – La danseuse en tunique d’un bleu lumineux sur sa peau mate, tunique ouverte sur l’un des côtés qui laisse découvrir la beauté de son corps athlétique. Des escarpins à talon doré allongent ses jambes fuselées. La chorégraphie illustre une rumba lente. Le visage de cette danseuse brune, aux cheveux tirés et tressés, a le côté félin des belles femmes du sud. Le cambré du dos découvre une chute de reins magnifique…

    Pour les senteurs ; l’échantillonnage pourrait être :
    – Le bois à l’odeur miellée, des tables de classe cirées qui brille sous la lumière projetée des hautes fenêtres. Les veines naturelles du bois et celles laissées par les élèves, dessinent des rides entremêlées dans la matière sombre ;
    – Le parfum boisé des chaussons de danse recouverts de satin rose attire et enivre au même titre que celui du pot de colle blanche à la saveur d’amande ;
    – La marmite de cuivre au parfum acidulé, où les mûres et le sucre deviendront confiture, trône sur la cuisinière ;
    – Le parfum vert des noisettes fraiches, blanches et croquantes juste sorties de leur coque servent d’ingrédient favori à une dînette de fin d’été dans le hangar au fumet aigrelet des lieux humides où des barriques de vin ont séjourné ;
    – Les bouffées aromatiques et capiteuses du café fraichement grillé ;
    – La senteur iodée de la peau nue après une journée de bain de mer.

    Pour le panneton en forme de cuiller, il est trop facile d’énumérer les mets qui illustreraient le goût. Aussi, cherchons ce que le toucher propose comme évocations :
    – La fourrure. Celle du ventre du chat, chaude et soyeuse ;
    – Plonger les mains dans les grands tiroirs de l’épicerie et malaxer les graines plus ou moins petites, fines, ventrues ou lisses ;
    – Marcher pied nu sur des galets arrondis de la grève où le pied tente de s’adapter à la forme ovale des galets, de tailles inégales et très légèrement granuleuses ;
    – L’onde de choc que peut produire, entre 2 êtres qui se désirent, le premier contact de leurs doigts. Peut-être la fraicheur de l’un sur la peau chaude de l’autre accroîtra-t-elle ce flash d’adrénaline. Deux mains qui se trouvent et exercent une caresse légère du bout des doigts, une pression, montrent tout le désir et l’attente présents. Quel moment exquis !

    Bon, ce n’est pas tout ; il convient de trouver à qui remettre ce trousseau de clés !
    Je le garderais bien. Il m’a permis cette rêverie qu’il convient néanmoins de clore maintenant …

  2. Nadine de Bernardy dit :

    Perdue dans mes pensées :
    jamais ne n’arriverai à continuer ce roman,je me sens vide, stupide, en manque d’imagination.Je bute contre quelque chose de dur à moitié enfoui dans les feuilles mortes
    De mauvaise humeur,je donne un coup de pied à cet obstacle.
    Etonnée, j’entends un bruit métallique.
    Curieuse je me baisse:un trousseau de clefs.Et pas n’importe quelles clefs! Enormes,rouillées,tenues par un anneau aussi vieux qu’elles.
    Perplexe je les ramasse,admire leur travail de ferronnerie.
    Dubitative,je commence à me poser des questions.D’où viennent- t- elles ? Quel usage en faisait- on ? Depuis combien de temps sont – elles là.
    Emballée, je vois une geôle,un gardien assommé par un prisonnier avec sa gamelle en métal.Il revêt l’uniforme du gardien, s’enfuit par les douves de la prison.Et là,courant ,se cachant,épuisé de froid et de faim,il réussi à rejoindre la frontière toute proche,abandonnant les clefs dans la forêt.
    Essouflée,je suis ce prisonnier.Je cours avec lui,mon coeur bat très fort,j’ai peur ,en même temps j’ai envie de crier ma joie aux étoiles.
    Libre!Je suis enfin libre après toutes ces années au cachot.Je vais pouvoir recommencer à arpenter mes montagnes,boire du vin en compagnie,admire le soleil se lever,comme lui.
    Soulagée je repose le trousseau dans les feuilles,je n’en ai plus besoin,il pourra peut être délivrer quelqu’un d’autre.
    Légère,l’esprit aux aguets,je poursuis l’aventure.

  3. Françoise - Gare du Nord dit :

    Visualisez votre futur livre : je regarde, j’imagine, je visualise mais comme Sœur Anne, je ne vous rien venir

    S’ouvrir l’esprit : un des dangers de ce confinement et à l’isolement c’est le repli sur soi – peu propisce à l’ouverture d’esprit – dont j’ai peur que, comme l’abolition de certaines libertés individuelles, il ne perdure
    Concernant la lecture, j’ai pu constater en interrogeant plusieurs personnes (je suis bénévole dans une petite bibliothèque de quartier) que, comme moi, mes consoeurs ne lisaient pas davantage. Curieux

    Voir comme pour le dernière fois. Je me dis parfois, concernant une certaine personne, et si c’était la dernière fois que tu lui parlais. Ce qui devrait m’inciter à plus de clémence mais cela ne marche pas
    15 millions d’articles offerts par la BN : j’irai y jeter un œil
    Faut-il abandonner les pleins et les déliés ? Je me souviens des efforts que je faisais au Cours préparatoire avec mon porte-plume, l’odeur de l’encre, le buvard (objets disparus de nos jours à l’école) et la langue que je tirais en m’appliquant.
    Ceci dit, je crois que l’Éducation Nationale a abandonné les pleins et les déliés car à l’école primaire ils ont été supprimés, les enfants n’écrivent plus qu’au stylo bille

    Trousseau de mots. Cela ferait un bon exerccie d’écriture du samedi

    Sortir le lecteur de sa torpeur : Oholibama se définit comme un écrivaillon moi, je penche plus pour le terme Écrivant

    Autocensure : je vais tenter d’expulser ces colocataires indésirables, ces intrus

    Confinement : moi non plus l’isolement et l’enfermement en me pèsent pas plus que cela. Ce qui me manque, c’est l’affectif : ne pas voir mes fils et mes petits-enfants. Et c’est là qu’Internet vient à notre secours : je peux les voir et leur parler grâce à Skype et Zoom : les animations et ateliers dont j’ai été privée durant le premier confinement ont désormais lieu grâce à ce service de vidéoconférences
    Bientôt le retour du feuilleton ? Je suis adepte des séries, je trouve que leur format (50′ ou 1h30) est bien adapté. J’adore le cinéma mais trop souvent je me dis que dans les films (qui ont du mal à ne pas dépasser les 2 heures) il y a des longueurs, des choses inutiles souvent gratuites.

    La question qui fait mal : mais la réponse ne m’est pas douloureuse . Je ne suis pas un bon écrivain et, de plus, je n’ai jamais écrit de livre

  4. oholibama dit :

    Un écrivaillon je pense que c’est cela qui me défini le mieux
    une idée en appelle une autre, des cahiers qui s’emplissent de
    mots,puis, l’idée folle qui revient barbant parfois. mais bourrées
    de fautes beurk pas cool.
    Bonjour Pascal.
    y.

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