520e exercice d’écriture créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

L’oreille droite à l’oreille gauche :
Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?

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42 réponses

  1. Her dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche :

    – Rassure-moi, tu as bien entendu la même chose que moi?
    Je te demandes sérieusement…

    – Écoutes, j’en tombe des nues moi même!
    Je me demandais également si tu avais bien compris comme moi…Et…
    Honnêtement que veux tu qu’on fasses de cette information ?

    – Si nous pouvions transmettre ce que nous venons d’apprendre … Même si cela créerai un séisme sans précédent !

    – Penses-tu? J’en doute…
    Hélas cela rentre bien car nous sommes fiables mais aussitôt disparait avant d’arriver au cerveau. Lecture des informations importantes ; impossible ! Il ne veux plus rien savoir, ni n’ entend quoique ce soit !
    Il BUGGGGG!
    Depuis un certain moment, les choses ne vont plus comme il faudrait ; tu ne le remarques pas toi?

    _ Si, si… Je tâchais de rester positive sur nôtre sort, mais hélas les faits sont là et effectivement le constat fait craindre le pire. Mais que faire ?

    _ J’ai bien peur que nous soyons condamnées… Pourtant, si ont nous écouter un temps soit peu… Nous sommes en pleines formes bon sens!

    _ Oui! , Nous sommes en théorie en super forme… Mais tu as entendue comme moi. Nous sommes sur la fin!
    Imagine ce qui se passent chez les yeux; eux qui voient tout ! Le pire c’est que tous ici sont, pour la plupart en parfaite santé ! Malheureusement de ceux qui composent ce corps; nous sommes les seules conscientes de la fin qui approche car les yeux ne captent que l’image!

    _ C’est horrible ! J’ai si peur … Comment pouvons-nous faire? Quelles options avons nous?

    _ Hormis celle de marteler le cerveau jusqu’à ce qu’il accepte de comprendre l’importance de ce que nous avons à transmettre ? De nôtre acharnement pour qu’il daigne vouloir traiter l’information?

    _ S’il pouvait mettre tout en œuvre , lui qui est au pouvoir et décisionnaire ; pour que tous puissent se battre !
    Ont auraient peut être une chance de s’en sortir?! Je peux écouter et entendre le coeur se battre comme un fou! Il travaille comme un forcené, et ne sait même pas pourquoi il doit fournir autant d’ efforts et pourtant sans savoir, il lutte! …

    _ Lui à le nez fin! Il n’ est pas le chef pour rien! Cependant cela parait illusoire que nous puissions survivre si Monsieur le cerveau joue l’écervelé ! Il va tous nous faire tués c’est une évidence et c’est terrifiant. Si nous ne parvenons pas à nous faire entendre ; que dis-je, comprendre, c’est la fin assurer !

    _Ce n’est pas le moment de jouer au grand chef et faire une crise de démence par jalousie? Le cœur lui sans analyses, fait ce qui faut d’instinct…
    Je ne peux me faire à l’idée! c’est impossible !

    – Le comble est bien que nous soyons les seules à entendre et ainsi subir aux premières loges des mauvaises nouvelles !
    Personnes d’autres ici ne procèdent nos capacitées ! Nous sommes fichues et si Monsieur cerveau déraille et ne nous ignore, que faire?
    Le coeur aussi bon soit-il, ne pourra fournir autant à cette cadence; seul… Il a besoin d’aide!

    _ C’est bien tout le débat…

    – Mais je dois te dires de te souvenir surtout des plus belles nouvelles que tu as pu transmettre à tous!

    _A quoi bon ? Nous avons bien entendues et bien compris mais malheureusement le processus est en cours. La preuve en est que nos informations restent sourdes et imperceptibles.

    Pour ce faire et que ce soit moins pénible, je te suggères de ré entendre tout les plus beaux moments que nous avons connus. Les musiques, les sons de nos promenades, le cri joyeux des enfants, les déclarations d’amour…
    Te torturer et repasser en boucle les dernières nouvelles ne servira qu’à te faires du mal jusqu’à la fin. Espérerons que l’énergie qui anime l’ illuminé la haut s’inverse avant que nous soyons diriger vers le bout du tunnel et sa lumière blanche ,dont tous parlent!

    – Ma chère amie…Ma compagne de toute une vie. Mon acolyte… Mon double.
    Je crains qu’il ne soit plus judicieux que je te fasses mes adieux maintenant avant que plus rien ici ne fonctionne et ne te parvienne. Tous vont partir avant nous, c’est un son que je ne veux pas entendre, et je plains les yeux et leurs souhaite de se fermer.
    Te dires à quel point nous sommes liées et comme le silence me fais peur est tout ce qui me vient… Pourtant si jeunes … Nous ne connaîtrons pas la croissance de la viellesse. Même la ‘ous sommes uniques avec le nez à grandir toute la vie… Celle qui va achevée.

    – Merci…
    Bien que ce mot ne soit pas tout à fait adapter. Se remercier de nôtre vivant… Quelle démarche déroutante !
    Connaître sa fin, qui plus est tragique. Qui s’annonce et ne rien pouvoir faire… C’est encore pire … Il faut croire à nôtre salut paraît-il…
    Le charabia de l’homme au pied du lit…
    Le son est là, mais on ne comprend plus rien…
    Ses mots me raisonnent et font échos dans nos tampons… Et que rien ne se déclenche…
    Quand Mystère Freud aura terminé son délire ; péché qu’il est …
    Oser ou croire… Espéré que la connexion se fasse chez Mr Narcisse avant qu’il ne soit définitivement trop tard et un souhait digne d’un vœux qui faudrait faire auprès du génie de la lampe… Même les prières ne semblent pas fonctionner.

    – Je déprime!
    Ce mot entendu tant de fois, je suppose que je peux l’ exprimer même sans réflexions neurologiques ?
    Il est acquis en expériences depuis…

    _Envoyont des bonnes énergies et forces aux autres qui luttent dans le noir et l’ignorance la plus totale.
    Reprends toi! Tu as de la chance, malgré tout…
    Toi, contrairement aux autres…
    Ne vas pas souffrir et c’est le luxe suprême ! le plus absolu surtout lorsqu’on meurt…
    De plus.
    Tu n’es pas seule car nous sommes deux!
    Vois les bons aspects et soutiens ceux qui contribuent au bon maintient encore qui nous permet ses échanges.
    Ils sont dans le flou le plus abstrait, pourtant ils combattent. Ils ne cessent de s’agiter avec des alertes rouges sans traitements et épuisent dans tout les sens. Nous devons les aidés. Faire échos, apporter de belles ondes et être apaisantes. Amélioration des fréquences et transmission énergie positives…

    _Nous sommes en pleines santé c’est vrai… avec en théorie, toute la vie devant nous. Celle-ci va s’achevait de manière cruelle et brutal c’est une triste réalité. En revanche …
    _ Chut ! En revanche je te coupes ! Et ouvre bien tes écoutilles, ne soit pas égoïste et nous aussi devons être là pour accompagner ce qui restent. Œuvrer ensemble, corps et âmes. Un esprit d’équipe.

    – Ouille… Aïe… Tu as milles fois raisons. Dans ce corps où tous nos camarades ont besoin de soutien…Je commence à avoir des problèmes… Et toi?
    – Si par miracle nous pouvons faire passer quelques messages d’espoirs … Ça me permettrai de tenir jusqu’au silence éternel et tu serais peut être intéresser de ne pas me laisser seule en restant centré sur ton nombril…
    Peux-tu rester avec moi ?

    – Oui. Je suis là. Tu peux compter sur moi!

    • Her dit :

      Encore une fois des fautes correction automatique de mon clavier téléphone… * Yeux captent / aux premières loges……… Pardonnez les moments difficiles à déchiffrer… 4:43… D’une traite… Relecture en survolant… J’espère que ça tiendra un peu ma route.

      • Jean-Pierre dit :

        Vos insomnies sont fécondes : très bon premier jet (en 13 minutes, bravo !!!).
        Des réflexions pleines de justesse, des dialogues savoureux et une imagination débordante.
        J’ai eu un peu de mal à vous lire… mais il me semble que votre texte est exactement dans l’esprit de l’exercice.
        La relecture demande beaucoup de temps, même pour des textes très courts… mais un texte « sans trop de fautes » (quand c’est possible) facilite tellement la lecture !

        • Her dit :

          Merci beaucoup pour vos retours. Les encouragements de Pascal et votre commentaire me fais drôlement plaisir. Eff j’écris la nuit, épuisée… En insomnie… Depuis mon mobile… Je fais vite car je suis dans ma lancée… Effectivement pour lire c’est ensuite compliqué. De plus par expérience je n’aime pas revenir ni relire car j’ai tendance.a vouloir améliorer, changer, corriger et finalement je dénature sans le vouloir le rythme qui m’a animait lorsque j’ai  » pondu  » mon imagination. Du coup pour ne pas refaire, et surtout parceque généralement je fais qq micros sommeils … Termine sans trop savoir la où mes forces et l’histoire que je me raconte pour dormir à raison de moi, et je sombre… Dodo …

  2. Fanny Dumond dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche :

    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?

    – Oui, c’est surprenant. En plus elle n’a rien répliqué comme si le chat avait mangé sa langue.

    – Ça ne m’étonne pas ! Elle est sidérée. Elle l’a quand même traitée de voleuse sa frangine. Il faut que l’information lui monte au cerveau.

    – Nous pourrions témoigner qu’elle l’a trouvée sur une brocante cette poupée que sa sœur lui reproche d’avoir piquée dans la maison de leur mère.

    – Oui, mais comment faire ?

    – Attends, écoute :

    – Tu ne vois donc pas que cette poupée n’est pas celle que j’avais reçue en cadeau de Noël quand nous étions gamines, s’étonne la propriétaire des oreilles.

    – Si, si c’est la même, j’en suis sûre, réplique la sœur de l’inculpée.

    – Alors, admettons que ce soit la mienne, n’aurais-je pas le droit de la récupérer. Je ne comprends pas ta logique.

    – De toute façon, j’ai bien remarqué que beaucoup de choses ont disparu chez maman.

    – Ah ben ça alors ! Je comprends, enfin, que tu me traites de voleuse, et j’aimerais mieux être sourde que d’entendre ça, s’écrie l’accusée.

    – Bon, ben j’y vais ! Je dois récupérer les gosses à l’école. Au fait, tu les as trouvé où tes boucles d’oreille ?

    – C’est David qui me les a offertes pour notre anniversaire de mariage. Désolée, je n’ai pas la facture, répond-t-elle furibonde en claquant la porte.

    – Maintenant je comprends pourquoi je siffle si souvent ! s’exclame l’oreille droite.

    – Ah, tu siffles ! s’étonne sa collègue.

    – Oui, et crois-moi, c’est super agaçant. Ça veut dire que quelqu’un dit du mal d’elle.

    – Ah ! moi je n’ai jamais cet ennui, ça veut dire quoi ?

    – Je te laisse deviner, murmure l’éprouvée.

  3. françoise dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche :
    – Rassure-moi, tu as bien entendu la même chose ?
    – précise !
    -Le journaliste disait que Melania avait quitté Donald
    – non c’est Donald qui a quitté Melania
    – çà a son importance ?
    – surtout pour les intéressés !
    – à l’émission littéraire qui suivait, un écrivain-essayiste, Pierre Bayard, a présenté son livre
    « Comment parler des faits qui ne se sont pas produits » Incontestablement çà avait l’air intéressant mais comme je ne comprenais pas grand’chose j’ai fait la sourde oreille.
    Autre chose, j’ai appris qu’on doit une fière chandelle à Cristina Barreau qui a fait interdire les cotons- tiges car ceux-ci, une fois arrivés dans les fleuves ou sur les plages, représentaient un danger pour l’environnement . Qui plus est »Leur forme pouvait provoquer des occlusions intestinales ou perforer les organes des animaux qui les avalaient »,
    Tu en sais des choses ! jamais je ne m’ennuierai avec toi
    J’entends la porte de la salle de bains. Quel dommage je me sentais si bien avec mon bouchon de cérumen.
    Que veux-tu ce sont les contingences de la vie.

  4. oholibama dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche.
    _Rassure-moi, t’as bien entendue la même chose?
    _Hum quoi! Tu sais bien que j’ai quelques difficultés en ce moment, alors dis-moi ce que tu as entendue et…je te dirais alors ce que j’en pense. Parfois, tu me donne le tournis avec ta capacité à tout entendre. Moi…je fais bien plus simple que toi. A part un pet par-ci par-là…le reste n’est qu’interprétation et le snobinard qui contrôle tout n’a que faire de nous, t’en fiche mon billet!

    -Ah tu m’agace Gauche, tu n’es qu’une partisane du laisser aller qui m’horripile de plus en plus. Non tu te trompe encore sur lui, « lui » il est là pour bien acheminés tous ce qui doit l’être. Ce Cerveau hyper actif n’a plus à démontrer à qui que ce soit son bien fondé. Il est là pour que la machine fonctionne au mieux. Souviens-toi quant Il a perdu des synapses…la galère!

    _Ouais, ouais, ouais, vas-y donc, lèche-botte. Bon tu me raconte ou quoi! J’ai autre chose à faire.
    _Hum, bien…elle a bien parlé de test…ça tu l’as bien entendue hein!
    _ Test! Ouais test je crois avoir perçu ce son là…test et puis quoi?
    _Grossesse?
    _Nan…pas ce genre de test. C’est pas le test pour son ami comptable là…Le Loucas qui cherche du travail?

    _Grossesse je te dis. C’est à ça qu’elle fait allusion. Son amie Carole à braillée dans le téléphone, j’ai faillis être sourde.
    _Non Droite tu te trompe et j’ai pas envie que tu es raison. Un braillard dans la maison, un petit monstre à la voix perçante. Non Droite dis-moi que tu as mal compris. Tiens demande à l’autre là-haut. Il te dira la vérité lui…il note tout dans ses petites cases. Demande-lui Droite moi, il ne m’écoute plus ou presque plus, à croire que mon marteau ne sonne plus aussi bien. Ma coque doit-être fendue quant à l’enclume n’en parlons plus.

    _A ce point Gauche…à ce point là! Tu ne m’en as pas parler. Je croyais que tu te la jouais sourde pour me faire enragée. Bon je demande, bien que j’en sois sûre moi.
    _Oh là-haut, tu écoutes? Si oui, envoie la réponse ce serait sympa.

    Un murmure, une poussée sanguine, un blanc puis, il leur sembla entendre.: » Droite à raison » puis, plus rien. Gauche s’échauffa puis se rendormit. Droite pourra dire ce qu’elle veut…elle, elle n’entendrait pas le braillard ce qui, dans le fond l’arrangeait.

    Droite pourtant resta silencieuse.
    _Quoi! Tu jubiles Droite?
    _ Non ma soeur, je me sens seule. Le partage c’est tellement bon. Te savoir entouré par le silence, me fend le pavillon…Je ne sais que faire pour te venir en aide.
    _Que c’est beau ce que tu me dis la Droite, toi aussi tu vas me manquer et je suis désolée pour le travail supplémentaire qui, va te tomber dessus mais droite, un môme, un moutard, un baveux et braillard…te le dis moi Droite, dans un sens, je suis heureuse pour moi-même.

    Ah super frangine, tu me laisse en plan…ce coup là, je l’ai pas vue venir. Et Droite -Gauche s’envoyèrent quelques gentils nom d’oiseaux aussi doux les uns que les autres . Car, après tout, elles étaient soeurs et les soeurs, s’aiment ! C’est tout ce qui compte non? y.l.
    Sur une idée de Pascal Perrat.

  5. Jean-Pierre dit :

    O.D. : – Oooh ! Quel merveilleux do de clarinette !
    O.G. : – NON ! C’est un ré dièze ! Tais-toi et fais comme si tu n’avais rien entendu.

    OUAAAH !

    O.G. : – Trop tard ! Les deux notes viennent de se télescoper dans le cerveau qu’il y a entre nous. Le pauvre ! Il souffre de diplacousie et c’est très pénible pour lui. C’est pour ça qu’il a crié.
    O.D. : – Non. Ce n’est pas lui qui a crié. C’est le musicien. Il vient de se faire assommer avec sa clarinette.
    O.G. : – Une confidence. Surtout ne le répète à personne : les gens qui souffrent de diplacousie sont parfois violents.

  6. Patricia dit :

    -La même chose? La même chose que quoi non je n’ai rien entendu…
    – J’entends le souffle de la vie qui murmure : vas y prends ton envol, c’est le moment, tu peux le faire, vas y tout est ouvert pour toi, tu peux le faire…
    – Moi j’entends: Tu n’auras pas assez d’argent, tu vas souffrir, tu vas manquer de nourriture, tu vas manquer d’affection,
    – Je n’entends pas ça…
    – Alors, je crois que ce que j’entends est plus important, plus grave que ce que tu entends.
    – Moi je crois que ce que tu entends, c’est du flan.Du vent.
    – Et moi je persiste à dire que ce que j’entends est ce qui est. D’ailleurs, je n’entends pas ce que tu dis, je ne peux pas l’entendre
    – Non c’est ce que j’entends qui est plus important et ce que tu entends , ne je l’entends pas de cette oreille.
    – Pas du tout. …

    ……….

    – Mais en fait…
    – Oui!!!
    – J’entends ce que tu dis…
    – Et j’entends aussi ce que tu dis…

    – Alors que fait on?
    – Le choix est difficile… qu’est ce qui est?
    – Est ce qu’il y a une choix à faire?
    – Peut être pas
    – Ce qui est c’est le tout.
    – Et si tout était juste?
    – Et si tout était juste?
    – Oui alors, trouvons le juste équilibre.

  7. Maguelonne dit :

    O.D. = Dialogue de sourds qu’elle dit Camomille.
    O.G. = Hein, quoi, qu’est ce que tu dis ?
    DIALOGUE DE SOURDS !
    Tu as les ours ?
    Je te demande ce que tu p
    Je suis un peu dure de la feuille. Parle plus haut.
    Tu as bien une idée sur le dialogue de sourds ?
    Oui, oui, je suis d’accord.
    Tu le fais exprès ?
    Tu peux répéter, s’il te plaît, j’entends pas.
    Il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.
    Là, tu as dit quelque chose ?
    Oui, j’énonce une grande vérité !
    Quoi, j’entends rien. Articule !
    GRRR, tu m’énerves, tu m’énerves à tel point que je me taperai bien un lobe gauche cuit au court bouillon agrémenté d’une sauce gribiche
    Bon appétit .
    GRRR, GRR
    Faut bien reconnaître que tu t’es pas trop foulée sur ce coup là !!

  8. Urso dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?

    – Ouais ce bruit. On dirait qu’on force la serrure de la porte d’entrée.
    Mince en pleine nuit c’est vraiment du bouquet.
    Que va-t-on faire ? Nous sommes toutes seules toi et moi ! J’ai peur.
    – Ah que tu peux faire l’idiote continua l’oreille droite. Nous ne sommes pas toutes seules. Il y a monsieur qui dort comme un bébé. Sa copine qui est couchée à ses côtés.
    Tu vois il y a du monde dans l’appartement.
    Au fait quelle heure est-il ? D’ici, je ne vois pas bien le cadran du réveil !
    – Euh euh 2 heures 20 du matin fit l’oreille gauche.
    Ouah poursuit-elle, tu as entendu la porte d’entrée. Elle a grincé. Elle vient de s’ouvrir.
    Oh que j’ai peur … Le cambrioleur il est là. Il arrive, il va nous trancher net.

    « C’est moi c’est mmmoi, suis de retour fit aussitôt une voix grave d’homme, venant du couloir. Me suis bien amuuuuseé. Ppaa Mannn, eh vooous êtes là, Ahahah Vive la nuiiit viiive le liiiit vive les pissennnlits ».

    – J’la reconnais cette voix annonça l’oreille droite. C’est bien celle du fils. Il doit rentrer d’une soirée arrosée. Certainement, il a eu du mal à mettre la clé dans la serrure. Hi hi.
    – Pas de chance dit l’oreille gauche. Moi qui pensait que c’était un gentleman cambrioleur. Un vrai de vrai. Un coupeur de têtes, un arracheur d’oreilles. Hi hi hi.
    – Ah ce que tu peux être macabre répondit l’oreille droite. Allez rendors-toi et fais de beaux rêves. C’est rien.
    – Ouais répondit sa consoeur et bonne nuit.

    Bataboum Boum Bing Clac Clac Clac !
    – Bon c’est quoi ce boucan fit l’homme en se levant brusquement du lit et en allumant la lumière.
    – Va voir chéri, ces bruits doivent venir de la cuisine lança la femme, pas tout à fait réveillée.
    – Misère, ce sont les chiens et les chats qui ont encore tout cassé là dedans, hurla le monsieur.
    Oh mais c’est quoi dans ce récipient.
    Chéri chéri vient voir il y a 3 oreilles de cochon dans la cuisine.
    – Oui je sais répondit la femme.
    C’est le repas de demain midi.
    – Ah bon dit l’homme. J’en ai jamais mangé.

    Puis, une fois que l’homme se fut recouché, nos deux oreilles toujours en pleine nuit reprirent leur discussion.

    – Tu as vu dans la cuisine ces oreilles de cochon indiqua l’oreille droite.
    – Oui oui dit l’autre, je ne savais pas qu’on pouvait en manger.
    Ha ha, cela donne à réfléchir. Nous deux on doit donc se tenir sur nos gardes, pour éviter qu’un jour on se retrouve dans une marmite bouillante.
    – Ce que tu peux être drôle toi, dit l’oreille droite. Allons cette fois-ci c’est décidé : on va enfin terminer notre nuit. Hi hi hi.

  9. pakitapom dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche : 
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    L’oreille gauche, bien cachée dans la paume de la main du singe ne vibrionne même pas puisqu’elle ne doit pas entendre le mal et que cela fait bientôt plus de 400 ans que l’oreille droite du même singe tente de lui faire partager les ragots et les ignominies qu’en trichant, elle arrive à entendre en écartant subrepticement les doigts et qu’elle se réjouit ensuite de colporter .
    Il faut dire que les pèlerins sont nombreux qui viennent se recueillir sur le tombeau du grand Shogun Tokugava Leyaso . Que d’humilité feinte , de charité calculée et de recueillements hypocrites. Derrière les prières lentement psalmodiées, l’oreille droite, tendue, toujours à l’affut, sait traquer le manque de vertu. Pour un pénitent sincère et repentant , combien de simulateurs ?
    Les deux oreilles encadrant une même tête ,celle du singe Kikazaru dit le sourd , forcement, elles ont le même cerveau et l’oreille gauche ne peut pas vraiment ignorer la question de sa consœur Pourtant elle feint de n’avoir rien entendu.
    L’oreille droite s’énerve de ce silence choisi et s’adresse à Iwazaru , le singe muet , assis a côté d’eux
    – « Et toi, tu as entendu , n’est ce pas ?
    – Il est muet, il ne te répondra pas, laisse le tranquille , dit calmement le troisième singe Mizaru, l’aveugle
    – Il pourrait au moins opiner du chef et me donner ainsi raison !
    – A quoi bon puisque lui aussi a fait le choix de ne pas dire le mal et c’est précisemment pourquoi il est muet !
    – Et toi, même si tu ne vois rien, tu as bien entendu comme moi , non ? Allez réponds puisque toi, tu peux parler.
    – Ne comprends tu pas que cette frénésie de ragots dont tu te repais et que tu voudrais , par pure méchanceté, voir es-semer dans le grand sanctuaire de Nikko Toshogu, est en train de te manger ce qui te reste de cerveau et de pourrir le peu de cœur palpitant encore sous ton poitrail de pierre sculptée, créant ainsi le chaos par la division . Fais comme nous , refuse d’écouter le mal, de le dire et de le regarder et nous trouverons tous la paix.
    -Tais toi, écoute, je l’entends encore !
    Quelques grattements , sous la toiture de la Grande Écurie Sacrée, aux tuiles recouvertes d’or fin, qui protège la grande fresque où furent sculptés il y bien longtemps les trois singes de la sagesse,. Presque rien, puis d’un coup, le jaillissement inopiné d’un macaque qui vient se poser là, à côté d’eux, sur la corniche.
    « Salut les anciens, j’espère que je dérange pas ! »
    « Quel mal élevé » ont pensé de concert les trois statues de pierre pour regretter immédiatement cette forme de jugement .
    « Vous savez, le monde est devenu fou , alors moi, j’ai décidé de vous rejoindre et de venir m’installer ici »
    – ici ? pensent si fort les autres que l’animal répond mmédiatement.
    « Ouais, ici » dit il en s’installant confortablement, les bras croisé sur son giron .
    « Ne pas entendre le mal, de pas dire le mal , ne pas voir le mal et surtout ne pas faire le mal » Cool non, sacré programme !

    Lentement, très lentement, la gangue de pierre a recouvert le macaque, l’immobilisant à jamais dans ce celèbre bas relief . C’est ainsi qu’est né le quatrième personnage de la légende des singes de la sagesse du plus celebre des sanctuaires japonais.

  10. Jean-Pierre dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    – Pas sûr ! Je vais te faire une confidence : je viens de découvrir qu’il y a quelque chose entre nous.
    – Je suis ravie que tu me dises ça. Je me sentais bien seule. Tu peux pas concrétiser ce « quelque chose » par un p’tit bisou ?
    – Non. Je ne peux pas me rapprocher de toi. Tu sais très bien que, sauf rares exceptions, les humains sont incapables de faire bouger leurs oreilles.
    – Quel dommage ! Mais alors, qu’y a-t-il entre nous ?
    – Une masse grise et gélatineuse.
    – C’est pas ce qu’on appelle le sert-veau ?
    – Non. Rien à voir avec le patron du restaurant. Et encore moins avec la jeune serveuse que l’humain qui nous porte ne quitte pas des yeux.
    – Moi j’adore cette fille… Elle a une voix si douce… J’aimerais bien qu’elle me fasse un petit bisou ou des confidences sur l’oreiller.
    – Confidence pour confidence, moi aussi !
    – T’as pas honte de te plaindre !!! La copine du mec sur lequel on est collées dort de ton côté et passe toute la nuit à te faire des gentils bisous.
    – Des gentils bisous… Tu parles ! Elle adore planter ses canines dans mon lobe et trouve ça plus sympa que le chewing-gum. Et ce matin, pour réveiller le mec, elle a poussé un « ouah ! » à me déchirer le tympan.
    – Ah ! Bon ! J’avais cru entendre le bruit d’un petit bisou.

  11. Nouchka dit :

    « Ca sonne », dit l’oreille droite
    « Oui, j’ai entendu », répond agacée l’oreille gauche
    – C’est bizarre, c’est pas le même son que d’habitude, observe l’oreille droite. « C’est un demi-ton au dessous ; le rythme est également différent … et le son plus grésillant. Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    – J’ai surtout remarqué que la sonnerie ne perturbe que nous ; il n’entend rien aujourd’hui
    L’oreille gauche reçoit un brusque coup et la sonnerie amplifiée dans son conduit auditif. Après un bref échange, l’oreille est libérée.
    – Alors, qui c’était, demande l’oreille droite
    – Oh, c’était rien répond laconiquement la gauche
    – Tu vois comme tu es ! Il met toujours le téléphone contre toi, et toi tu en profites pour me dominer. J’ai aussi le droit de savoir ce qu’il échange et avec qui. Sinon, je suis en décalage d’information….et ça me mets la pression.
    – Je te dis que ce n’est pas important, confirme la gauche
    – Tu m’agaces, tu m’agaces. Tu ne joues pas le jeu. On devrait TOUT partager.
    – Tu devrais être content de ne pas recevoir de coups sur le pavillon à tout bout de champ, ni de devoir entendre toutes les fadaises que les démarcheurs téléphoniques trouvent pour accrocher un potentiel client.
    Je suis certaine que je vais vieillir plus vite que toi avec tout ce que j’endure.
    – Oui mais tu oublies de dire que c’est aussi toi qui reçoit les confidences, que ce soit par téléphone ou quand il se promène. Il se met toujours à droite de celui ou de celle qui l’accompagne et qui lui livre secret, révélation, déclaration ou aveu.
    – Tu crois vraiment à ce que tu dis ? Tu pourrais m’illustrer ce que tu viens de lister ?
    – Oui, sans doute…
    Son père lui a confié qu’il mettait dans une petite boite en bois, le cash qu’il gardait dans sa chambre. Ca, c’est un secret.
    Son collègue Antoine, des Ressources Humaines, lui a révélé qu’il ne faisait pas partie du prochain plan social.
    Sa délicieuse amie de cœur lui a annoncé qu’elle partait aux USA avec son patron. Ca c’est une déclaration de non-amour.
    Son coach lui a avoué qu’il ferait mieux de lire les Classiques que de chercher à diffuser des écrits sans intérêts. Ca c’est l’aveu.
    – Alors, tu vois, tu es au courant. Qu’est ce qu’il te faut de plus ?
    – Si je les recevais en même temps que toi, je te comprendrais mieux et je le comprendrais mieux.
    – Honnêtement, je ne vois pas ce que cela change. Si ce n’est que tu me fais une scène ridicule de préséance concernant nos rôles respectifs.
    – Tu ne comprends rien. Quand il réagit parfois avec violence je n’ai pas toujours les clés pour comprendre la raison de ces emportements.
    – Tu n’as qu’à faire comme toujours, me demander ce que j’en pense, un point c’est tout.
    – C’est pas juste. Si au moins il s’intéressait à la musique ; je l’aiderais à capter les nuances d’interprétation, à comprendre le rythme, le contretemps des partitions de jazz, la finesse de certains accords, la justesse de telle ou telle autre voix.
    – Et bien non. Il ne s’intéresse pas spécialement à cela. Par contre, si vraiment tu veux te distinguer, tu pourrais l’initier aux bruits, bruissements, bourdonnements, ronflements, vrombissements, rumeurs, murmures, tintements, timbres, tonalités, résonances, sonorités de toute sorte que la nature diffuse quand on cherche à y être attentif.
    – Encore faudrait-il qu’il sorte un peu de ses quatre murs.
    – Là, c’est toi qui trouve des prétextes pour renoncer. Il lui arrive bien d’aller à pied à droite ou à gauche.
    – T’es marrant ! C’est toujours en ville.
    – Et alors ; en ville, tu as les harmonies de la nature légèrement étouffées et les disharmonies du reste, légèrement plus lancinantes mais très particulières à déchiffrer.
    – Si je résume. Il ne nous utilise qu’à un pourcentage insignifiant de ce que nous pourrions lui apporter
    – Exactement ; et nous n’y pouvons pas grand chose
    – Bon, je vais tenter de l’ouvrir à ce qu’il néglige. Il y a du boulot. J’ai intérêt à m’y mettre tout de suite.
    Tu crois qu’il entend le moteur du frigo ? La reprise du moteur qui ronronne sur une note de basse fréquence, les vocalises du frigo en quelque sorte.
    – Effectivement, je te souhaite bonne chance. Mais, s’il te plait, ne le rends pas fou en l’ouvrant simultanément à trop de nuances nouvelles ».

    • Jean-Pierre dit :

      Vous avez clairement distingué et détaillé le monde de chaque oreille. Vous en avez fait deux personnages totalement différents, mais qui ont fini par s’entendre. J’ai lu votre texte avec beaucoup de plaisir.
      Mais quand les deux oreilles entendent « presque » la même chose en même temps (un do et un ré par exemple) est-ce vraiment plus facile ?
      Cela m’a donné envie de commettre un texte sur ce thème.

      • Nouchka dit :

        C’est ainsi que le blog nous enrichit. La diversité des idées des uns et des autres est toujours surprenante et attise notre propre imagination. Belle plume Jean-Pierre sur le présent thème

  12. Jean-Christophe Knaub dit :

    L’oreille droite dit à l’oreille gauche:
    ⁃ Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose?
    ⁃ Tu sais bien que l’Autre est sourd de mon oreille
    ⁃ Parce que j’avais cru comprendre qu’il était question d’un appareillage
    ⁃ T’es sûr ?
    ⁃ Ouais, moi je suis l’oreille qui entend bien. L’oreille du maître. Mais toi…
    ⁃ Tu entends si bien et tout que tu en as attrapé des acouphènes
    ⁃ À propos de sifflements tu vas y avoir droit quand on t’aura collé le sonar dans ton oreille
    ⁃ Bah, j’y mettrai un casque par dessus. Toute vérité n’est pas bonne à entendre
    ⁃ À qui le dis-tu! C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd…
    ⁃ Chut! Il a tout entendu, l’Autre

    Il n’y a pas moyen de se reposer sur ses deux oreilles. Toujours en train de chuchoter, ces deux-là

  13. Alain Lafaurie dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche : 
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    – Tu sais bien que non, je suis l’oreille de la rumeur et toi, misérable, tu ne perçois que l’audible.
    – Je me disais que pour une fois on aurait enregistré le même bruit.
    – Et qu’est-ce qui t’a fait vibrer ?
    – Une mélodie, ça ressemblait à la marche nuptiale mais très assourdie.
    – Ma pauvre, tu n’es pas à la noce ! Moi elle m’a crevée le tympan et la rumeur me dit que tu deviens dur de la feuille.
    – Possible, mais ne serait-ce pas genre une sonnerie de réveil ?
    – Peut-être, mais j’ai appris qu’elle est censée lui rappeller qu’il doit assister ce jour au remariage de son ex.
    – Et tu crois qu’il a le coeur d’y être ?
    – Cela dépend.
    – De quoi ?
    – S’il dort de l’oreille droite ou de la gauche !

  14. Blackrain dit :

    – Je suppose que oui… comme le tympan d’une cloche
    – Plutôt comme une grosse trompette. On dirait les trompes d’Eustache, l’église du village voisin.
    – Tu crois que ce serait pour annoncer un mariage ?
    – Non, ne me dis pas que tu penses à Louis… Il aurait conduit sa portugaise jusqu’à l’autel ?
    – Tu parles de celle qui habite un magnifique pavillon, de celle qui lui faisait la corrida pour remporter l’oreille et la queue ?
    – Ah ! Ah ! Ah ! Oui je parle de celle qui en avait marre d’être seule depuis que son marin, l’homme à l’oreille cassée, lui avait dit Tintin pour le mariage. Il avait préféré fermer les écoutilles aux suppliques de Marina pour s’en aller à nouveau vers l’aventure, afin de retrouver sonar et sous-marin, plutôt que d’être soumis aux caprices de la belle mégère.
    – Pauvre Louis, elle lui a fait le coup de l’étrier. Elle lui a fait boire et boire encore à la source de la volupté jusqu’à le rendre marteau. Elle lui a fait quitter sa forge et son enclume pour qu’il fonde un foyer.
    – Est-ce gourde de sa part d’avoir marié cet indécrottable célibataire ?
    – Pas certain du tout. Depuis que notre ami forgeron se sent considéré comme un sir à force d’entendre : « Tu veux que je t’apporte tes pantoufles mon lapin ?», « Reste tranquille. Je vais te préparer du cochon avec du chou-fleur, ton plat préféré » ou « Tous ceux qui ne veulent pas de toi comme maire sont des ânes », il ne prêtait plus l’oreille à nos mises en gardes, restait sourd à toutes recommandations.
    – Bah ! Tant pis ou tant mieux pour lui. Seul l’avenir nous le dira.
    – Tu as raison. Restons philosophe. Préparons-nous pour aller au vin d’honneur même s’il n’a pas oser nous inviter à la noce. Allons prêter l’oreille aux derniers commérages.

  15. iris79 dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    Depuis quelques années, l’oreille droite avait souffert d’une altération du tympan qui l’empêchait d’amplifier les sons et elle ne percevait pas tout ce qu’on lui confiait.
    -Ah je crois que ça être notre fête !
    -Ça discute pour Noël et le gamin veut un casque audio !
    -Oh la vache ! Ça va valser pour nous ! J’espère qu’il va prendre un modèle confortable !
    -A qui le dis-tu !
    -Mais dis-moi, l’ORL ne lui avait pas déconseiller ce genre d’objet !
    -Si, bien sûr mais ça remonte quand même ! A la dernière visite de contrôle, tout semblait aller bien même si tu es encore un peu fragile. Et puis je l’aiderais moi ! Ne t’inquiète pas ! Tu sais la musique à cet âge-là, ça compte. Ils en écoutent tous les jours dès qu’ils le peuvent.
    -Je sais bien, d’ailleurs l’oreillette qu’il me fourre dans le conduit ne me plait guère…
    -Attends, chut, écoute, il choisit un modèle avec sa mère…
    -Ah super ! il a pris le meilleur ! Avec celui-là, on ne risque rien ! Le son sera homogène, fidèle, pas de saturation, y compris à fond la caisse !
    -Oui et bien justement, s’il pouvait ne pas m’envoyer la ritournelle à fond les boulons ça m’arrangerait…
    -Et il a même une touche spéciale pour annuler les bruits extérieurs à la musique !
    -Ah ça j’avoue que ce serait tout confort parce que les sons parasites quand il y a de la musique ; qu’est-ce que c’est pénible !
    -Bon maintenant ce qui serait bien c’est qu’il affine ses gouts musicaux parce que moi, le rap, ça me saoule un peu…
    -Oui mais tu sais comme moi que c’est un grand sensible et qu’il écoute quelques pépites…
    -Oui c’est vrai, et puis il change de playlist en fonction de ses humeurs et vu son âge, on va être servies !
    -Et puis moi j’adore ses dernières lubies hein, tu sais les bruits ASMR ?
    -Les quoi ?
    -Les bruits ASMR ! Tu sais le truc de relaxation grâce à des bruits de sons étranges et de paroles chuchotées, moi ça me retourne complètement…
    -Ah punaise oui c’est vrai moi aussi j’adore !
    -Et bien avec le casque, ça va être le pied intégral !
    -Ah chouette ! tu m’as refaite là ! Vivement Noël !

  16. Françoise - Gare du Nord dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?

    – Quoi donc ?

    – A lundi, midi, Porte d’Italie

    – Non, moi, j’ai entendu : « A mardi, minuit, Porte de Vitry »

    – Ce n’est pas possible. Tu n’entends jamais la même chose que moi. Quand j’entends « A droite », « Hue » ou « Noir », tu entends « A gauche ; « Dia » ou « Blanc ».

    – C’est vrai. Si tu veux, nous pouvons demander aux yeux de nous départager.

    – Mais les yeux n’entendent rien à rien, tu le sais bien.

    – C’est vrai. De plus, ils souffrent d’un strabisme divergent

    – Non d’un strabisme convergent.

    – Et si nous demandions au nez. Il sent bien les choses

    – Non, impossible, ses narines ne peuvent se sentir. Elles seront forcément d’avis contraires

    – C’est vrai. Et les bras ?

    – N’y songe même pas une seconde. Ils sont toujours ballants, les épaules sont perpétuellement baissées et les coudes levés en permanence.

    – Et les mains ? N’oublions pas, elles ont prénommé leur cinquième, leur petit dernier, en notre honneur. Et elles ne manquent pas de savoir-faire dit-on.

    – Tu plaisantes ! La gauche est maladroite et la droite totalement gauche. Elles agissent toujours comme des pieds. Quant à ces derniers, inutile d’y penser, l’un est bot et l’autre bête.

    – C’est vrai. Demandons à quelqu’un de neutre.Le front par exemple ?

    – Impensable. Derrière lui, se trouve le cerveau et ses deux hémisphères : le gauche rationnel et le droit intuitif. Impossible de les départager ces deux-là

    – C’est vrai. Et le cou ?

    – Non. Il nous fait la tête depuis que nous sommes passées sur lui pour notre bouche à oreille du mois de mars

    – C’est vrai. Sans compter qu’il endure un torticolis depuis la dernière finale de Roland-Garrots. Et le nombril ?

    – Il se prend pour le centre du monde. Hormis lui, rien ne intéresse.

    C’est vrai. Et si nous descendions pour demander …

    – Inconcevable. C’est un domaine un peu risqué

    – Je te trouve bien prude…

    – Il ne s’agit pas de cela. Tu as vu cette forêt broussailleuse, difficile à pénétrer

    – C’est vrai. Sans compter que l’on ne sait pas qui l’on va trouver

    – Que veux-tu dire ?

    – Eh bien, depuis sa dernière opération, certains disent Lui ; d’autres, dont je fais partie, parlent d’Elle 

    – C’est Lui

    – Non c’est Elle

    – Lui

    – Elle

  17. Jean Marc Durand dit :

    L’oreille gauche à l’oreille droite:
    « Rassure moi, tu as bien entendu la même chose ?
    – En quoi ça te regarde, explique-moi, un peu…si tu peux, si tu en as le culot ?
    – Ben je croyais encore, qu’encadrant la même surface encéphalique, nous étions censé partager les semblables informations, associer et palabrer autour de nos accords, et de nos éventuelles divergences?
    – Balivernes, depuis que…hein, tu t’es permise d’entendre et de garder pour toi ces échos nous regardant toutes deux…la confiance en a pris un coup!
    – Ah, cette petite histoire, ce maigre doux mot susurré à ma propre oreille, par ce fluet adolescent, cet empirique du geste juste, ce boiteux du sentiment, tu ne vas quand même pas croire que ???
    – Ben si, vois-tu, ce n’est pas la première fois, et j’en ai marre…les mots durs, c’est toujours pour ma pomme et les doux pour ta poire! Comme ci, moi, notable oreille, je n’étais pas digne de recevoir quelque élan de sympathie, quelque langoureuse!!
    – Désolée, ma chérie, je n’y peux rien si la majorité des individus se penche plus sur moi, pour des douceurs, plutôt que pour des vacheries.
    – Alors, c’est la faute de ce con, ce palabreur de sornettes, ce prétentieux du verbiage…reconnaissons- l e, à ce putain d’employeur!
    – Je ne voudrai point enfoncer la cheville de fer, mais effectivement, nous pouvons reconnaître que ses tendances à fustiger toute idée raisonnable, tout concept rationnel lui apporte bien des déboires…et des ennemis!
    – Donc, avoue, tu étais la plus proche, tu as donc clairement entendu ce qui lui a été balancé!
    – Oui, j’avoue….on lui a balancé un simple…mais clair et limpide, presque translucide, enfantin … »TA GUEULE »…!
    – Ah oui, quand même!
    – Et quel est donc l’abruti lucide ayant prétendu qu’il valait mieux entendre cela qu’être sourd. Encore un philosophe allemand ?
    – Va savoir, tous ces surhommes négligeant leur supers oreilles!

  18. RENATA dit :

    – Rassure -moi , t’as bien entendu la même chose ?
    – ……..
    – Eh , j’te parle , répond .
    – Oui , oui .
    – Tu as entendu quoi ?
    – Oui , oui .
    – Tu te moques de moi ?
    – Fous moi la paix ! je suis en train de prendre mon pied avec le nouveau coton tige en bois .
    Oh la la ! c’est bon ! oh , oui , encore , délicatement autour du pavillon puis caresser l’entrée et enfin descendre doucement bien au fond , c’est là que je préfère . Quelques mouvements de rotations , de va et vient et on se retire . C est parfait . Il est très doué mais surtout plus rigide. Merci les écolos .
    – Pourquoi c’est toujours toi qu’il visite et pas souvent moi ?
    – Parce que je suis la plus maligne ! Une petite mycose et je me fais fourailler tous les jours . Le pied .
    – Tu m’étonnes qu’on n’entende pas la même chose ! Si je comprends bien , je suis la seule à l’écoute .
    – C’est ça , toi tu es toute ouïe et moi je jouis .

  19. Maïté P dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    – Oui, oui, tout à fait ! Il a dit que nous allions trouver un quiproquo pour régler cette histoire. Répond l’oreille gauche.
    – Non, tu n’y es pas du tout. Il me semble qu’il a parlé plutôt d’un compromis ? Interroge l’oreille droite.
    – Bah… c’est la même chose… Quiproquo, compromis. En bref, cette histoire va se régler. Dit l’oreille gauche.
    – Pas vraiment, non. Réagis l’oreille droite.
    – Ah oui ! et pourquoi ? demande l’oreille gauche légèrement agacée.
    – Oh ! T’es vraiment gauche parfois ! Tu ne pines rien à rien ! s’énerve l’oreille droite.
    – Et toi ! T’es toujours trop droite ! Tu veux toujours avoir raison ! … Puis en imitant l’oreille droite : « Moi j’ai toujours raison, je suis la plus intelligente, je suis l’oreille droite… et bla bla bla … »
    Depuis ce jour, l’oreille droite refuse de s’entretenir avec l’oreille gauche. Ce qui est advenu du porteur de ses oreilles ? Je n’ose pas y penser …

  20. LURON'OURS dit :

    🐻 ÉVIDENCE
    L’oreille gauche demande à l’oreille droite : as tu entendu ce que j’ai entendu ?
    La droite n’a pas l’habitude qu’on l’interpelle ainsi, elle fait son boulot.
    A condition qu’on lave son pavillon, qu’on récure son conduit auditif et que, vaille que vaille, le marteau frappe l’enclume, ça va s’enrouler dans sa cochlée sans se prendre les nerfs ! Elle est plutôt tranquille l’oreille droite ; c’est quoi ces questions ?
    – T’es bouchée ou quoi s’indigne l’oreille gauche, ça pète de partout et tu ne veux rien voir ?
    Et d’affirmer : en fait, clairement, effectivement, du coup, après : c’est pas un discours ça ?
    – Peut-être.
    – Certes entre ces adverbes, on met ce qu’on veut.
    Concrètement, reprend-elle ça dénote d’une conviction, d’un raisonnement, d’une vérité !
    – Tu n’as pas tort, rétorqua la droite à son homologue. Pour ma part, je ne répéte que ce que je vois. Je sais aussi me taire, je n’en pense pas moins.
    Il fait beau, je remets mes écouteurs pour courir en cadence autour de mon logis. J’accorde mes oreilles au rythme de mon cœur.
    🐻 LURON’OURS

  21. Kyoto dit :

    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    – Je ne sais pas ; moi, je n’ai pas entendu grand’chose. A cause de mon bouchon de céruwomen. D’ailleurs ça me fout les glandes ! Alors, peut-être un léger souffle.
    – Ah ! Mais non ! Tu confonds avec mes acouphènes !
    – Et quand il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir !
    – Franchement, tu ne comprends rien de ce que je dis. Tu es plus sourde que je ne le pensais.
    – Oh ! Ça va ! Et toi, avec tous les poils que tu as et qui dépassent, on pourrait en faire une couette.

    – Eh vous deux ? Vous ne pouvez pas parler en silence ! s’exclame l’œil gauche.
    – C’est bien vrai, renchérit l’œil droit

    – Vous, les bigleux, ne vous mêlez pas de nos sourdines.

    – Restez correctes, les sourdes dingues ! Mais nous, si ça peut te rassurer, oreille droite, nous avons vu quelque chose de bizarre ce matin.

    – Nous ? Tu es trop bon ! Ta vision optimiste et solidaire de l’OMC, l’Organisation Mondiale des Cerveaux, me stupéfie. Toi, tu vois encore un peu, mais ton jumeau que dalle ! On s’en souvient de cette sanglante bagarre où il a perdu définitivement la vue. Tout ça pour une femelle !

    – Je ne t’autorise pas à insulter ma femme ! Agressée par un porc !

    – Et qui a fini par partir avec un molosse.

    – Dites donc, vous tous, vous avez l’air de bien mauvaises humeurs, retentit la voix du chef, le Cerveau. Stoppez immédiatement tout ce charivari, vous nous donnez des lobargies. Alors calmez-vous ! D’ailleurs chuuuuttttt ! Quelqu’un vient !

    L’homme, dans sa tenue habituelle, survêtement et baskets gris souris avec des bandes jaune canari, bonnet rouge bourgogne vissé sur son crâne, arrive en sifflotant.

    – Allez, mon mignon. Pas encore prêt pour la promenade ? Regarde, je mets mon masque.
    Et toi, viens vers moi ! Oui, je sais, tu es édenté, mais je dois quand même te mettre le tien, enfin je veux dire ta muselière sans oublier ta laisse. Bon chien ! Nous voilà déguiser ! Et c’est parti pour une heure de liberté dans cette belle forêt de Meyzieux.

  22. Antonio dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    L’oreille gauche à l’oreille droite :
    – « Petite bite ! », reçu cinq sur cinq. Je fais quoi ?
    L’oreille droite à l’oreille gauche :
    – Laisse ressortir, ça peut nous exploser à la gueule et connaissant notre cerveau, on n’a pas fini d’en entendre.
    L’oreille gauche à l’oreille droite :
    – Ok ! Tu peux ressortir, petite bite.
    La main droite à la main gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    La main gauche à la main droite :
    – Reçu cinq sur cinq, j’actionne l’ouverture, prêt pour déchargement.
    L’œil droit de la voisine à l’œil gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien vu la même chose ?
    L’œil gauche à l’œil droit :
    – Dis-donc t’as une meilleure vue que moi. Attends, je prends les jumelles. Ahahah !
    L’œil droit à l’œil gauche :
    – Tu confirmes comme moi ?
    L’œil gauche à l’œil droit :
    – Le plus petit spécimen du coin, c’est clair !
    L’hémisphère droit à l’hémisphère gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien interprété la même chose ?
    L’hémisphère gauche à l’hémisphère droit :
    – C’est un attentat à ma pudeur, c’est intolérable !
    L’hémisphère droit à l’hémisphère gauche :
    – Je ne suis pas insensible à cette audace de voisinage
    L’hémisphère gauche à l’hémisphère droit :
    – Comment oses-tu regarder la chose, ma parole !
    La parole gauche à l’oreille droite du malotru :
    – PETITE BITE !
    L’oreille droite à l’oreille gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?

  23. camomille dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche :
    – Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    – Quoi ?
    – T’as bien entendu la même chose ?
    – J’ai rien entendu, je dormais et tu m’as réveillée,
    – Ah !….écoute, écoute ça recommence !
    – Ben, moi j’entends rien…peut être que tu radotes ?
    – Chut ! écoute, écoute…
    – Je comprends rien à ce que tu me dis ma pauvre,
    – C’est incroyable tout de même, je n’en reviens toujours pas !
    – Ça y est, tu remets ça ?
    – Vraiment, s’ils vont faire ce qu’ils disent, ça va tout bousculer !
    – Faudrait que tu te reposes, je te sens bien tendue,
    – Et si j’ai bien compris, tous les espoirs sont permis !

    CONCLUSION : voilà ce qu’on appelle un dialogue de sourds !

  24. Nadine de Bernardy dit :

    L’oeil droit à l’oeil gauche:
    T’as pas déjà lu cette proposition ?

  25. Pompelair dit :

    Oreille droite à Oreille Gauche :

    – T’en as pas marre toi ?

    – J’en ai toujours marre, systématique : je suis de Gauche moi.

    – Ben moi, à Droite toutes et mordicus. C’est pas de politique que je te parle.

    – De quoi alors ?

    – de cette saleté d’élastique …

  26. Laurence Noyer dit :

    Interprétation ou réalité

    L’oreille droite demande à l’oreille gauche
    On a bien entendu la même chose ?
    On a bien entendu toi comme moi ?
    Le même son de cloche ?
    La même musique, la même intention de l’auteur ?
    Ou bien
    L’a-t-on interprété ?

    Le musicien a sa manière de jouer
    Personnelle
    Et nous, notre manière de l’entendre
    Personnelle
    Oreille droite es-tu objective ?
    Oreille gauche es-tu impartiale ?
    Quand la cloche sonne un coup
    Est-il une heure, treize heures ou la demie ?
    Le tocsin qui nous alerte fait-il figure de glas ?

    Interprétation ou réalité ?

    Le nez de Pinocchio nous sert de coton tige
    Il nous farcit l’oreille d’intox et de ragots
    De clocher en clocher grand concert d’acouphènes
    A droite ça bourdonne et à gauche ça siffle
    Le son de cloche auditionne pour le malentendu

    Réalité de l’interprétation

  27. Souris verte dit :

    🐁 D’UNE 👂 L’AUTRE
    – C’est fou ça ! Quand je te dis un mot tu n’es pas obligée de faire le tour c’est tout droit. Tu traverses et tu y es.
    – Mais j’aime flâner. De ce mot je m’en délecte, je le respire…
    – si tu passes par les sens ! Pas d’accord, en plus je l’ai dans le nez. Il est tellement fier d’occuper le milieu de la figure…
    – C’est ce que disait l’œil de mon côté… à cause de lui on ne voit que la moitié
    – Oui… C’est louche.
    – La bouche ? Mais qu’est-ce qu’elle vient faire la dedans ? Tu deviens sourde, enlève le cérumen.
    – Ah non ! Je n’ai pas dit ça ! Chair humaine ! Il n’est pas cannibal tout de même.
    – Mais qu’est-ce que tu vas chercher là ma pauv’fille…
    Moi je te le dis, il a intérêt à fermer les écoutilles et les hublots aussi!
    – Et a serrer les dents !
    – T’as raison, ça fait du bruit quand il mastique…
    – Il ne le fait pas souvent, parfois avec une poire et de l’eau.
    – C’est l’heure de la sieste, il va se reposer et nous avec.

    -Au secours… Au secours.. j’entends plus rien… J’ai les boules…
    – k…Yes ! 🐀

  28. Isabelle dit :

    L’oreille droite à l’oreille gauche : 
- Rassure-moi, t’as bien entendu la même chose ?
    – quoi cà?
    – Non mais sérieusement ma vieille, monte le son, fais des réglages, je ne sais pas mais ca ne peut plus durer. On n est plus synchro là, tu réalises?
    – Bof…
    – Et c est tout ce que tu trouves à dire? C est bien un argument de gauche çà, jamais net, dans le mou, le laisser aller, la demi teinte, tu me désespères, va falloir te secouer l hélix! Tu t encires!
    – Ce que tu peux vitupérer pour rien… De toute façon pour ce que ca m intéresse tout ça…
    – Ah la belle affaire, tu te planques là de l autre côté, frustrant au point que je ne puisse même pas t en coller une, tu me navres à jouer les hypoacousiques à deux balles, le marteau et l étrier en grève, ah elle est belle la gauche…
    – M enfin pourquoi tu ramènes tout à la politique? C’que tu peux me fatiguer…Je fais du tri, voilà et ça m arrange.
    – Mais enfin réagis bon sang, tu t imagines ce qu on peut entendre de nos jours? Ca ne te fait pas un peu vibrer les cils? Tu filtres tu filtres… et le cerveau il est là au milieu, à se ramollir, à s habituer à ne plus réagir à rien, les circonvolutions bien à l abri des nouvelles, amputé de la moitié des infos, tu sais quoi : tu es irresponsable.
    – Tu vas t user les osselets précocement voilà tout.
    – Oui bien moi au moins je fais le job, je vibre, je transmets, j interfere … déja qu on n est pas vernies avec le gus qui nous sert de portant, autant ne pas lâcher l affaire…
    – Pfff… tu veux quoi? La révolution ? L indépendance? C est sûr, le gus c est pas Van Gohg , ya peu d espoir que tu décroches un jour…
    – Ben justement, autant lui secouer ce qui lui reste de neurones, le jour où il va te fourrer le bidule d Audika, crois moi tu feras moins la fière…moi l ampli ca me terrorise.
    – Fais la sourde oreille, ca te changera et moi ca me fera des vacances!

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