L’arbre tordu vit sa vie, l’arbre droit finit en planches..
C’est la rentrée. Vous vous inquiétez peut-être pour votre enfant et je vous comprends. Je ne peux pas vous rassurer directement, mais permettez-moi de vous donner quelques conseils.
Le premier, le plus important est de lâcher prise
Comme beaucoup de parents, vous tenez à ce que vos enfants obtiennent le bac.
Vous pensez que c’est un sésame pour la vie. Vous vous trompez, j’ai d’ailleurs publié une vidéo sur ce sujet sur YouTube : Mes une vie de dyslexique.
Actuellement, l’école dispense une pédagogie descendante, le maître transmet de l’information à l’élève. C’était bon pour les générations précédentes.
Aujourd’hui, l’information et les connaissances dont nous avons besoin sont horizontales. On les trouve immédiatement sur Internet et autres.
La plupart des métiers vers lesquels on dirige les enfants n’existeront plus dans 10 ans.
Ce qu’il faut veiller à développer chez l’enfant, c’est sa curiosité, sa créativité, le doute, l’adaptation au changement.
J’ai autour de moi de nombreux diplômés, de niveau baccalauréat + II ou + III, sans emploi, quant à ceux qui n’ont que le simple baccalauréat…
Vous connaissez bien votre enfant, quels sont ses points forts ?
Quelles sont ses aptitudes ?
Aidez-le à les développer, il s’en sortira mieux qu’avec un bac obtenu dans la douleur, ou au rabais…
Je suis à votre disposition pour en parler, écrivez-moi pour convenir d’un rendez-vous. Cette proposition est évidemment bénévole. Sans aucune contrepartie ni aucun engagement.
Je suis dyslexique. Je n’ai pas dépassé l’école primaire, mais je n’ai jamais connu un jour de chômage. J’ai testé et inventé divers métiers. Le dernier m’a permis de travailler pour les médias et les plus grandes entreprises. J’ai même été primé par l’Académie Française.
Même si votre enfant n’est pas le meilleur élève de la classe, c’est peut-être un mal pour un bien.
« L’arbre tordu vit sa vie, tandis que l’arbre droit finit en planches »
(Proverbe chinois).

Pascal Perrat
Éveilleur d’idées®
6 chemin de la Fabrique
33410 Béguey


Cher Pascal,
Mon parcours scolaire a été pour le moins chaotique. J’ai interrompu mes études en cours de route, si bien que lorsque l’on me demande si j’ai mon BAC, je réponds avoir obtenu mon « bac – 3 ans »… autrement dit, je ne l’ai jamais passé. J’ai continué à pousser malgré tout, comme un arbre un peu tordu, mais bien vivant. Tout ce que j’ai appris par la suite, je l’ai acquis à force d’abnégations.
Sur le plan professionnel, j’ai connu quatre employeurs, avec une courte période de chômage. Chez le dernier, j’ai passé trente-trois ans, jusqu’à la retraite. Entré par la petite porte, j’ai pu gravir les échelons grâce aux concours internes, jusqu’à terminer ma carrière comme cadre. Ce qui a rendu cela possible, c’est avant tout l’environnement de cette entreprise : il m’a donné l’envie d’apprendre, mais surtout de découvrir qui j’étais vraiment et ce dont j’étais capable.
En 2020, disposant enfin de temps libre, j’ai suivi les conseils d’une amie (Avoires, pour ne pas la nommer) et je me suis inscrit à mon premier atelier d’écriture. De cette expérience sont nés mes deux premiers livres. Puis, sur ses encouragements, je me suis lancé dans votre aventure, cher Pascal… et je ne l’ai jamais regretté.
Depuis, j’écris tous les jours. J’aime pousser plus loin les exercices que vous proposez, et pour certains, en faire des nouvelles. Des projets de publication dorment encore dans mes tiroirs, mais j’espère bien leur donner vie.
Tout cela m’amène à penser qu’il est possible de grandir en dehors du cadre de l’enseignement traditionnel. Je suis aussi convaincu qu’un enfant se nourrit de rêves, souvent influencés par ses parents. Lui demander quel métier il souhaite exercer, sans connaître encore ses véritables capacités, est une erreur qui peut l’orienter dans une mauvaise direction… ce qui est certainement mon cas… mais je me suis bien rattrapé par la suite !
Bonjour, cher Pascal. Déjà, dans les années 90, j’avais lu un article pertinent du président de la confédération des artisans dont le chapô était « tu seras plombier, mon fils ». Mon fils cadet, pas du tout copain avec l’école, mais très manuel, est entré en apprentissage à l’âge de 16 ans, chez son père (lui aussi plus que réfractaire à l’école). Il a beaucoup mieux réussi sa vie professionnelle que certaines de ses connaissances diplômées d’un bac général, voire plus.
Un grand merci 🌻 à vous.
Ton image est tellement vraie. À commencer par mes parents qui ont brillamment réussi.
C’est à dire que je considère le bac comme une clef même s’il ne vaut plus rien.
Qu’appelle-t-on avoir réussi ? Est-ce l’argent qu’une profession génére ? Ou la satisfaction d’about exercé le merlette qu’on voulait?🐁
Réussir, pour moi, c’est gagné sa liberté.
D’une manière métaphorique, réussir pour moi ce n’est pas la nage en brasse coulée, les yeux pleins de sel, ni boire la tasse ou juste sortir la tête de l’eau, encore moins faire la planche, mais surfer sur la surface de l’eau, découvrir la joie de me lever sur le dos des vagues, entrer dans le jeu avec elles… et me sentir incroyablement libre !
Merci pour votre humilité Pascal ; elle élève, nourrit, encourage. Elle n’est pas là pour jouer le rôle, de l’enseignant, du Maître, du « sachant ». Elle participe plutôt à faire éclore en nous un potentiel déjà existant — ce qui a de singulier en chacun —, une empreinte imaginative unique —, rebelle à tout formatage.
Il est à noter que le savoir » le ça à voir » n’est jamais que du — téléchargement mémoriel —, et que l’autodidacte a le pied plus léger pour courir vers la multiplicité des apprentissages, que le « sachant » encombré de bagages sur sa propre spécificité.
Notre société valorise la performance, la compétition. Une vision qui a récupéré le darwinisme et qui théorise sur la sélection naturelle. Or, celle-ci n’a pas pris assez en compte, que certaines espèces, loin de se cannibaliser comme le voudrait leur propre nature, s’entraident pour améliorer leur chance de survie, tels le poisson pilote et le requin.
La fable de Jean de Lafontaine rejoint la sagesse du proverbe chinois que vous nous citez Pascal, à savoir qu’un grand vent peut déraciner un arbre, tandis que le roseau, grâce à sa souplesse d’origine, ne rompt pas, mais entre dans la danse.
Oups ! Jean de La Fontaine
Enfin un discours non culpabilisant. Big up à tous les arbres tordus de la planète 🥰
Ton expérience ouvre tous les champs du possible… positif comme d’habitude cher Pascal.
Il y a des professions où les études jusqu’au bac sont une perte de temps considérable…. les artistes notamment quand ils ont 6 à 7 heures quotidiennes de pratique d’un instrument rien qu’à faire chez soi avant les heures de cours… qui touchent l’histoire de l’art. L’histoire de la musique, les classes d’écriture+++ les jours n’ont que 24h et les étudiants sont jeunes voire encore des enfants. L’âge d’entrée dans les 2 écoles supérieures est limité. Et plus on rentre jeune plus on a de chance de se perfectionner. Je ne crois pas que les artistes soient des imbéciles même s’il ne rentrent pas dans le cadre de ce classique là. 🐁
Je rejoins votre idée Souris Verte. Le système éducatif est une fabrique de futurs exécutants. Ce qui n’a rien à voir avec celui qui créé.
Pour répondre à Béatrice,
Le darwinisme et le notion de progrès int été accaparés par le gros business qui met la pression sur les politiques afin de les orienter vers leur propre intérêt.
Ils jouent avec nos vies comme s’ils étaient dans une partie d’échecs.
Et la créativité, sans connotation politique est une force d’opposition à cette pression qu’on nous impose.
Bon courage à tous !
Merci Pascal de nous donner la liberté d’expression. (Ex-pression !)
Bon ! J’ai fait deux fautes de frappe !