Donner envie d’aller encore plus loin
Lorsque j’animais des stages pour la presse écrite, ma spécialité était la radiographie des textes. Je lisais leurs écrits comme on ausculte un corps : une première phrase sans intérêt, l’attaque trop faible ou mollassonne, un verbe mal choisi, trop de clichés, une phrase qui s’étire inutilement, etc.
Rien ne m’échappait. J’étais exigeant, très tatillon. C’était assumé. J’avais même créé un stage intitulé « Dépoussiérer son style », il s’agissait de « performer» les articles journalistiques, de les rendre plus percutants, plus accrocheurs et vivants.
Ici, avec ce blogue, le but est tout autre.

Je ne suis pas là pour analyser vos textes à la loupe ni pour les juger. Il m’arrive, bien sûr, de glisser un avis, une remarque, mais rarement. Ce qui m’importe avant tout, ce n’est pas ce qui ne va pas, mais ce qui va bien. Un angle original. Une phrase étonnamment imagée. Une fulgurance. C’est cela que je cherche. C’est cela que je mets en lumière pour vous donner envie d’aller plus loin.
C’est le cœur même des exercices d’écriture créative que je propose.
Alors oui, si parfois vous me trouvez trop gentil, c’est volontaire. Mon objectif est de nourrir votre confiance en votre imagination, en votre écriture créative, et peut-être, un jour, en votre écriture littéraire. Ce blogue n’a pas d’autre ambition.
Je l’ai créé pour cela. J’ai passé des années à critiquer des textes ; aujourd’hui, je consacre mon temps à encourager celles et ceux qui écrivent.
Même si un exercice est traité de manière très générale, avec un angle déjà vu, ce n’est pas grave. S’il y a deux ou trois perles, voire une seule, cela me suffit. Une seule étincelle mérite d’être protégée. C’est peut-être elle qui mettra le feu à votre talent.
Mon but est simple : vous stimuler, vous encourager, et vous donner envie d’aller encore plus loin.
S’agissant de l’IA
Je l’utilise quand un texte me résiste, uniquement quand je ne trouve rien à relever, louer, encourager. Ou si je perds le fil dans un texte alambiqué ou très long.
Je comprends que cela puisse chagriner quelques personnes.
Personnellement, je considère l’intelligence artificielle comme un outil parmi d’autres. J’utilise un correcteur d’orthographe, un dictionnaire électronique, une tablette, un iPhone, un répondeur, un traducteur numérique, pourquoi me passer de l’IA ?

Du côté de mon père, ils étaient tous petits paysans. Quand les premiers tracteurs américains ont été assemblés en France, ils étaient très sceptiques. « Rien ne remplacera le cheval ! »
Jusqu’au jour où l’un d’eux, un peu plus hardi, acheta un tracteur Farmal. Bientôt, tout le monde eut le même…
Je suis un critique positif. Je m’interdis de dire du mal d’un écrit. Je n’en parle pas si je ne reconnais pas sa valeur. Saluer l’auteur d’un texte avec des mots de gratitude a un effet positif sur toute personne qui s’exprime. L’estime de soi par autrui est très importante. Nous avons tous besoin d’être reconnus dans notre qualité humaine.
Je suis hors-n’homme. Un neuroatypique à dominance dyslexique atteint d’aphantasie : incapable de fabriquer des images mentales et de se représenter un lieu ou un visage. Mes facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau et mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Si vous remarquez une faute, merci de me la signaler : association.entre2lettre@gmail.com


Merci Pascal pour ces précisions, mais je n’ai jamais douté de votre bienveillance et je ne suis pas le seul à attendre vos commentaires avec une certaine fébrilité, parce que je me demande toujours si mon texte n’est pas hors sujet et bien souvent trop long… j’ai du mal à faire court…
J’utilise également un dictionnaire électronique qui n’est autre qu’Antidote… mais il a ses limites… et, c’est pour cette raison qu’il m’arrive de confier également mes textes à l’IA pour en faire une analyse littéraire, ce qui peut ouvrir de nouvelles voies pour les enrichir.
Cependant, j’ai établi un code moral de bonne conduite qui se limite à la correction de l’orthographe, les temps verbaux et les ponctuations. Autrement dit, je l’utilise comme un outil de travail, qui s’avère d’ailleurs excellent.
Bien entendu, l’IA donne aussi des conseils de réécritures, qu’elle peut faire à notre place… mais à mon sens, les suivre dénature la légitimité d’un texte, parce qu’au bout du compte, vidé de sa source naturelle, il ne nous appartient plus, rendant la participation à ce blog, trompeuse… c’est pour cette raison que je tiens à garder la maîtrise de ma plume.
Pour reprendre le thème de notre dernier exercice :
J’estime que pour rester soi-même, il faut respecter nos lisières et c’est également le cas pour nos performances d’écriture… c’est sur ce point que je vous rejoins, mieux vaut mal écrire que de tomber dans la facilité factice d’une écriture virtuelle… basculer vers ce côté sombre de l’IA, ferait de moi un plumitif de pacotille.
Ce qui revient à dire, que je préfère vos commentaires, que j’estime positifs, parce qu’ils m’aident et m’encouragent à continuer vos exercices, et que surtout, ils restent un excellent moyen pour améliorer mon style.
Et pour votre soutien cher Pascal : mille mercis !
Prenez bien soin de vous deux.
Comme Valérie, après l’envoi de mon texte j’attends avec impatience ton commentaire, Pascal. Et il est toujours si encourageant, si amical, si inattendu. Merci pour ces petits moments de bonheur
Merci grandement Pascal pour ce précieux commentaire.
L’IA n’écorche pas votre humanité.
Vous êtes le Maître à bord.
Merci Pascal. Vos commentaires sont toujours très motivants.
Mais la critique n’est-elle pas également constructive ? 😉
Très belle journée à tous
Cher Pascal,
Sachez que lorsque j’envoie mon texte, je suis toujours très impatiente de recevoir votre commentaire. Je vous avoue même que je les imprime et dès que j’ai une petite baisse de confiance, je vais vous relire et ça me remotive. Vous savez trouver les bons mots et sortir le positif. Parfois je m’étonne car c’est une phrase plutôt qu’une autre (que je pensais bien trouvée) qui va vous plaire, c’est amusant.
Merci pour votre bienveillance et de nous donner envie d’écrire encore et toujours.
Tout à fait de votre avis Valérie.
Cette générosité qui vous caractérise tant, cher Pascal, est pour ceux que vous encouragez un terreau fertile : elle prépare la terre, la rend accueillante aux semences fragiles de l’imaginaire. Elle crée un espace – une vaste cour de jeu – où chacun peut s’aventurer, explorer, risquer sa voix et cultiver son propre monde intérieur.
C’est aussi un lieu d’échange, où les imaginaires se croisent, et parfois se répondent. Dans cet espace partagé, chaque texte est un peu le bébé de celui qui l’a engendré. Peut-on lui reprocher ses maladresses, quand elles sont les signes mêmes de sa croissance ? Ne faut-il pas plutôt discerner ce qui affleure, ce qui cherche à éclore, et l’accompagner avec attention ?
Écrire est en soi un acte de générosité, un mouvement vers l’autre. Car écrire, c’est offrir une pensée, une émotion, une part de soi. Si cet élan nous fait exister dans le regard de celui qui lit, alors il appelle en retour une réciprocité délicate, un respect attentif.
Comme dans un orchestre enfin, chacun apporte son instrument, sa vibration singulière. Mais pour que l’ensemble devienne musique, il faut savoir écouter, accorder son timbre à celui des autres, et participer à l’harmonie commune.
Rien de plus brimant que de travailler dans un orchestre ( même le meilleur)ou la personnalité de chacun est totalement abolie au profit de l’unité. Pas une note plus forte que les autres pas un son prolongé même si on est intimement persiadé que l’œuvre en serait revalorisée. C’et un gros sacrifice mais il fait bien gagner sa vie ! Il n’y a pas d’amertume c’est juste un constat. 🐁
Chère Souris verte, il est vrai que certaines expériences collectives peuvent donner le sentiment d’un effacement. Quand l’unité devient contrainte, elle peut ressembler à une mise en sourdine de soi. Ce n’est pas rien, et le constater n’a rien d’amer — c’est lucide.
Mais il arrive aussi que le groupe ne nous réduise pas : qu’il nous révèle autrement. Tout dépend peut-être de l’orchestre, du chef… et du moment intérieur où l’on se trouve.
Dans un espace d’écriture, il me semble que l’enjeu n’est pas d’abolir les singularités, mais de les faire dialoguer. Ici, nul besoin de jouer moins fort que soi : il suffit d’écouter, et de répondre.
Quand le désir de partage est sincère, sans attente ni calcul, la note trouve naturellement sa place. Elle ne s’impose pas — elle s’accorde. Et dans cet accord, chacun demeure pleinement lui-même.
L’écriture n’a rien de comparable heureusement.. on joue ses propres mots !
On peut comprendre surtout lorsque certains textes sont si longs qu’on n’arrive plus à discerner la finalité du récit ou qu’a la fin on a oublie le début. Et comme tu dis lorsque les chemins de traverse sont trop alambiqués. Écrire court est un art dufficile et demande de la rigueur !
Merci pour cette petit mise au point
Bonjour Pascal,
Vous utilisez habilement l’image du tracteur pour montrer que vous saisissez la perle afin que nous la développions et qu’elle rayonne sur nos écrits futurs !
Bonne journée à tous !
Cher Pascal merci pour cette mise au point qui m’éclaire mieux par rapport à tes commentaires.
Pour l’IA maintenant je me sens plus libre de l’utiliser (nous en avons parlé) sans avoir l’impression de tricher, pour des phrases qui ne me satisfont pas ou un mot qui me manque. Parfois je trouve que cela ne me ressemble pas alors je cherche dans ma tête !!!