Un premier jet, c’est déjà une victoire

Lorsque vous répondez à l’un de mes exercices d’écriture très créative, souvenez-vous d’une chose essentielle : ce que vous venez de créer n’est qu’un brouillon. Et c’est très bien ainsi.

Pourquoi ? Parce que rares sont les écrivains capables de produire un texte parfait du premier coup. Je me demande d’ailleurs si c’est possible.

Votre écrit, tel qu’il sort de votre imagination, est avant tout une ébauche. Une matière brute que vous pourrez polir, affiner, ciseler plus tard, si vous le souhaitez.
Pour l’instant, l’important est ailleurs. Vous avez trouvé une idée, vous l’avez exploitée et publiée sur le blogue Entre2lettres®.

Alors, soyez indulgent avec vous-même. Ne cherchez pas la perfection de A à Z.
Accueillez ce premier jet avec bienveillance, comme une promesse.
Car dans chaque brouillon se cache un potentiel, des éclats d’inventivité, de phrases lumineuses, d’idées fortes. Et rappelez-vous : répondre à l’exercice, c’est créer. Et créer c’est déjà magnifique.

Voyez toujours un brouillon comme une étape joyeuse de la création. Savourez simplement le plaisir d’avoir répondu à l’exercice. Parce que, dans chaque brouillon, il y a toujours quelque chose de bon. Toujours. 🙌
Avez-vous remarqué comme je le détecte quand je vous lis ? 👀


Je suis un critique positif. Je m’interdis de dire du mal d’un écrit. Je n’en parle pas si je ne reconnais pas sa valeur. Saluer l’auteur d’un texte avec des mots de gratitude a un effet positif sur toute personne qui s’exprime. L’estime de soi par autrui est très importante. Nous avons tous besoin d’être reconnus dans notre qualité humaine.


7 réponses

  1. Alain Granger dit :

    Certains disent que Dieu à créer l’Homme en premier et la Femme en second. Cela veut-il dire qu’avant de faire un chef-d’œuvre on faut toujours un brouillon???

  2. Gilaber dit :

    Soyons déjà heureux de pouvoir aligner des mots pour constituer une phrase digne de ce nom… et d’en assembler un certain nombre pour réaliser notre exercice d’écriture hebdomadaire. Mais comme le dit Nadine, il est peu probable que notre prose fasse l’unanimité auprès des lecteurs (trices). Se lancer dans cette quête est une mission impossible et une grossière erreur, parce que tout le monde à un processus cognitif différent. Cela dépend également de facteurs tels que la culture, l’éducation et l’environnement sur la perception humaine, un seul ou la combinaison de ces éléments peut dénaturer ce que nous avons imaginé pour l’écriture de notre récit…

    Personnellement, je ne suis jamais pleinement satisfait de mes productions, et, lorsqu’il m’arrive de relire certains de mes textes, j’y trouve toujours quelque chose que j’aurais dû tourner ou formuler différemment…

    Lors de mes premiers ateliers d’écriture, je reprenais des exercices « à tête reposée », c’est-à-dire ; une fois arrivé à la maison et dans un environnement qui me permettait davantage de concentration… Mon premier recueil de nouvelles est majoritairement constitué d’exercices retravaillés de cette période.

  3. Reine dit :

    « Et créer, c’est déjà magnifique », merci Pascal, c’est ce que j’avais besoin d’entendre aujourd’hui.

  4. Nadine de Bernardy dit :

    Tout d’abord que serait un texte parfait, il le sera pour A mais B lui trouvera des faiblesses tandis que C en pleurera d’émotion tout en le trouvant mièvre.
    Le samedi je suis satisfaite quand je relis plusieurs fois mon texte et qu’il me semble bien « tourné », le reste viendra peut être après.

  5. Michel-Denis ROBERT dit :

    Parfois, j’ai conscience d’écrire une bêtise. Et je l’écris quand même. Au fond ça n’en est pas forcément une puisque je l’ai pensée. Les clowns révèlent souvent des vérités fondamentales. Peut-être qu’en la lisant ou la relisant, on pourra y trouver un petit déclic pour rebondir. Notre société obscurcie par quelques idéologies nauséabondes a besoin de se sentir vivre. Le rire est la garantie que nous sommes sérieux.
    Merci Pascal de nous donner cette possibilité.

  6. Béatrice Dassonville dit :

    Lorsque j’étais plus jeune, je désirais cette perfection que je pouvais pressentir dans les textes des plus grands auteurs. Je m’inscrivais à cet apprentissage avec le sérieux d’un compagnon du devoir hanté par son œuvre.

    À l’heure d’aujourd’hui, je suis toujours titillée par cette même exigence. Cependant, l’humilité me semble la meilleure école. Provoquer par mes écrits une émotion, une étincelle d’intérêt, puis rencontrer l’autre dans les siens, apprendre de lui, l’encourager, participe d’un échange créatif, généreux et stimulant. Un peu comme un camarade qui vous lance une balle, que vous rattrapez et que vous lancez à votre tour. Jouer tout simplement.

    Je ne me soucie plus de séduire et je ne mesure pas ma qualité d’être à mes publications. Car, je sais, que la meilleure trace que je laisserai dans le souvenir de ceux qui auront croisé mon existence, ne sera pas mes écrits, mais ce qu’ils auront aimé et apprécié de moi.

    Je me préoccupe davantage de goûter la vie dans une participation active et bienveillante avec les autres et s’il est une œuvre que je veux écrire, c’est bien celle-là, car elle sera vivante, de chair, et non pas de papier.

    Pascal, avec toute son humilité et sa générosité, me semble bien incarner cela.

  7. 🐀 Souris Verte dit :

    La clémence et le positivisme c’est ce sur quoi tu as bien insisté pendant la formation ‘ éveilleur d’idées’ cependant il faut rester objectif même s’il est plus facile d’être ‘cool’. Ça peut aussi tendre vers un laisser aller bien commode. A la lecture des textes je suis en ‘éveil‘ 😄🐹

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Répondez à ce calcul pour prouver que vous n'êtes pas un robot *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.