Le style ne s’apprend pas, il se développe. Le métier d’auteur aussi

Le style ne s’apprend pas, il se développe. Le métier d’auteur aussi. Méfiez-vous des ateliers ou des écoles d’écriture qui vous promettent, avec quelques recettes et moyennant finances, de faire de vous un écrivain.

Les stages et les ateliers d’écriture créative que je propose depuis des années selon mon concept et mon esprit, ne prétendent pas former de nouveaux auteurs. Ce ne sont pas des écoles de l’écriture, ou comme aux États-Unis, des cours de « creative writing » institutionnalisés

Dans mes ateliers d’écriture créative on n’apprend pas à écrire un roman ou des nouvelles, on enflamme son imagination. Les exercices inédits que je propose, frappent l’imagination des personnes qui y participent. Mon but est de les conduire vers le créateur qui est en elles. L’enfant imaginatif avec lequel elles se réconcilient définitivement quand elles sont prêtes »

Après quoi, elles décident de mener le projet d’écriture qui leur convient.

Ces qualités d’auteur que l’école n’apprend pas

  • La confiance en soi
  • La persévérance
  • La prise de risque
  • La créativité
  • Le goût du défi
  • La curiosité

Comme l’écrit très bien Éric Chevillard dans l’une de ses chroniques du Monde : « Non, mais, franchement, imagine-t-on un horticulteur parcourant les allées de son verger tout en lisant à voix haute un mode d’emploi ou une notice de montage pour apprendre à ses pommiers comment donner les pommes. »

Je suis dyslexique. De facétieux neurones s'amusent à faire des croche-pieds aux mots dans 
mon cerveau. Mon orthographe et ma syntaxe trébuchent souvent quand j'écris. 
Peut-être avez-vous remarqué une faute. 
Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

4 Responses

  1. Laurence Noyer dit :

    Ce que j’ai compris, à travers les exercices de Pascal, c’est que l’on n’écrit pas parce que l’on a des idées, on a des idées parce que l’on écrit.
    Sinon avec les thèmes loufoques qu’il nous propose chaque semaine, je ne me serais jamais lancée. L’écriture est avant tout un exercice, même si on lui appose son propre style.
    Pour ma part, je ne sais jamais quand je commence à écrire ce que je vais écrire. Mais, et c’est ce qui moi, m’impressionne, il y a toujours « quelque chose » qui arrive, Le créateur qui est en nous, dont parle Pascal, sans doute.

    Le plus important: écrire me rend heureuse!

    Et à propos d’Eric Chevillard: tous les matins: http://autofictif.blogspot.fr/

  2. Antonio dit :

    Souvent j’ai comparé mon approche de la musique, et de l’harmonica en particulier, à l’écriture et le style que je voulais lui donner.
    J’ai pris des cours d’harmonica, très tard. Comme je me suis autorisé très tard à écrire. Autour de moi on me disait, autant pour l’un que pour l’autre, qu’il fallait un don, que je n’avais semble-t-il pas (c’était vrai, à m’écouter souffler au début dans mon instrument).

    Aujourd’hui quand je repense à mes cours d’harmonica, on t’apprend à faire comme les pros. Notamment en harmonica diatonique à aspirer en tordant la lamelle pour altérer une note et lui donner ce son si caractéristique du blues. C’était le graal. Aucun prof n’avait une méthode sûre. L’harmonica n’avait pas été construit pour ça. Il fallait le sentir et l’entendre.
    Souvent je me suis dit, que les Bluesmen du Mississippi n’avaient jamais cherché à obtenir ce son-là. C’était le son qui leur était venu en se familiarisant avec l’instrument. Ils avaient sans doute ce besoin de tordre leur aspiration à mieux vivre ou à moins souffrir.
    Alors un jour je me suis dit.. .au diable les cours, les techniques et si je me familiarisais avec l’instrument et que je respirais avec lui au lieu de chercher à respirer avec ce Bluesman que je ne suis pas …
    Aussitôt j’ai appliqué le même raisonnement dans mon écriture. L’inspiration est devenue une partie de ma respiration… Quand j’expire un texte, ce doit être fluide, calme, et ça doit venir du fond de moi, sans jugement au premier abord. Et puis surtout je dois jouer (dans le sens s’amuser). C’est primordial. Cela doit me procurer de la joie, du plaisir, comme quand j’étais enfant. Les risques n’en sont plus quand on joue, c’est la seule option créative.
    Je ne pense pas qu’un cours de musique ou d’écriture vous apprenne cela. La confiance en soi est le plus long à obtenir, la persévérance aussi, selon la patience de son entourage. Le reste (l’essentiel) je pense que nous l’avons tous naturellement en nous et qu’en prenant des cours on a de fortes chances de s’en éloigner. Même si on apprend toujours.

    Un témoignage improvisé.

  3. Bénédicte Froger-Deslis dit :

    Exact, Pascal. Tout se développe. J’anime des ateliers bénévolement depuis plusieurs années. Vos exercices me sont d’une grande aide. On repère tout de suite les personnes qui ont du style, c’est leur « pâte ». Et c’est un régal de travailler avec eux. D’autres auront beau développer leur imagination, aller fouiller en eux, observer et décrire, leurs textes ne s’envoleront pas, ils resteront scolaires. Je ne cesse de répéter que l’écriture est un sport, donc qu’on la gagne de haute lutte à force d’entraînement et de lecture.

  4. Catherine M.S dit :

    Justement j’hésitais à m’inscrire à un stage nouvelles cet été. ..
    Avez vous terminé votre dernier livre ?
    Bonne journée Pascal

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