Quel « Bon qu’à ça » êtes-vous ?

Pascal Perrat Éveilleur d'idées ®
Les mots, l'émotion, la création,

Quand j’avais 7/8 ans, une seule chose m’intéressait : jouer.
Jouer avec une feuille de papier et un crayon. Non pour dessiner mais pour écrire, disons pour griffonner.

Tu n’es « bon qu’à ça ! », me reprochait ma mère.

Elle avait raison.
J’aimais jouer avec les mots, ceux que je trouvais rigolos. Ouistiti, tohu-bohu ou charivari, par exemple.
J’aimais inventer des jeux et des histoires.
Imaginer des contes, inventer des légendes.

Aujourd’hui, au moment où j’écris ce billet,  je joue encore.
Je me distrais à créer de nouveaux exercices d’écriture chaque semaine, à trouver des idées plus ou moins originales,
inventer des sujets.
Je m’amuse a animer ce blog, des ateliers d’écriture, des stages, etc.
Et cela me rend heureux, car je ne « suis bon qu’à ça ».

Existe-t-il un moyen de vivre heureux et passionné ?
Oui, je le crois vraiment. Il suffit de chercher son penchant naturel au plus profond de soi et de le suivre. 
Quand on se permet de vivre en harmonie avec ce que l’on est, ce pour quoi on est fait, le temps passe très vite et travailler devient un jeu.

« Tout le monde naît avec une petite trompette pour se faire entendre, une aptitude particulière, mais personne ne viendra souffler dedans à votre place » Si vous êtes né avec la petite trompette de l’écriture, soufflez dedans sans tarder. Et qu’importe si, au début, vous faites quelques fausses notes. Plus vous écrirez, plus votre talent d’écrivain ouvrira « ses zèles ». *

* Extrait de : Comment écrire son premier roman, Editions 365

3 Responses

  1. Caroline B. dit :

    Moi, j’ai tout fait à l’envers,

    Je ne me souviens pas d’un papier pour écrire,
    Je ne me souviens pas d’un crayon pour dessiner,
    sauf une fois ou l’on m’a dit de « débarrasser l’plancher. »..
    une autre fois j’ai esquissé le plus beau Clown…Le prof de dessin l’a jeté…
    Alors, j’ai volé une craie à l’école pour me venger,
    et
    le dimanche j’ai aligné toutes mes poupées sur mon lit,
    sur la porte de ma chambre j’ai porté à la craie
    le problème des enfants incompris.
    Mes parents pour avoir la paix, n’ont rien dit…
    Pour leur expliquer des choses importantes
    j’ai tenté mieux un soir à minuit,
    J’ai piqué un cahier à ma Grrrrrrrrrande soeur parfaite en tout
    J’ai arraché une feuille avec délice et l’idée ravie qu’elle s’en rende compte,
    J’ai écrit le mot ESPOIR en lettre majuscule
    et tout un poème s’est déroulé.
    Au moment de me coucher
    J’ai balancé l’affaire à ma mère, à ma grrrrrande soeur
    et elles ont dit,
    qu’à partir d’un bouquin je l’avais recopié.
    Je n’ai pas dormi
    mais le lendemain
    ma vie a changé,
    oui,
    J’ai volé un cahier au Prisunic avec ma meilleure amie
    et j’ai écrit à ma façon d’enfant, de la Psychologie
    des portraits de gens croisés, rencontrés…
    On a fait l’école buissonnière avec ma meilleure amie
    Et sur les quais de Paris
    on a lu des poèmes
    que l’on ne comprenait pas mais qu’on aimait quand même.

    En claquant la porte de l’enfance qui n’en étais pas une,
    j’ai inventé des histoires
    j’ écris
    je raconte,
    j’ai redessiné le Clown et il est en bonne santé.
    Je travaille pour des enfants petits, vieux ou grands,
    et pas toujours gais dans la vie.
    Depuis pas longtemps je me suis mise à dessiner spontanément
    et je sais pas comment…
    Du coup,
    J’ai envoyé balader tous les empêcheurs de rêver en imagination
    et pour tout dire, je sais et maintenant je crois,
    que de l’imagination au réel il n’y a qu’un pas.
    Il suffit de passer le pont à l’allure qui nous convient
    et de ne jamais oublier, à mon avis, l’enfant qui est en soi.
    Si vous ne me croyez pas,
    Je vous jure que c’est la vérité
    Croix d’bois, croix d’fer, si j’mens j’irai au paradis..
    Paradis,
    de l’ennui…

    J’ai

  2. Jean de Marque (alias Jean Marc Durand) dit :

    Je crois que jeune, j’étais surtout bon pour jouer. J’allais essentiellement à l’école pour le cour de récréation. C’était déjà bien celà. Trans former la réalité (pas forcément triste!), la déplacer, jouer et se jouer des cadres trop stricts, des perspectives rigides, des dictons édulcorés.

    Contrairement à mes attentes mon métier ne m’a pas permis de m’amuser. J’ai donc précieusement conservé et entretenu mes soupapes…de créations! Ecriture, photo, peinture….je me crois essentiellement « bon qu’à ça ».

    Mais j’aime également cuisiner. Je réussis très bien le gigot à l’italienne, le boeuf stroganof, le poulet à l’espagnole, les pommes à la cannelle…le parmentier d’escargots et le râgout de rennes (plat de saison).

    Faute de trompette (après guerre, il n’en avait pas les moyens), mon père jouait du tuba dans un orchestre de jazz (du dimanche). J’en ai gardé quelque chose (surtout du côté de l’embouché…dirait ma mère!)…de la famille, croisement entre trombone et hélicon. ( Non… comme beaucoup de familles, la mienne n’était pas un orchestre d’harmonie).

    Par manque de souffle…j’ai choisi d’improviser sur mon piano…et de faire mes gammes … sur le papier!

    Jean Marc Durand.

    PS: Je tenais à préciser que je n’organise pas de repas littéraires!

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