Quand notre cerveau se laisse détourner
Un animal pourchassé fait tout pour brouiller les pistes. Il se fond dans le décor, adopte les couleurs de l’environnement, prend la forme de son prédateur, émet les odeurs d’un animal plus dangereux que lui, etc.
Nos idées ont, semble-t-il, ce même instinct animal, elles embrouillent souvent leurs créateurs.
L’expérience me l’a prouvé maintes fois.
Tout à coup, une idée intéressante survient. Mais aussitôt, d’autres arrivent. Plus petites, plus floues, plus bruyantes. Elles se dispersent dans notre esprit, attirent notre attention et brouillent la trace de la première.
Résultat : on lâche l’idée initiale pour courir après les suivantes, et l’on perd de vue celle qui était peut-être la plus prometteuse.
Dans la créativité, le vrai danger, ce n’est pas le manque d’idées. C’est leur débordement. Une idée en appelle une autre, puis une autre encore, et le cerveau, séduit par ce foisonnement, oublie de retenir celle qui a jailli la première.

Le bon réflexe est simple : capturez d’abord la première idée. Notez-la immédiatement. Ne la laissez pas s’éclipser devant les suivantes. Puis accueillez et évaluez les autres. Sinon, vous laissez filer une richesse immense. Et vous produisez du déchet créatif sans vous en apercevoir.
Exploitez cette bonne idée si vous vous trouvez en Touraine ce 11 avril
Samedi 11 avril de 14h à 20h, à la Maison de la Gloriette
61 av. Pont de Cher
37200 Tours
Les cris de l’écrit fêtent ses dix ans
Profitez de cette belle occasion de faire la fête autour des mots, du plaisir d’écrire pour toutes et tous !
Entre 14 et 17h, des ateliers d’écriture offerts tout l’après-midi en continu et des surprises.
Et à partir de 17h :
- La remise du prix « Cridizan » avec une belle sélection de nouvelles
- Puis un goûter partagé où nous soufflerons nos 10 bougies et trinquerons ensemble.
Merci de nous confirmer votre présence (et votre horaire si vous ne pouviez pas assister aux deux temps de l’après-midi)
Je suis hors-n’homme. Un neuroatypique à dominance dyslexique atteint d’aphantasie : incapable de fabriquer des images mentales et de se représenter un lieu ou un visage. Mes facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau et mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Si vous remarquez une faute, merci de me la signaler : association.entre2lettre@gmail.com


N’ayant pas toujours à portée de main, carnet et stylo… heureusement qu’il est possible de prendre des notes sur le téléphone portable, ce qui évite à mes idées de s’évaporer, parce qu’il m’est souvent difficile de me souvenir de celles qui traversent furtivement mes pensées… c’est aussi mon premier reflexe dès que je prends connaissance du thème de nos exercices de fin de semaine…
Par contre, j’évite de penser dès que je suis dans mon lit… au réveil j’ignore sur quelle idée j’ai pu tomber dans les bras de Morphée…
Je confirme, la première idée est la bonne. Combien de fois j’ai regretté de ne pas la suivre.
Les idées passent dans notre ciel comme des oiseaux en migration.
Elles surgissent sans prévenir, traversent l’espace de l’esprit, puis disparaissent avant même qu’on ait décidé de les retenir.
La première fend l’air avec assurance.
Elle ne doute pas. Elle avance comme si la direction lui appartenait, comme si elle savait déjà où aller.
Dans le ciel de nos pensées, ce n’est pas toujours la multitude qui guide, mais l’oiseau qui ouvre la voie.
Peut-ëtre bien que la première idée qui nous vient pourrait avoir l’arrière pensée de nous guider pour la journée ! Des petites idées bourgeonneraient à partir de l’idée de base pour faire de notre journée une fleur !
Peut-être aussi que cette première idée pourrait être un animal partant à la chasse pour nourrir son écriture !
Bonne journée !
Ça c’est vrai qu’il faut noter ! Mais comme je n’ai jamais rien sous la main je commence par l’incipit que tu proposes et qui déjà est ‘florissant’ ! puis un mot en amène un autre qui se noue avec le suivant une image se forme et le fil rouge de l’histoire se déroule… ça laisse la liberté au héros de vivre sa vie de déluré ! L’ « idée » m’enferme, perso je la laisse se créer toute seule, des petits bouquets de mots qui germent et vas-y totto ! ça devient jubilatoire car totalement inattendu ! Bof ! On n’est pas égaux devant la page blanche qui heureusement ne le reste pas longtemps ! Merci Pascal pour cette reflexion du petit matin du mercredi 🩷🐁