Exercice inédit d’écriture créative 63

Il (elle) était bien là, présent parmi eux, mais invisible.
Son … était là, à défaut de son corps…

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9 Responses

  1. Clémence dit :

    Il (elle) était bien là, présent parmi eux, mais invisible. Son … était là, à défaut de son corps…

    Dîner mondain chez les Heeremans pour fêter l’anniversaire de Madame. Cinq couples d’amis étaient invités. Le sixième, amputé d’une moitié, avait décliné l’invitation.

    Depuis onze heures, Drève des Magnolias , en bordure du lac de Genval, traiteurs et fleuristes se croisaient. Madame ne savait plus où donner de la tête tandis que Monsieur était prêt à la perdre.

    Vingt heures. Les vœux , les cadeaux et les fleurs arrivaient avec les invités.
    Vingt et une heures. La maîtresse de maison plaça les invités avec élégance et ceux-ci s’assirent avec ravissement .
    Ce fut à ce moment que la soubrette apporta un petit paquet accompagné d’une enveloppe. Madame ouvrit l’enveloppe, prit le carton et lut à voix haute :
    « Présent parmi vous mais… »
    Elle ouvrit le paquet : lové au milieu d’un fouillis de papier de soie, un téléphone usagé.

    Elle haussa les sourcils et le fit déposer sur le guéridon.
    – Une blague de mauvais goût ? Un habitant de la Drève dérangé par les va-et-vient? Un avertissement anti-tapage nocturne ?

    Après le brouhaha des échanges lors de l’apéritif, les conversation s’engagèrent réellement.

    Premier sujet : les derniers potins.
    – Savez-vous, très chère que les Untels ont acheté un appartement sur la Côte…
    – La Côte belge ?
    – Voyons, ma chère, la Côte d’Aaaaazur….

    Un tintement discret venant d’une minaudière. Un texto… 
    «  Demande d’où leur vient le pognon ? »

    – Et les Dutrucs ! Leur déveine ! Ils s’apprêtaient à partir faire un tour du monde en catamaran quand elle fit une chute et se cassa la jambe…

    Dans une minuscule pochette, un grelot tintinnabula. Un texto…
    «  Et qui partira à sa place, vu que tout est payé… »

    – Avez-vous vu la Castamachin de ces jours-ci ? Je suis certaine qu’elle a eu recours à la chirurgie esthétique, bien qu’elle nie en bloc…

    Mini sirène. Un texto…
    «  Je peux vous donner l’adresse de son toubib ou de son amant…. »

    La maîtresse de maison remarqua le rose qui montait aux joues mais ne fit aucun commentaire. Monsieur lança le deuxième sujet : la politique locale.

    – C’est inouï, tout le monde s’achète un 4X4 et il y a de moins en moins de….

    Vibreur au fond d’une poche.Un texto
    « Et alors, t’es jaloux ? »

    – Et cette majorité est inconsciente, elle fait l’inverse de toutes ses promesses…

    Vibreur dans une autre poche. Texto
    « Fallait monter au créneau, mon pote ! »

    Tout au long de la soirée, les textos, impertinents, affluaient au gré des sujets abordés.Les hôtes constatèrent les effets de ce maudit grain de sable. Gênes, rouge au joues ou mutisme modelaient les visages. Madame jeta un regard affolé en direction de Monsieur qui répondit par un bref hochement de la tête. Ils agirent de conserve avec beaucoup de diplomatie.

    La bonne humeur et la décontraction agitèrent joyeusement la tablée lorsque Madame énonça dans un langage quelque peu trivial…

    «  Décidément ce cher Pierre, même mort, il persiste et signe dans l’art de nous faire ch*** »

  2. Halima BELGHITI dit :

    Il était bien là, présent parmi eux, mais invisible.
    Son energie était là, à défaut de son corps…Amanda la percevait partout.
    Lorsqu’elle revisitait des endroits où ils étaient venus ensemble, elle la ressentait. Cette energie si particulière…si englobante…si chaleureuse et si légère à la fois. Lorsqu’elle voyait éclore une fleur, elle se disait : « c’est lui ».
    Le soir, assise devant la télé, elle s’imaginait blottie dans ses bras. Amanda avait alors l’impression qu’il lui passait tendrement la main dans les cheveux. Lorsqu’Alex était mort de rire, étouffé par un fou-rire nerveux qu’il n’arrivait plus à stopper, les médecins inscrivirent : « accident de travail » sur son certificat de décès. Grand farceur devant l’éternel, Alex s’en était allé en riant. Amanda pensa : »C’est tout lui ». Aurait-il pû avoir plus belle mort? s’interrogeait-elle. Lui, avec qui elle avait partagé la scène depuis si longtemps. Et aussi l’intimité de leur chambre mansardée. Alex et Amanda s’étaient rencontrés à l’école du cirque de leur région. Tous deux voulaient devenir clowns. A la fin de leurs classes, ils décidèrent de travailler en tandem. Lui porterait perruque et gros nez rouge, elle maquillage outrancier et poire qui couine. Ils formaient un binôme de choc, tendre et corrosif à la fois,  » Les 2A  » , qui ravissait petits et grands. Quand l’amour s’invita, ils se mariérent en costume de scène et ce fut une cérémonie drôle et émouvante… Quand elle tomba enceinte, ils mirent en scène le ventre d’Amanda qui s’arrondissait. Tout était pretexte au rire et à la dérision. Le couple décida de ne pas chercher à connaître à l’avance le sexe de leur enfant. Mais tous deux étaient persuadés que ce serait une fille. Une petite Héléna, qu’ils nommeraient en hommage à la grand-mère espagnole d’Alex. Ce dernier mourut deux mois avant l’arrivée du bébé. Lorqu’on lui annonça qu’elle avait accouché d’un garçon et qu’Amanda prit son petit Xavier dans les bras, elle ne put s’empêcher de rire et se dit : « C’est encore lui » !

    Halima BELGHITI

  3. Mickaël dit :

    Je me suis permis, il y a peu, de retourner dans ce lieu où ma scolarité, loin d’être exemplaire aux dires de ma « mère », avait stigmatisé l’entrave à mon émancipation de jeune garçon.
    Dans cette cour, calme et déserte, je me suis avancé dans cet espace où auparavant se trouvait la salle de classe de Mlle Boucillaud. A sa place il y avait un panneau relatant le règlement intérieur de l’établissement et les conduites à tenir pour ne pas dévier de trop, cela aurait pu être salvateur en d’autres temps. Dans ce silence sirupeux les souvenirs avaient du mal à venir ; comme si le filtre du temps s’était épaissi pour devenir trop opaque à la nostalgie. Mais un courant d’air me fit frissonner puis fut suivit d’une odeur qui me pétrifia. Je fermais les yeux et les images arrivèrent une par une, puis plusieurs d’un seul coup jusqu’à ce que, pris à la gorge de mes souvenirs, une larme fendit mon visage d’adulte en laissant dans son sillage la fraicheur des détails enfouis dans mon cerveau.
    Des années à se battre pour oublier alors que d’autres les passèrent à distiller leur passion dans l’enseignement. Durant des heures son discours sur les fonctionnements de notre langue résonnait dans les murs de ce minuscule « préfa », raccourci de préfabriqué, qui dans les années 90 faisait office de classe remugle dans certains collèges français. Mlle « virago », sobriquet évident vu son accoutrement à la Colombo, un peu plus émacié mais tout aussi stricte, nous enseignait la rigueur de la langue française. Son allure, atypique et androgyne, troubla des générations de jeune garçon prébubère et interpella les jeunes filles en mal de personnalité. Mais ce qui donna le ton à son autorité légendaire pendant 40 années de carrière, fut sans conteste son odeur particulière. Une fragrance poivrée, qui au-delà de chatouiller le nez, marquait durablement les esprits pour instaurer au fond du cortex du jeune collégien que j’étais une ligne infranchissable face à son aplomb. Dans la classe de Mlle « virago », le directeur ne descendait jamais, ses effluves comme le regard de la gorgone, pétrifiait les rangées d’élèves où personne n’osait manifester un geste ou une parole, sauf quand elle l’ordonnait. Dans cet environnement un peu sinoque, les simagrées de notre dépositaire du français-latin offraient à son assemblée un spectacle rutilant qui gardait le jeune effronté, que j’étais, dans un embarras paralysant et muet comme une carpe. Durant toute une année je fus marqué au fer rouge par la présence infaillible de cette dame à la silhouette korrigane. Effectivement malgré les intempéries elle arrivait toujours à l’heure sur son vélo afin de nous inculquer les rudiments du français. Pas une seule absence, pas un seul devoir non corrigé, pas une seule punition oubliée, bref une arme de destruction massive pour mon caractère anti autorité. Son regard fuyant était le seul point d’achoppement de mlle Virago. Pendant qu’elle vaticinait, de mon point de vue, elle avait cette manie bizarre de regarder en l’air comme si elle parlait à quelqu’un qu’elle seule voyait. Ce qui lui valu un second surnom Mlle Soubirou. Je passais des heures de supplice pour essayer de feindre mon éducation mais la vigilance sans faille de « Bernadette » me démasquer toujours. Je me souvenais même mes comportements simiesques afin de perturber le cours mais dés qu’elle s’approchait de moi son odeur calmer mes velléités et me transformait en véritable agneau.
    Lorsque je finis par ouvrir les yeux, ma joue était de nouveau sèche de toutes émotions. Mais elle était bien là, présente parmi eux, mais invisible. Son odeur était là, à défaut de son corps, elle permettait de conserver mes souvenirs intacts et ma lucidité d’une absence désormais définitive. Et oui, j’ai croisé Mlle « virago » dans une petite auto bleue. Je crois qu’elle est à la retraite depuis quelques années maintenant. A une intersection dans le centre ville, je lui ai cédé le passage, acte manqué sans doute, et elle me fit un sourire en guise de remerciement avec ce fameux regard qui ne me regarda pas un seul instant, oui un sourire le seul de toute ma vie.

    Mickaël D.

  4. Peggy dit :

    Elle était bien là, présente parmi eux, mais invisible.

Son je-ne-sais quoi était là, à défaut de son corps. Malgré tout l’amour de cette famille pour celle qui les avait dorlotés, choyés, élevés en mère poule, avec humour et règles de vie stricte, cette sensation de la sentir là, alors qu’elle n’était plus, les dérangeait.

    Ce n’était pas une sensation qu’ils voulaient, c’était elle, avec son rire communicatif et ses colères intempestives ! Ils la voulaient avec ses fessées et ses plaisanteries qui déclenchaient des crises de rire inextinguibles.

    Les soirées au salon, les repas à table étaient devenus lourds d’un silence insupportable et d’une présence qui n’en n’était pas une. Tous, malgré leurs efforts ne réussissaient pas à cacher leur malaise.

    Elle avait eu une façon si adorable de dire « oh la la ! » que l’un ou l’autre des enfants ne résistait à l’envie de déclencher l’enregistrement qu’ils en avaient fait sur leur téléphone. Un sourire courait sur leurs lèvres : « Le sourire efface les rides » disait-elle.

    Dorothée, l’ainée, pensa qu’il fallait cesser cette présence absente, invisible, qui au lieu de les réjouir les détruisait. Leur mère était en chacun d’eux où elle continuait de les emplir de son amour. Au fil du temps ils apprendraient à s’en satisfaire.

    Quelques jours plus tard, l’ambiance s’allégea autour de la table, les discussions s’animèrent. Ils avaient hérité de son humour et la gaieté se glissa à nouveau dans la maison.

    Personne ne posa de question. Dorothée remercia en pensée l’exorciste.

    Peggy Malleret
    Février 2012

  5. gepy dit :

    (Cet exercice me permet de faire la suite de l’histoire de l’exercice n°61 )

    Il était bien là, présent parmi eux, mais invisible.
    Son reflet était là, à défaut de son corps.
    Mais qui lui avait permis de répondre à l’appel de ce chien déguisé ? De quoi avait-il l’air à refléter son image derrière ce miroir ?
    Mon collègue, le déprimé refléteur de dragon s’est trompé !Il s’ennuyait tellement qu’il s’est présenté à ma place, par mégarde, devant cette famille déguisée, prête à faire la fête !
    Ces personnes se retrouvent donc face à un dragon imitant les gestes de leur chien dans leur miroir ! Panique à bord !
    Comment sortir de ce délire ? Fallait-il qu’il crache du feu ? Mettre la maison en cendres allait-il résoudre le problème ?
    Disparaitre sans laisser de reflet dans cette glace ? Ce serait un deuxième choc !
    Le chien s’est caché sous le lit ; le dragon aussi bien sûr, mais il a soulevé le lit ! Situation lamentable !
    La famille a quitté la pièce en hurlant de terreur !
    Plaider la folie collective ! Difficile !
    Il nous faut pourtant une solution !
    On surprend du regard, dans le fond de la pièce, discret, tapi derrière son chien, un jeune garçon. Il est très intrigué par le reflet de son animal domestique ; voir le dragon posé ses pattes sur son « museau » pour se dissimuler est plutôt comique ! Il sort prudemment de sa cachette avec son petit compagnon à ses côtés.
    C’est là que je suis intervenu pour reprendre ma position de refléteur de chien. Mon collègue s’est donc retrouvé à doubler l’enfant. C’était un pas vers le retour à la « normalité ».
    On entendait au loin une agitation familiale. Les pompiers ont été prévenus, la police, la mairie aussi…C’était le B… Bazar total !
    Par contre ce qui devenait sympathique, c’était le regard de l’enfant sur le dragon. Il était fasciné par ce monstre qui faisait ses moindres gestes. C’était un cadeau de rêve pour lui, (enfin, pour eux deux ), ils s’éclataient ; ils jouaient ensemble avec un plaisir certain, ils étaient comme envoutés l’un par l’autre.
    Mais il nous fallait retrouver nos rôles !
    En finalité, cela s’est fait en toute simplicité : l’enfant a fait semblant de cracher du feu, mon collègue n’a pas pu s’empêcher de lancer une petite « flammèche », bien sûr ! Et le miroir a fondu, et nous avons, par la même, disparu !
    Depuis, j’ai toujours soupçonné mon collègue d’avoir des rencontres secrètes avec l’enfant qui est aujourd’hui devenu un adulte.
    C’est peut-être pour cela que certains adultes restent d’éternels enfants parce qu’il ont, un jour, rencontré un autre « JE » dans le miroir.

    Gepy

  6. Peggy dit :

    Je crois que certains doivent être en contact direct avec l’Esprit de Pascal !!! À peine a-t-il exposé l’exercice, que les idées fusent.

    Bravo et félicitation car moi j’ai souvent besoin d’un peu de temps avant que la machine veuille bien se mettre en marche !

    Peggy

  7. JM Durand dit :

    Elle était bien là, présente parmi eux, mais invisible. Son fantôme était là, à défaut de son corps.

    Elle les avait toujours accompagné, depuis la nuit des temps… et même le jour d’avant. Souvent elle montrait le bout de son nez, appâtait l’esprit…pour en retirer la jambe dès qu’une véritable rencontre risquait d’advenir. En fait, elle était tout le temps présente mais changeait souvent d’aspect. On la devinait parfois au détour d’un chemin…qui s’avérait souvent creux. On la distinguait sur le pourtour d’un voile de buée, sous les reflets des coquilles de noix ensoleillées. Certains prétendaient la rencontrer tous les jours et dans les lieux les plus diversifiés, aux heures et aux saisons les plus improbables. Elle survivait toujours des légendes qu’elle construisait pour elle et autour d’elle. Personne ne pouvait l’ignorer car aucun ëtre n’avait été capable d’en définir les justes contours. Pour certains, elle portait un nom, clair et distinctif…mais qu’eux seuls percevaient. Pour d’autres, elle ne pouvait être réduite à une réalité tangible et flottait au milieu de toutes nos perceptions. Pour la plupart, son existence même n’était pas un problème puisque l’idée qu’elle puisse exister ne les avait même pas effleuré.

    Il n’empêche qu’ à force de ne pas la voir, de ne pas la percevoir, de ne pas la connaître, de ne pas la reconnaître…depuis qu’elle se manifestait, à sa façon, oui je le reconnais, pas toujours très limpide, il y avait de plus en plus de probabilités qu’ils ne la croisent pas!

    Tant pis..ou tant mieux…c’est selon !

  8. Antonio dit :

    Il était bien là, présent, parmi eux, mais invisible.
    Son empreinte était là, à défaut de son corps.

    L’inspecteur Harris les mis tous en garde à vue pendant 48 heures, le temps de mettre le doigt sur l’empreinte coupable. Bien sûr, aucune ne correspondit. Pourtant l’inspecteur était sur de lui. Le meurtrier n’a pu sortir de la pièce. Aucune trace dedans, à l’extérieur ne témoigne d’une fuite, aucun témoin, pourtant nombreux au perron de l’Elysée, n’a vu quelqu’un sortir. Et le coup de feu a bien été entendu par tous, dedans comme dehors, une détonation sourde qui semblait venir de nulle part et de partout à la fois.

    Tel était le témoignage de chacun, plus ou moins approximatif tant personne ne comprenait pas, ne savait rien, n’avait rien vu, si ce n’est le corps du président à terre, inerte, mort. L’arme était posée sur la table des ministres, tous bouleversés, sans exception, pour une fois ils ne faisaient pas semblant. Personne n’osa y toucher, l’empreinte y était encore toute fraîche.

    Muni d’un gant blanc, l’inspecteur saisit l’arme du crime et l’examina de tout son long. Il s’agissait d’un BVA 17 millimètres longue gifle, un de ces sondages longue portée, très précis à défaut d’être silencieux. La pièce a convictions fut analysée par tous les experts de la Sofrès, Ipsos et consorts.
    Il ne fit aucun doute, il s’agissait bien de lui, ce justicier du peuple recherché depuis deux siècles que la république existe. Les français, ce pluriel qui ne faisait qu’un, tous les cinq ans désormais, singulièrement assassin à ses heures de bon citoyen.

    Il était toujours là, plus fort, plus soudé que jamais, dans ces moments difficiles, bien présent parmi eux mais eux ne le voyaient pas. Son empreinte ne faisait aucun doute. Il venait de tuer le président.

  9. Laurenced dit :

    Il était bien là, présent parmi eux, mais invisible. Son rire était là, à défaut de son corps. Cela faisait deux mois qu’il était allé s’écraser contre le platane de la nationale 106. Il voulait mourir tout prix mais laisser une image agréable à ses proches. Avant de partir, il avait rangé ses papiers, nettoyé le disque dur de son ordinateur. Ne donner à sa famille que des photos souriantes. Il y en avait si peu. De puis l’adolescence il trainait cette déprime sans pouvoir la lâcher. Elle l’enveloppait, le berçait le soir et lui tenait compagnie. La veille du suicide, il avait enregistré un cd de rires. Aucune image, pas de texte, juste un éclat de rire. Pour leur dire que sa vie morne était fini. Il était heureux et souhaitait que les siens le soient aussi.

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