Exercice inédit d’écriture créative 6

Défi

Essayez de nous parler de la pluie et du beau temps
sur environ 10 lignes, sans jamais nous ennuyer.

Tous les genres sont permis.

13 Responses

  1. Shirley dit :

    Le beau Temps était fort las, ces derniers jours. Las d’entendre les gens se plaindre de sa compagne, la Chaleur, alors même qu’ils n’avaient cessé de la réclamer ; las de voir les incendies ravager chaque semaine davantage d’hectares de verdure. Il avait bien conscience que la faute était humaine et que son ami le Vent avait bien plus de raisons que lui d’en souffrir, il ne pouvait s’empêcher de culpabiliser… Cela le désolait également de voir les récoltes de l’année rendues minables par l’absence de Pluie, la terre desséchée, les plantes mourantes, mais que pouvait-il y faire ? La canicule était dû à sa présence, mais était-ce de sa faute si la Pluie était portée disparue ? Madame était partie explorer le monde, sans se soucier une seconde des conséquences de son absence, ben voyons ! Et s’il faisait de même, partir sans se retourner, à qui laisserait-il la place ? Le beau Temps en était là de ses réflexions quand il apprit la nouvelle. La pluie avait dû rebrousser chemin alors qu’elle traversait l’atlantique. Elle avait croisé la plus terrifiante créature climatique qu’elle ait jamais vue, si gigantesque qu’elle l’avait aperçue à des kilomètres et choisit de faire demi-tour aussi sec. Les hommes baptisèrent ce monstre Irma, le plus formidable ouragan à traverser l’atlantique.

    Shirley

  2. Clémence dit :

    Essayez de nous parler de la pluie et du beau temps sur environ 10 lignes, sans jamais nous ennuyer.

    Il y a un siècle, il y a une éternité…

    Un soir de novembre, un tonnerre allumait ses feux d’artifice.
    En voisine affolée, elle vint cogner à son huis.
    Il la mit en lieu sûr entre ses bras câlins.
    L’amour a fait le reste.
    Chaque fois que le soleil avait rendez-vous avec la lune,
    Que ce soit un lundi ou non, pourvu que le soleil donne,
    Ils partaient à bicyclette
    Puis se couchaient sur les foins….
    Chaque fois que la pluie qui tombait sur eux,
    Les parapluies entraient dans la danse et ils chantaient…
    C’était il y a un siècle …ou hier peut-être…
    Je les ai vu…
    Tous les deux assis sur un banc public et sous un coin de parapluie.
    Il se pencha vers elle.
    – Ma plus belle histoire c’est vous….
    Elle sourit et fredonna….
    – Dis, au moins le sais-tu ?

    © Clémence
    ,

  3. DUMOUCHEL dit :

    C’est une belle matinée d’été, comme on les aime : levée avec les douces caresses du soleil. La journée s’annonce merveilleuse nous allons pouvoir aller chez papy pour notre repas dominical. Notre père nous dit de mettre nos bottes et nos cirés afin d’aller à la chasse aux escargots mais maman nous avez préparé nos jolies sandalettes et nos robes à fleurs et le temps ne nous permettait pas de songer que les bottes seraient utiles. Mais vers 11 heures, juste avant notre départ, la pluie se décida et vint caresser tout doucement les doux rayons qui nous chauffaient le visage, ce petit câlin dura un bon moment et notre joie fût grande lorsque nous vîmes l’arc en ciel « annonceur » du « re-beau » Papa, papa, maman nous a dit de prendre notre maillot de bain!!!

  4. DUMOUCHEL dit :

    Lorsque je vais chez elle, je m’arrange pour ne rien dire qui pourrait installer une dispute, telle que ma soeur, sa famille. Nos discussions se cantonnent à mon boulot, à sa maladie… très souvent à ses maux d’ailleurs ! Mais peu importe, le peu de temps que nous passons ensemble doit bien se passer, en souvenir de son mari, de mon père, du passé. Nous avons eu tellement de disputes, quand j’étais jeune et mal habile : tu as mal fait ceci, et regarde comment du range ça, quand vas tu te mettre à bosser à l’école, que vas tu faire de ta vie ? La seule réponse qui me venait : Tu n’es pas ma mère t’as rien à dire mais mon éducation me l’interdisait et surtout le courroux (coucou) de mon cher papa !

  5. Sabine dit :

    Une fille rend visite à sa mère qui lui donne des nouvelles du quartier :
    « La voisine a été inondée la semaine dernière.
    -Depuis le temps qu’elle devait refaire sa toiture, il fallait bien que ça arrive.
    – Pas du tout, c’est le lac qui a fui. Tiens, tu savais que madame Martin est devenue pharmacienne ?
    – Quelle promotion pour une agricultrice !
    – Pas du tout, elle a épousé le pharmacien. Du coup, il a laissé la pharmacie pour s’occuper de la ferme.
    – Alors elle n’est plus pharmacienne. Tiens, où est ton chat ?
    – Ho, tu sais, depuis qu’il y a un resto chinois… Tu veux un thé ?
    – Ca dépend. Du thé à quoi ?
    – Du thé vert de Chine.
    – Non merci. Papa n’est pas là ?
    – Il est allé aider le cantonnier à colmater la fuite du lac.
    – Ha ? Le lac a fui ? Tu n’as pas un thé à m’offrir ? Tiens, il pleut. La voisine va être inondée. »
    ©Margine

  6. Halima BELGHITI dit :

    Petite, j’adorais voir des formes dans les nuages. Quand le temps se faisait orageux, que les nuages s’aglutinaient sous nos têtes, c’était le moment que je choississais pour m’allonger sur le dos et observer les nuages. Souvent j’y voyais des figures humaines. Je me souviens même une fois, avoir reconnu le capitaine Crochet. Je pensais distinguer son lon nez…et même ses grosses moustaches. Et puis la pluie commençait à tomber…et ma mère me sommait de rentrer à l’intérieur. « Que fais-tu dehors par un temps pareil? Tu es une rêveuse, me disait-t-elle ». Aujourd’hui, j’aime toujours observer les nuages. Ils ont toujours quelque chose à raconter. Mais comme je déteste la pluie, j’apprécie d’avantage de les observer lorsqu’il fait beau…Je m’allonge sur l’herbe d’un parc parisien…et je rêve de tout mon saoul!

  7. Gwenaëlle dit :

    Parler de la pluie et du beau temps, de tout et de rien, de rien mais de tout, surtout. Surtout de petits riens qui font l’quotidien, qu’on remarque à peine, ils sont là, ça va, sauf qu’un beau matin, quelque chose à changer, c’est certain, mais quoi ? Il manque un p’tit rien, et t’as beau cherché, tu ne sais le trouver. C’est rien, ça va te revenir.. Et soudain, ça y est tu l’as.. Tout te reviens. Il est passé où l’arbre ? Sûr hier il était encore là, tu te souviens, il avait plu, il s’égouttait, une grosse goutte est tombée sur ton nez. L’arbre ! Le paysage que tu ne voyais plus a changé et tout est bouleversé. Tu te sens trahi. Mais rassuré, tu t’es repéré. La vie reprend son cours. Il fait beau ce matin, ils ont mis un laurier. C’est l’été. Sans la pluie, ou le beau temps, comment aurais-tu fait pour t’y retrouver dans ce monde de petits riens qui font ton quotidien !

  8. Antonio dit :

    – On ne peut pas dire qu’il tape le soleil aujourd’hui !
    – Tu m’étonnes, il n’attaque pas. Il reste tout pâlichon derrière le voile de brume !
    – Attends un peu, ça va venir, c’est que le début du jour !
    – Ouais ben s’il continue à n’pas briller comme ça, on va s’en prendre une et une bonne !
    – J’te dis qu’il va se refaire … regarde ! … regarde ! … qu’est-ce que j’disais !
    – Wouah ! … Mais il perce ce con !
    – Regarde, il va aller au bout … ouais !!!
    – OUAIS, ALLEZ !!!
    – OUAIIIIIS !!!! … Eclaté le ciel, il n’y a vu que du feu !
    – Oh putain que c’est bon ! … Tu sens, comme l’air est meilleur déjà ?
    – Regarde les nuages, ils sont complètement défaits !
    – Hmmm !!!
    – Allez, il reste quoi, dix heures à peine ? … Tu veux que je te dise, il va faire beau aujourd’hui !

    Certes, il y a du foot à la télé ce soir, Pascal.
    Mais des fois, on ne fait pas plus mal de parler de la pluie et du beau temps que de regarder ! 🙂

  9. Catherine Boissy dit :

    Moi aussi j’adore

  10. Isserel Marie dit :

    Et bien ça tombe bien il pleut. Une bonne grosse pluie bien drue.
    De la pluie et du beau temps, de tout et de rien, des choses dont tout le monde se fiche mais qui maintient le lien, avec nos voisins, nos grands-mères, nos connaissances. Pour me signifier que ce que je racontais n’avait pas le moindre intérêt mon frère racontait ceci : « et bien moi, une fois, j’étais dehors, j’avais très froid, et mon cousin m’a prêté son pull rouge. »
    L’alerte « pull rouge » était une bonne façon de rire de nos palabres insignifiantes.
    Avez-vous déjà remarqué que les gens laissent avec une facilité déconcertante leur parapluie à l’entrée des magasins ? On ferme sa porte à clé, on vérifie les portières de notre voiture, on s’assure contre le vol. Et on laisse son parapluie, là, au milieu d’autres parapluies noirs eux aussi. Quant on revient il est là – sa baleine brinquebalante comme une patte folle –, personne ne nous l’a pris. C’est incroyable.
    D’ailleurs hier, il pleuvait fort et j’ai eu très froid. Et mon cousin m’a prêté son pull rouge.

  11. Catherine Boissy dit :

    Bien au chaud au fond de mon lit, j’entends qu’il pleut. Ce léger crépitement, pour agréable qu’il soit à mes oreilles n’augure rien de bon pour la sortie que j’avais prévue aujourd’hui. Je ne me risquerai pas avec mes béquilles sur des trottoirs glissants… La pluie me rappelle le mail que je viens de recevoir de Lenaïk. Elle écrit: ‘Je reviens d’une grande ballade en forêt avec mon amoureux et c’était délicieux. En Bretagne, il ne faut pas regarder la pluie, il faut la vivre, on est revenu trempés comme des soupes et on a fait un feu de cheminée, le bonheur c’est bien plus simple qu’on ne l’imagine…’ La semaine dernière, elle me disait que la pluie en Bretagne l’avait toujours déprimée et que comme Yann détestait Paris, l’avenir de leur relation lui paraissait bien compromis… Elle n’aime que le soleil, les orchidées, les robes légères et les chapeaux de paille. La voilà bien avec son marin breton! Pourtant, ces deux anciens Don Juan ayant dépassé la quarantaine sont faits pour se comprendre. Lenaïk imaginait qu’elle décroche ce poste en Asie et que Yann demande sa mutation pour la suivre. L’aime-t-il assez pour celà?

  12. Christine Macé dit :

    Joli couple que ces deux-là : sauf que personne n’est jamais arrivé à les rabibocher. Ils se courent pourtant souvent après, jouant à cache-cache avec leurs compagnons de jeu favoris, je veux dire le ciel et les nuages. Mais ça finit souvent en bagarre à coup de soleil et d’éclairs : et bonjour la tornade !
    Ce matin, il semble bien que le vent soit de la partie : le beau temps, si fier des quelques jours où il paradé comme un seigneur, va devoir passer la main. Car elle guette, la vilaine. Il l’a bien vue cachée derrière un gros cumulus qui s’est laissé séduire par ses boniments : viens mon bon, qu’elle a dû lui susurrer, allons faire un tour, histoire de donner une petite leçon d’humilité à ce fat. Non mais, il est temps qu’il redescende de ses rêves celui-là : qu’il aille se faire pendre ailleurs avec ses coups de chaleur has-been ! C’est l’automne, au cas où il ne le sache pas, ma saison à moi ! Et j’entends qu’il s’en souvienne. Il n’a qu’à prendre un vol d’oiseaux migrateurs et filer vers le sud…
    Bon week-end. Christine

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