« Mettre en boîte » un jeu d’été signé Jean-Marc Durand

Cet été 2022, Jean-Marc Durand nous propose quelques jeux littéraires.
Seriez-vous partants, en toute simpli et compli cité ?
Toute perle sera récompensée, selon votre régime d’une médaille en chocolat, en saucisson ou en rondelle de concombre !

Aujourd’hui, il s’agit de jouer avec l’expression :  METTRE EN BOÎTE

En France, quand on se moque gentiment de quelqu’un, on le met en boîte
En Belgique, on le met en bouteille.

En Allemagne, en Espagne, en Chine, au Vatican, etc. on mettrait cette personne en quoi ?
N’hésitez pas, selon vos inspirations, à vivre le tour du monde le moins coûteux de votre existence !

Méditez l’histoire de ces deux bûcherons.
L’un donne des coups de hache, transpire, peste contre ce travail tuant qui n’avance guère.
L’autre abat les arbres sans se plaindre et sans faire de gros efforts.
– Je ne comprends pas, dit le premier, tout te semble facile. Comment fais-tu ?
– Penses-tu à affuter ta hache de temps en temps ?

Et vous, affutez-vous votre imagination de temps en temps ?
Ces exercices inédits vous permettent de l’aiguiser

25 Responses

  1. Urso dit :

    Je suis un petit vers de terre. Qui a fait plusieurs fois le tour de la Terre.
    Des pays j’en ai vus, des couchers de soleil et des matins d’hiver.
    Parfois des mises en bière, dans des petites et grosses boîtes.
    Parfois de travers ou à l’envers.
    À vingt mille lieues sous les mers ou dans l’immensité de l’univers.

    Oh la la que je suis tête en l’air. J’ai oublié ce matin de fêter l’anniversaire de ma petite copine, la belle Esther, originaire du Finistère.
    Elle aussi elle aime se saouler à la bonne bière. Les boîtes de petits pois et de cassoulet.
    Mise en boîte, mise en bière. Quel programme austère.
    Oh la la qu’ai-je fait oh mon Dieu pour danser comme Fred Astaire la nuit entière.
    Il y a de la rumba dans l’air pépère.

    Les mises en boîte faut plus y penser, faut oublier.
    Dans la vie, il y a des choses plus jolies.
    Tiens, par chez nous – à toute heure de la journée et de la nuit – on peut déguster du camembert ou du munster, avec un bon verre de vin Sancerre et respirer à plein nez du vrai éther …

  2. Françoise - Gare du Nord dit :

    uelques expressions de mise en boite .. selon l’état
    Dans le Kentucky : il te manque une case Tom ?
    A Dallas: Travailler du stetson !
    A New-York : tu as plus d’une tour dans ton sac, Donald
    En Alaska : Mettre en Igloo Igloo Igloo (tu as un coup dans l’aîle)
    En Pennsylvanie : Etre Amish de 30 ans »
    A Hawaï : Tourner autour du hula hoop
    Au Kansas : avoir bu tout son sioux
    En Géorgie : Jouer la starlette comme Scarlett
    A Washinton : mériter la peine capitole

  3. Françoise - Gare du Nord dit :

    L’histoire ses deux bucherons me fait penser à cette fable l de Charles Péguy et des tailleurs de pierres

    L’écrivain passe devant une carrière de pierres où il aperçoit un homme casse des cailloux, suant et soufflant, l’air triste et résigné. Il lui demande ce qu’il fait et pourquoi. L’homme répond : « Vous voyez bien, je casse des cailloux  Je m’esquinte le dos et je suis mal payé, exploité. Un travail de chien»

    Plus tard, il rencontre un homme semblable au premier, qui fait le même travail dans une carrière. Il n’est ni gai ni triste, et semble satisfait de son sort. À la même question, le second tailleur de pierre répond : « Je casse des cailloux qui serviront à construire des murs, c’est pénible. C’est le seul travail que j’ai trouvé mais je suis bien content de l’avoir car il me permet de nourrir ma famille. »

    Le troisième tailleur de pierre qu’il croise, attelé à la même tâche, paraît illuminé par son travail, heureux et joyeux de ce qu’il fait. Il répond au promeneur, le regard extatique: « Moi, Monsieur, je construis une cathédrale ! »

    PS. merci à Jean-Marc pour cet exercice littéraire sur lequel je suis en train de réfléchir

  4. RENATA dit :

    OK , je joue avec Jean-Marc :

    En Belgique on le met en barquette à frite , une fois , après je ne sais pas .
    En Italie on le met en bulle du pape .
    En Espagne on le met en castagnette , olé!
    Au Portugal on le met en valise en carton .
    Au Brésil on le met en silicone .
    En Autriche on le met en tyrolienne , Sissi je vous assure .
    Au Mexique on le met en sombre héros .
    En Afrique on le met sous l’arbre à palabres .
    En Angleterre on le met sous le chapeau de la reine , ou ailleurs !
    En Ecosse on le met sous le kilt .
    Je m’emballe , Il est temps que je me mette en silence .

    Merci Jean-Marc .

  5. Grumpy dit :

    Vite un container parce que j’ai en beaucoup à jeter là-dedans et sans ménagement, pour nettoyer le monde pour un temps parce que cette race-là est douée pour renaître de ses cendres. Pêle-mêle j’entasse le Russe, le Coréen du Nord, le Syrien, le Brésilien, l’Erythréen, plusieurs Africains, le Pékinois, etc … il y en aurait dit-on une bonne cinquantaine. Ça remplira ma boîte en fer. Reste à savoir si je la largue au grand large ou si je la dépose en plein soleil dans le désert ?

  6. Nadine de Bernardy dit :

    Suite à une injonction de mon gourou, je me suis mise en route pour un tour du monde des mises en boîte dans le but de terminer mon encyclopédie dédiée à ce sujet.
    Il me fallait renouveler mon vocabulaire sous peine de me faire traiter de radoteuse.
    Je montais sur mon vélo sans plus tarder et me dirigeais au hasard, d’une pédale alerte, vers la Mésopotamie. Dans ce pays on vous met en incertitude. Passant par les Antilles Néerlandaises, j’entendis que l’on était mis en hochepot vernaculaire.
    Du côté du Bâlganja, vous aviez droit à une mise en proton nébulaire et en arrivant au Al Innarât Al Arabian Al Muttahidah, vous n’échappiez pas à la mise au bourliguéphone !
    Dans le royaume de Guangxi, la méthode était la mise en théière, tandis qu’au Kirghzstan on vous met en samovar. Amusante coïncidence non ?
    Les Mongols de la Mongolie Intérieure vous mettent gentiment en gramophone, tandis qu’au Transkri ils se contentent de vous mettre en bière.
    Ainsi continuai-je mon périple jusqu’au célèbre Bophuthatswana qui me mit en joie et que j’eus beaucoup de mal à quitter.
    Mais il me fallait revenir pour rendre compte à mon gourou de ma collecte et achever le treizième tome de mon encyclopédie.
    Il s’était fait la malle sans prévenir afin de faire d’autres adeptes de la mise en boîte.
    Pas de regrets, j’avais à présent du pain sur la planche pour un bout de temps.

  7. Alain Granger dit :

    Si en France on se moque lorsqu’on met en boîte, en Belgique on met en bouteille, en Allemagne on met en bière, au Japon on met en sushi, en Ecosse on met en kilt, en Suisse on met en portefeuille, en Islande on met en clapping, en Hollande on met en camping ou en claquette-chaussette, en Chine on met en urne, en Angleterre on met en bus, en Hongrie on met en goulasch, en Russie on met en goulag, en Ukraine on met en terre, en Jamaïque on met en fumée, en Afghanistan on met en pavot, en mai 68 on met en pavé, en Corée du Nord on met en ordre, au Mexique on met en sachets, aux USA on met en chargeur (pas de téléphone), etc.…

  8. mijoroy dit :

    J’en ai marre de ma vie. Jamais je n’aurai pensé qu’un jour, je puisse prononcer ces mots. Ma vie, parlons-en de ma vie. Je l’ai passé à ramper pour pouvoir bouffer. J’ai toujours été en dessous de tout. On m’a toujours regardé de haut, considéré comme un moins-que-rien.

    Je ne suis chez moi nulle part, et je suis chez moi partout en même temps. Le temps que l’on me déloge. Je squatte où je peux. J’essaye de ne pas me faire prendre, sinon c’est l’expulsion. Et en hiver, croyez-le, il ne fait pas bon se retrouver dehors.

    Mais aujourd’hui, je n’en peux plus. Je suis fatigué. J’en ai marre de fuir, marre de me cacher, marre de vivre avec la peur au ventre, qui me tenaille en même temps que la faim et la soif, marre de cette vie de merde.

    J’ai toujours su que mon existence ne se terminerait pas de façon conventionnelle. Quand on sort toutes les nuits, que l’on fréquente ce milieu, il faut s’attendre à tomber dans tous les pièges qui vous attendent à chaque coin. J’essaye d’être le plus discret possible. Quand on est dans la précarité, qu’on vole pour se nourrir, qu’on squatte pour dormir, on n’a pas beaucoup d’amis, voire pas du tout. Tout me dégoûte, et je dégoûte tout le monde. J’ai quelques potes qui galèrent comme moi. J’en ai perdu beaucoup. Ça me fout le cafard de voir les copains partir les uns après les autres.

    J’ai déjà pensé à mettre un terme à mes jours, mais je voulais que ça soit radical. Je n’avais pas envie de me rater. J’avais peur de souffrir, d’agoniser, de mettre plusieurs heures à crever. Rien de pire que de rater sa mort. C’est encore pire que de rater sa vie. Alors je n’ai avalé aucun produit. Le gaz, je n’y pense même pas. Je ne veux pas de suffocation.

    Je sais quand et comment je vais mourir. Je vais mourir aujourd’hui, je vais mourir écrasé. C’est décidé, c’est maintenant. Je sors de ma planque. Je me hasarde dans un lieu réputé pour sa bonne bouffe. La lumière m’éblouit, je n’y vois plus rien. J’entends le sol qui tremble, mon sang ne fait qu’un tour. Il fonce sur moi, il ne peut plus m’éviter, tant mieux. J’entends des cris, des hurlements, je sens que l’on s’affole autour de moi. Ça y est, c’est la fin. Je sens mon corps se disloquer sous le choc et l’énorme pression. Mes viscères giclent sur le sol. La semelle de la pantoufle vient de me broyer.

    Ça y est, c’est fini, tout est fini, enfin. On ne me traitera plus de sale cafard, on ne m’aspergera plus d’insecticide, on ne mettra plus de pièges autour de moi. Je n’aurai plus jamais faim, plus jamais soif, plus jamais peur. Je vais rejoindre les miens, au paradis des insectes, dans le vide ordure. C’est une boîte comme une autre 😊

    • 🐀 Souris verte dit :

      Et blablablatte et blablablatte ! Fin dans les lumières à grand spectacle pour un cafard noir ! Dans une autre vie il sera bête à bon dieu 🐀

      • mijoroy dit :

        Tiens je n’avais pas pensé à une réincarnation en bête à bon dieu 🙂 Merci de ta lecture Souris Verte ( tu es un vrai caméléon, de verte à bleue, puis de bleue à verte 🙂 )

    • durand jean marc dit :

      Pauvre bête! Alors que l’Homme découvrait la rondeur de la Terre, le cafard la pensait blatte!

      • mijoroy dit :

        J’ai découvert qu’ici en France Métropolitaine ce que j’ai toujours appelé « cafard » pouvait aussi s’appeler « blatte » 🙂

  9. Avoires dit :

    En capilotade tu seras mis en Espagne
    Avec les angelots de Saint-Pierre du Vatican, en joue on te mettra
    En bock de Rhénanie tu seras mis
    En laque comme un canard tu es mis par les Chinois
    En berne tu es mis aux USA
    En ordre on te mettra à Capharnaüm
    En salade à Nice mis tu seras
    En quatre tes amis se mettront pour te tirer de e mauvais pas

  10. 🐻 Luron'Ours dit :

    🐻 RATTRAPAGE À L’ORAL

    Depuis que maman m’a offert la boîte à bachot, en ligne, je m’amuse trop ! Les profs se mettent à mon niveau. Trop fort ! Ce que je fais de mes pouces, ils n’y arrivent pas à moitié sur leur smartphone. Reste la vidéo comme mise en boîte. Je n’avais jamais vu en classe leur gros tarin de si près. Comment pouvaient-ils ne pas me blairer ? D’ailleurs, en classe, plus de pliage, fusée, cocotte, chapeau de gendarme, ça le fait pas ! Tout passe sur les réseaux, on aurait pu rester sous le préau, déambuler autour des marronniers, à l’air frais. Non ! Tableau vert, grise blouses, ça me le file, le blues. Métaphore, périphrase, circonlocution, figure de style, ! Enfermer tout ça dans une petite boîte et l’abandonner au fil de l’eau ! Et vogue la galère ! Adieu Sempé qui a su mettre le monde en boîte… 🐻 Luron’Ours

  11. 🐀 Souris verte dit :

    🐀 LA MISE EN BOÎTE

    Ça dépend laquelle !
    La boîte à petits pois, tous unis dans leur uniforme vert…
    La vieille boîte à godasses. Godillots usés par certain côté selon celui qu’on prend.
    La boîte des cas-soulés… Saucisse molle assuré… Bon buveur est mauvais amoureux !!!
    La boîte à pend-or !
    De celles qui comme les clips s’accrochent aux oreilles à vous couper le sang, les dormeuses à garder en toute circonstance et les créoles qui vous les percent en vous menant tout droit à la boîte à musique.
    On n’est pas pressés d’aller dans la boîte à dominos…
    Merci Pascal et Jean Marc… Je me suis bien bien marrée mais je vais choisir celle à gâteaux !
    Votre affectueuse 🐀 verte.

  12. Antonio dit :

    Alors jouons, cher Jean-Marc !

    En Allemagne, on le met en chaussettes dans des sandales.

    En Espagne, on le met en toile, façon Picasso ou en bronze, façon Miro.

    Au Portugal, on le met en lucarne, en reprise de volée, façon Ronaldo.

    En Italie, on le met en tasse, serré à souhait.

    Quant au Vatican, on le met en silence. Chut !

    Au Pays-Bas, on le met en sacoche, de porte-blagages.

    En Irlande, on le met en bock, parce que la norme, c’est la pinte.

    En Écosse, on le met en loch., histoire de fomenter une légende.

    En Angleterre, on le met en pièce, façon Shakespeare ou Monty Python.

    Aux USA, on le met en tweet, avec peu de caractères.

    Enfin, parce que je n’ai pas que ça à faire que de parcourir le monde…
    En Chine, on le met en quarantaine, avec les autres.

    Merci Jean-Marc ! 😉

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