Je n’ai aucune chance d’être publié, c’est la crise !

C’est la crise, en France comme en Europe, je ne vous apprends rien.
Que se passe-t-il en période de crise ?
Tout le monde se recroqueville, se décourage, ne croit plus en l’avenir, n’imagine que l’échec, n’espère plus rien…

Pour résister à l’envie de baisser les bras, l’enthousiasme est nécessaire. Sans enthousiasme, impossible d’être stimulé.
Pourquoi est-ce que j’aborde ce billet sur le thème de la crise ?
Parce que les personnes écrivant un premier manuscrit sont souvent dans cet état d’esprit.
« C’est la crise me disent-elles ! Je n’ai aucune chance d’être publié, d’ailleurs ce que j’ai écrit ne vaut pas grand-chose, mon histoire n’est pas terrible. »

Elles n’y croient pas ! Elles sont en crise de confiance en elles.
Si vous doutez de vous, de votre travail, de votre talent, méfiez-vous, cela transparaitra dans vos écrits.
Ecrivez d’abord avec enthousiasme, comme un petit enfant auquel on propose une feuille et des crayons de couleur pour dessiner. Lancez-vous, comme ça, spontanément, pour jouer.
Ne vous demandez pas sans cesse : « Est-ce que ce sera assez bon pour être publié ? »
J’ai rencontré de nombreux artistes au cours de ma vie, aucun ne savait d’avance si ce qu’il avait envie de créer allait plaire et se vendre. Quand un artiste a une idée, il n’établit pas un business plan, un plan de développement ou d’affaire. Enthousiasmé par sa nouvelle idée, il la réalise en se disant : « On verra bien ! »
Dernièrement, j’ai rendu visite à ma fille, dans son atelier, elle réalisait de nouvelles petites sculptures en papier mâché, pour un expo dans un vieux kiosque à journaux, à Paris, près de Louvre. Son enthousiasme l’emportait sur le calcul. « Tu penses que tu vas les vendre ?  lui ai-je demandé »
‘On verra bien ! » m’a-t-elle répondu, ça m’amuse de les faire.
Si elle ne les vend pas, Sophie rangera ses dernières oeuvres dans un coin et s’enthousiasmera aussitôt pour d’autres projets.

C’est pareil pour un livre, même si le sujet est la crise…

4 Responses

  1. Pascal Perrat dit :

    A mon tour, merci Janine Père. J’aime beaucoup la devise affichée dans votre hall d’entrée.

  2. Janine Père dit :

    J’ai passé ma vie professionnelle à entendre de la part de mes collèges comme de mes supérieurs hiérarchiques la phrase assassine « ça ne marchera jamais ». J’ai toujours répondu « alors, essayons, on verra bien ». Et de temps en temps ça marche ! Il faut avoir l’enthousiasme chevillé au corps pour entreprendre, et ne pas se laisser décourager par les oiseaux de mauvaise augure. J’ai affiché ma devise dans le hall d’entrée de la maison : « Je préfère être optimiste et avoir quelques déceptions plutôt qu’être pessimiste et avoir raison ». Merci Pascal

  3. Durand Jean Marc dit :

    Non, moi, ça va, je gère la crise. J’ai planté un pied de bons mots au fond du jardin et ça pousse. De temps en temps, j’y prélève quelques feuilles pour aromatiser mes écrits. Bientôt, je vais cultiver les endives dans ma cave et je produirai quelques salades de ces perles là. Si vous avez tendance à baisser les bras, plutôt que de vous morfondre dans les supermarchés, allez cuiellir directement des pommes dans les vergers de l’écriture.

    Bonne route à toustoutes!

    Jean de Marque!

  4. ChristineBP dit :

    Merci pour vos encouragements.

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