Exercice inédit d’écriture créative 298

Exercice d'écriture très créative
chemisier-a-fleurs-

En un bel après-midi d’été, un bourdon voletait sans but précis.
Quand, au détour d’un fourré, surgit une jeune fille bien faite, portant un chemisier à fleurs. Le bourdon, profondément troublé…

Imaginez la suite

12 Responses

  1. Clémence dit :

    En un bel après-midi d’été, un bourdon voletait sans but précis.
    Quand, au détour d’un fourré, surgit une jeune fille bien faite, portant un chemisier à fleurs. Le bourdon, profondément troublé…

    En un bel après midi d’été, il avait revêtu ses plus beaux atours. Il avait brossé son élégant costume de velours et lissé les pans irisés. Il avait lustré ses ailes puis enfoncé sa bombe sur son crâne noir de jais.
    Il se mira dans la vitre, se trouva beau et s’en alla. Sans but précis, il flâna dans les vieux quartiers de la ville, musa le long des quais du fleuve et virevolta au-dessus des canaux. Les grilles du square du Théâtre étaient grandes ouvertes et invitaient à la rêverie.
    Au détour d’un fourré, il la vit, dans le cadre ravissant d’une fenêtre sertie de pierres blanches.
    Il béa, stupéfait par la beauté de cette jeune fille, bien faite, dont la poitrine généreuse gonflait la blouse fleurie.

    Il s’apprêtait à lui offrir en hommage son « ballet fantastique » – son arme fatale pour faire succomber les Belles – lorsque la voix de fausset de Diptère Tabanidae grinça, stylet tendu, prêt à vampiriser la gorge blanche de la jeune fille…
    – Oh, taon, suspend ton vol, bourdonna-t-il en fonçant sur lui…
    Le diptère s’enfuit, toutes ailes dehors sans récolter la moindre goutte de sang….

    De nouveau, le bourdon s’apprêta à offrir en hommage son « ballet fantastique », lorsqu’une voix de baryton retentit….
    – Lise, ma chère, reprenez, voulez-vous….
    – Bien, Désiré… « Il m’a semblé sur mon épaule, sentir… »
    Les phrases s’enchaînaient voluptueusement. Le bourdon était ému aux larmes. Il se posa un instant sur une rose et écouta….
    – « Il s’agit de jouer mon rôle…plus un mot…. »… se pâmait Désiré…
    – « Veux-tu rester mon compagnon…Ces lieux dont tu forças l’entrée…. Hélas ! me servent de prison »… sopranait Lise…
    Le bourdon comprit l’invite implicite et s’élança vers Lise, sa Belle Fleurie…
    – Bzzzzz zzzzzzz Bzzzzzz…. Ma chanson la touche ! Chantons ma chanson….jubilait le bourdon en glissant, tête baissé, vers les tendresses de la gorge d’albâtre…

    Mal lui en prit ! Un contre-ut le percuta en plein plexus. Il virevolta de guingois alors qu’une pluie de partitions s’abattait sur lui…Etourdi, il vrilla lamentablement puis se redressa et s’enfuit par la fenêtre. Amoureux éconduit, il quitta à tire d’aile ces lieux prestigieux …
    – « Tempus fugit » gronda-t-il en fomentant quelque vengeance….alors que le duo terminait son aria – « La plus prise des deux n’est pas celle qu’on pense… »

    Meurtri, le bourdon ressassait les tendres paroles de la Jeune Fille en fleurs….
    – « Ne me quitte pas, je t’en prie…Reste, on prendra bien soi de toi. Ah ! Je t’aimerai, mouche jolie… . Reste avec moi, reste avec moi. Je t’aimerai, mouche jolie… »

    Le bourdon reprit son errance au gré des phéromones et des couleurs. Une lueur atteignit ses ocelles. Aussitôt, il orienta son vol et fut ravi du spectacle. Un cygne blanc glissait majestueusement sur des eaux argentées….
    Il laissa choir sa peine et sa rancune et sentit une fantaisie légère agiter ses antennes. Ses pattes frétillèrent alors que ses mandibules jouaient des castagnettes. Il tourbillonna autour du noble volatile alors que celui-ci chantait sa complainte…
    – « Eh bien, rattrape le navire sur la mer, ralentis doucement. Bonne chance, vole ! Mais ne reste pas longtemps! »
    Buvant ces paroles telles un élixir d’amour, le bourdon frôla le bec de couleur corail. Mais d’un coup d’aile rageur accompagné d’un cri rauque, le cygne propulsa le bourdon dans les airs.
    – Infâme, loin de moi…

    Honteux et confus, le bourdon délaissa la froide Venise du Nord pour des cieux plus cléments….Il vola des heures et des jours et s’effondra, un beau matin sur le seuil d’une isba, posée sur un champ de jonquilles au milieu d’une forêt de bouleaux.
    La fenêtre était ouverte. Il s’éleva doucement et s’aventura…

    Il était encore bel homme. Sur la table, une partition aussi désespérément vide que ses yeux bleus…
    Le bourdon le regarda et il compatit à sa douleur. Il tenta de le distraire en esquissant quelques pas de son « ballet fantastique ».
    D’abord agacé puis courroucé, Nikolaï se prit à l’observer puis il sourit. Il se saisit de sa plume et la trempa dans l’encrier de verre. Sa main courait, courait de plus en plus vite, dansait d’une portée à l’autre en un vol étourdissant….

    Le soleil disparut dans un halo doré.
    Nikolaï Rimski-Korsakov était heureux.
    « Le vol du Bourdon », se déposa sur les premiers feuillets de son opéra fantastique « Le Conte du Tsar Saltan »

    © Clémence

  2. Nadine de Berbardy dit :

    Par un bel après midi d’été,non loin d’une rivière,un bourdon voletait sans but précis.
    C’était un superbe spécimen arrivé avec succès de l’état d’oeuf à celui d’imago comme tous ceux de sa variété.
    Trapu, une pilosité noire fournie,de régulières rayures jaunes, faisaient de lui un xylocopinae parfait et actif dans le groupe des taxonomiques récents à subspéciation allopatriques auquel il appartenait.Il pouvait se targuer de paléoévènements fort anciens qui le plaçaient au niveau de l’élite des derniers polinisateurs apoïdes et non dans celle des simples faux bourdons apparentés à de vulgaires abeilles!
    Tranquille et joyeux, il voletait de ci – de là, quand surgit devant lui ,sortant d’un fourré,une jeune fille bien faite portant une simple et légère chemise à fleurs juste suffisamment longue pour voiler sa féminité. Une simple chemise fleurie et rien d’autre dessous!!!!
    Elle semblait se diriger vers la rivière en contre bas.
    Le bourdon la contourna,admiratif , battit des ailes très vite pour cacher son émoi.
    En effet,sur le sein gauche de la belle inconnue, il avait aperçu parmi d’autres fleurs, une rose ,plus vraie que nature, qui semblait bouger naturellement au rythme de la marche de la promeneuse.
    Une rose à peine ouverte qui l’attirait irrésistiblement.
    Tout d’abord il n’osât s’approcher de tant de perfection,il se contenta de suivre la chemise à distance,puis s’enhardissant,voleta prés de l »épaule:
     » Courage jeune apidae – se dit-il – c’est maintenant ou jamais. »
    Et hop,l’énamouré plongea,dard en avant, sur l’objet de son désir.
    Un hurlement retentit,une main rude le claqua l’estourbissant à tout jamais.
     » Attention les filles, je viens de me faire piquer par une grosse guêpe noire et jaune, ça fait drôlement mal ces sales bestioles, mais je lui ai réglé son compte ».

  3. Michel ROBERT dit :

    En un bel après-midi d’été, un bourdon voletait sans but précis. Quand au détour d’un fourré, surgit une jeune fille bien faite, portant un chemisier à fleurs. Le bourdon profondément troublé se retourna pour l’observer. « On dirait la fiancé d’Antoine ! Se dit-il intrigué. J’aimerais bien la lui piquer ! »
    Distrait par la musique, il retira son casque. « De toutes les facettes de mes yeux, je veux en profiter ! J’en ai plein les mirettes ! » Pendant quelques secondes, il contempla la grâce de son pas et pour se mettre à l’aise s’abandonna à l’émotion. Son coeur battit plus fort à son passage, lui donnant envie de la filer. Des iris la suivirent du regard, des campanules se hissèrent pour s’enivrer de son parfum. « Qui est cette jolie fleur aux mille pétales aux douces effluves ? Elle nous fait concurrence et nous ne sommes pas de taille. »
    Sûre d’elle même, la jeune fille traça son sentier. Elle entendit l’air lui tourner autour. Le bourdon s’aperçut un peu tard de sa bévue, son casque musical distribuait sans compter. De ses yeux étonnés, elle chercha la provenance des notes portées par le vent. Dans des rondes infinies, avec un sourire serré, il changeait de direction. La belle reconnut du Stravinsky, des agapanthes battirent la mesure. Le bourdon bouleversé ne sut plus où donner de la tête. Il était repéré, il devait modifier son humeur. La mélodie créée par le maître le guida vers une voie exotique. Dans une valse folle, Boubou entraîna la belle. Saisie par le rythme, de tout son corps elle fit un bouquet. Les fleurs de son corsage s’animèrent en respirant l’air tourbillonnant. Ils tournèrent ainsi jusqu’à l’ivresse.
    Soudain Fanfan déboucha de derrière un rameau imprévu. Tout souriant, sa tulipe en devint rouge. Et le bourdon surpris se tailla dare-dare.

  4. Isabelle Pierret dit :

    Le bourdon

    En un bel après-midi d’été, un bourdon voletait sans but précis.
    Bourdon, bourdon, cesse de bourdonner si près de moi
    Prends le large, éloigne-toi.
    Pars pour Paris, prends le train près d’ici
    Vole vers Valparaiso, cabriole sur les fleurs de paradis,
    Tangue à Tonkin, sur le kontiki , sous tes ailes, une belle tonkinoise,
    Au Botswana sur les rives de l’okavango beugle avec le fleuve cherchant l’océan

    Allez, bourdon, va, cours, vole et nous venge,
    Entiche-toi de la jeune fille bien faite, portant un chemisier à fleurs, surgie au détour d’un fourré et assoupie dans le pré,

    Conte lui fleurette, conte-lui la vie, les fleurs et les passants,
    Cherche entre ses seins le nectar envoûtant,
    Flaire dans ses cheveux le parfum de sa peau,
    et ventile sa nuque où perle une goutte

    Allez bourdon, bourdonne, bombille et zonzonne
    Elle rêve, et soupire et aspire à ce monde d’où tu viens ,
    Porte l’estocade et prends-la sur ton dos,
    Elle te suivra, ose-donc!

    Les ailes de l’enfant se déployèrent en crissant,
    Ses paupières mauves clignèrent en souriant,
    Elle emboîta le vol du bourdon,
    Elle était cygne, il était Korsakov!

  5. En un bel après midi, maitre bourdon se promene au hasard, à la recherche d’un pré à sa convenance, orné de belles fleurs d’été. Ca fait un moment qu’il cherche, parce qu’il ne sait pas où aller, mais aussi parce qu’il n’y voit pas très clair. Les autres lui conseillent depuis longtemps de porter des lunettes,mais il ne veut rien entendre. Il est vrai que les lunettes ne sont pas faites pour ça, mais lui fait vraiment la sourde oreille.
    Donc ce matin là il se promène, comme chaque matin d’ailleurs. Il a ses habitudes de vieux bourdon célibataire. Et comme il se heurte immanquablement à tous les obstacles qu’il rencontre, il sifflote pour se donner une contenance vis à vis des autres, qui ricannent entre eux en le voyant embrasser tous les arbres.
    Comme il voit trouble de toutes façons, il finit par perdre le groupe et enfin, par se trouver dans un grand pré, sans arbre. Il fonce donc tout droit en toute confiance, se fiant à ce que lui appelle son instinct, mais qui consiste plutôt à repérer les masses floues aux couleurs vives des fleurs présumées, qui se détachent sur le vert de la prairie.
    Et justement, il vient de repérer un tapis de fleurs serrées dont il se pourlèche à l’avance les mandibules, à quelques mètres, là, devant lui. Jamais il n’a vu plus beau partère, de couleurs si variées, joliment écloses, si abondantes en un si court espace.
    Notre bourdon se réjouit et s’approche avec précaution. Il ne faudrait pas rater son atterissage et écraser une telle manne. Ce serait un beau gachis. Il se pose donc tout doucement, parcourt un peu le lieu, et s’étonne de la douceur des pétales, curieusement sans relief. Ces fleurs poussent toutes à la même hauteur, aucune ne dépasse de l’autre. Le terrain lui-même est étrange, comme un paysage miniature : Entre des monts au relief adouci se creusent de petites vallées, de légères dépressions, et ce paysage ondule en rythme régulier. Il est pourtant bien au milieu d’un pré et ces fleurs sont vraies, il en est sûr : elles sentent si bon !
    Il s’attarde,inspecte de ses yeux de myope, vrombit avec force, tout à son plaisir, choisit une marguerite épanouie pour se poser enfin . Et voilà qu’il sent un contact. On caresse son dos velu et noir, très doucement, avec d’infinies précautions. C’est la première fois que notre bourdon se fait caresser par un champ de fleurs et il se dit que quand il va raconter ça aux copains ils vont le traiter de fou. Pourtant le doigt s’attarde, glisse sur le velours de son échine et il entend même la douce mélodie d’une voix, à laquelle il ne comprend rien, mais qui est si aimable qu’il écoute, immobile, en fermant les yeux. Les fleurs parlent-elles? Rêve-t-il ? Si oui, alors jamais bourdon ne fit plus beau rêve !
    Il faut qu’il honore ces fleurs miraculeuses !
    Alors il se met à vrombir de plus belle, pour marquer son enthousiasme, et entame une danse de séduction, tourne en rond en battant furieusement des ailes et exécute plusieurs figures acrobatiques.
    Le parterre de fleurs s’est décollé du pré sur lequel il reposait tout à l’heure et un visage avec deux yeux bruns rieurs suit sa parade.
    Notre bourdon est heureux. Il a découvert un champ de fleurs qui aime ses danses et apprécie sa présence. Lui, le gros bourdon moqué par ses congénères, a désormais trouvé un partenaire à sa mesure, qui l’aprécie et communique avec lui .
    Demain il reviendra au même endroit butiner ce champ merveilleux et gouter à nouveau sur son dos la caresse suave des fleurs d’été.

  6. Dolorès dit :

    Help ! Au secours !….

    Tristement, elle marche dans sa chère campagne. Mais celle-ci est mutilée de ses magnifiques et blonds épis.

    Il ne reste plus que ces immondes crottes vomies par ces machines stériles.

    Défigurée.

    Vaillamment, elle marche, jean blanc et chemisier fleuri à outrance.

    Elle croit encore à l’été.

    Il faut dire, qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire de sa sœur. Tout le monde a bien mangé et bien bu. Champagne à volonté puis un nectar de Château Margaux… (Désolé Phil, le hasard de la vie…).

    Alors, elle croit au bonheur.

    Quelle erreur !

    Soudain, un bourdon surgit, de nulle part, la bave aux mandibules, pensant mordre à plein dard une fille bien faite (comme si la perfection, ça existait…), et atterrit sur un leurre.

    Rouge de colère, il appelle toute la smala, les vieux, les jeunes, les intellectuels, les bien-pensants, les sans cœurs…ils sont légions….

    Ils la dévorent.

    Aucune pitié.

    Help ! Au secours !

    Elle se meurt.

  7. Catherine M.S dit :

    Estivale cohabitation

    En un bel après-midi d’été
    Un bourdon voletait sans but précis
    Quand, au détour d’un fourré,
    Surgit une jeune fille bien faite
    Des pieds à la tête
    Portant un caraco très fleuri.

    Notre bourdon tout émoustillé
    Envisagea sur-le-champ un atterrissage bien ciblé
    Toutes ces fleurs à portée d’ailes
    Ne pas les taquiner eût été criminel !
    Mais notre ami ne voulant pas effrayer la demoiselle
    Commença par se poser dé-li-ca-te-ment sur une fine bretelle
    La douceur du tissu et l’odeur de la peau
    Le mirent illico dans un état second
    Foi de bourdon
    Le paysage était si beau …
    Enhardi par l’absence de réaction
    Il a continué son voyage sur les chemins de dentelle
    Se faisant tout petit près du sein de la belle
    Ils passèrent ainsi une partie de la soirée.

    A l’entendre chanter le bourdon fut rassuré
    Et, pour une fois, sa mauvaise réputation ne l’a pas empêché
    De passer une excellente journée.
    – Lison ?
    Tiens, on l’appelle !
    Elle s’est mise à courir si vite qu’il a fallu qu’il s’accroche de plus belle
    Mais trop secoué le bourdon a dû quitter, le coeur serré ,
    Le champ de fleurs à peine adopté
    Et se résoudre à s’envoler …

  8. francoise dit :

    En un bel après-midi d’été, un bourdon voletait sans but précis.
Quand, au détour d’un fourré, surgit une jeune fille bien faite, portant un chemisier à fleurs. Le bourdon, profondément, troublé et décontenancé, se posa sur le fourré. Il fallait qu’il réfléchisse sur l’attitude à adopter ; il n’avait jamais vu tant de fleurs diverses sur un si petit espace. Il ne se rappelait plus le nectar de chacune d’elles. Il se dit que le mieux serait de butiner d’une à l’autre. Décidé, il voleta sur le chemiser à fleurs et se posa sur le sein gauche de la jeune fille où il y avait une jolie marguerite.
    Celle-ci entomologiste chevronnée, malgré sa jeunesse, ne s’effraya pas car elle sut d’emblée qu’il s’agissait d’un mâle, donc qu’il n’avait pas de dard ; elle le laissa donc voleter tranquillement de fleur en fleur.
    Soudain son téléphone portable sonna. Elle décrocha. Au bout de la ligne, son copain lui demandait pourquoi elle n’était pas encore là.
    Ne t’énerve pas, je suis en compagnie d’un mâle
    Quoi ! d’un mâle ! tu te paies ma tête !
    Laisse-moi finir ,d’un mâle bourdon qui butine sur mon corsage, en ce moment il est posé sur mon sein droit et ne voulant pas l’ffaroucher, je me suis arrêtée sur le bas-côté et assise sur une pierre haute
    Ecoute, choisis ou c’est lui ou c’est moi
    Je ne te savais pas si obtus, si je ne peux même pas m’attarder avec un mâle bourdon, je vais devoir me poser des questions.
    Son copain mit fin à la communication. La jeune fille bien faite sourit, le bourdon se posa sur sa main, elle le déposa sur un fourré, et continua sa route tranquillement tout en dégrafant un bouton de son chemisier à fleurs car la marche lui avait donné chaud.

  9. Smoreau dit :

    En un bel après-midi d’été, un bourdon voletait sans but précis.
    Quand, au détour d’un fourré, surgit une jeune fille bien faite, portant un chemisier à fleurs. Le bourdon, profondément troublé, voleta autour de la belle.
    Apeurée, elle le rejeta d’un revers de main. Il insista, attiré par les belles marguerites sur le chemisier. C’était son met préféré.
    Elle gémit, puis gronda et enfin hurla contre l’animal.
    Concentré par son objectif, le bourdon n’entendit rien. Il descendit en piquet. Croyant atteindre le coeur de la marguerite, il piqua à mort le coeur de la demoiselle.
    Elle s’effondra, les fleurs éparpillées autour d’elle déjà prêtes.
    Longtemps, le bourdon pleura et voleta autour de la tombe.

  10. Joailes dit :

    En un bel après-midi d’été, un bourdon voletait sans but précis.
    Quand, au détour d’un fourré, surgit une jeune fille bien faite, portant un chemisier à fleurs.
    Le bourdon, profondément troublé, se posa sur une marguerite d’abord, puis sur une jonquille, puis une pensée, un coquelicot, une violette … ivre de tous ces parfums.
    La jeune fille n’osait plus bouger, car elle avait une peur viscérale des insectes. Elle regardait, les yeux écarquillés, le bourdon qui n’en finissait plus de butiner.
    Cela dura, dura …
    Elle avait fini par fermer les yeux, mais elle savait qu’il était toujours là, à son bruit caractéristique.
    Elle essayait de penser à autre chose, de rêver qu’elle était dans un hélicoptère, qu’elle partait en voyage …
    Enfin, le bruit cessa.

    Elle ouvrit doucement les yeux et là, stupeur : son chemisier était devenu blanc.
    Plus une fleur dessus !
    Elle rentra en courant chez elle.
    Sa mère, dans le jardin, l’accueillit avec ces mots : « Tiens, tu as changé de chemisier ? « 

  11. durand dit :

    « Ecrire simple, pas simplet »

    En un bel après-midi d’été, un bourdon voletait sans but précis. Quand au détour d’un fourré, surgit une jeune fille bien faite, portant un chemisier à fleurs.

    Le bourdon profondément troublé s’approcha. C’était Pâques. Fâché il lui envoya une volée de sons très graves.

    La jeune fille rougit,se couvrit les épaules et courut à la messe.

    Le bourdon encore plus perturbé tourna longtemps en rond. Il ne savait plus s’il allait à Rome ou revenait du Vatican.

    Au fond, ça l’arrangeait bien! Toutes ces traversées l’épuisaient. Sans parler des copines égarées en mer de glace ou noyées en Méditerranée.

    « Le bronze flotte toujours aussi mal » se trouva t’il comme excuse pour rester là à gambader dans sa campagne.

    « Dans ma prochaine vie, je ferai cloche en chocolat….je retrouverai cette jeune fille et me laisserai fondre sous sa langue »

    En attendant il rentra à l’heure à son clocher. Le curé n’y vit que du feu de Dieu.

  12. swidou dit :

    En un bel après-midi d’été, un bourdon voletait sans but précis.
    Quand, au détour d’un fourré, surgit une jeune fille bien faite, portant un chemisier à fleurs. Le bourdon, profondément troublé se demanda s’il s’agissait de « vrais » fleurs. Et puis la jeune fille vu le bourdon et prit peur. elle commença à j’agiter, effrayée par cet insecte volant et tenta à plusieurs reprises de l’écraser.

    Le bourdon, lui aussi effrayé, tenta de la piquer pour se défendre. et puis il comprit qu’il ne pouvait pas lutter contre l’Homme. Sa mère lui avait bien dit de faire attention aux humains, les pires ennemis des petits animaux.

    Alors il réussit à s’échapper, un peu amoché, pour trouver enfin de réelles fleurs à apporter à son nid.

    et la jeune fille continua à vaquer à ses occupations, frustrée de ne pas avoir réussi à écraser le bourdon mais soulagée de ne pas avoir été piquée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Répondez à ce calcul pour prouver que vous n'êtes pas un robot *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.