Exercice inédit d’écriture créative 233

maisAujourd’hui 16 mai.
Relevez le défi d’écrire un texte optimiste
dans lequel vous intègrerez 16 fois
la conjonction de coordination « MAIS »

33 Responses

  1. MALLERET PEGGY dit :

    Aujourd’hui 16 mai.
    Relevez le défi d’écrire un texte optimiste dans lequel vous intègrerez 16 fois la conjonction de coordination
    MAIS

    Aujourd’hui 16 mai, il tombe une sorte de crachin très désagréable MAIS cela ne décourage pas Pétronille. Pour fêter son anniversaire elle ne voulait pas de la réception habituelle, MAIS quelque chose d’original. C’est donc un pique-nique dans la forêt de Saint Germain en Laye qu’elle a organisé. MAIS pour s’y rendre il faut prendre le train, et oser inaugurer la première ligne de chemin de fer française réservée aux voyageurs !
    Certes, le temps ne s’y prête pas MAIS tant pis, elle trouvera une idée afin de transformer ce désagrément en agrément.
    Les amis ont failli se décommander MAIS ils ne pouvaient quand même pas laisser tomber leur meilleure amie le jour de son anniversaire.
    Le rendez-vous est prévu gare Saint Lazare. Un vrai défit MAIS tellement excitant !

    Tous se « sardinent » dans le wagon en riant, MAIS un peu inquiet tout de même. On n’a pas l’habitude de la vitesse. Une première fois fait toujours légèrement battre le cœur. Même les garçons ne se sentent pas très à l’aise MAIS il faut jouer les braves devant toutes ses jolies filles qui se sont préparées pour la fête.
    Et si les wagons sortaient des rails ? Et s’il n’arrivait pas à atteindre Montagne Bon Air* ? Et si cela et si ceci MAIS on est là pour s’amuser ! Alors amusons-nous.

    La locomotive à charbon souffle pour monter la colline, crachant des nuées d’escarbilles qui, on ne sait pourquoi, se logent dans les yeux. MAIS si l’on tortillonne un coin de mouchoir en batiste très fine, que l’on passe au ras des cils délicatement, on arrive à s’en débarrasser.

    – Ferme la fenêtre Lucien, on va être tout sale en arrivant
    – MAIS vous êtes drôles, je veux voir le paysage et sentir le vent dans mes cheveux ! Je ne voyage pas tous les jours en train !
    – D’accord MAIS ne traines pas pour refermer sinon, nous allons être tous transformés en livreurs de charbon avant d’arriver.

    Les passagers sont bringuebalés sur les banquettes en bois de troisième classe peu amènent pour les postérieurs, MAIS qu’importe, la joyeuse bande n’en a que faire !

    – On arrive ! Eh ! Regardez il fait beau ! Jubile Lucien, les cheveux ébouriffés.

    Soudain, le train freine avec un bruit de ferraille strident, puis s’arrête net, envoyant les gens les uns sur les autres.

    – MAIS il est parfait ce train ! Sans rien faire on se retrouve avec une fille dans les bras ! Plaisante Léon content d’avoir rattrapé au vol Marie dont il est secrètement amoureux.
    – Que se passe-t-il ? Je ne crois pas que nous sommes arrivés se demande Pétronille
    – Arrêt d’urgence, crie le chef de train.
    Les passagers sont aux fenêtres :
    – On est en panne monsieur ? S’il vous plait, pouvez-vous nous dire dans combien de temps nous pourrons repartir ?
    Le chef de train a sauté sur le bas côté et essaie de répondre à la cacophonie des personnes qui s’inquiètent.
    – Non, je ne sais pas. Le mécanicien a eu un malaise, nous attendons les pompiers. Restez dans les wagons, il est dangereux de descendre avant que nous soyons à quai. MAIS pas de panique, un autre mécanicien va venir le remplacer d’ici peu.
    – Oh, le pauvre, pourvu que ce ne soit pas trop grave.

    Entre temps, le ciel s’encombre de nuages gris-noirs, à se demander comment ils sont arrivés à se former si vite.
    C’est un orage effroyable qui explose suivi d’une pluie en rideau. « Décidément, pense Pétronille, la chance ne me sourit pas ».

    Les amis sont déçus de la tournure que prend la journée, ils commencent déjà à grogner, ils veulent rentrer chez eux MAIS la jeune femme, jamais à court d’idées, retourne la situation.

    – Alors ça ! je n’avais pas prévu de fêter mon anniversaire à bord d’un train ! Jules, ouvre les bouteilles de vin. Marie, prépare la nappe et les verres, Clotilde occupe-toi des assiettes, moi je sors les victuailles. Il pleut dehors, nous ne savons pas pour combien de temps nous sommes bloqués MAIS ce que nous savons c’est que nous avons tout pour nous restaurer ! Nous allons inventer le restaurant-roulant !!
    – Oui créons le restaurant-roulant ou même le wagon-restaurant ! Qu’en pensez-vous ? demande Jules espérant sauver la fête de sa petite femme chérie.
    – Oui Bravo !! Applaudit Marie pour essayer de remonter les morals.

    Pétronille défait les balluchons, déjà les visages se détendent. Un mélange de parfums s’en dégage. Un méli-mélo d’odeurs savoureuses de charcuterie et de pain frais réjouit les narines avant de réjouir les papilles.

    Jules verse le vin dans les verres pour trinquer, c’est à ce moment évidemment que l’on entend le coup de sifflet de la remise en marche du train.

    La secousse est si violente que les verres débordent MAIS qu’importe, la bonne humeur est revenue et c’est dans un éclat de rire que l’on trinque au « Bon Anniversaire » si inattendu de Pétronille.

  2. Christine dit :

    « Il pleut! Mais, ce n’est pas grave! Après la pluie vient le beau temps! »
    La difficulté réside-t-elle plus dans l’usage de cette conjonction dans un texte optimiste que dans la création même dudit texte?

    Voici le mien, mais comme nous sommes le 24 mai, il y a 24 « mais »! 😉

    – Bon anniversaire! 20 ans, le bel âge! Dis-moi, qu’est-ce que tu voudrais faire dans la vie?
    – Je ne sais pas encore!
    – Qu’est-ce que tu aimes?
    – J’aime écrire, dessiner, lire, chanter, danser, voyager, rencontrer des gens…
    – C’est bien! Mais ce n’est pas avec ça que tu pourras gagner ta vie!
    – Mais si! Pourquoi pas? En fait, quand j’aurai trouvé ma voie, je crois que je m’y investirai à fond pour devenir vraiment bonne dans mon domaine! Quand tu fais ce que tu aimes, ça doit être plus facile de réussir! J’aimerais être reconnue pour mon talent ou pour mon expertise, tu vois?
    – Ce que je vois, c’est que tu as un orgueil bien mal placé!
    – Pourquoi? Tu trouves que ce n’est pas bien de vouloir réussir dans quelque chose?
    – Si, si! Mais trouve d’abord un vrai métier, arrête de rêver en couleurs, travaille fort et reste humble, ma fille! Sache où est ta place!
    – …

    Aujourd’hui, je sais où est ma place! J’y suis justement! Comme des milliers d’autres, je suis dans le trafic, coincée entre une auto devant et une auto derrière! Évidemment, le pont est bouché! Il y en a encore un qui n’a pas su la garder, sa place, mais qui a cru, orgueilleusement, qu’il méritait de passer avant les autres, un qui s’est rêvé sur une piste de Formule 1 et qui a fait des slaloms à grande vitesse entre les véhicules! Mais à quoi ça peut bien penser un individu pareil? … peut-être que ça ne pense pas!

    En tout cas, me voilà prise dans le filet de la circulation interrompue! Pas moyen d’y échapper! Je me sens tellement impuissante que j’enrage! Quel temps perdu!

    – Mais, du temps perdu, ce n’est pas ça qui te manque! Qu’est-ce que tu fais depuis des années? Cinq jours par semaine, dans le trafic, pour te rendre à ton travail ennuyeux, enfermée dans un couloir sans fenêtre, à faire de ton mieux pour le garder parce qu’il est alimentaire, puis rentrer chez toi en même temps que le troupeau, préparer le souper, t’occuper des devoirs du petit, ramasser, nettoyer… Ça dépend de ce que tu entends par « temps perdu »!

    Rhââ! Tais-toi, la petite voix! C’est la vie! Qu’est-ce que j’y peux?

    – Mouais, elle a bon dos la vie! La vie, c’est la vie! Mais ta vie, c’est quoi? Ta vie, c’est l’ennui?

    Ton réalisme me tue!

    – La vie est une maladie mortelle, tu n’y échapperas pas! Mon réalisme n’y est pour rien! Mais ce que tu en fais de ta vie, ça t’appartient! Où sont passés tes rêves en couleurs? Tu as l’intention de continuer comme ça longtemps?

    Non, mais, tu es qui, toi? D’où tu sors? C’est facile de faire la morale! J’ai des factures à payer, des enfants à nourrir et à éduquer… Je travaille pour ça, oui! … la voilà ma réalité! Je n’ai pas le temps de rêver, ni en couleur, ni même en noir et blanc!

    – Wouah! Tu m’éblouis! J’aime ça quand tu te mets en colère! Au moins, j’ai l’impression d’exister!

    Franchement! Je n’ai pas à me plaindre! Il y a bien plus malheureux que moi! Je vis dans un pays en paix, j’ai une famille en santé, un emploi, une maison, un chat…

    – La vie parfaite, quoi! Bien rangée, bien propre!

    Ça va! Tu ne me loupes pas, toi, hein! Au fait, qu’est-ce que tu me veux?

    – Mais je veux ton bonheur! Je suis ta petite voix. Tu sais, celle que tu devrais écouter plus souvent, celle que tu sacrifies trop facilement sur l’autel des conventions, à une échelle de valeurs qu’on t’a imposée, mais qui ne te correspond pas!

    Et qu’est-ce que tu proposes?

    – Mon rôle n’est pas de t’apporter des solutions sur un plateau, mais de te faire réfléchir! D’abord, il faut que tu saches une chose très importante. Le bonheur n’est pas le fruit du hasard! Contrairement à ce que chantait Félix Leclerc, avec tout le respect que j’ai pour lui, il ne se ramasse pas sur le bord d’un fossé, mais il se décide! C’est bien mieux!

    Il se décide! Ah! Mais, quelle bonne nouvelle!… Bon! C’est tout?

    – C’est essentiel! Essaie, pour voir!

    D’accord. Je veux bien. Mais après, tu me laisses tranquille!

    – Mettons! Mais tu sais que je serai toujours là pour toi!

    Bon. Alors, euh! C’est décidé! Je suis heureuse! Voilà!… Tu es contente?

    – Tu manques singulièrement de conviction! Mais dis-moi, pour toi, c’est quoi le bonheur?

    Le bonheur? Je ne sais pas, moi! Ça dépend…

    – Ça dépend de quoi?

    Ça dépend du moment, des circonstances… M’enfin! Tout est relatif! Tu en as de drôles, toi!

    – Tu es en train de me dire que tu ne sais pas ce qui peut te rendre heureuse!

    Mais oui, je le sais! Tout le monde le sait! On veut tous être heureux!

    – D’accord! Je t’écoute, puisque c’est si évident!

    Pour tout de suite, ce serait de pouvoir sortir de ce bouchon et passer le pont!

    – Ça va! Tu n’es pas exigeante! Mais tu sais que tu finiras par passer. C’est juste une question de temps. Mais, en général, c’est quoi pour toi le bonheur? C’est la quête de l’humanité depuis la nuit des temps!

    Bof! Je crois que monsieur et madame Cro-Magnon recherchaient plus la sécurité, la chaleur et la satiété qu’un château en Espagne!

    – Je suis d’accord! C’est très personnel. Alors, où est le tien? Dans la péninsule ibérique?

    Beuh!…Enfin, quand même, c’est dingue! J’y pense, mais je ne suis pas sûre de savoir!

    – Bon anniversaire! 48 ans, le bel âge! Dis-moi, qu’est-ce que tu voudrais faire dans la vie?

    Tu as raison! À 40 ans, je me disais que j’aurais dû en profiter quand j’en avais 20. Est-ce que je dois attendre d’en avoir 70 pour regretter de n’avoir rien fait à 50?

    – Non! Et pourquoi faire en sorte d’avoir à regretter, d’abord?

    Je veux aimer et être aimée, d’amour et d’amitié! Je veux le bonheur des autres et, notamment, celui de mes enfants! Je veux être utile, me sentir compétente, apporter quelque chose de positif aux gens autour de moi. Je veux m’émerveiller et apprendre. Je veux faire des rencontres et partager. Je veux voir le monde…

    – Maintenant que tu sais, fais-le! Vas-y! Décide! Si tu veux, tu peux! Aime et tu seras aimée. Sers et tu te sentiras utile. Émerveille-toi comme un enfant et tu reconnaîtras ton ignorance; alors tu commenceras à apprendre. Va vers l’autre sans préjugé, porte-lui de l’intérêt. Sois sincère et reste toi-même. Apprends à prendre du recul, à relativiser…

    Ce serait donc aussi simple que ça? Attends! J’essaie! Je suis coincée dans ma voiture, mais au lieu de râler et de me faire du mauvais sang, ce qui ne changera rien à la situation de toute façon, je vais profiter de ce temps qui m’est offert pour dialoguer avec ma petite voix ou pour écouter la musique que j’aime et, pourquoi pas, chanter à tue-tête!

    – C’est ça! Ne laisse pas les petits soucis te ronger et te rendre acariâtre, mais prends la vie du bon côté! Tu verras! Plus tu le feras, plus ce sera naturel! Les gens négatifs qui n’ont que leurs problèmes à partager ne donnent pas vraiment envie de les fréquenter, mais les personnes positives qui ont le sourire facile et qui s’intéressent sincèrement aux autres ne manquent ni d’amour, ni d’amitié! En plus, quand tu fais du bien, ça te fait du bien!

    Tu sais quoi! Je devrais t’écouter plus souvent! Tu as vu ça? Je viens de sourire à la personne dans la voiture d’à côté et elle m’a répondu par un sourire aussi! C’est vraiment cool!
    Merci ma petite voix!
    Et merci aussi Pascal Perrat! Cet exercice d’écriture est une vraie thérapie!
    Allez! Youpi!

  3. Delphine dit :

    C’est une très grande richesse de lire et de participer. Merci Pascal et merci à tous !

  4. ourcqs dit :

    Merci pour toutes ces contraintes à suivre ou à contourner !!!
    Quel plaisir de découvrir, grâce à vous, des regards multiples, associations d’idées , émotions diverses,
    Le samedi matin, c’est un pas de côté ……

  5. Perrat Pascal dit :

    La qualité de vos textes me ravit.
    Souvent de belles idées, toujours un bel élan.
    Votre enthousiasme pour l’écrit stimule ma créativité. Merci à toutes et à tous.
    Quand j’ai proposé le premier jeu d’écriture, c’était juste un test, pour voir si cela pouvait vous intéresser. Je n’ai plus de doute, l’aventure se poursuit depuis 5 ans. A moi de créer un exercice inédit chaque semaine, à vous de jouer. Et pour nous tous, le plaisir de découvrir et lire des textes souvent très inventifs. BRAVO !

    Invitez vos amis à nous rejoindre.

    Amicalement, Pascal Perrat

  6. Delphine dit :

    LUMIERE DU JOUR

    Maya parait fatiguée mais sourit : .

    – Mais quel soleil ! Mais quel soleil ! . . Mmmmmm, presque les vacances . . .

    Elle s’étire avant de se moucher bruyamment mais cela ne semble pas gêner Mick , silencieux .

    – Tu dis rien ?

    – . . .

    – Rien . . . rien ?

    Mick ouvre la bouche comme un poisson et fait mine de ne pas pouvoir parler.

    – Mais qu’est ce que t’as ?

    Mick ouvre des yeux malignement désespérés .

    – T’as parié une bouteille à Joe que tu ne dirais pas un mot de la journée ?

    – . . .

    – T’as rencontré un extra terrestre qui t’a jeté un sort , tu n’y croyais pas mais maintenant t’es pris au piège ?

    – . . .

    -Mais tu vas parler , poisson des mers ??

    Mick prend soudain un air extasié qui semble dire  » wah mais comment t’as fait pour deviner ?  » puis se lance dans un mime assez parfait d’un gros poisson en chasse .

    Maya est ravie :

    – Mais où t’as appris ça ?

    – . . .

    Allez . stop !! Ouvre la bouche …

    Mais Mick se tait : il vient de trouver une proie .

    – Ah t ‘es un mime , en fait ! C’est ton métier ! Ah mais j’hallucine !

    Maya s’amuse à tourner sur elle même, finit par se prendre les pieds dans sa jupe et tombe .

    Mick peine à retenir son rire mais finit par y arriver, brillamment concentré dans sa capture . Maya se relève en grimaçant . Elle inspecte l’état de sa jupe , méfiante, le tissu est bien intact . Elle observe à nouveau Mick subjuguée par ses expressions .

    – Je te préviens , si tu ne m’apprends pas des bases de mime , c’est moi qui te capturerai . . . Mais oui . Et mon filet de pêcheuse est parfait pour ça .

    Tout en prenant la démarche d’un vieux pêcheur, Maya sort de son sac un filet à provisions violet. Elle s’apprête à le lancer en direction de Mick mais soudain son portable sonne .

    – Oui ? . . . Ah salut . . . Si tu veux . . . non, non , tu m’embêtes pas c’est juste qu’un merlan me fait les yeux doux là et . . . je ne sais pas s’il survivra à mon départ , mais bon . . .

    Mick s’est arrêté net en la regardant . Il n’a visiblement pas du tout envie qu’elle parte.

    Maya , dans les yeux de Mick , marmonne un petit  » A demain plutôt  » avant de raccrocher.

    Elle s’approche de lui , lascive . Il n’est plus du tout question de jouer .

    – Mais Maya . . . mais, mais . . .

    NOIR INTENSE

  7. patricia dit :

    « Mais qu’est ce que tu fais là à bailler aux corneilles?
    mais qu’est ce que tu manges mal!
    mais qu’est que t’es bête!
    mais comment t’appelles tu?
    mais qu’est ce que tu viens faire chez nous?
    mais que veux tu que l’on fasse de toi ?
    mais pourquoi tu me déranges?
    mais qu’est ce que j’ai fais au Bon Dieu pour mériter ça! »

    « Mais je suis là pour t’apprendre la tolérance,
    mais je suis là pour t’aider à grandir,
    mais je suis là pour toi,
    mais je suis là, car c’est un havre de paix ici,
    mais tu vas te métamorphoser,
    mais tu vas déguster,
    mais tu vas comprendre la chance que tu as,
    mais tu vas me bénir d’être là. »

    Et tu vas m’aimer …….

  8. eleonore dit :

    Aujourd’hui 16 mai.
    Relevez le défi d’écrire un texte optimiste
    dans lequel vous intègrerez 16 fois
    la conjonction de coordination « MAIS »

    Mais ce n’est pas évident cet exercice, mais il faut dire que depuis quelques temps j’ai un peu lâché la plume pour les pinceaux les mots pour les couleurs
    Mais je sens bien que les petits chéris viennent frapper à la porte de mon imaginaire. Que faire ? laisser les couleurs vivre leur propre vie sur ma palette ? Mais je sais bien qu’elles vont venir en catimini me retrouver la nuit au cœur de mes rêves et barbouiller mon oreiller de mille tâches éblouissantes et vives !
    C’est dur la vie d’artiste, mais quel bonheur que de voir toutes ces bizarreries sortir de soi et naitre chaque matin en ordre dispersé, se bousculer dans un joyeux remue-ménage.
    Mais je dois avouer qu’il y a des jours plus étranges que d’autres, plus inquiétants aussi. Le printemps pointe mais il fait gris, les oiseaux grelottent emmitouflés sous leur duvet neuf et ma petite caniche se terre au fond de son panier douillet avec un regard si désespéré…Mais je lui explique que je n’y peux rien ainsi vont les saisons ! Mais elle ne veut rien comprendre et me fixe de ses grands yeux humides. Je monte dans mon atelier et prépare mes couleurs afin de mettre un peu de vivacité dans toute cette nostalgie brumeuse. Mais Prunelle me suit en trainant ses pattes dans l’escalier, elle si vive d’ordinaire. Elle suit tous mes gestes et regarde la porte, elle s’en fiche de mes tableaux, elle se moque bien de mes mots alignés, Mais ce qu’elle veut c’est gambader au soleil, mais que faire ? Je fais un effort et lui ouvre la fenêtre, mais elle renifle cette atmosphère d’automne.
    Alors je suis perplexe, veux- tu que je te lise ma dernière histoire ? Elle plonge non nez entre ses pattes. Mais j’insiste et lui parle doucement son oreille se dresse légèrement mais ses beaux yeux restent fermés. Je lui propose de lui peindre un soleil, bien jaune avec un jardin rempli de fleurs et même un autre petit chien compagnon pour galoper. Mais non, rien n’y fait. Découragée je range peinture et clavier je m’assois sur ma chaise haute et la petite saute illico sur mes genoux et se met à me lécher de tout son amour reconnaissant. Tu ne peux faire venir le soleil mais alors tu peux me donner des gros câlins !
    T’as vu ? T’en as mis 17 ….

  9. waryam dit :

    Ils m’ont assommée mais je ne suis pas tombée. Je suis debout depuis trois milles ans et je le resterai. Mais j’aurai besoin d’un peu de temps.
    Deux mois se sont écoulés depuis ce terrible jour mais je m’en souviens comme si c’était hier. Certains n’en ont peut-être même pas entendu parles mais je tiens à le relater quitte à remuer le couteau dans la plaie.
    Ma plaie ne saigne plus mais elle a été très profonde. Sa cicatrice restera indélébile mais indolore, fort heureusement. Mais c’est dur pour une mère d’être violée par ses propres fils. Mais qui sont-ils ces fils ? Mais qui les a transformés en monstres ? Beaucoup le devinent ou même le savent. Mais qui osera parler ? C’est ce qu’on appelle chez nous « elboulitique » ! C’est le nom péjoratif de la politique mais pas n’importe laquelle. Mais, fort heureusement, j’ai d’autres enfants ; des enfants qui m’aiment et qui feront tout pour me faire oublier ce drame, mais à quel prix !
    Mon beau pays
    On étouffe ton cri, j’entends ta voix,
    Mon beau pays qui tend le bras,
    Vers l’infini et au delà.
    Ton ventre est plein d’enfants bénis,
    Par la douceur de cette pluie,
    Qui lave tes murs et lève la suie.
    Et ton soleil radieux qui brille,
    Anime ta terre et clame la vie.
    Tes arbres fiers, aux branches fournies,
    D’olives, de dattes et tes maquis,
    Ornés de figues de barbarie,
    Content le courage des hommes hardis,
    Des femmes qui luttent, mais qui sourient,
    La tète haute, le cœur empli,
    Du grand amour pour leur patrie.
    Mais un vent ramène les tristes bruits,
    De lâches errants dans ton Chaambi.
    Ces traitres chiens, que tu renies,
    Seront chassés, seront bannis.
    Mais un dix huit Mars, ce Mercredi,
    Telle une farce, en plein midi,
    Des coups de feu sortent des fusils,
    De fous, haineux, à l’âme pourrie.
    Ton beau Bardo, par eux sali,
    De leur passage, sera poli,
    De tes drapeaux sera garni,
    De ton histoire sera l’abri,
    Pour accueillir tous tes amis.
    Ton blanc jasmin, dès lors fleurit,
    Parfume la brise des douces nuits,
    Des fêtes qui chantent mon beau pays,
    Des fêtes qui chantent ma Tunisie.

  10. MARBOT dit :

    Et Mais ?

    Mais-aventures
    Passagères
    Mais-langes d’apparitions
    Mais-taphoriques

    Mais attentes,
    Louant providence

    Du mais-tayer
    Qu’un geste auguste
    De Graines se-mais
    A la volée

    Ai-mais,
    L’inconnue
    Mais-tant
    L’évidence

    D’une porte
    Ouverte
    Par mais-garde

    Le printemps
    Dans une mais-on
    Où l’on mange

    Mais-sages
    Soufflant sur les sens
    D’une mais-ange
    De passage

    Ani-mais
    Par un vent
    Mais-lifère
    Fécondant
    L’aube

    L’apparence
    Restera muette

    Mais-mais
    Intention
    Dans nos mais

    Pro-mais-tant
    L’étincelle
    Program-mais

  11. Nadine de Bernardy dit :

    « Voici le mois de mai où les fleurs volent au vent
    Où les fleurs volent au vent si jolies mignonnes »
    – Mais zut à la fin ,tu m’agaces,comment peux-tu chanter avec tout ce qui se passe
    – Et il se passe quoi ma ralouse ?
    – Moi ? une ralouse ? Mais sais-tu bien qu’il y a de bonnes raisons . Ma vie est vide,mes voisins sont bruyants,ma voiture est en panne,et les impôts à payer …..
     » Rien n’arrive plus dans les bois de mai
    Sur la douce mousse au temps du muguet
    On a oublié comment y aller »
    – Mais arrête avec tes chansons de circonstance ! Je déteste Jeanne Moreau. Il lui arrive plein de belles histoires d’amour,tandis que moi
    – Ca, c’est sûr, avec ta façon de te plaindre tu ne risques rien. Mais as tu déjà envisagé de voir les choses autrement ?
    – Oui parfois, mais je n’y arrive pas, je me trouve vieille, moche,acariâtre,tu vois le tableau ?
    – Certes, il y a du vrai là-dedans ,mais si tu y mettais du tien
    – Mais comment faire ! Je ne rencontre plus personne,j’ai encore pris trois kilos
    – Stop ! Regarde toi : un joli sourire quand tu n’es pas renfrognée,. Tu te fais couper les cheveux,te maquilles un peu
    – Bon d’accord mais ça va me coûter combien ?
    – Encore en train d’exagérer,tu n’as pas atteint le seuil de pauvreté.Tu gardes ton argent pour qui? Profite,cherche ce qui te ferai plaisir bon sang, fais une liste
    – Ben j’aimerai bien chanter mais ….
    – Mais quoi ? Tu n’oses pas,tu ne sais pas où t’adresser ?
    – Heu non, tu as raison, je me donne toujours de bonnes raisons pour me priver
    – Ah ! bon ma ralouse tu commences à l’admettre. Mais à part le chant
    – Visiter des châteaux, faire la cuisine, aller à la mer
    – Bravo, ça vient . Maintenant que proposes-tu ?
    – Me lancer. Mais toute seule !
    – C’est sûr, si tu ne fais rien seule tu ne fera pas grand’chose ,mais oses, prends le risque de belles rencontres
    – Vu comme ça c’est tentant,mais par quoi je vais commencer ?
    – Tu voudrais aussi que je te mâche le travail. Cela doit venir de toi,tu ne dois pas éternellement compter sur les autres .
    Comment je fais moi avec mon fauteuil roulant et ma retraite de misère ?
    – Oh !ma chère amie pardonne moi, quelle égoïste je fais . Mais tu es si vive d’esprit et tellement curieuse de tout que j’en ai oublié ce magnifique fauteuil de compétition qui te suit partout
    – Je te reconnais enfin,tu as retrouvé ton sens de la dérision,applique – le à ta vie et tu verras.
    Continue ralouse, je te garde ce nom pour que tu n’oublies jamais plus
    « Où les fleurs volent au vent
    Si jolies mignonne
    Où les fleurs volent au vent
    Si mignonnement ».

  12. Clémence dit :

    La journée de Clémence en mai

    Le réveil bruissa doucement. Clémence ouvrit un œil mais s’étira d’abord longuement.
    L’eau de la douche cascada vivement mais cela lui donna un coup de peps !
    Le miroir un peu embué lui renvoya son image, quelques ridules mais qui trahissaient combien elle aimait la vie !
    Le petit déjeuner, réduit à un café serré, embaumait mais ne nuisait en rien aux effluves de son nouveau parfum..
    La voiture, la route et les bouchons, mais ce matin fois, ces derniers se transformèrent simplement en accordéon.
    Première réunion, tout le monde était présent mais chacun avait une folle envie de se trouver sur le terrain !
    Premier rendez-vous. La direction avait choisi un site remarquable pour cette rencontre mais ne s’était pas simplement soucié du cadre extérieur. Elle avait également veillé à l’acoustique et au confort.
    Midi, il était un peu tôt pour la pause mais celle-ci était tout de même la bienvenue ! Clémence pourrait faire un peu de shopping avant de prendre un déjeuner léger.
    Retour au bureau. Il était temps de rédiger les premiers rapports de cette matinée : un travail assez fastidieux sur son ordinateur, mais son crayon électronique lui avait particulièrement facilité la prise de notes.
    Dernier passage chez le boss pour la réunion collective. Le travail serait intense mais Clémence savait que ce remue-méninge se terminerait par un verre. Une de ses collègue fêtait son anniversaire.
    Voiture, route et bouchon, mais cette fois, c’était pour rentrer chez elle.
    Courrier postal, courrier électronique, téléphone, en vrac, le professionnel et le privé : cela faisait beaucoup, mais aujourd’hui était un jour de grâce : ni factures ni doléances !
    La journée prenait un autre tournant lorsqu’elle ferma la porte de son petit bureau.
    Devant son dressing, elle prit sa « petite robe noire » une paire de sandales mais hésita entre deux minaudières.
    Le taxi était là, à l’heure. Le montant de la course serait peut-être conséquent mais elle n’aurait pas à chercher un place pour se garer!
    Elle arriva tout près de La Monnaie. A l’affiche : Rossini et son Barbier, mais ce serait sans le beau Juan Diego…
    Elle arriva dans sa loge, s’installa dans son fauteuil.
    Elle l’attendait, le seizième de sa journée.
    Dans un silence absolu, Rosina entonna « Una voce poco fa… »

    MA … se mi toccano
    Dov’è il mio debole
    Sarò una vipera
    E cento trappole
    Prima di cedere
    Farò giocar.

  13. geraldine dit :

    Elle est née d’une union bénie par le ciel mais sa mère s’en est allée. Son père, après plusieurs années, lui avait trouvée une remplaçante, mais acariâtre. Cette mégère adorait les animaux mais la petite en avait peur ! L’enfant, par envie d’être comme les autres l’appelait maman, mais elle ne serait jamais sa fille. Elle en avait déjà une mais plus jeune et donc plus intéressante !
    Pour se faire aimer, elle travaillait dur à l’école, mais ce n’était jamais suffisant. Il fallait en plus entretenir la maison mais sa « soeur » ne l’aidait pas. Elle voulait mourir mais n’en trouvait pas le courage. Heureusement, elle trouvait refuge auprès de sa grand-mère, mais cette dernière l’avait quittée trop vite. Elle aurait aimé plaire à tout le monde mais c’était une chose impossible comme elle pu le constater avec les années.
    Lorsqu’elle quittât le nid familial, elle se dit que tout irait mieux, mais là encore, la vie ne lui fit pas de cadeau. Un mariage dans les règles de l’art, à nourrir toute une tripoté d’invités, toute de blanche vêtue, mais 11 mois plus tard, un divorce qui lui coutât une fortune. Une deuxième tentative après plusieurs années de célibat mais là aussi un échec ! Cerise sur le gâteau, elle partait avec un bébé, mais avec le temps les médecins constatèrent des « dysfonctionnements ». Elle lui donna tout l’amour possible et inimaginable mais un enfant reste un enfant, surtout dans l’ingratitude !
    Mais un jour la roue tourna, et elle trouva enfin le bonheur !

  14. Fanny dit :

    Bravo à tous. Je me suis régalée à vous lire. Le défi est relevé haut la main. Maintenant, nous n’avons plus qu’à attendre samedi prochain. Que va-t-il nous concocter ce cher Pascal ?

  15. Béné dit :

    Comique ! En ce samedi 16 mai, le monsieur nous demande un texte comique… Il y a comme un hic ! Le monsieur, il ne connaît rien de ma vie… Je suis prête à jouer le jeu, c’est mon métier, j’ai l’imaginaire fécond. Ouais…
    Mais comme disait ma grand-mère : « Faut pas pousser mémé dans les orties. »
    Parce que, au milieu des vivants, je suis vraiment malagauche. Normal, je suis gauchère. Déjà que question droite, je suis la reine de la maladresse, alors à gauche…, je vous dis pas !
    Donc, je suis une pataude-née, championne de la scoumoune. Les portes qui se referment violemment sur les doigts…, c’est pour moi ; les baignoires qui débordent…, pour ma pomme ; le client jamais servi… toujours bibi ; l’électroménager flambant neuf qui a un vice de construction…, vous devinez qui en écope ? Banco ! C’est moi.
    Vrai de vrai, en ce 16 mai, je suis mal barrée.
    Comment écrire un texte comique, quand le comique se joue de moi ? Un seul remède : plonger dans l’imaginaire, me glisser dans la peau de personnages chanceux, adroits, brillants, bref… tout l’opposé de moi.
    Oui, mais… À votre avis, d’où viennent-ils ces êtres de fiction, qui les a façonnés ? Hein ?… S’ils pouvaient, ils se carapateraient, mes personnages, ils éliraient domicile dans la cervelle d’un auteur n’ayant aucune revanche à prendre sur le mauvais sort.
    Taratata ! Balivernes ! S’ils s’imaginent qu’ailleurs le papier est plus lisse, ils se trompent. Certes, les méninges sont moins perturbées ; mais il vaut mieux un petit logis encombré qu’un palace où la fantaisie se déploie.
    Mais je m’éloigne du sujet, je divague. Ainsi, le monsieur veut du comique. Puisqu’en moi, cette spécificité n’est pas avérée, je dois la trouver hors de moi. Fastoche, me dis-je ! Je vis dans une contrée où le comique est roi. À défaut de fortune, les gens d’ici ont l’art de pimenter l’existence.
    Preuves à l’appui :
    L’autre jour, j’étais dans un taxi sur l’avenue Charles de Gaulle, Champs-Élysées locaux. Grande première : l’électricité était presque efficace : les feux tricolores clignotaient ; faiblards, mais faisant leur boulot. Résultat : embouteillage monstre ! Deux camps se disputaient l’avenue : le camp des civiques – « rouge, on ne bouge pas » ; le camp des filous – on va biaiser. Devant nous, un taxi avait adopté la première tactique, il attendait benoîtement. Logique. Mais mon chauffeur, non content d’avoir à obéir à un pylône lumineux, tape sur sa portière. Deux coups secs. Ici, cela a valeur de tam-tam, cela remplace tous les téléphones portables. Derechef, le taximan nous précédant sort la tête :
    — Tu veux quoi, Papa ?
    Oui, Papa ! C’est comme si tu disais Monsieur. C’est le respect !
    Mon zigoto répond :
    — Mais comment ? Pourquoi tu t’arrêtes ? T’arrives de Barbès ou quoi ? Le feu rouge, là, c’est pour les Blancs ; pour leur permettre de souffler et d’oublier leur montre. Nous, on n’a pas besoin de montre, on a le temps. Alors, avance, sinon je déboite et je te fais le coup de Zidane !
    Le coup de Zidane… Mais c’est quoi, ce truc ?… Cela consiste à couper la route, franchir le carrefour, frôler l’accident, mais passer coûte que coûte.
    C’est du vécu, ça, Monsieur ! Vous en voulez encore ? Eh bien, voyez !
    Hier, j’ai atterri dans un quartier que je ne maîtrisais pas. J’arrive à un rond-point. Tout beau, tout neuf, avec fleurettes, bordures peintes, artères bitumées. Et je tergiverse, ne sachant quelle bretelle emprunter. J’en fais le tour une fois, deux fois, entame le troisième tour. Soudain, coup de sifflet. Une gendarmette sort de nulle part ; d’un doigt de dictateur, elle me montre l’accotement. J’obtempère, sans oublier de mettre mon clignotant…, on n’est jamais trop prudent. L’officier de police, à la poitrine avantageuse et la mise en plis parfaite, m’apostrophe :
    — Mais, Maman, c’est quoi tous ces délits sur la voie publique ?
    Moi, confuse, coite, cherchant comment diable j’ai pu être une hors-la-loi du Code de la route. Je déglutis et crachote :
    — Mais quels délits ? Mais je n’ai rien transgressé !
    — En premier lieu, tu as fait un abus de rond-point. Il n’y a que les chauffards qui ne savent pas diriger leur véhicule. Ensuite, tu as attaché ta ceinture de sécurité. Pas bon, ça !
    — Mais, mais…, je bredouille.
    — Pas de mais, Maman ! La faute est grave : si tu mets la ceinture, c’est que tu veux faire l’excès de vitesse. Et tu crées l’accident.
    Fin du palabre. Si je vous raconte les négociations, on est encore là demain. Sachez cependant que j’ai dû allonger les billets, et je suis rentrée chez moi. J’en ai oublié où je devais aller, parce que… Inutile de s’aventure en ville à la mi-mai : la fin du mois est loin et l’argent manque. On risque d’être verbalisé à tout bout de champ.
    Vous voyez, monsieur le pondeur de texte comique, mais tordu, pas la peine d’être écrivain et de se torturer les méninges. Ici, le comique est partout et illumine la vie.
    Bénédicte Froger-Deslis – 16 mai 2015

  16. Henriette Delascazes dit :

    MAIS, heureusement pour Pascal, que certains d’entre nous ne se sont pas précipité sur ce MAIS assassin et tentateur et ont écrit de jolis textes.
    Bravo à tous ceux qui ont eu de la patience.
    Henriette

  17. ourcqs dit :

    16 MAI, ST Honoré,

    mon préféré du calendrier , Mais attention aux excès !

    J’aiMais, ce joli moi de mai, place au muguet porte bonheur, et au diable les saints

    de glace !

    Abandonnant la Maison calme, douillette, je transhuMais avec certains troupeaux,

    Mais loin des alpages, je me pâMais sur la Croisette, filMais, zooMais starlettes

    connues ou parfaites inconnues . JaMais au grand jaMais, je n’avais imaginé un tel

    cinéma, Mais un brin de folie vous change la vie … DésorMais, pour les AMIS, je

    programMais , reprogramMais de longues séances, et enflaMmais les rencontres …

    En mai, fais ce qu’il te plaît !!! bien connu

  18. Miel dit :

    On lui attribuait un physique ingrat mais une certaine beauté, jaillissant de l’intérieur, conférait de la lumière dans son regard, de la joie dans la commissure de ses lèvres, de l’insolence dans son menton et de l’or dans ses cheveux.
    Petite et laide, disait-on d’elle, mais quelle grandeur d’âme !
    Certains la trouvaient rude dans son comportement avec autrui mais c’était sans compter l’efficacité de son intervention quand on avait besoin d’aide.
    Elle était désargentée mais riche de son empathie envers les autres, économe voire pingre pour elle-même mais généreuse envers les plus démunis.
    On disait d’elle qu’elle en faisait trop. Cela provoquait bien des grincements de dent. Mais pour qui se prenait-elle ? pour Mère Thérésa ?
    Alors pour faire taire ces calomnies, elle persévéra dans l’altruisme mais de façon plus discrète.
    Philanthrope mais sans affectation.
    Mécène mais invisible
    Héroïque mais modeste
    Charitable mais pudique
    Hospitalière mais dans la modération.

    Avec des si, on mettrait Paris en bouteille mais avec des mais ?

    « Car sais-tu que l’on ne parle de toi qu’avec des mais comme si ta personnalité n’était qu’opposition, que restriction… »

    L’âme charitable se défit alors de son auréole le temps de se tourner vers l’amie bien intentionnée qui venait de parler. L’a regardant bien en face, elle eut ces mots :

    « Je t’emmerde mais avec le sourire ça passe tellement mieux. »

    Finalement, elle était gentille mais mordante.

    Et voilà, un de plus pour la route…
    Heureusement que nous ne sommes pas le 31 ! Bonne semaine à tous !

  19. Henriette Delascazes dit :

    M. A. I .S !
    Juste, quatre lettres, une syllabe et que de lignes ont coulé.
    MAIS que j’aimerais voir Pascal rigolant gentiment de la belle blague dont il nous a honorés, le jour de la Saint Honoré !
    MAIS, je gage qu’il avait dû déjà festoyer en cette veille de Saint Pascal. Le pont de l’Ascension lui est monté à la tête !
    MAIS oui, c’est sûr, mais c’est même clair, Pascal ce matin a eu un vrai délire : « Mais j’ai oublié de leur trouver un bon méchant sujet qui les fera bien transpirer… faut dire qu’en ce temps de Mai et de Ponts, le temps me manque, mais que vais-je donc leur trouver ?! »
    MAIS soudain, tout s’éclaire, aujourd’hui 16 mai, ils vont s’en aller à la recherche de ce bon vieil Ornicar, le hibou que l’on n’a toujours pas retrouvé.
    Mais, t’es où Ornicar ? Mais non, t’es pas là ! Mais t’es pathétique de chercher dans ma boite à bijoux où d’ailleurs il n’y a que des cailloux ?
    Mais te voilà donc dans les choux ma belle, c’est à en tomber à genoux.
    Range donc tes joujoux.
    Mais t’es où, dans le bois de houx ? Mais tu vas revenir plein de poux et ressembler à un ripoux ou ripous selon où l’on se trouve.
    MAIS NON, MAIS NON ! MAIS SI, MAIS SI ! Mais on ne sera jamais d’accord !
    Auriez-vous toutefois une objection, ou peut-être une petite précision sur les raisons de ce sujet ?
    Mais au cas « OU » je prends mes devants, avec les pluriels en OU, car il y a encore des ponts en ce mois de Mai qui n’en finit mais, il y a encore Pentecôte. Mais aura-t-il de la clémence avec la fête de mères qui finira le mois.
    Vivement Juin, où tout rentrera dans l’ordre… je l’espère !
    Mais tant pis ? Si mon niveau n’est pas très haut, j’ai essayé de rappé, mais ce n’est plus trop de mon âge.
    Mais amusez-vous bien gentes dames et gentils damoiseaux.
    Henriette

  20. Catherine M.S dit :

    Quelle histoire, quelle histoire !

    – Mais, ou, et, donc, or, ni, car ?
    – Mais je n’en sais rien, tu l’as perdu ?
    – JE ne l’ai pas perdu, IL s’est perdu,
    Ornicar, Ornicar, où es-tu ?
    – Mais que va dire ta sœur s’il ne revient plus ?
    – Mais va donc au diable avec tes idées noires !
    Il doit juste explorer chaque recoin du manoir
    L’autre jour, il a quitté son perchoir pour se réfugier tout en haut de l’armoire
    Et, tu ne me croiras pas, mais il est redescendu juste pour me dire :
    Bonsoir, bonsoir
    – Ah bon, mais tu ne l’attaches pas, tu ne crains pas les dégâts ?
    – L’attacher ? Mais tu es folle ma bonne amie !
    Ce n’est pas un timoré qui a peur de quitter son nid
    Ornicar, Ornicar, viens donc nous voir !

    Les deux amies arpentèrent tous les couloirs
    Traversèrent les nombreuses pièces jusqu’au plus petit boudoir
    Mais en vain. Point d’Ornicar.
    – Ta sœur va nous reprocher de ne pas l’avoir mieux surveillé
    – Mais voyons, c’est un animal épris de liberté
    Il serait fou de vouloir l’enfermer
    Et quand il va revenir, il aura plein de choses à raconter …

    – Tiens donc, mais qui voilà
    – Mais qui voilà, mais qui voilà
    – Je te l’avais bien dit, mon amie …
    – Mon amie, mon amie, mon amie
    – Mais où étais-tu
    – Mais où étais-tu, mais où étais-tu

    Ornicar, malicieux, se refusa à tout interrogatoire
    Et nos châtelaines, amusées, ont surnommé leur nouvel ami
    « Ara qui rit ».
    Demain 17 mai, bonne fête Pascal, bonne fête Pascal, bonne fête Pascal …

  21. Clémence dit :

    Seize « mais » optimistes en ce 16 de mai.

    En ce dimanche de mai, en ce 16 mai, la nature est belle ! Belle d’une beauté  que l’on pourrait danser sur elle.

    Les nuages en flocon dansent dans le ciel azuréen, mais il n’y a aucune crainte d’orage pour ce soir.
    Les abeilles, toutes étonnées des explosions florales, butinent sans cesse, mais sans la moindre velléité de piquer le nez ou la main qui s’attarde dans les bouquets aux senteurs suaves. Par contre, le gros bourdon noir brillant gronde ses menaces. Ailes toutes frétillantes, mais d’une lourdeur sans pareille, il se transforme en proie facile pour le filet. Il a l’air pataud lorsqu’il vole, mais ne vous y fiez pas ! Son dard est redoutable, venimeux et garni de barbules. Cependant, lui comme les abeilles, les guêpes et autres insectes volants, font partie de cette grande famille qui favorisent la pollinisation.

    Dans le parterre d’entrée, les lavandes s’épanouissent en boules vert tendre déjà parfumées, mais l’éclosion des hampes florales bleues soulignera davantage le contraste entre les pierres sèches et la caillasse de l’allée principale.
    La rose trémière et le lis blanc se disputent la hauteur des restanques ensoleillées, mais le genêt d’Espagne ne les gêne nullement pour leur offrir une lumière jaune solaire.

    A l’ombre des romarins rampants, plus discrètes s’épanouissent les campanules bleues et les affilantes de Montpellier. Oublier les grappes des acacias serait faute grave, mais leur parfum, en concurrence avec celles des glycines, invitent à la sieste sur les méridiennes de bois patiné.

    Que serait un jardin de Provence sans les thyms, les lauriers fleurs et les lauriers sauce ?
    Mais que serait un jardin de Provence sans les rosiers grimpantes mais aux teintes si patinées ?
    Mais que serait un jardin de Provence sans profusion, explosion, luxuriance ?
    La sagesse veille, telle une vigie… l’eau est un bien précieux.

    J’ai appris à préparer la terre, mais sans la brusquer,
    J’ai appris à choisir mes plantes, mais sans les dépayser,
    J’ai appris à aimer le soleil mais à apprécier son ombre.
    J’ai appris à écouter les cigales mais à penser que la bise peut venir, même en Provence !

    J’ai peint avec les couleurs du titre, mais jamais cette merveilleuse nature ne se départira de sa liberté.

  22. Charly dit :

    Cinq heure du matin. Le soleil frappa à la porte fendue de Juvénal chatouillant d’un rayon insolent son œil encore collé de sommeil et d’une nuit agitée.
    La pluie tropicale ne l’avait pas épargné à travers un toit de tôles rouillées, noyant sa paillasse maculée de sueur dans un peu plus de misère et son âme dans la résignation.
    Juvénal bondit de sa couche, ouvrit sa case d’un geste fort, bousculant au passage une table bancale mais indispensable. Il y reposait sa fortune : un portable jamais rechargé, une timbale vide et une Bible effeuillée.
    Dehors, l’orage grondait au loin, mais c’était une belle journée qui commençait.
    La brume fumait sur le lac Tanganyika. Les montagnes du Congo l’encourageaient à s’élever et à combattre sa précarité quotidienne. Oh ! son souci n’était pas le café chaud du matin, mais comment survivre au cours de la journée tout simplement.
    Juvénal sauta dans le premier bus avec le dernier franc qui lui restait pour conquérir la ville.
    Le trajet fût long mais léger.
    Le sourire affiché aux lèvres, les yeux volontaires exprimait tout l’espoir qu’il mettait en son destin.
    Il rejoignit son travail d’homme de ménage à Kiriri, sur les hauteurs de la cité. Son patron était encore là, sévère sur les horaires mais globalement généreux.
    Juvénal y mettait tout ses espoirs, repassant ses chemises avec autant précision qu’il comblait le niveau des bouteilles d’alcool qu’il picolait en douce …
    Son salaire y passait pour une bonne part, mais le reliquat était distribué à ce qu’il lui restait de famille : des enfants ça et là pour lesquels il fallait bien payer la mercuriale.
    Juvénal avait choisit d’être fauché mais heureux. Il savait que Dieu donne toujours à manger aux oiseaux et il en abusait à outrance.
    Dans son insouciance, il connaissait les épreuves, mais blindé de courage, le serviteur croquait allègrement les miettes qu’il savait abondantes et salvatrices. Quoiqu’il arrive, la vie le porterait dans le sillage des ses ancêtres qu’il vénérait avec ferveurs mais sans excès.
    Un beau matin il se fit invisible. La chemise du maître ne fut pas repassée. La cabane avait brûlé, sans doute d’un geste mal intentionné de la part d’un créancier impatient. Mais Juvénal pris son outil et rebattit son abri de planches à quelques encablures.
    Elle était plus petite mais étanche à la pluie et au soleil indiscret.
    Il y posa sa Bible sauvée de l’incendie sur une caisse de bières renversée. On ne l’entendit pas pleurer. Meurtri mais toujours plein d’espérance, Juvénal devinait l’importance de choses. Il aimait la vie, mais pas la compétition des hommes face à laquelle il était désarmé. Il s’acceptait pauvre mais chanceux, embrassé des étoiles d’un firmament salutaire. Aujourd’hui il erre sans doute entre les ruines d’une contrée déchirée, mais il sait que le crocodile du lac veille sur lui.

  23. Christine Macé dit :

    MAIS même dans l’hypothèse où nous arriverions à relever le défi – ce qui n’était pas dit – où cela nous mènerait-il ?
    Une conjonction de coordination ?! MAIS ma parole, vous étiez tombé dans le Robert dès le petit matin – voire sur la tête !
    Nous qui pensions trouver ici de quoi sustenter notre plume, voilà que vous nous imposiez ce nouveau jeu de mots amphigourique. Contraints de nous torturer le ciboulot, MAIS sans le perdre toutefois dans trop de circonvolutions. Sommés de plancher MAIS en gardant un air alerte.
    Car il fallait en plus avoir un air de fête. Courber l’échine MAIS sans jamais flancher. Barrer, raturer, recommencer encore et encore, MAIS sans cesser d’en rire. Bref, garder le sourire, MAIS n’empêche !
    La tâche était ardue : beaucoup d’appelés, peu d’élus. Bravement je pensais « j’en serai ! » MAIS craignant toujours l’inaptitude. Persistant contre vents et marées à tenter l’aventure, à jamais du côté de ceux qui s’échinent MAIS sans toujours y croire totalement.
    Gardant haut la rémige, MAIS hélas vainement, car la feuille restait blanche, assurément.
    Pestant contre mon impuissance, arguant pour ma défense que j’avais certainement mieux à faire ailleurs, d’autres chats à fouetter, d’autres bergères à courtiser !
    MAIS comment cet homme-là, et de quel droit, nous mettait-il ainsi à la torture ? Je me disais qu’un jour je lui dirais son fait… MAIS sans jamais l’oser. Car s’il nous malmenait de la sorte, n’était-ce pas, au fond, qu’il nous voulait un peu de bien ?! Enfin que nous allions moins mal, au quotidien. MAIS tout de même, quelle exigence ! Je n’en revenais toujours pas de son impertinence, et de notre allégeance à tant de tyrannie.
    MAIS voilà que soudain émergea celle que j’attendais : une petite idée, toute bête MAIS qui me titilla. Que je laissai venir, à son rythme, sans la brusquer. Ouf ! Il s’en était fallu de peu MAIS je la tenais, résolument, et la joie me revint.

    Bon week-end, Christine

  24. Henriette Delascazes dit :

    Aujourd’hui 16 mai.
    Relevez le défi d’écrire un texte optimiste dans lequel vous intègrerez 16 fois la conjonction de coordination « MAIS »

    Mais qu’il nous embête ce Pascal à pénétrer chez nous par le petit écran de notre ordinateur pour nous donner des « tord-méninges » à n’en plus finir… mais que nous sommes tous contents et fébriles dans l’attente du petit SPAM « nouvel exercice d’écriture ».
    Chaque semaine, on se dit « Je crois que je ne trouverais rien à écrire, tant pis ! »
    Mais, finalement, nos doigts se coordonnent à nos cerveaux, et sans savoir comment, comme de bons petits soldats, nous sommes là fidèles au devoir qui nous est attribué.
    Mais à propos, où trouve-t-il donc ses sujets bizarres, cette question maintes fois posée n’a jamais eu de réponse. Mais oui, il doit bien rire dans sa barbe, mais non il n’en a même pas, en nous concoctant ces petites phrases assassines. Pourtant il devrait l’essayer, je suis certaine qu’il la porterait bien et lui donnerait l’air d’un sage. Mais encore, dirait Sylviane, de quoi se mêle-t-elle, celle-là ?
    Lentement, mais sûrement, nous essayions de trouver le texte sublime qui nous emmènera au sommet de l’affiche, avec des félicitations à n’en plus pouvoir, mais hélas, nous nous effondrons souvent sur une historiette que certains critiquent ou essaient de démonter.
    Non mais des fois ! on ne va pas se laisser faire par tous ces esprits chagrins qui en veulent non seulement à nos plumes, mais encore à nos talents bien sujets à discutailles !
    C’est bien joli tout ça, mais non seulement je n’ai pas encore trouvé de joli texte, mais encore moins d’idées pour y répondre.
    Nous sommes bien au mois de Mai, il y a bien un « mais », mais celui-là ne compte pas il y aurait faute, alors voyons ce qu’il donne au pluriel… ! « Que de jolis mois de mais, avons-nous passé dans cette vieille bâtisse au cours de notre enfance ! » Mais après tout le, mais est correctement écrit, mais n’est plus conjonction de coordination.
    Je n’en peux mais, et mon texte n’arrive toujours pas, et pourtant j’ai dépassé mon cota de, MAIS, MAIS, MAIS… je m’en vais réhabiliter le joli arbre de mai qui n’existe plus dans ma région.

    Bon courage à tous mes amis adhérents à cet atelier, et joli week-end de mai, ici c’est le Sud, mais il fait un vent à décorner tous les taureaux de ma belle Camargue.
    Henriette

  25. Fanny dit :

    Bonjour. C’est vrai que Pascal nous gâte. Voici un extrait de « Les mémoires de Chatterton » mon troisième roman ; un peu remanié avec « 16 mais » en ce 16 mai.

    Mais, ne voilà-t-il pas que ma « jalousie » me conduit à passer le plus beau jour de la vie de Florentin prisonnier dans la buanderie ! Et oui, toute la noce s’en va faire la fête en m’oubliant. C’est d’un confortable là-dedans !
    Même pas un petit coin douillet où me poser. Tiens, la panière à linge !
    Hop ! Je saute dedans, m’y installe et m’endors. Mais, lorsque je veux en sortir, pas moyen de m’extraire de ma prison. Il faut dire que je vieillis et que, par surcroit, je me suis un peu… empâté. La faute à qui ? Sophie fait vraiment de la trop bonne cuisine !
    Après moult essais à vouloir grimper le long de la paroi glissante, je renonce. Je ne vais quand même pas m’épuiser. Je dois me ménager ; prendre mon mal en patience. Ils vont bien finir par rentrer. Mais personne ne m’a appris qu’un mariage dure des heures et des heures ! Je miaule rarement, mais là, je m’en donne à cœur joie ! Mais, en vain.
    Tiens, une idée !
    Il faudrait que je fasse basculer cette satanée panière. Je m’attèle à la tâche et… miracle, je réussis à la faire tomber et pour me défouler j’en extirpe tout le linge.
    Je me régale à faire du pain sur tous les vêtements mais ne voilà-t-il pas, que je m’entortille les pattes dans les collants de Sophie. Quelle idée aussi d’avoir des griffes ?
    Plus j’essaye de me dépêtrer, plus je m’emmêle. Enfin, libre !
    Bon, ça m’a occupé un petit moment.
    Ils m’ont vraiment oublié mes maîtres en cette mémorable journée ; rien à manger mais, surtout, rien à boire. Je saute dans l’évier mais pas une goutte d’eau !
    Je furète dans tous les recoins et finis par trouver un récipient plein de liquide mais… c’est quoi cette odeur ? N’y touchons pas ; je ne vais quand même pas finir empoisonné !
    Mes différentes aventures m’ont mis un peu de plomb dans la cervelle. Je poursuis mes pérégrinations. Je fais tomber un gros baril de lessive qui se répand comme de la neige sur le sol, je me fais les griffes sur la housse de la table à repasser mais, dans mon entreprise le fer, dégringole !
    Avec dextérité, j’ouvre différents placards que j’inspecte. Que de trucs là-dedans !
    Je lèche un savon à l’onctueuse saveur mais qui m’altère encore plus. Quelle idée ! J’éventre plusieurs berlingots de produits dont l’odeur épouvantable me fait déguerpir.
    Je dégote un paquet de biscuits entamé que je m’empresse de dévorer. Au moins, je ne mourrai pas de faim. Une envie pressante me prend mais, pas de litière.
    Tiens une idée ! Je vais me soulager dans la lessive répandue au sol. Mes pattes sont toutes blanches mais lorsque je veux faire ma toilette j’y renonce car le goût est épouvantable. Toutes ces aventures m’ont épuisé aussi, je m’assoupis sur les vêtements éparpillés par terre. Enfin, j’entends des voitures. Ce n’est pas trop tôt ! Mes espérances sont vite déçues ; personne ne me délivre. Je miaule, je miaule. En vain ! Il faut dire que la buanderie est située à l’autre bout de la maison. J’ai le gosier sec. Si ça continue je vais mourir de soif. Ma quatrième vie va sûrement se terminer là.

    – Oh, nom d’un chien ! s’écrie Jean Paul. Qu’est-ce que c’est que tout ce bazar ? C’est pas possible on avait oublié Zizou dans la buanderie ! Regarde Sophie le souk qu’il a mis !

    – Mais, Zizou était là ? Ça fait un quart d’heure que je le cherche. Je me demandais bien pourquoi il n’était pas sur le lit. Mon pauvre, viens dans mes bras.

    Je l’ignore et me précipite à travers la maison droit sur mon écuelle que je lape en n’en plus finir.

    – Je m’en veux terriblement de l’avoir oublié là-dedans, dit Sophie. Regarde comme il a soif ! Il est resté plus d’une journée sans boire. Il est tellement pot de colle aussi ! On aurait dû l’appeler « Chatterton ».

    – Je me demande s’il n’est pas devenu fou là-dedans ! On nettoiera plus tard, je suis vanné.

    Après seulement quelques heures de sommeil, les yeux pas en face des trous comme on dit, Jean Paul et Sophie s’escriment un bon moment à nettoyer mes ravages. Ma maîtresse est bien dépitée lorsqu’elle constate que sa planche et son fer à repasser sont hors d’usage mais elle ne me gronde pas. Au contraire, elle culpabilise de m’avoir emprisonné.

    Si je pouvais parler, je lui dirais que je ne lui en veux pas. Elle avait d’autres « chats à fouetter » avec tous les préparatifs et ses invités. C’est bien vrai que je suis un tantinet pot de colle. Je la suis à la trace et bien souvent elle marche sur mes pattes ou sur ma queue mais, elle est tellement légère que je n’ai « même pas mal ». Mon grand plaisir est de jouer à cache-cache avec elle. Je me tapis derrière un meuble et lorsqu’elle arrive à ma hauteur, je me précipite doucement sur ses jambes. Je retrouve ma Sophie d’antan lorsqu’elle éclate de rire.

    Bonne fin de semaine à tous. Amicalement.
    Fanny

  26. margareta stein-andreotti dit :

    Mais c’est formidable. Ce matin j’ai enfin reçus un mail. Alors ma boite-mail sert encore ! Mais bon ce n’est pas une lettre d’amour, mais une information du centre des impôts. Voilà une invitation de remplir mon devoir vis-à-vis de la société. Bien, je vais m’y mettre, mais d’abord un petit café, une goûte de lait pour le chat et une courte séance d’infos télévisés. J’entre-ouvre ensuite les fenêtres pour faire entrer l’air frais du printemps. Dehors un vol d’hirondelles – mais oui – excite le chat. Il saute sur le balconnet, se cache entre les pots de fleurs et observe les alentours. Mais bientôt il s’en lasse et s’en va se réfugier sous la couette de mon lit défait. Je m’étire et me sers un autre café, mais voilà que le téléphone sonne. Oh, là, là mon fils annonce sa venu d’ici une petite heure. Formidable! Mais vite, il faut ranger un peu ce lieu, le rendre accueillant. Ce n’est pas tous les jours que je reçois. Mais oui, ou ai-je l’esprit, il faut préparer un vrai petit déjeuner avec café, jus d’orange et crêpes. Mon frigo, mais n’est-il pas vide. Ouf, il y a des oeufs et du lait, mais pas de jus d’orange. Peu importe, je vais ouvrir une bouteille de champagne. Le temps est à la fête. Je souris à mon reflet dans le miroir lors de ma toilette. Vais je mettre le boubou que je porte toujours à l’intérieur, non, mais non, la robe fleurie sera parfaite. Je mets BB King sur mon vieux tourne-disque – mais dieux ait son âme – non pas celle de l’antique machine, mais celle du merveilleux guitariste disparu la veille. Et je me balance au son de sa musique ou tristesse mais aussi joie de vivre se mêlent. Je pense au film vu dans la nuit.Ou la reine Aliënor d’Aquitaine parle avec son époux Henry II d’Angleterre de la mort et celui-ci lui repond  » I hope we never die ». Le lecteur va me dire, mais pourquoi laisser la citation en anglais. J’y tiens. L’accent y est mis sur le nous. Mais voyons que serions nous sans la compagnie des autres.

    « Un lion en hiver » film avec K Hepburn et Peter O’Toole

  27. Comme chaque samedi, j’ouvre avec impatience, mais angoisse, le blog « entre2lettres »

    Mais une fois encore, je pousse un soupir de découragement, en lisant la consigne.
    Ce soupir, c’est ma réaction – physique – devant le travail à accomplir, l’expression de mon angoisse devant cet alignement de mots, dressés comme une armée face à moi: « Il y a bien une fontaine, mais sèche » (1)

    Mais comme chaque fois, je fais face à l’exercice.
    Mon idée d’aujourd’hui, sera de travailler sur ce qui me fait soupirer chaque samedi:
    Je ne suis pas obligée, mais je ne peux pas faire autrement.
    C’est une contrainte, mais ça me rend heureuse.
    Ca me vide, mais ça me remplit
    « Mais que diable allais-je faire à cette galère » (2)

    Comme chaque samedi, donc, je commence mes recherches.
    « Lentement mais surement » (3)
    Je tape MAIS sur mon ordi. Il me dirige vers le Maïs. Ca m’amuse, et je me dis: pourquoi pas, moi qui aime les détournements je pourrais inviter des trémas à mon texte.
     » Mais que ferons-nous de cet enfant en route?  » (4)

    Je me suis donc concentrée sur cette conjonction de coordination. Mais comment écrire un texte optimiste avec ce mot qui oppose, qui exclu, qui restreint, qui objecte? et l’enrubanner de « ne pas », « au contraire », « non seulement »
    « Un peu de calme eût été plus sain, mais impossible ». (5)

    J’arrive au bout de ce texte sans avoir rien écrit sur le thème proposé, une fois de plus. Mais « en mai fait ce qui te plait », n’est-il pas? (6)

    NB: Mais j’y pense, ai-je bien mis 16 mais dans mon texte
    (1) Jean Giono
    (2) Molière
    (3) Anonnyme
    (4) George Sand
    (5) Paul Klee
    (6) Ce texte est malgré tout optimiste puisqu’il est écrit blanc sur noir.

  28. Durand Jean Marc dit :

    Aujourd’hui 16 Mai. Temps pourri sur mon village. Pluie prévue. Mais les

    hirondelles vont trouver la boue plus facile à manipuler pour monter leur petit

    HLM.

    Pris un coup de froid sur le pif. Tout bouché du naseau. Mais ça ne

    m’empêchera pas de sortir une petite zoeuvre pour faire plaisir à Pascal.

    Lessive à prévoir. Mais pas pour les mouchoirs. Irrécupérables!

    16 Mai. Courses à programmer. Une queue à la caisse! Et pas de bonnes

    cerises en vue! Mais je sais dans quel magasin dégoter l’authentique

    camembert normand qui me fera le we! A la petite cuillère, le camembert!

    Fini le Modiano entamé hier soir! Incroyable la vitesse à laquelle je l’ai avalé

    (plus vite que le camembert!). Je pensais qu’un prix Nobel, ça allait s’avérer plus

    coriace. Ben non, fini le Modiano! Mais il m’en reste plein d’autres à lire! Des

    Modiano, hein…pas des étiquettes de camembert!

    Mon chat a les pavillons d’oreille particulièrement encrassés. Voila pourquoi il ne

    réagissait plus à Mozart depuis quelques semaines. Mais je sais où trouver des

    cotons tiges…et l’aider à récupérer son ronron musical!

    BB King est décédé hier. C’est moche pour lui mais ça faisait bien longtemps

    qu’on n’avait pas autant parlé de blues!

    La bourse est à la baisse mais mon mon moral remonte. Je n’ai rien perdu des

    économies que je n’avais pas à placer.

    Quand je pédale, je n’avance pas mais la roue tourne, quand même!

    Je ne sais pas compter jusqu’à 16 mais je sais combien font deux fois huit!

    Aujourd’hui le 16, mais demain à coup sûr…le 17!

    • La tentation est grande de compter… mais je ne l’ai pas fait
      déjà pénible de calculer ses propres « mais » (Pascal nous tyrannise)
      s’il faut en plus s’occuper des autres…
      Moi aussi j’pédale douce ce matin.

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