Exercice inédit d’écriture créative 136

Clavier à l'ancienneCe matin, j’ai l’écriture râleuse,
ce n’est pas le moment de venir me casser les pleins et les déliés,

d’ailleurs c’est décidé,  je n’écrirai plus avec un stylo, c’est trop rétro.

Imaginez la suite

 

 

13 Responses

  1. Daisy dit :

    Ce matin, j’ai l’écriture râleuse, ce n’est pas le moment de venir me casser les pleins et les déliés, d’ailleurs c’est décidé, je n’écrirai plus avec un stylo, c’est trop rétro. Qui écrit encore au stylo de nos jours ? Les écoliers : ils y sont obligés. Tante Yvonne : elle a horreur des claviers. Illico le stylo me ramène dans mon enfance : les dictées, les interros surprises et les mercredis chez Tante Yvonne.

    De plus, les stylos ne sont pas écolos. J’en ai assez des ratures, des bavures et des raclures. Je ne veux plus que mes lignes finissent dans les ordures. Toute cette énergie gaspillée ce matin me révolte. J’ai envie d’une écriture recyclable : réutiliser les mots, corriger les idées et reprendre les tournures.

    Ce matin, j’écris au crayon à papier. J’ai mis le stylo et ses gros sabots au papier. Finies les courses sur le papier, maintenant je prends mon temps. J’esquisse, j’amorce et je suspends. Je vais, je viens et je reviens dans mes idées et je m’y prélasse.

  2. Clémence dit :

    Ce matin, j’ai l’écriture râleuse, ce n’est pas le moment de venir me casser les pleins et les déliés, d’ailleurs c’est décidé,  je n’écrirai plus avec un stylo, c’est trop rétro.

    C’est vrai, ce matin j’ai l’écriture râleuse. Pourquoi ?
    – à cause d’un crayon dont la mine est cassée de haut en bas et qui m’empêche de motflécher ou de sudoker…
    – à cause d’un stylo réservoir dont la plume en or est définitivement tordue pour cause de chute,
    – à cause d’un stylographe de marque dont les recharges sont désormais épuisées,
    – à cause de…
    Ce n’est donc pas le moment donc de venir s’en prendre à mes pleins et mes déliés, ceux-ci se sont définitivement coincés entre mes doigts et le porte-plume pour cause de crampe râleuse.

    Ainsi donc, j’ai pris ma décision, je n’écrirai plus, ni avec un crayon, ni avec un bic et encore moins avec un stylo, c’est trop rétro ! Mais si, au lieu de râler, je jetais un petit coup d’œil dans le rétro ?

    Premier cahier, à double ligne : des rangées de i et de a, sagement alignées, au crayon noir.
    Pages suivantes : des petits ponts, des petits nids, des grandes boucles vers le haut, vers le bas.
    Après les lettres, les premiers mots : le diminutif de mon prénom, suivi de maman et papa, fleur et oiseau, maison et cheminée.
    Dernières pages : des phrases de deux ou trois lignes recopiées sans la moindre faute d’une belle écriture ronde, toute en douceur.

    Deuxième cahier : une seule ligne. Il fallait veiller à ce que les lettres aient la même hauteur, pour les petites, pour les grandes aussi.
    Des colonnes de mots, de petites dictées, des textes à recopier, des textes à inventer.

    Troisième cahier… les pleins et les déliés arrivèrent avec la plume « ballon », une jolie montgolfière sur un métal cuivré. Mais celle-ci tout jolie qu’elle fut, elle me laissa un souvenir en forme de cal près de l’ongle de mon du majeur de la main droite !
    De temps à autres, une petite étoile s’était échappée, juste pour faire joli ou pour rêver….
    L’écriture s’affirmait, mais elle s’était tout à coup inclinée. En signe d’obéissance ? Cela ne me ressemblait guère d’après mes souvenirs !
    Crayon au cahier de brouillon, plume ballon dans le beau cahier : c’est la règle. Pointe bic non autorisée, elle était une entrave à l’écriture anglaise, disait-on alors !

    La collection de cahier s’est arrêtée pour laisser place aux « chouchous » : un cahier de rédaction avec prose et poésie sans oublier les illustrations aux crayons de couleurs…Les textes sont jolis, l’écriture envolée.

    Premier document officiel avec ma signature calligraphiée à la perfection: mon certificat d’école primaire. A moi le monde !

    Je n’ai plus l’âme râleuse….

    Les cahiers et feuilles grands format s’étalent, marqués des paraphes et des remarques de nombreux professeurs. Mon écriture avait changé , elle avait brusquement relevé la tête, crâneuse !

    Deuxième diplôme, ma signature se personnalise, une enluminure orne l’initiale…

    Des documents en vrac : des stencils à alcool, des stencils à encre. Perdu dans ce fouillis, un cahier manuscrit : les débuts de ma carrière !
    Une écriture toujours aussi ronde, aussi volontaire, qui a pris un peu de hauteur. Je me souviens de ce stylo réservoir… vert amande avec une pointe et un capuchon en argent.

    J’ai tenté les claviers et je les ai intégrés. Mais pour ma signature compliquée, mon stylo s’est dévoué sans rechigner !

    Je n’ai plus l’âme râleuse, elle est rêveuse et parsemée
    De petits et de longs textes
    De textes recopiés et textes inventés,
    Avec des pleins et des déliés
    Sur le fil d’une ligne d’écriture
    Sur le fil de la vie….

  3. Françoise - Gare du Nord dit :

    Ce matin, j’ai l’écriture râleuse, ce n’est pas le moment de venir me casser les pieds avec les pleins et les déliés, d’ailleurs c’est décidé, je n’écrirai plus avec un stylo, c’est trop rétro. Et surtout ma famille ne me laisse pas beaucoup le choix.
    Mes frères m’excèdent. En effet, j’ai dû
    – laisser à Simplet le crayon-gomme ainsi que le stylo-effaceur car il se trompe tout le temps ;

    – quitter la plume d’oie car Atchoum souffrait d’allergie et ne cessait d’éternuer
    – renoncer à la police de caractère Comic et l’encre sympathique réservées à l’exaspérante bonne humeur de Joyeux ;

    – abandonner la rédaction du « Grand sommeil » à la prose soporifique de Dormeur qui faute de sortir de son lit s’est fait coiffer sur le fil par un auteur américain ;

    – délaisser les lettres minuscules pour l’usage exclusif de Timide qui, avec son écriture en pattes de mouches, ne veut « surtout pas accaparer l’espace » ;

    – quant au contraire le docte, le savant, le pontifiant Prof s’accaparait les majuscules, les lettres d’or, la graphie alambiquée, les termes ronflants et le stylo-plume Mont-Blanc.

    Donc, c’est décidé, je fuis les moyens d’écriture traditionnels, trop archaïques et hélas trop concurrencés, pour l’écriture virtuelle.

    C’est moderne et surtout beaucoup plus rapide : en effet, le clavier d’un ordinateur nous offre le plus court chemin pour aller de A à Z.

    Grincheux « Les raisons de ma colère »

  4. Sabine dit :

    Ce matin j’ai l’écriture râleuse, ce n’est pas le moment de venir me casser les pleins et les déliés. D’ailleurs c’est décidé, je n’écrirai plus avec un stylo, c’est trop rétro.
    Quand j’écris au stylo, j’écris trop gros, trop petit, de travers, en abrégé. Je rajoute des astérisques que je ne retrouve que 3 pages après. Je ne peux plus me relire
    Quand j’écris au stylo et que je m’énerve, je ne peux pas raturer sauvagement. Ca arrache la page du cahier. Alors le stylo raye la page suivante encore nue. L’écriture de cette page est rayée d’avance ! Le stylo laisse des traces. On a beau le passer à la machine, ça tache.
    Quand j’écris au stylo, j’écris sur un coin de nappe, sur le papier peint, sur un petit carnet…Que je ne retrouve jamais.
    Et mon cahier n’a jamais assez de pages, mon stylo est noir et moi j’écris en bleu, mon poignet est fatigué, mes doigts sont engourdis.

    Zut ! J’arrête là, mon stylo est vide…Il a dû couler dans ma poche.

    ©Margine

  5. dumouchel dit :

    Ce matin, j’ai l’écriture râleuse,
    ce n’est pas le moment de venir me casser les pleins et les déliés,
    d’ailleurs c’est décidé, je n’écrirai plus avec un stylo, c’est trop rétro. Lorsque j’étais plus jeune, j’écrivais avec le manche de ma fourchette, mais cela énervait mes parents car nous étions à table, et le manche faisait du bruit ! Qu’ils ne se plaignent pas… ils avaient pas à lire !! Toutes ces minuscules lettres… Je les auraient voulues majuscules mais bon… Si j’étais moins râleuse, j’aurais pu passer par des pictogrammes, des idéogrammes… je ne suis pas assez bonne !! j’ai continué d’apprendre a écrire ensuite en passant par la sténo et vas y fait des gammes et des gammes… Toujours la même chose et pour quel résultat ? Vous pouvez me le dire ??? Personne pour me lire, quel langage dois je adopter ? La phonétique peut être ? Mais quoi donc ??? Dites le moi !!! Les hiéroglyphes ne peuvent être lus par tout le monde, le chinois !!! non plus…. le copte n’est pas connu non plus.. c’est pourtant presque du grec !!! bref… comme je ne cesse de maugréer, de pester contre mon écriture… je crois que je vais rester manuelle mais avec un pinceau… les gens me comprendront sûrement plus… et regarder un dessin prend moins de temps que de lire non ???

  6. Antonio dit :

    Fallait pas me hérisser la plume. J’écris comme un chat ?
    Et bien le chat vous salue de ses grosses pattes. Et inutile de lui coller vos stylos à ses trousses !
    Bye !
    C’est fini, ces têtes de Bic, je peux plus les voir en écriture, à baver sur tout ce qui bouge sous leurs mines de fausses plumes. Bah !
    Oh mais vous pouvez vous faire un sang d’encre je n’écrirai plus avec un stylo que mes pages blanches en soient témoins !

    Mais… euh… j’écrirai avec ma seule pensée, oui ! … à l’encre blanche, sans la moindre tâche, sans la moindre faute de syntaxe, de l’écriture la plus belle qui soit, avec ses pleins d’idées et ses déliés de fantaisies.

    Mais que vous croyez… les plus belles histoires se racontent entre les lignes. Et à lire ma page blanche d’écriture, vos yeux seront ravis !

  7. Sylvie dit :

    Ce matin, j’ai l’écriture râleuse, ce n’est pas le moment de venir me casser les pleins et les déliés, d’ailleurs c’est décidé, je n’écrirai plus avec un stylo, c’est trop rétro. J’écrirai avec mon téléphone intelligent, un bijou à tout faire qui ne me quitte plus. Il paraît qu’il a beaucoup de mémoire, qu’il corrige les fautes d’orthographe et devine les mots au fur et à mesure qu’on les écrit. J’ai hâte de commencer… Allez, le stylo bille, qui fuit et qui fait des pâtés : au panier ! Tu n’étais qu’une tête de linotte, incapable de retenir quoi que ce soit et de te tenir correctement. Mais toi, mon petit téléphone, bien au chaud dans ta housse de velours, tu vas m’accompagner dans mes fictions les plus folles. Me voilà partie, avec toi au fond de ma poche, dans le flux des travailleurs du matin. Je m’installe, comme toujours, au fond du bus numéro 43, direction Pérodèle. J’observe. L’inspiration frémit, bouillonne, et l’imagination se met en marche, ça y est, j’ai mon histoire. Et maintenant, à toi de jouer, mon petit téléphone intelligent. Je t’allume, appelle le clavier, je saisis les premiers mots, la première phrase, c’est fluide, magique. Je t’ador… Mais… qu’est-ce qui te prend ? Ah, c’est sûrement de ma faute, j’ai dû appuyer là où il ne fallait pas. Je te rallume. Un signal lancinant. Batterie faible. Quoi ? Tu as déjà fini de travailler ? Moi, j’ai à peine commencé. Ah non… Je plonge la main dans mon sac, à la recherche d’une feuille et d’un stylo, mais je n’en ai pas. J’ai jeté ce bic de malheur, qui, pour une fois, me serait bien utile. C’est pas possible…
    – Je peux vous aider ? demande soudain une petite voix d’environ 6 ou 7 ans, à côté de moi.
    – Euh, non, enfin… oui, est-ce que tu aurais du papier et un stylo ? Je dois continuer mon histoire…
    – Une histoire, dit-elle, vous écrivez une histoire ? Vous voulez bien me la raconter ? J’adore les histoires.
    – C’est-à-dire que….
    Je ne peux résister aux deux amendes bleu ciel qui me regardent sous sourciller, avec insistance et malice, et je commence à raconter mon histoire, ou plutôt une histoire, qui n’est plus du tout celle que j’avais commencé d’écrire. C’est maintenant une histoire pour elle, pour ses yeux, pour sa frimousse, pour l’accompagner dans sa journée. Autour de nous, il y a soudain de l’agitation, ça bouge, ça chuchote. Je sens des ombres se pencher sur moi. Je me détache des prunelles de la fillette et je vois un attroupement d’yeux ébahis, de bouchées bées, des enfants à genoux sur les sièges, des adultes assis en tailleur dans l’allée. Je regarde tout d’abord avec stupeur ces visages braqués sur moi. Je comprends vite que je dois absolument continuer. Je tire de leurs regards le fil de mon histoire, comme d’une pelote une fibre qui se déroule, se noue et se dénoue. Plus besoin de stylo, d’encre et encore moins de pixels. C’est une révélation : désormais je ne noircirai plus de pages, j’illuminerai des visages. Je suis devenue conteuse.

    ©Sylvie Wojcik

  8. isabelle hosten dit :

    Je reprends la plume, si légère et court-vêtue. Plume de silence filant sous le trait, à l’encre évaporée le temps d’une respiration. Je songe à ces tampons anciens, buvant l’essence, ce petit excès prompt à pleurer sur les pages, tels des palimpsestes, témoins immémoriaux de mes bavures. Je me prends à rêver des tâches noires entre mes doigts gourds sous l’objet, de l’odeur des serpentins de crayons-mine taillés, des encriers de l’enfance, des dessins gravés dans le chêne des bureaux, des initiales de mes fiancées scolaires suspendues dans un coeur. Et soudain mon humeur mauvaise se dissipe comme une empreinte sur l’estran effacée par le ressac. Effluves du temps qui passe, chassent ma peine comme l’encre sympathique.

  9. ourcqs dit :

    Rétro ? il a laissé s’enfuir, dans le fond de ma poche, des réserves de rimes, esquisses et géniales idées. Cata- strophe littéraire et vestimentaire. J’abandonne donc stylo, plume de bic, plume d’oie et plumes mont blanc, pour retrouver mon premier amour d’ante-stylo, le crayon HB, avec son bout gommé. Bois de couleur ocre, en cèdre, jamais rouge ou noir, cylindrique ou à facettes, bien dans ma main, il aligne sans peine mots et idées folles, glisse sur les pages, joue sur l’épaisseur du trait, retrouve automatiquement mes caractères. Ouf ! Petite pause pour une séance de taille-crayon, rite minutieux pour obtenir une mine parfaite, et bouffées de souvenirs d’école avec cette odeur si particulière. Après quelques coups de gomme pour alléger l’ensemble, nous retrouvons notre complicité, et une écriture rieuse remplit mon carnet noir.

  10. Janine Père dit :

    Et si j’écrivais avec une plume d’oie, voici qui serait romantique
    Madame de Sévigné, au secours,
    Je viens de visiter le chateau de Grignan où vous attend votre fille
    Allons, c’est dit, j’ai envie de remonter le temps,
    Afin de laisser ma mauvaise humeur aux ordinateurs.

  11. Smoreau dit :

    Ce matin, j’ai l’écriture râleuse,
    ce n’est pas le moment de venir me casser les pleins et les déliés.
    D’ailleurs c’est décidé, je n’écrirai plus avec un stylo, c’est trop rétro.
    Ras l’encrier du boulot, stylo et mots.
    Penchée sur ma feuille, Je souffre de maux de dos, de mots de peau. J’ai des boutons. Minuscules et majuscules m’arrachent un cri. Les lignes de mon cahier font des vagues, j ai le mal de mer. Seul le mot FIN me soulage. J’écris dans la douleur, pas de couleur. En noir et blanc. Je bougonne à longueur de pages. L’alphabet est mon cauchemar. Les lettres se mélangent sans que je le veuille. Elles s’associent, se marient dans une cacophonie. Quand je me relis, j ai mal aux oreilles. Aucune musique à mon écrit.
    Je désespère. Mon imaginaire a fui mon mauvais caractère. J ai repris mon ordinateur, il n y a plus de caractères sur le clavier. Je panique.
    C’est la page blanche !

  12. durand dit :

    Ce matin j’ai l’écriture râleuse, ce n’est pas le moment de venir me casser les pleins et les déliés, d’ailleurs c’est décidé, je n’écrirai plus avec un stylo, c’est trop rétro.

    Ce matin j’ai l’écriture curieuse, ce n’est pas le moment de me chatouiller les exclamations, d’ailleurs ça se profile, je n’emploierai plus que des mots d’exception, des rares de chez Rare, des luxes très particuliers, que des anomotslies.

    Ce matin j’ai l’écriture bâilleuse, ce n’est pas la peine de me caresser les parenthèses, d’ailleurs il est fort probable que je n’écrive qu’un jour sur deux. Tant pis si c’est trop peu!

    Ce matin j’ai l’écriture chômeuse, il est inutile de me présenter l’ouvrage, d’ailleurs c’est décidé, je ne pointe plus au tableau noir des i , des j. C’est trop!

    Ce matin, j’ai l’écriture baveuse, ce n’est pas la peine de me flatter le buvard, d’ailleurs j’envisage de ne rédiger que des pâtés, c’est ma triste volonté!

    Ce matin j’ai l’écriture fumeuse, ce n’est pas le moment de m’activer les cendres chaudes, d’ailleurs avec tout ce brouillard de mots moches, je ne distingue même plus le bord de mon texte, je ne vois plus rien, je perds papier. Je me tais, je chut!

    Ce matin j’ai l’écriture studieuse, ce n’est pas le moment de me troubler la grammaire, d’ailleurs je me suis décidé à disséquer la conjonction, à décomposer l’invariabilité des immuables, à décrypter les altiers hiéroglyphes de la mortitude des langues. Ce n’est jamais trop tard!

    Ce matin j’ai l’écriture trimbaleuse, ce n’est pas le moment de me briser l’élan, d’ailleurs je suis convaincu d’être un Canadair, un gros porteur de mots sur une forêt de phrases. Je tente d’éteindre les tristes incendies, c’est dit!

    Ce matin j’ai l’écriture mielleuse, c’est maintenant ou jamais qu’il faut me caresser la cédille, d’ailleurs je vais vous ampouler un texte doucereux, plein de sentiments collants, de caramels du coeur, de plus belle la vis… qui tourne, et qui tourne…

    Ce matin j’ai l’écriture foireuse, ce n’est pas le moment de me causer ratures. Je les lis et les relis sans parvenir à les relier. J’ai beau les lire latéralement, je n’en saisis plus la logique. Même le mot, meneur de jeu, perd son centre et part à l’aile. Il fait la gueule dans son coin. Il s’isocèle.

    Ce matin j’ai l’écriture gouailleuse, c’est le moment de me moquer. Profitez en! Raillez vous de mon train de mots dérapant sur les fers verglacés, ratant la gare, déchargeant ses marchandises en pleine campagne.

    En plus, Monsieur a ses vapeurs….!

  13. Magali dit :

    Ce matin, j’ai l’écriture râleuse,
    ce n’est pas le moment de venir me casser les pleins et les déliés, d’ailleurs c’est décidé, je n’écrirai plus avec un stylo, c’est trop rétro.
    Et le clavier c’est dépassé, et la tablette, c’est trop bête. Et le smartphone, ça y est c’est déjà trop bobonne.
    Actuellement, le penchant, c’est d’écrire avec du sang… ce qui est “in”, c’est d’écrire avec sa pine (ou son pin, parfois – au choix). Ces écritures toujours modernes bien qu’héritées parfois d’un autre âge ne manquent pas pour remplir les journeaux à pleines colonnes.
    Puisque l’été joue l’attardé, sur la plage cette année, je vous souhaite de bonnes lectures de faits d’hiver.

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