Exercice inédit d’écriture créative 118

Ecrivez un texte dans lequel se trouveront toutes les expressions suivantes :

dans le creux de la main

main à la poche

à portée de main

main au cul

Haut les mains !

marcher sur les mains

passer la main

la main dans la main

de première main

des pieds et des mains 

13 Responses

  1. Clémence dit :

    Écrivez un texte dans lequel se trouveront toutes les expressions suivantes « main »….

    Levée tôt, très tôt, presque trop tôt. C’était toujours pareil lorsque je devais partir. J’avais besoin d’une grande marche de sécurité, je me passais toujours le même film, les mêmes scénarios catastrophes. Les retards, les accidents, les embouteillages, et pourquoi pas les suicides d’une vache ou d’un humain.
    Tout s’était bien passé à la salle de bain : pas de déluge ni d’inondation.
    Tout s’était bien passé à la cuisine, rien n’avait brûlé ni explosé.
    Tout s’était bien passé dans l’ascenseur.
    Le taxi avait fait des pieds et des mains pour se déjouer des travaux, des sens interdits, des piétons et des vélo-cyclistes fous. J’arrivai saine et sauve à la petite gare et j’avais deux heures à attendre.

    D’un œil, j’observais, tel un périscope, tout autour de moi : les sacs, les valises, les mines patibulaires ou non. De l’autre, j’épiais la valse lente des aiguilles. Il me semblait que chacune des minutes comptait plus de soixante secondes.
    J’inventai un jeu : je devais regarder intensivement un objet durant soixante seconde… et il devrait se passer quelque chose. Je fus vite déçue car rien ne bougeait.
    J’inventai un jeu similaire ; en place des objets, mon regard se posait sur des passagers. Et, il se passa effectivement des choses…pas très agréables, je dois l’avouer.
    J’inventai un troisième jeu, plus discret cette fois : je collais un rôle à chaque homme, à chaque femme. Tous les métiers y passaient, toutes les occupations aussi , vénales, bienfaisantes ou malfaisantes! Un régal !

    Cependant, lassitude et ennui me gagnèrent et je décidai de mettre la main à la poche et de m’acheter un petit polar. Il était à porté de main à la devanture du minuscule kiosque.
    Ma tête allait pouvoir s’accorder un peu de répit ; un autre faisait des histoires à ma place !
    Mesdames et messieurs, votre attention s’il vous plaît….
    Quelques instants plus tard, un bruit de tonnerre vrillait mes oreilles et le train , qui n’était plus de première main, faisait une entrée fracassante.
    Je sais, je ne suis plus de toute première jeunesse… mais ce n’est pas pour autant qu’un individu a le droit de me mettre la « main au cul », passez-moi l’expression, pour me hisser sur les marches métalliques du wagon.

    Enfin, je m’installai et installai toutes mes petites affaires tout aussi soigneusement. Je pouvais commencer à lire. Très vite, j’entrai dans le récit, tant et si bien que je sentis une pression dans le creux de la main. Je jetai un regard sauvage…
    – Madame, calmez-vous…
    – Mais je suis calme…
    – Je ne pense pas, vous venez de hurler: « Haut les mains ! »
    – Je… je suis confuse….

    Je refermai le livre après les quelques lignes suivantes. Je n’allais pas faire des pieds et des mains ou marcher sur les mains pour poursuivre la lecture de ce polar trop réaliste.
    «Je passe mon tour» murmurais-je… « Je passe mon tour… de passe-passe…passera, la dernière y restera…. ». C’est vrai, il y a des jours où je passerais volontiers la main pour échapper à ces réunions vaines et stériles…

    Le train entrait en gare d’arrivée…

    Je regardais, sur le quai, avec un brin de nostalgie, ce jeune couple qui marchait main dans la main. Ils avaient la vie devant eux, j’avais la mienne derrière moi…

  2. Sabine dit :

    Zut, je m’aperçois que je m’étais promis de ne pas associer « main dans la main » avec les amoureux! Surtout qu’il m’aurait été aisé de faire une ronde avec mes petites marionnettes…

  3. Sabine dit :

    C’était la journée des Arts de la Rue. Poètes, comédiens, chanteurs, jongleurs…tous avaient leur place dans les rues de la ville. Les badauds s’arrêtaient quelques instants, s’attardaient même quelques minutes, parfois.
    Un magicien tenait dans le creux de sa main de très jolis personnages miniatures, fabriqués de bric et de broc, animés on ne sait par quelle astuce. Le magicien faisait jouer ses marionnettes un cours moment, puis il fallait mettre la main à la poche pour que le spectacle continue. Ceux qui avaient leur porte-monnaie à portée de main jetaient quelques piécettes dans le chapeau et les petits personnages reprenaient vie. Le public était si captivé qu’il ne remarquait même plus les pickpockets et les obsédés de ‘ la main au cul ’ qui rôdaient.
    Soudain un petit plaisantin cria : « Haut les mains ! » Quelques uns des spectateurs, surpris autant que terrifiés levèrent les mains, y compris le magicien.
    A ce moment là je me suis retrouvée par terre, sans comprendre comment. J’étais minuscule, et je marchais sur les mains. Je me remis à l’endroit et passai la main sur mon corps : j’étais devenue une marionnette. Parmi les spectateurs, les mères de famille s’éloignaient bien vite, leurs enfants en larme sous le bras, tandis que les amoureux poursuivaient leur chemin, main dans la main, en souriant au farceur.
    Et moi ? Qu’allais devenir ? J’étais transformée en une espèce de petite bonne femme, plus de première main, me semblait-il. Le magicien nous ramassa précautionneusement. Vexé, il nous rangea dans sa boîte. J’avais beau faire des pieds et des mains pour qu’il me remarque, me sorte d’ici, le spectacle était fini et le couvercle fut scellé.

    Extrait du journal La Dépêche du 05.01.2011 :
    « Chaque jour, en France, 150 disparitions mystérieuses ».

    ©Margine

  4. Nathalie dit :

    J’aurai mieux apprécié un tête à tête. Nous aurions parlé de la transition : j’aurai passé la main plus sereinement.
    Je quitte mon entreprise, une affaire de première main, qui arrive en tête du CAC40 grâce à mon travail acharné. Et à la place de remerciements, je la laisse à de nouvelles têtes, qui n’auront pas vraiment mis la main à la poche, ni même fait des pieds et des mains pour obtenir mon poste. Ces intrigants travaillent, tout simplement, main dans la main depuis quelques années avec mon président. Je n’ai pas eu mon mot à dire, tout fut décidé sans moi ! Je fus cueilli dans le creux de la main, comme un nourrisson qui ne voit rien venir, à qui on met naturellement la main au cul pour changer sa couche. Ah, ils se sont bien payé ma tête ! J’ai pourtant essayé de m’exprimer, de tenir tête. Mais j’aurai beau marcher sur les mains, rien à faire, trop tard, j’étais devenu invisible.
    La tête de bois du président était top dure et têtue et ne daignai pas me fournir des explications, encore moins un délai… Je suis parti aussitôt. Je me suis fait volé mon job un matin de mars lors d’un hold up silencieux sans le traditionnel « haut les mains ! » qui vous prévient ! Ces filous, même la main dans le sac, ne seront jamais inquiétés. Quelle injustice !
    Mais j’en suis sûr, je vais rebondir et le succès est à portée de mains.

  5. Françoise - Gare du Nord dit :

    Ecrivez un texte dans lequel se trouveront toutes les expressions suivantes :

    Je les supporte tous depuis bientôt 58 ans. Mes vœux compagnons de route.
    Je vais vous les présenter. Mais ils sont si nombreux que, galanterie oblige, je me limiterai au beau sexe. La jambe et la cheville. Ce ne sont certes pas des premières mains mais quand je les vois je me sens la main baladeuse. Oui, je l’avoue, parfois je leur au passé la main au cul. Et je me suis fait prendre la main dans le sac suite à une main courante qu’elles ont déposée. Faut pas me blâmer, je les ai, pour ainsi dire, à portée de main

    Et puis mon homme de main. La colonne vertébrale qui me donne un sacré coup de main. Avec ses 33 vertèbres pas toujours unies comme les 5 doigts de la main. Alors, oui, souvent, j’ai souvent obligé de lever la main pour les tenir à dans le droit chemin.

    Les oreilles quant à elles, ce n’est pas du cousu main. Tellement décollées qu’elles donnent l’impression d’applaudir des 2 mains.

    Et enfin les mains. Ah, les mains ! Un peu schizophrènes. Parfois de fer, parfois sur le cœur. Parfois dans les poches, parfois dans le sac. Parfois lestes, parfois lourdes. Besogneuses pourtant, elles n’ont pas le poil dans la main. Je reconnais les avoir contraintes à faire un travail pour lequel elles sont passées de main en main

    Cher lecteur, j’en mettrais ma main au feu, je suis certain que vous avez le cœur sur la min. Alors, avant de brandir votre main de justice et de prononcer votre sentence, pensez à cette maxime de la Rochefoucauld « Aux innocents les mains pleines »

    In « Moi, Panard, pointure 44 – La véritable histoire du pied » par André Bata
    Suite au jugement prononcé en référé par le Tribunal de Grande Instance de Paris, nous publions un droit de réponse accordé à un auteur estimant que l’ouvrage d’André Bata n’est qu’un plagiat.

    «Considérant que le Juge des référés, en refusant d’interdire la publication de
    « Moi – et patati patata … La (soi-disant) véritable du pied », ne s’est pas rendu à mes arguments, je souhaiterais profiter de ce petit carré d’expression qui m’est laissé pour m’insurger contre le plagiat que constitue ce livre.
    Je suis le véritable et le seul auteur de « La véritable histoire du pied » et je le prouve.

    Je ne vais pas me laisser marcher sur les pieds par un pied nickelé prétendant se situer sur un pied d’égalité avec moi. Je me battrai pied à pied contre ce va nu-pieds. Lui qui a fait des pieds et des mains pour m’approcher. Quel casse-pieds ! Pensez que je lui ai personnellement mis le pied à l’étrier.
    Ce valet de pied de l’Académie française où il ne mettra jamais les pieds. Ce pied-plat du roman de gare! Ce colosse aux pieds d’argile de la littérature. Lui qui a toujours traîné les pieds pour composer des malheureux vers de 12 pieds. Et bête comme ses pieds en plus.

    Je n’ai pas encore un pied dans la tombe et j’ai toujours bon pied bon œil.
    Déjà sur le pied de guerre, je projette de lui mettre mon pied au derrière et le ramener, pieds et poings liés, les pieds sur terre. Lui, ça lui fera les pieds et pour moi ça va être le pied !

    J’aimerais bien connaître cela avant de partir les pieds devant.

    J.M.G Le Clézio, auteur de « L’histoire du pied et autres fantaisies ».

  6. gepy dit :

    Ce matin, j’ai trié mon sac à main de mots.
    J’y ai laissé quelques expressions indispensables telles que « dans le creux de la main », «  main à la poche » et « à portée de main ». En plus, elles s’entendaient bien avec mon sac à main de mots.

    Par contre, j’y ai ôté : « main au cul », « haut les mains », « marcher sur les mains ».
    Je les ai plutôt viré du sac à main. Qu’y faisaient-ils ?
    Allez, dans le sac à pied pour « pied au cul », « haut les pieds », « marcher sur les pieds ». C’était davantage leur place. Toutes les expressions de main en ont convenu.

    Je voulus passer la main quand le sac à pied et le sac à main, « main dans la main » ou « pied dans le pied » ou « pied dans la main » ou plutôt « main dans le pied ». Je vous l’accorde, on perd un peu pied mais si on tend la main, devinez… On reprend pied.
    Bref, les expressions du sac à main et du sac à pied firent des « pieds et des mains » mais aussi des « mains et des pieds » pour être de nouveau rassemblés.

    Ces sacs, de première main, me firent du pied avec tant d’insistance que j’en perdis la main.

    Et c’est à coup de pied que je me débarrassais haut la main de ces deux sacs.
    J’en avais plein la tête.

  7. Sylvianne dit :

    « Prend ton courage à deux mains » lui dit ma mère. Facile à dire, faut-il d’abord trouver un courage pour le prendre. Il doit être gros s’il est pris des 2 mains. Elle en avait plutôt gros sur le cœur.
    Elle avait envie de passer la main. Passer sous le train.
    Leur histoire avait bien commencé, une belle main au cul, au bon moment. La main baladeuse l’avait surprise mais plu. Aussitôt, elle avait applaudi des deux mains pour marquer son accord. Elle s’était dit : « Cette fois, je suis en bonnes mains.
    Sa mère sceptique, lui dit « Jeux de mains, jeux de vilains »
    « Non non, Maman c’est une main de maître, je le sens. Là, j’ai eu la main heureuse, crois-moi »
    « Tu viendras me manger dans la main », grimaça-t-elle, « j’en mettrai ma main au feu. »
    Elle avait tord, il demanda sa main, lui passa la bague au doigt. En un tour de main, elle fut son épouse. Avec lui, tout devenait facile, elle eut la main verte, le cœur sur la main, la main sûre, tout lui réussissait. Main dans la main, ils s’aimaient.
    Mais un soir, tandis qu’elle faisait des pieds et des mains pour réussir des pieds de cochon, il leva la main sur elle, prétextant le repas trop tardif.
    La main sur sa joue fut nettement moins agréable que la fameuse main au cul. A partir de ce premier soir, il eut la main leste.
    Elle s’était bien aperçu qu’il avait deux mains gauches et un poil dans la droite mais elle avait fermé les yeux, balayé d’un revers de main, cette idée dérangeante.
    Sa mère avait raison, jeux de mains, jeux de…

  8. ourcqs dit :

    Sans faire des pieds et des mains pour une invitation ou un simple billet d’entrée,

    sans mettre la main à la poche, nous pouvons découvrir les artistes du Land Art,

    exposés, dispersés, dans cette campagne ardennaise peu fréquentée . Le rêve,

    une collection originale, à portée de main !!!

    La main dans la main, nous pénétrons dans cet étrange musée de verdure

    sculptures magistrales, intimement reliées aux arbres, aux feuillages . Bien sûr,

    nous passons longuement la main sur des matériaux polis, rugueux, nous

    caressons les yeux fermés pour mieux deviner, des formes, des volumes

    surprenants . Belle rencontre, sur le chemin, d’hommes-arbres, marchant sur les

    mains, le nez au ras du sol, et d’un malicieux complice mettant la main au cul d’un

    bronze plantureux très affriolant !! Egarés dans un dédale de chemins, haies plus

    ou moins taillées, place aussi à l’art involontaire ,nous découvrons un poète au

    grand chapeau surgissant d’un tronc moussu, rêvant au bord du ruisseau, un

    oiseau blotti au creux de la main , symbiose du végétal, animal, végétal . Au

    sommet de la colline, regard vers le ciel, une grande silhouette d’ébène, tenant

    haut les mains, interpelle soleil et nuages, sentinelle majestueuse !! Nous

    continuons notre périple parmi ces oeuvres de première main, crées pour le site,

    passionnantes résonances , poétique plongée dans la nature et l’art

    contemporain .

    ourcqs

  9. Christine dit :

    Pour un peu, il aurait marché sur les mains et heureux comme un pape, c’est la main dans la main qu’il l’entraînait vers le garage, un sourire béat aux lèvres. Ça n’avait pourtant pas été facile de la convaincre, il avait dû faire des pieds et des mains pour qu’elle accepte de mettre la main à la poche. Elle la trouvait un peu chère cette nouvelle voiture. Mais le vendeur avait garanti qu’elle était « de première main, une véritable occasion », alors pas question de passer la main ! Il se voyait déjà filant dans la campagne au volant de ce petit bolide. Et pour convaincre définitivement sa bergère, il n’avait pas hésité à l’emmener batifoler dans le petit bois, lui mettant la main au cul qu’elle avait bien chaud, la coquine ! Après quoi, tout ragaillardis, ils étaient entrés dans la banque où il avait crié « haut les mains, peaux de lapins ! » au nez de la caissière affolée qui avait bien failli actionner l’alarme. En riant, il avait recompté deux fois les billets qu’il avait enfouis dans sa poche, les gardant précieusement dans le creux de la main : désormais, son rêve était à portée de main !

    Bon dimanche, Christine

  10. Gémis Isabelle dit :

    A portée de main

    Ruelles d’Istanbul, la nuit,
    3 heures 10 du matin
    Nous marchons main dans la main.
    Comme… comme quoi déjà ?
    J’ai vu ça dans un film je crois…un film du début du siècle.
    Petite pépite téléchargée par XV3 mon meilleur ami – ce fanatique nostalgique qui a gardé des fringues de son arrière grand clone et qui collectionne les ipad génération 0 !!
    Je sens quelque chose de froid dans le creux de ma main.
    Celle qui n’est pas agrippée à ta main.
    J’essaie d’imaginer ce que c’est…
    Nous avons pas mal consommé ce soir, sur la Rive droite, dans la bulle D2 – la rouge – ma préférée.
    Mes pensées sont plutôt brumeuses.
    Je me rappelle, ton regard…la danse…la transe…ta main au cul…ta bouche qui n’a pas demandé la permission.
    Ca y est je me rappelle.
    Tu as mis ta main à la poche et tu m’as tendu une sorte d’étoile en métal.
    Tu as murmuré : porte-bonheur Bébé.
    Je l’ai machinalement prise –
    Faut croire que depuis je l’ai couvée là…
    Sans desserrer le poing ?!
    Mystère.
    Moi qui fais toujours des pieds et des mains pour obtenir ce que je veux quitte parfois même
    A forcer la main. Là je n’avais rien demandé…
    Quelle foule dans les rues – Je croise des ombres colorées qui oscillent – J’entends des bribes de phrases – des rires aigus – J’ai l’impression d’avoir la lune à portée de main.
    Le ciel est…si clair !
    J’ai envie de jeter la petite étoile dans le ciel – pour qu’elle s’y accroche ! Qui sait ?
    Tu marches à mes côtés, silencieux – tellement grand – élancé – je me sens si petite.
    Tu n’es pas de première main chéri.
    Et j’aime ces marques des ans qui soleillent ton regard.
    Tes cheveux sel poivre – l’entre 2 âges te va si bien.
    Je passe la main dans ta chevelure drue et j’accroche ta nuque.
    Tu sais que tu as mon cœur à portée de main ?
    Mais mon cœur ne t’intéresse pas.
    Tes pupilles sont graneds comme des trous noirs –
    Tu as croqué trop de I 4 ce soir.
    Un groupe d’ados déguisés délurés est agglutiné en cercle.
    On se rapproche sans se concerter.
    Ils tapent des mains, en rythme, de plus en plus rapide.
    Au milieu, un gamin ou un nain ? enfin un drôle de phénomène marche sur les mains. Il est tout nu – poilu – de longs poils noirs – jamais vu ça ! une bestiole de ce type.
    Sans doute un reliquat d’un de ces zooo du siècle dernier – On m’a dit qu’il restait quelques spécimens monstrueux d’animooo à pattes par-ci par-là.
    Ils ont été cachés par des générations de résistants – de ceux qui pensaient que ces sous être avaient une place dans le monde de demain !
    Mais à quoi bon penser… à cela…au reste.
    L’aube est proche –
    Je jette l’étoile haut dans le ciel-
    Je laisse les bras en l’air –
    Hautes les mains, dressées vers le ciel.
    Tu me prends par la taille et me soulève –
    Je me tends comme une fusée…

    Et retombe comme une poupée de chiffon.
    J’entends un bruit lointain..
    J’ouvre les yeux… éteint le réveil.
    Ma main me fait mal…je l’ouvre, elle est toute marquée,
    Il semble que je me sois endormie avec ma première étoile gagnée hier au ski ..
    Mais oulala qu’est-ce que j’ai bien dormi – je ne me souviens de rien.
    J’aime les nuits sans rêves – ces nuits de plombs où il ne se passe rien.

  11. isabelle hosten dit :

    Maurice, les pouces dans les bretelles sur son ventre bedonnant, reluqua la petite troupe attablée devant son comptoir. Des sbires de première main. La génération montante des marlous du quartier n’avait plus rien de commun avec la grande époque, mais il fallait se faire une raison. Le fiston était un raté, pas question de prendre la relève, trop occupé à mettre une main au cul des donzelles, la frime résumée dans une paire de Ray Ban et deux cent chevaux sous le capot. Sa propre femme avait travaillé en sous-marin pour en faire une progéniture à peu près honnête. Bilan des courses, des pieds et des mains pour pas grand chose, un bellâtre à la manque, lustré à la gomina, aussi inutile qu’un set de table. Maurice, quarante ans qu’il s’échinait à maintenir l’ordre. Toute la smala locale lui mangeait dans le creux de la main. Mais jusqu’à quand ? Les sous fifres, il fallait les avoir à l’œil. Ca rapinait dans tous les coins et si ça pouvait s’en mettre dans les poches à la relève des compteurs, c’était tout bénéf. Plus question de compter sur « le chauve », le comparse de toujours. Ils avaient œuvré main dans la main pendant trente ans, jusqu’à ce fameux braquo où la BAC n’avait pas fait dans la dentelle. « Haut les mains ! » qu’ils avaient gueulé. « Le chauve » n’était pas du genre timoré. Il s’était fait dessoudé l’arme au poing. Sale affaire. Maurice n’était pas coutumier du blues mais à l’aune de son soixante cinquième anniversaire, les questions clignotaient comme les bougies de Hanoukka. Un jour ou l’autre, il faudrait passer la main. Autant éviter que ce soit le poignet forcé. Il se méfiait tout particulièrement des nouveaux caïds de banlieue, enfarinés jusqu’aux sinus, qui trafiquaient la poudre et les armes. Ces branquignoles étaient capables de tout et n’avaient aucune morale. Ils avaient déjà tenté de lui faire mettre la main à la poche. Par chance, le quartier n’était pas un plan de rêve pour dealer et les machines à sous, pas une came à rendement suffisant. Ils lui avaient foutu la paix. Décidément, la retraite n’était pas à portée de main. Et ses articulations lui criaient qu’il manquait de graisse dans les roulements. Il renifla, se jeta un troisième Ricard dans le cornet et ralluma son mégot. C’était vendredi, jour de Sabbat. La vieille allait servir des boulettes, luisantes de sauce, avec le pain blanc. Il se redressa, balaya le bar d’un œil circulaire, satisfait. Il ne bouffait pas encore les pissenlits par la racine. La vérité, il allait encore en faire marcher quelques un sur les mains avant d’avaler son acte de naissance.

  12. Jean de Marque dit :

    Cher Papa,

    Je viens de mettre la dernière main à mon prochain discours.Les couleurs de la morosité marchent main dans la main, accompagnent notre future gloire.

    La situation économique pourrie s’avère de première main pour notre projet. Le pouvoir est à portée de main. Nous sommes prêts pour le grand hold dup, le « haut les mains » sur l’Assemblée.

    Peut être faudra t’il encore travailler au corps quelques rupins, les aider à mettre la main à la poche. Une campagne, tu le sais, ça n’est pas donné. C’est à prendre, quitte à forcer la main.

    J’ai su que tu faisais des pieds et des mains pour éclaircir mon horizon. Tous les coups de main sont les bienvenus. Il n’existe pas de sale main d’oeuvre, tu me l’as appris et je m’en souviens.

    Il est temps d’arrêter de marcher sur les mains. Comme tu disais dans le temps: « La République, faut pas hésiter à lui mettre la main au cul, elle aime çà ».

    Malgré nos quelques différents, je sais qu’en sous main, toujours tu me soutiens. tes idées, je les maintiens, discrètes mais présentes, dans le creux de ma main.

    Les petites mains travaillent pour moi, évitent la récupération. Il ne sera pas dit, cette fois qu’une certaine classe politique mettra la main sur NOS idées.

    Merci d’avoir enfin passé la main!

    A demain!

    Ta Blanche de Farine!

    Encart prévu par le futur éditeur de ces lignes: Mme Blanche de Farine, boulangère à Croupie la Disette est particulièrement choquée par cette intrusion de la littérature dans sa vie publiquement privée. Elle garantit la provenance française et la pureté des ingrédients avec laquelle elle fabrique depuis tant d’années l’authentique baguette du peuple.

  13. Gairaud dit :

    Je vois que vous n’avez pas perdu la main….

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