Entre Noël et moi, ça a toujours coincé

Entre Noël et moi, ça a toujours coincé. Et, ça remonte à loin…
Mes parents avaient une manière bien à eux de fêter Noël. Ils m’offraient leur cadeau en précisant qu’ils déploraient leur dépense : « car je ne la mériterais pas. »
Ça m’est resté planté dans le cœur comme une aiguille de sapin.
Depuis, chaque 25 décembre me donne l’impression d’entrer dans une pièce trop décorée pour être honnête.
On sort le sapin, on accroche des guirlandes qui clignotent tels des sourires forcés. Chacun arrive avec son petit ou grand paquet soigneusement empaqueté, mais, derrière le papier cadeau, on devine des rancœurs plus ou moins bien ficelées.
On s’embrasse, on sourit plus ou moins sincèrement : c’est la tradition, paraît-il.
Le calendrier distribue ses ordres : « Le 24, cadeau. Le 31, bonne année. À Pâques, les œufs en chocolat. En janvier, la galette des rois. »
On dirait un règlement intérieur. Une liturgie pâtissière.
Ayant grandi sous la férule de rites religieux : prière du soir, confession, contrition à la demande, messe de Noël, etc., ce parfum d’obligations m’a toujours donné envie de filer par la sacristie.
C’est sans doute pour cela que j’ai décidé, dès l’enfance, de ne plus attendre de cadeaux de quiconque, de m’offrir un cadeau quand j’en ai l’élan. Un cadeau qui naît d’un coup de cœur, d’une envie subite, pas d’une case cochée sur un calendrier pour ne pas oublier…
Mais j’accepte volontiers un sourire, un service, une attention, quelque chose qui ne nécessite ni papier doré ni agenda tyrannique.
Finalement, je ne suis pas fâché contre les fêtes. Je suis juste resté ce môme à qui on disait : « Tu ne le mérites pas. »
Alors forcément, chaque Noël, quelque chose en moi se froisse, comme un papier cadeau qu’on n’a jamais vraiment su ouvrir sans le déchirer.
Mais, cela ne m’empêche pas de vous souhaiter un très heureux Noël en famille.
PS : Merci pour vos nombreux messages de soutien. La COVID est toujours là, mais elle est moins présente. Vivement l’an prochain ! 😉
Je suis hors-n’homme. Un neuroatypique à dominance dyslexique atteint d’aphantasie : incapable de fabriquer des images mentales et de se représenter un lieu ou un visage. Mes facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau et mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Si vous remarquez une faute, merci de me la signaler : association.entre2lettre@gmail.com


Les traditions sont des lubrifiants sociaux. Juste cela. Il ne faut rien en attendre de plus.
Notre société occidentale est une sorte de matrice essentiellement basée sur des lois marchandes, du spectacle marchand.
En prendre conscience, c’est se mettre de côté, regarder la fascination hypnotique que toutes ces traditions exercent sur le plan collectif, sans compter les black friday, les cyber monday, pour refuser « énergiquement » d’y d’apporter sa contribution.
Nous avons le choix entre devenir un pion dans ce système qui a toujours quelque chose à nous vendre, ou « decider » de rester maitre de sa propre destinée. Cela passe d’abord par de la lucidité, puis par une vraie volonté à ne pas donner son consentement à n’importe quoi et à n’importe qui.
À partir de là, on n’est plus victime, mais acteur de sa propre vie.
Cette grande exigence passe par beaucoup de résistances de la part des autres, du rejet, et beaucoup de solitude. Au début.
C’est l’épreuve du feu. Mais c’est un espace de décantation absolument nécessaire pour faire le point sur ce que nous ne voulons plus.
Puis, l’authenticité appelant l’authenticité, les vrais amis arrivent.
P.-S. Je suis heureuse de savoir que vous allez mieux cher Pascal. J’aime beaucoup votre article de ce matin. Il me parle beaucoup.
Cela fait plus de dix ans que je ne fête plus Noël, ni les anniversaires, imposés par le dicte date calendaire, comme si nos vies se devaient d’être plus belles ces jours-là, sur leur 31. Alors que chaque jour, par définition, est aujourd’hui, et qu’il y en aura bien un où je penserai à toi, qu’une idée de cadeau me viendra avec son beau paquet de joie, qu’on partagera autour d’un bon repas, d’un beau week-end ou d’une semaine de vacances. Je nous souhaites à tous un beau 24 décembre et d’autres belles journées à vivre comme des fêtes, avec un petit goût de victoire au fond du coeur quand même, un goût de revanche, peut-être pour certains, en ouvrant le cadeau que vous méritez. Recouvre la santé, Pascal, je fêterai avec joie l’arrivée de ton livre, le jour où il naîtra, comme un véritable événement, cette fois. Bises
Cher Pascal, Je suis contente que vous alliez mieux tous les deux. N’étant pas Chrétienne, Noël, a toujours été l’occasion d’une réunion familiale féérique.
Si Noël n’est pas une fête facile, pour toi, j’espère au moins qu’elle sera sans obligation et comme tu l’aimerais, en tout cas sans covid !!
Me revient, sauf erreur, que le covid fut d’abord masculin. Puis, par on ne sait par quelle sorcellerie devint féminine lorsqu’on la pressentit mondiale. De là à interpréter…! Aucune féministe ne manifesta quoi que ce soit, et je me demandais pourquoi ? Il était vrai que déjà la rougeole, la turbéculose, la dermite, la rage, la listériose, la grippe, la conjonctivite, la rubéole, la syphillis, la fièvre jaune, la varicelle, la tuberculose, la gale, la coqueliche…et j’en passe….la crise de foie. Ca parlait, quand même!
Enfant, ma soeur fût traitée de peste… moi, jamais de cancer.
La crise de mauvaise foi grasse des hommes, c’est quelque chose! 😎
Cher Jean-Marc, il me semble que la Covid a toujours été féminine, par définition, comme la maladie qu’elle incarne par le D de son acronyme anglophone (disease). Puis, on l’a vite confondue avec le virus et le peuple a eu raison des médias qui l’ont masculinisé injustement. Pourquoi la maladie est-elle féminine ? c’est une vaste question. 🙂
Salut Antonio!
Ah bon, et bien tant pis….j’assume totalement mon ignorance du diktat scientifique… Si féminine, La covide aurait dû s’écrire ainsi, non ??
Bonne journée!
Tous mes voeux de meillleure santé et de créativé. Merci de partager tout cela avec nous. C’est bien mérité !
Dans l’imaginaire collectif, certains mythes tels que Ève la tentatrice, la sorcière, la femme fatale ont laissé un marqueur négatif. Pour autant, je ne pense pas que cela ait une vraie incidence sur notre langue.
À la Covid, la maladie, la mort, nous pouvons opposer toute une liste de mots féminisés à connotation positive : vie, naissance, beauté, liberté, vertu, joie, nature…
Dans la liste des mots masculinisés, nous trouvons crime, meurtre, meurtre, mensonge, désastre… mais aussi : don, sacrifice, courage, mérite, bonheur…
Bon réveillon cher Jean-Marc, avec un poisson sans arête :D, et un bon verre de vin.
Chère Béatrice! C’était de ma part, une boutade évidemment!
Mes souvenirs de Noël d’enfant restent marqués par la recherche des cadeaux cachés que je tentais de découvrir avant leur distribution, au grand dam de mes parents.
Le petit théâtre de marionnettes m’avait fait surprendre. En effet, je n’avais pas résisté à l’envie de le déballer et de jouer avec sur le palier de l’appartement où il avait été dissimulé dans le placard du compteur électrique.
Avec mes voeux de prompt rétablissement Pascal.
Aujourd’hui tous mes Noël sont déchirés… vides de sens… je suis bien loin de ceux de mon enfance, familiaux, joyeux et empreints de bonheur… mais c’est la vie et je l’accepte comme telle.
Prenez bien soin de vous pour passer d’agréables fêtes de fin d’année.
Amicalement
Des Noël aigre-doux…dou…dou… courage mon Gilaber comme tu vois, tu n’es pas tout seul… c’et une sale période mais nous la vaincrons en ne la fëtant pas. Tant pis pour elle!.🐁
Merci Sourisverte,
Je sais que tu as raison, mais c’est une blessure très profonde qui a du mal à cicatriser.
Bien à toi et au plaisir de te lire.
Franchement, pauvre Pascal….un covid pour Noël, il ne méritait pas ce cadeau. Mais avec son esprit positif, il en sortira quand même une belle expérience….et qui sait un exercice inédit… ??
C’est bizarre ce chantage-marchandage par rapport à Noël.
Le solstice d’hiver, la naissance du Christ, le Père Noël, le sapin, les guirlandes, les cadeaux etc…
Beaucoup d’évènements en peu de temps où l’on voudrait que tout se décante avant de recommencer un nouveau cycle.
On dirait que derrière chacun de ces symboles se cachent des non-dits qui, par définition devraient être dits.
Ca soulagerait les consciences !
Joyeux Noël !
Si j’avais su, je ne t’aurais pas envoyé un petit cadeau de Noë! Hi Hi Hi ! Bisous
Si j’avais su, je ne t’aurais pas envoyé un petit cadeau de Noë! Hi Hi Hi ! Bidous
Oh! Combien je vous comprends Pascal!
Mais tout passe… Comme la Covid 😉
Restons joyeux! C’est Noël !
A Noël….les boules, comme disait l’autre. Tout ce gâchis de décoration très factice….ce monde malade qu’on enguirlande pour rire…cet espoir téléphoné de quelques jours d’échanges commerciaux…ces sapins n’ayant pas le droit de grandir….cette orgie de bûches avant de reprendre le boulot, ce chocolat nègre….ces huîtres gigotant sous la langue. A moins d’être sourd, vous aurez saisi que cette période et tout son tralala me débectent. Mais tolérant, je vous souhaiterai d’en faire le moins pire de vos belles posibilités
Messigue, écoutant à SOS Amitiés, je choisirai, ce soir, d’écouter toutes celles et ceux qui, ce soir auront encore un peu plus l’arête de la solitude, en travers de la gorge.
SOS amitié j’y fus a Boulogne…
Courage cher Jean-Marc il en faut ..👏🐁
Boulogne sur mer ou Boulogne Billancourt…ou je ne sais quel Boulogne ????
Billancourt.
C’est curieux, ça ! En, de lisant, j’ avais l’exacte impression de lire mon passé.
Moi, on me montrait mes cadeaux mais on ne me les donnait pas ai prétexte que je ne les méritais pas ! C’est ainsi que quand ils sont morts j’ai retrouvé le cartable a musique qui m’était destiné 50 ans avant complètement desseché… un peu comme les sentiments du reste !
Pour publier sur mon atelier en ligne Pascal m’autorise- tu a faire un copier coller de ta pubblication en signalent bien sûr que tu en es l’auteur ?
Ta souris verte 🐁
En signalant… c’est écrit très petit..
Bonjour à toutes et tous.
Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année, chargées de tendres émotions et de merveilleux sourires.
Heureuse que vous alliez mieux Pascal. Une pluie de sourires et des moments de joie inattendus pour vous afin d’effacer les mauvais souvenirs.
🎅😀😀😉
🙂