Cette mémoire jaunissante

On regrette parfois les cahiers sur lesquels on écrivait et raturait les phrases de son futur roman.
Ces feuilles de papier où l’on esquissait maladroitement quelques visages grimaçants en attendant qu’un mot ou une idée survienne.
Cette mémoire jaunissante conservait toutes les traces de nos premiers jets.
wordQuand « Word le Tyran » a pris le pouvoir sur l’écrit, il n’était pas question que nos ratures encombrent sa mémoire.
Ce révolutionnaire traitement de texte fit place nette.
Impossible de retourner sur ses pattes de mouche, toute trace bien ou mal écrite auparavant était définitivement effacée.
On écrivait comme un lièvre mais on perdait la mémoire…

Ce n’est plus le cas. Word, LibreOffice et les autres ont beaucoup évolué. Le mode Suivi des modifications est aujourd’hui disponible sur ces applications.

Il suffit de cliquer sur Outils puis sur Suivi des modifications pour que le traitement de texte enregistre toutes les modifications apportées au texte original et les affiche en couleur pour les repérer facilement. Un texte supprimé est barré tandis que celui qui est ajouté est souligné.
J’utilise cette possibilité pour travailler sur les manuscrits que je relis, c’est très pratique pour les échanges que j’ai ensuite avec les auteurs.
A la relecture, le mode Suivi des modifications produit une sorte de magma, surtout si les modifications sont nombreuses, c’est un ensemble confus d’ajouts et de retouches difficile à lire. Mais, magie de l’informatique, il suffit de passer en mode Révision  pour masquer toutes les marques de révision et lire un texte apparemment normal.
Ce n’est pas le seule possibilité offerte par les traitements de texte actuels, je vous invite à découvrir tout ce que ces applications peuvent vous apporter dans votre écriture.
Vous ne perdrez plus vos versions antérieures et vous gagnerez beaucoup de temps.
Notez que vous avez les mêmes outils sur Google, j’ai d’ailleurs lâcher Word pour ce monstrueux inquisiteur.

5 Responses

  1. Madeleine dit :

    Merci pour ces aimables conseils Monsieur Perrat.

    Personnellement j’ai mis des années à passer en mode numérique. Sur ordinateur, j’avais du mal à me lâcher et à m’ouvrir complètement. De fait je devais toujours emmener mes cahiers partout avec moi (l’inspiration ne prévient pas); ce qui n’était pas pratique. Cependant avec le temps, j’ai appris à aimer et à me confier à ce support bien utile.

    J’aime beaucoup la chaleur des esquisses « manuscrit » et pour certains types de textes, je préfère cette méthode.

  2. Sarlati dit :

    Merci pour ces astuces bien utiles.

  3. Tissier mireille dit :

    bonjour Monsieur Perrat

    Alors moi je dois être encore à l »ère préhistorique. Je m’explique ,j’écris toujours selon mon propre procédé, avant de transcrire mes textes j’écris sur des feuilles blanches qui sont gommées, raturées au fil de mes écrits. Un grand cahier me sert à imaginé mes écrits pour les enfants. Les feuilles sont pour les romans consacrés au terroir. Après ,je réécris soit selon mon envie sur ma machine à écrire (nostalgie quand tu nous tien), soit sur Word. Tout est fait en double exemplalre,
    comme ça rien de perdu.

    Mireille

  4. Françoise - Gare du Nord dit :

    Merci Pascal pour ce billet. Hélas, la version Word dont je dispose (Word Starter 2000) ne m’offre pas cette possibilité.

    La dernière fois où j’ai utilisé la cahier et le stylo c’est lors des ateliers d’écriture parisiens du lundi soir animés par Pascal.

    Personnellement, j’écris plus facilement sur PC même si les ratures ont un certain charme et les affres des mots rayés pourraient donner lieu à un exercice d’écriture

    • Françoise dit :

      Bonjour Pascal et merci pour ces conseils techniques. Après l’aide de ma fille,j’essaierai ces nouvelles applications.Peut-être qu’elles m’aideront, sait-on jamais, à écrire des petits-chefs d’oeuvre
      Vous n’êtes pas très matinal ce matin (3H35). Quand je lis vos messages je regarde toujours l’heure à laquelle ils ont été envoyés et je suis stupéfaite. Il paraît que beaucoup de grands hommes dormaient peu…. Je me pose la question « dans votre domaine en seriez-vous un? » et j’ai envie de répondre par l’affirmative.
      pardon pour ces bavardages et bonne journée
      françoise

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Répondez à ce calcul pour prouver que vous n'êtes pas un robot *