Cet outil fourni avec le premier souffle
J’entends souvent des personnes me dire :
— Moi, je n’ai pas d’imagination.
Ou bien :
— J’en ai très peu.
Elles se trompent.
Tout le monde a de l’imagination. Absolument tout le monde.
Une personne qui n’aurait aucune imagination n’aurait peur de rien. Même pas de la mort. Puisqu’elle ne pourrait pas l’imaginer.

L’imagination est un don de naissance. Un outil fourni avec le premier souffle.
Mais chez certains, elle dort. Chez d’autres, elle est rouillée.
Chez beaucoup, elle a été rangée dans un placard par l’école, les habitudes, la peur de se tromper ou les adultes qui disaient : « Arrête d’inventer ! », « Cesse de rêver ! », « Garde les pieds sur terre ! »
Pourtant, elle est toujours là.
Prenez une paire de lunettes de soleil. Salissez les verres. Faites quelques taches, quelques points noirs, quelques traces gênantes. Au début, vous ne verrez que ça.
Ces saletés vous agaceront. Vous aurez envie de les enlever.
Mais gardez ces lunettes plusieurs heures. Peu à peu, votre cerveau va s’adapter. Il va contourner les taches, oublier les obstacles, recomposer le paysage. Ce qui gênait devient invisible.
Le cerveau est ainsi fait : il trouve des passages.
J’ai connu cela autrement. Après un accident de scooter, mon bras droit, moi qui suis droitier, ne s’étend plus correctement. J’ai une prothèse.
Petit à petit, il a fallu que j’apprenne à faire avec la main gauche. Mon corps a râlé, bien sûr. Mon cerveau aussi, sûrement. Mais il s’est adapté. Il a bricolé. Il a inventé des détours. Aujourd’hui, je suis presque ambidextre.
Quel rapport avec l’imagination ?
Tout.
L’imagination fonctionne de la même manière. Si on ne la sollicite jamais, elle s’endort.
Si on ne lui pose aucune contrainte, elle paresse.
Mais donnez-lui un obstacle, une consigne, une question bizarre, un exercice d’écriture créative, comme ceux que je propose sur ce blogue, et elle se remet au travail.
Elle cherche. Elle tâtonne. Elle trébuche. Puis elle trouve.
Plus on la stimule, plus elle se muscle. Elle redevient ce qu’elle était dans l’enfance : vive, insolente, neuve, capable de créer un tsunami dans un dé à coudre.
Dans la vie, cette imagination n’est pas un luxe. C’est une réserve de solutions. Face aux problèmes, aux empêchements, aux impasses, elle ouvre des portes que la raison seule ne voit pas.
Voilà pourquoi il ne faut jamais dire :
— Je n’ai pas d’imagination.
Il faut dire :
— Je ne l’ai pas encore réveillée.

Survivre en milieu humain, ce livre « Feel strong » enlève quelques cailloux dans les chaussures.
5 étoiles sur 5. Avis laissé en France le 5 mai 2026
Très heureux de découvrir le nouveau livre de Pascal Perrat, dont je ne manque jamais les exercices hebdomadaires d’écriture. Cet ouvrage ne distille pas une science sur l’art de survie, mais juste une collection de phrases-antidotes qui peuvent nous sauver la peau… Des vérités, des éclats de lumières qui ne sont que des contrepoisons pour résister aux regards qui rabaissent et aux mots qui écrasent…Utile
4 étoiles sur 5. Avis laissé en France le 6 mars 2026
Je recommande la lecture de l’ouvrage. C’est un concentré de l’expérience de l’auteur pleine de bon sens. J’ai trouvé très intéressant de mettre en parallèle cet itinéraire de vie avec le mien. Cet ouvrage trouvera de jeunes lecteurs intéressés en période de recherche d’itinéraire personnel. Utile
5 étoiles sur 5. Avis laissé en France le 29 avril 2026
Voilà un livre qui secoue, remue, nous tire les doigts de la chance qu’on n’a pas eu, jusqu’à nous émouvoir et nous délivrer de l’attentisme. Pascal Perrat nous livre de belles tranches de vie, intimistes et inspirantes, parfois choc, comme des claques nécessaires à notre inconscient, mais toujours avec bienveillance. Une belle leçon de survie qui a été pour moi la bienvenue. Merci !
5 étoiles sur 5. Avis laissé en France le 17 mars 2026
C’est avec grand plaisir que j’ai découvert « l’itinéraire de cet enfant non gâté » ! Une bonne leçon d’optimisme, de persévérance et d’audace.
5 étoiles sur 5. Avis laissé en France le 11 mars 2026
M’a fait sourire, me questionner. Sans détours, sans langue de bois, Pascal Perrat remet l’église au centre du village et nous injecte quelques piqûres de rappel sur ce que nous sommes et ce que nous pouvons être ou aurions pu être. Utile.
Je suis hors-n’homme. Un neuroatypique à dominance dyslexique atteint d’aphantasie : incapable de fabriquer des images mentales et de se représenter un lieu ou un visage. Mes facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau et mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Si vous remarquez une faute, merci de me la signaler : association.entre2lettre@gmail.com


Comme le dit Luc Benoist – Attaché aux Musées Nationaux –
Dans un texte sur Le Soufisme ;
» Dieu a créé le Monde en l’imaginant. »
Il n’y a plus qu’à l’imiter !
Bonne soirée !
Comme me le disait l’abbé Petit* dimanche dernier à la sortie de la messe :
« La confesse, ce n’est plus ce que c’était. »
C’est par dizaines que jadis on patientait devant le confessionnal en récapitulant patiemment et consciencieusement tous les péchés capiteux ou décapitant de la semaine passée, accumulés, sans y prendre garde.
Un mensonge par-là, une omission volontaire, une compromission par ci, une lâcheté involontaire encore, ou pire une médisance avouée sur les cancans du voisinage. Sans compter les trahisons navrantes.
Un adultère consentit, c’était la cerise sur le gâteau mais il fallait raconter dans les détails, l’abbé Petit* n’était pas avare sur le repentir de la brebis égarée.
Dieu pardonnait généreusement à tous les coups mais à condition de tout déclarer à la douane du confessionnal.
Se mettre à nu c’est ce qu’il voulait. Pour purifier l’âme il ne fallait rien oublier. Si l’homme pêchait il fallait qu’il se libère de ses poisons qui l’empoissonnaient au fil de l’eau.
L’abbé Petit* lui, à l’abri dans sa menuiserie grillagée, bien installé à l’ombre, le dos collé au confessionnal matelassé, son fessier posé sur un épais coussin en plumes d’oie, écoutait inlassablement et questionnait ses ouailles avec sa bienveillance légendaire.
À la fin de la liste à la Prévert des péchés avoués de chaque paroissien, donc à moitié pardonnés, l’abbé prononçait l’absolution divine qui libérait complètement l’âme du repentant.
S’en suivait avant les politesses d’usage, pour marquer le coup, une recommandation d’Ave ou / et de Pater pour péniter avant de reprendre le fil de sa vie courante.
Une nouvelle mauvaise habitude, agression, vandalisme était devenue monnaie courante dans notre société : des tags courraient tout autour des bâtiments cléricaux, églises, monastères et même cathédrales du territoire national, c’était une véritable plaie.
Des signes flagrants d’une nouvelle guerre de religion semblaient se barder là.
Le pouvoir politique en place pourtant laïc, décida dans un premier temps de karschériser les monuments souillés et dans un deuxième temps d’installer de la vidéo surveillance autour d’un périmètre grillagé.
Sensée décourager les impétrants en guerre, la solution semblait faire son effet. Le calme était revenu comme par enchantement.
Sacraliser ce qui pouvait l’être, le Président en fin de règne, s’en donnait à cœur joie. De discours fleuves à des recommandations lénifiantes, il avait lâché un beau jour cette expression pour égailler un tantinet son message :
« Remettre l’église au milieu du grillage ».
Personne ne sut depuis lors, ni lui, ne voulut reconnaître si c’était un jeu de mot maladroit ou un lapsus libérateur.
Toujours est-il que maintenant ce proverbe faisait florès dans maintes discussions à tous points de vue.
Si les sourires ornaient les lèvres en la prononçant, cette formule n’était pas du goût de l’abbé Petit*.
En effet depuis lors, on ne se pressait plus à la messe dominicale. Était-ce à cause du grillage, de la vidéosurveillance ou des deux ?
Toujours est-il que l’abbé ne confessait plus à tour de bras ni ne délivrait d’acte de contrition à base d’Ave et de Pater.
Ce qui l’attristait le plus en fait, c’est qu’il n’aurait bientôt plus de matière noble pour enrichir le terreau du roman-livre-confession qu’il écrivait secrètement depuis des années, à l’abri des regards, sur tous les travers de ses paroissiens, et il y en avait des choses à raconter.
Grillage ou pas d’ailleurs.
*Toute ressemblance avec des personnages existantes ou ayant existé est purement fortuite.
Jean Louis Métivier 05/2026
Il est vrai que vos exercices du samedi assouplissent nos barrières et évitent que nous nous rigidifions!
Alors… consommons sans modération !!!
Merci Pascal pour cette sérotonine hebdomadaire 😉
Je rejoins pleinement l’idée que vous développez, Pascal : toute croyance négative finit par nous assigner des frontières invisibles. Telle une treizième mauvaise fée penchée sur le berceau de nos potentialités, elle condamne nos rêves au sommeil.
Alors les ronces gagnent du terrain, l’imaginaire se replie, et notre château intérieur s’enferme peu à peu dans le silence.
À moins qu’un regard plus doux et plus aimant sur nous-mêmes ne vienne rompre le sortilège et nous redonner l’audace d’explorer tous nos possibles.
Ah l’imachination, l’ensemble des manoeuvres secrètes qui complote contre l’ennuyeuse routine.
C’est une richesse l’imagination. Surtout active l lorsqu’on est bien portant. Elle prouve, quand on a la santé, qu’on est capable de se sortir des spirales de son passé, de sa famille et de tout ce qui nous ‘compose’. Une imagination à l’air libre !🐁