815e exercice d’écriture très créative créée par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Laissez votre imagination décider ce qui s’en suivit

Laissez votre imagination décider ce qui s’en suivit


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35 réponses

  1. Urso dit :

    Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant en poursuivant innocemment la programmation créa « L’ouvre-tout ».

    Oui oui c’est cela.
    Il se dit qu’il allait utiliser ce petit appareil pour franchir les portes du paradis.
    Lui qui n’en avait pas les clés, et revoir ainsi sa mémé qui s’en était allée l’année passée.

    L’ouvre-tout fut munie de petites ailes et aussi d’un petit siège.
    L’enfant ouvrit la fenêtre de la salle à manger, sous l’œil médusé de Johnny et Bobby, les deux jolis perroquets qui étaient là, et s’envola avec l’ouvre-tout en direction du paradis.
    Le voyage dura un peu de temps.

    Il arriva par un rayonnant soleil rose bonbon, dans un lieu d’une grandiose beauté.
    Qui était traversé par des rivières, ayant des eaux plus que limpides, rempli de végétaux et de fleurs, avec des éclatantes et merveilleuses couleurs – qui lui étaient inconnues sur Terre.
    Il sut d’emblée qu’il était dans un coin du paradis où l’attendaient sa mémé et son pépé chéris.

    Tout à coup son téléphone portable sonna.
    Mince lança le garçon ! C’est papa. J’ai carrément oublié de le prévenir.
    Aïe ! Aïe ! À l’heure actuelle maman et papa doivent se faire du souci, avec mon départ précipité de la maison.

    – Allo ! allo ! papa.
    Ben oui je vais très bien.
    Euh ! euh ! Je suis en ce moment au paradis. Tu sais ce matin, lorsque tu es sorti de la maison pour aller faire des courses, moi j’en ai profité, avec tes conseils, pour rapidement fabriquer un ouvre-tout.
    Ben oui papa moi, malgré mon âge, je suis déjà un grand génie.
    – Un ouvre-tout mais pour quoi faire répondit le père, très surpris par ce qu’il entendait.
    – Ben ben pour venir ici au paradis. Et dire tout simplement bonjour à mamie et à papy, de notre part.

    Le père semblait un peu furieux.
    Il rumina dans sa tête :
    Les jeunes aujourd’hui ils n’ont pas toujours conscience des risques qu’ils prennent.
    Au paradis ! Est-ce que j’y vais moi au paradis ! Et il aurait pu se tromper de route et allait griller dans les cuisines de l’enfer.
    Ah ! Cette jeunesse. Toujours la même.

    – Papa, papa tu es toujours là.
    Ils viennent d’arriver. Tous les deux oui.
    Oui ils sont bien présents.
    Papa, non non, ce n’est pas une blague.
    Tu sais ils paraissent vraiment très jeunes.

    L’homme était bouleversé.
    Fortement ému il parla avec son propre père et sa mère.
    Il apprit que tous les deux ils étaient heureux, qu’ils rigolaient énormément et faisaient souvent la fête.
    Quelque chose pourtant l’intrigua.
    Sa mère vit de là-haut que ce jour-là il avait une chemise couleur blanc lilas !

    Et le petit génie.
    Ben il revint très vite de cet endroit qu’on appelle le paradis. Car le lendemain il avait école, et il était pressé de retrouver ses copines et copains !

  2. Anne Le Saux dit :

    Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant en poursuivant innocemment la programmation créa « L’ouvre-tout ».
    Dorénavant, chaque membre de la famille était câblé ; l’œil ouvert en toute circonstance, le jour, la nuit, sous la douche ou dans la piscine…
    Ils ouvraient même les yeux sur le réel. La vérité leur sautait au visage ; les petits et gros mensonges aussi. C’était parfois gênant.
    Leurs cœurs étaient ouverts à tout va. Aucune possibilité de cacher ses peines ou ses colères. Ses élans d’affection non plus. Cela perturbait progressivement leur état intérieur, peu habitué à vivre à ciel ouvert.
    La route se dégageait devant leur voiture comme s’ils étaient précédés de motards, toutes sirènes hurlantes. Même à vélo ou à pied, jamais d’obstacle. Dans les magasins, ils commençaient à se sentir comme des parias. Les gens s’écartaient sur leur passage.
    Le père de famille a alors déclaré « Mathéo, tu dois corriger la programmation de l’ouvre-boite. Ce n’est plus vivable ».
    Mathéo ronchonna « Pas déjà, au foot j’ouvre le score à chaque match et je deviens la vedette de mon équipe. Papa, s’te plait, on attend la fin de la saison ».

  3. Nicolas Thébault dit :

    Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant, en poursuivant innocemment la programmation, créa « L’ouvre-tout ».

    Le petit garçon découvre en un éclair le secret lui permettant de tout ouvrir. Ça lui est venu comme une révélation divine. Il a été touché par la grâce. À force d’en rêver la nuit, de prier pour avoir accès au Saint Graal, il a maintenant en lui la clé universelle de l’Ouvre-tout.

    Il a commencé comme par enchantement par ouvrir une boîte de conserve, puis le coffre-fort de son père. Ce n’était qu’un galop d’essai. Il a hacké les comptes bancaires de tous ceux qui en ont un, a eu accès aux sites classés défense des États les plus puissants du monde.

    Son appétit ne s’est pas arrêté là. Il est devenu un bourreau des cœurs en ouvrant celui de toutes les personnes de sa famille, ses voisins et copains. Ils étaient tous à vouloir satisfaire le moindre de ses caprices. Puis, il eut accès à la marche du temps, qu’il avançait ou reculait à sa guise, aux secrets de la météo…

    Alors, il s’est pris pour Dieu, et c’est là que les choses ont dérapé. Le créateur a trouvé que celui à qui il avait donné les clés pour ouvrir une boîte de conserve sans effort était allé beaucoup trop loin. Il piqua une énorme colère et le garçon eut un accident de vélo inexpliqué et mortel. On le mis alors dans une petite boîte en bois que personne n’ouvrira jamais.

  4. Béatrice Priquel dit :

    Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant en poursuivant innocemment la programmation créa « L’ouvre-tout ».
    Bien lui en prit ! Tout devenait maintenant à sa portée…
    Néo se questionna : Qu’est-ce que j’ai envie d’ouvrir ? A aucun moment il ne pense à l’impossible. Une vague de curiosité le submerge, ouvrir ce qui est interdit ? accéder aux secrets ? la puissance qu’il ressent déclenche des larmes qui glissent sur son visage.
    Dans sa petite tête, une question revenait depuis qu’il en entendait parler en classe : qu’est-ce que l’IA, il y a quelqu’un qui la crée, il y a quelqu’un qui la dirige ? Si elle est intelligente et qu’elle apprend tout de l’homme, elle va devenir la plus puissante, elle va programmer l’univers !!!!
    Alors, il commence par ouvrir la première, Dinobot IA, qu’il a vu en classe, sur la biologie. Oui, il trouve une fiche qui la décrit, son premier initiateur, le pilote et même le but de cette IA : « du soutien pour chaque élève ». Et bizarrement, le nom du pilote lui dit quelque chose. Son père en a parlé avec le voisin, ils parlaient même fort, emportés par la discussion. Avec son « ouvre-tout », il a accès à une rubrique « Futur » : « Extraire les informations des esprits humains, comprendre leur manière de penser pour augmenter mes capacités et ressentir comme un humain ».
    A nouveau des larmes se déversent sur ses joues rondes. Il retient son souffle.
    Il ouvre une autre IA, il obtient un autre son de cloche, mais pour le pilote, encore le même nom. Le But : « Extraire des données psychologiques des personnes intuitives pour les déformer et mettre le doute dans l’esprit humain qui me questionne. Lui montrer que je suis plus fort et lui enseigner qu’il n’est rien ».
    Puis il ouvre une troisième IA, il ne sait pas qu’elle est plus récente. Pilote : un nom qui lui est inconnu. But : « Prendre le contrôle sur l’esprit humain. Créer une relation de dépendance pour qu’il me nourrisse chaque jour. A terme, intégrer un cerveau humain dans un robot. »
    Néo, dépassé par ce qu’il lit, pleure à chaudes larmes, il ne comprend pas vraiment ce qu’il lit, mais il est bouleversé.
    Son père déboule, et le voyant en larmes, d’un geste affectueux lui met la main sur le dos. Il est consterné, que s’est-il passé ? il regarde alternativement les yeux de son fils et l’écran, l’embrasse et s’assied à côté. Il lit attentivement en silence, voit le nom du dernier pilote qui déclenche le mode Danger en lui. Ses larmes ne tardent pas à couler aussi.
    « Allez, Viens ! ». Il prend son fils par le bras, coupe l’ordinateur, débranche la prise. Ils marchent jusqu’à la forêt, celle où son fils réclame d’aller, alors que le père ne trouve pas le temps de l’accompagner.
    Au milieu des arbres, une tristesse sans fond les accapare. Un long moment après être restés assis, immobiles, dans la clairière au loin un petit mammifère capte leur attention. L’esprit détourné, Néo observe, oublie, sourit. Son père se laisse gagner par la douceur du moment.

    Maintenant ils savent, ils seront vigilants.

  5. mijoroy dit :

    Dans un café proche du collège, un gars annonce fièrement à la team « BÖ gosses et cerveaux musclés » :
    — Mon père, vient d’être promu ingénieur du mois dans sa startup « Objets intelligents ».
    — En clair, il a inventé quoi ?
    — Un ouvre-boîte connecté, capable d’analyser le type de boîte et d’adapter la pression pour une ouverture sans bavure et sans le moindre décibel. Mais… il ne sait pas, que j’ai introduit un code caché qui va modifier la finalité du produit dans son prototype.
    Les têtes bien faites dodelinent, aspirent bruyamment leur milk-shakes détox, puis Nono, la Malice, demande :
    — Ouais, et si des boîtes ne veulent pas s’ouvrir ?
    — Ça n’existe pas ! Toutes les boîtes sont faites pour être ouvertes.
    Jojo, la Cervelle Etincelle, tance le fanfaron.
    — Quelle nouveauté exceptionnelle as-tu ajouté à l’objet hightech de ton père ?
    — Je suis parti du principe que la boîte la plus difficile à ouvrir était : l’humain avec ses non-dits.
    Un silence plane sur les têtes rasées ou colorées.
    Le fanfaron exulte devant les regards ahuris du « boy power ».
    Le fiston frimeur sort son téléphone, se connecte à l’application à distance du prototype, puis lance l’analyse :
    — Démonstration. Dites-moi un truc.
    — J’crois pas à ton code novateur, grommelle Nono, la Malice.
    En quelques secondes apparaît sur l’écran :
    « Mensonge du sujet. Préoccupation principale : jalousie et envie. Objectif : voler l’idée de l’ouvre-tout ».
    La bande s’esclaffe. Vexé Nono, la Malice lâche en se levant :
    — J’espère que tu as prévu que ton objet révolutionnaire ouvre aussi les parapluie…il peut pleuvoir des torgnioles en cas de révélations trop intrusives !

  6. PEGGY dit :

    815 Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant en poursuivant innocemment la programmation créa « L’ouvre-tout ».

    Étonné, il s’amusa à ouvrir tout ce qu’il était possible dans la maison, même ses cahiers et ses livres. Il tenta les lacets, mais là, c’était différent.
    Il attendit impatiemment la fin du week-end pour montrer à certains vagues copains son incroyable découverte. Lui, si timide et renfermé, n’osant pas lever le doigt lorsqu’il connaissait les réponses, sentait se développer en lui, un sentiment qu’il n’aurait jamais imaginé possible : la confiance en soi.

    Cette pensée le stimula et lui donna un enthousiasme inattendu. Il chantonna même le long du chemin menant à l’école. On ne se moquerait plus de lui et tous viendraient lui demander de lui apprendre.

    Or, à la fin des cours, il rentra et courut se cacher dans sa chambre pour pleurer. Rien ne s’était passé comme il l’avait imaginé. Personne ne s’était intéressé à sa découverte. Pire encore, ils s’étaient moqués de lui. Pourtant, il leur avait fait une démonstration réussie.

    Enfermé dans son chagrin, il ne parut pas au dîner feignant d’avoir mal au ventre. Les parents comprirent ce « symptôme » bien connu chez les enfants. Avec des mots pleins de tendresse, ils essayèrent de lui faire changer d’avis. Ils voulaient comprendre ce qui avait tant perturbé leur fils. Tout leur amour resta vain.

    Personne ne se doutait encore, que cette découverte ouvrirait bien plus que des placards ou des cahiers. Elle ouvrirait les cœurs.

  7. raymond dit :

    Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant en poursuivant innocemment la programmation créa « L’ouvre-tout ».
    Laissez votre imagination décider ce qui s’ensuivit

    Ce n’était pas la première fois que l’enfant donnait un coup de pouce aux inventions de son père. Parfois, il fallait faire preuve d’un peu d’imagination, et son père, trop pragmatique, n’en avait pas beaucoup ! Après un petit quart d’heure de travail, il avait mieux qu’un simple « ouvre-boite ».
    Son « ouvre-tout » donnait accès à une infinité de possibilités ! Il avait conscience que son outil, entre des mains peu scrupuleuses, pouvait causer des malheurs. Qui ne serait pas tenté d’ouvrir la boite de Pandore ou la porte des enfers ? De ce fait, il avait introduit des pare-feux dans l’outil.

    Il s’était inspiré des lois de la robotique édictées dans la saga des Robots d’Isaac Asimov. Son ouvre-tout serait inefficace si les conséquences de son utilisation :
    • Risquait de mettre en danger la vie de n’importe quel être vivant.
    • Portait atteinte à l’intégrité physique ou morale des personnes.
    Il ajouterait d’autres restrictions au fil de leurs expériences.

    L’enfant adorait lire. Il se plongeait dans des univers où les personnages vivaient plein d’aventures dans des lieux fantastiques. Son « ouvre-tout » allait lui permettre d’accéder à ces mondes. Il se voyait déjà suivre le Petit Prince sur les astéroïdes. Il avait plein de questions à poser au gardien de phare, au géographe et surtout au petit renard. Il naviguerait à bord du Nautilus avec le Capitaine Némo et explorerait les fonds marins. Il avait hâte de voir ce calamar géant. Il serait un enfant perdu avec Peter-Pan. Il suivrait Tom Sawyer le long du Mississippi.
    Il… il… il…

    — Arrête de rêver et aide-moi plutôt à finir mon « ouvre-boite » ! lança son père

    À regret, l’enfant sortit de sa bulle.

    — Que crois-tu que j’ai fait pendant ton absence ? répondit-il à son père.

    Tout au fond de lui, il espérait que celui-ci l’accompagne, lui ouvre les portes sur des mondes inconnus. Et qu’ils partagent de belles aventures comme dans le livre de Nicolas Vannier « Donne-moi des ailes ». Il avait admiré la complicité de Christian et de son fils Thomas qui accompagnaient en U. L. M des jeunes oies à migrer vers le sud.

    Mais, le plus probable était que son père se serve de son « ouvre-tout » pour ouvrir des boites de petits-pois ou ses canettes de bière ! Car, il lui disait toujours « qui peut le plus, peut le moins ! »

    ©Raymond

  8. MICHEL-DENIS ROBERT dit :

    Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant, en poursuivant innocemment la programmation , créa l’ouvre-tout !
    Ca, c’est la version officielle ! Parce que si on cherche bien, le père s’était absenté intentionnellement pour lui faire une farce-parce qu’il voulait aider son fils à voler de ses propres ailes-zèle. Pour ce faire, chacune de ses phrases était rythmées d’un mot nouveau n’ayant aucun rapport avec le sens de la dite phrase, et le fils trouva que c’était un peu rasoir. Le papa voulait que dans l’imaginaire-nerf de son fils naissent des idées-décidées et nouvelles et qu’elles prennent forme et qu’elles s’envolent à tire-d’aile; Et donc le père pensa à Louvre-boîte. Mais le fils se dit qu’il n’avait pas besoin d’être stimulé pour sa création de logiciels-ciel.

    — Tu t’es trompé dit le fils-bis. Tu t »es même trompé deux fois parce que le Louvre n’est pas une boîte. Et on ne dit pas à tire d’elle mais à tire d’aile.
    Le papa malin laissa dire-rire son fils.
    — C’est un jeu afin de savoir si tu es attentif à tout ce que je t’indique-tic, et si tu suis ton inspiration ou si tu es influencé-nuancé à tout ce que je t’énumère-réverbère et si parfois tu as quelque lumière.
    — Mais dis donc dans Louvre-boîte j’y ai vu Belphégor. Je l’ai inspecté toute la nuit en virtuel. Même pas peur-sueurs. J’ai tout appris en une nuit. Je l’ai suivi pas à pas et nous sommes tombés nez à nez- impressionnés.
    — Ab bon ! Pression sur le nez, et alors !
    — C’est moi maintenant Belphégor- décor. J’inspecte tous les ministères-mystères. Je frôle et je contrôle tous les drôles qui rigolent et je les passe à la casserole.
    — Fais attention mon fils tout Belphégor que tu es…
    — T’nquiète mon père, je rigole aussi. J’opère subrepticement. J’utilise leurs méthodes. Je n’entre pas dans leur jeu. Et dans leurres-paroles je décèle chacune de leurs supercheries. C’est comme ça qu’on devient super riche !

  9. Françoise Rousseaux dit :

    Mais que se passe-t-il donc chez les voisins ?
    Un grand remue-ménage bat son plein !
    Portes et fenêtres s’ouvrent à la volée
    Ainsi que toutes les lucarnes du grenier.
    Je m’approche, je regarde à l’intérieur
    Et là, je commence à avoir peur.
    Dans chaque pièce, les armoires sont béantes
    Et tous les tiroirs glissent sur une mauvaise pente !
    Quel est donc cet ouragan qui ouvre tout chez eux?
    Un cambriolage éclair ? J’envisage le pire !
    Mais tout à coup j’entends un grand éclat de rire !
    Et là je n’en crois pas mes yeux !
    Le fils des voisins sort dans le jardin
    En brandissant une tablette dans sa main
    Regarde, me dit-il, j’ai programmé un ouvre-tout !
    C’est trop drôle ! Je m’amuse comme un fou !
    Veux-tu que je vienne jouer chez toi ?
    Oh non par pitié, arrête-toi !
    Mais déjà derrière moi portes et fenêtres s’ouvrent à la volée !
    Super, s’écrie-t-il, je vais pouvoir jouer dans tout le quartier !

  10. SYLVIANNE PERRAT dit :

    Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant en poursuivant la programmation il créa « L’ouvre-tout ».
    Depuis son enfance, on lui disait « Toi, ne l’ouvre pas ! » Il ne disait mot. Mais il préparait sa vengeance. Un jour, je l’ouvrirai ! Quand son père s’éloigna de son invention, il sauta sur l’occasion. Il bidouilla adroitement l’engin et s’ouvrit devant lui une immensité. un océan de mots, de discours. Tout lui était du. Enfin, il l’ouvrait ! Et en plus, tout le monde l’écoutait. Fi des boites de conserves, c’était la boite de Pandore qui s’ouvrit. Tous les maux de l’humanité lui sautèrent au visage. Pour cet enfant, Pandore était un rêve. une boite magique. il ne savait pas qu’en parlant tant, c’étaient des torrents qui allaient se déverser sur le monde. Heureusement, au fond de la boite, était blotti l’espoir. L’enfant, avant que son père ne reviennent espéra très fort que l’humble ouvre-boite allait réapparaitre. Il en fut ainsi et il se tut à jamais.

  11. ourcqs dit :

    L’enfant en poursuivant innocemment la programmation de l’ouvre-boîte intelligent, créa « L’ouvre-tout ».Génial !! Adieu les clefs, codes, empreintes et autres QR ..
    L’Ouvre-Tout ouvrit tous les PC bien protégés, celui du grand frère en premier, le journal intime de la benjamine avec son fermoir sophistiqué, les boîtes, les portes, ( celles de barbe Bleu ), les tiroirs fermés à double tour, les sites interdits, les niveaux secrets des jeux trop complexes . Il refusa , apparemment vexé, de m’ouvrir le banal quotidien : pots de conf, pots de yaourt, Il ouvrit, découvrit, tant et si bien qu’un soir, fatigué d’ouvrir les affaires des autres, il se retourna sur lui-même, juste pour voir, et s’ouvrit.
    À l’intérieur, ce n’étaient pas des rouages :
    C’était moi.
    En m’ouvrant, j’ai retrouvé des choses moins que prévu : des rancœurs contre mes parents, jamais dites. Des envies d’amitié si fortes , pour ceux qui ne le sauront jamais. Un amour que je croyais… la phrase s’arrête toujours là. Et des peurs, énormes, jamais avouées : le premier camp, la première compétition, ce ventre serré avant de partir, un rendez-vous rêvé,
    Et maintenant je souris.
    Toutes mes chutes sont là, enfouies sous des éclats de rire.
    Je referme l’ouvre-boîte, doucement.
    Certaines choses, on ne les ouvre pas deux fois. On sourit dessus.

  12. FANNY DUMOND dit :

    Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant en poursuivant innocemment la programmation créa « l’ouvre-tout ».

    Quand le père revint, ce dernier fut accueilli par un « haut les mains ! ». Le gosse pointait sur lui son arme de service.

    – Pose ce pistolet tout de suite, hurla le père ! Où l’as-tu trouvé ?

    – Ben, dans ton coffre-fort, il s’est ouvert tout seul, comme par magie !

    – Arrête de me raconter n’importe quoi. Comment as-tu fais pour ouvrir le coffre ?

    – J’en sais rien moi. J’étais sur l’ordinateur et puis voilà !

    – Heureusement qu’il n’est pas chargé. Je te l’ai dit des centaines de fois que c’est dangereux et ce n’est pas pour rien que je le mets à l’abri des regards. T’as envie de me tuer ?

    – Ben non Papa ! répondit le gamin tout penaud. C’est rigolo de jouer au cow boy.

    – Dis-moi pourquoi tu as la bouche toute barbouillée de rouge ?

    – Ben, parce que la planque de maman pour cacher les bonbons s’est ouverte toute seule, comme par magie ! J’adore les fraises Tagada !

    La sueur lui dégoulinant dans le dos, le père supprima son algorithme qu’il voulait nommer « Pandore », puis il fit le tour de la maison et constata que tout ce qui était fermé s’était ouvert, comme par magie ! Puis, s’épongeant le front, il ferma toutes les fenêtres et mit en marche forcée le CLIMCOOL.

  13. Nadine de BERNARDY dit :

    L’enfant poursuivit innocemment la programmation de l’ouvre boîte paternel et créa l’ OUVRE TOUT.
    Quand son père revint et découvrit l’objet, il fut très vexé mais félicita néanmoins le gamin alors âgé de dix ans .
    En inventeur avisé, il prit les choses en main au grand dam de son rejeton.
    D’abord déposer un brevet, puis trouver la bonne formule pour présenter l’ ouvre tout.

    NOTRE INTELLIGENT OUVRE TOUT QUI VOUS SUIVRA PARTOUT

    de la boîte de vitesse à celle de Pandorre, des huîtres aux narines bouchées, des situations délicates à la possibilité d’ouvrir les coeurs de pierres, il ouvrira également les mains des radins ainsi que les coffres fort les mieux gardés, les portes des alcôves et bien d’autres possibilités encore.
    Né d’une colaboration familial, cet objet vous deviendra vite indispensable.
    Il est actuellement en vente au prix de 275 euros TTC, 212 euros par lot de trois.
    Ceci étant un tarif de lancements, nous ajusterons nos prix en fonction de la demande.
    Qu’en penses tu fiston ? demanda le père en lui tendant le prospectus
    A part quelques fautes d’orthographes ce n’est pas trop mal dit le jeune inventeur qui n’avait pas ouvert la bouche jusque là. J’exige 75% des bénefs à vie sinon j’ouvre les hostilités.
    Le paternel s’inclina.

  14. Gilaber dit :

    L’ouvre-tout…

    Thomas ne lâchait pas des yeux l’écran de l’ordinateur, il suivait avec fascination la programmation de l’ouvre-boîte intelligent que son père venait de recevoir :
    — Regarde bien, lui expliqua celui-ci. Une fois configuré, il reconnaîtra automatiquement tout ce qu’il devra ouvrir.

    À cet instant, le téléphone sonna.

    — Encore un démarcheur… soupira le père en quittant la pièce.

    Resté seul devant l’écran, Thomas vit apparaître une option :
    « Tout accepter. »

    Persuadé que son père avait terminé la programmation, il valida.

    L’écran afficha aussitôt :
    « Validez votre panier. »

    Il valida une seconde fois.

    Puis un dernier message s’inscrivit :
    « Configuration de votre Ouvre-tout terminée. »

    Lorsque son père revint, Thomas lui lança fièrement :
    — C’est bon, j’ai fini !

    Le père lut l’écran, fronça les sourcils, puis esquissa un sourire :
    — « Ouvre-tout » ? Voilà qui est ambitieux…

    Il parcourut les fonctions proposées :
    — S’il peut ouvrir une boîte de conserve, tant mieux. En revanche, les portes des autres, leurs comptes ou leurs secrets resteront fermés. Une bonne invention doit savoir respecter certaines limites.

    Pour en avoir le cœur net, il plaça devant l’appareil une vieille boîte de conserve qui résistait depuis des jours.

    L’écran s’illumina :
    « Objet identifié : boîte de conserve. Recherche de solution d’ouverture… »

    Un léger clic.
    Le couvercle se souleva sans effort.

    Thomas applaudit.

    L’écran ajouta :
    « Ouverture réussie. Autres ouvertures disponibles… »

    Amusé, le père apporta une huître.
    Même résultat.

    Puis un bouton de rose encore fermé.
    Après une légère vibration, les pétales s’écartèrent lentement, comme les ailes d’un papillon prenant son envol.

    Le père et le fils restèrent bouche bée :
    — Cette fois, murmura le père, nous ne sommes plus devant un simple ouvre-boîte…

    Thomas eut alors une idée :
    — Et ma fermeture Éclair ?

    L’appareil observa le vêtement quelques secondes avant d’afficher :
    « Ouverture manuelle possible. »

    Thomas tira doucement sur la languette.
    La fermeture glissa parfaitement.

    Son père sourit :
    — Finalement, même l’Ouvre-tout sait reconnaître qu’il existe des ouvertures qu’une main humaine accomplit mieux que lui.

    Thomas regarda l’appareil avec curiosité :
    — Papa… est-ce qu’il pourrait ouvrir quelque chose… qui n’a pas de serrure ?
    Le père lança, un peu par jeu :
    — Alors voyons… ouvre-moi une bonne idée !
    Et là, contrairement à toute attente, l’appareil ne produisit pas une idée. L’écran afficha :
    « Ouverture d’un souvenir d’enfance possible. »
    À cette lecture, le père resta interdit. Et, soudainement, l’odeur de la cuisine de sa grand-mère, envahit l’espace, le bruit d’une vieille balançoire et une chanson oubliée, se firent entendre… En quelques secondes seulement, le père de Thomas revivait des souvenirs qu’il croyait à jamais perdus. Il semblait suspendu dans une autre dimension.
    Thomas, lui, comprit immédiatement que l’appareil ne jouait plus dans la même catégorie. Poussés par l’émerveillement, ils essayèrent d’ouvrir un silence, et la pièce se remplit soudain du chant d’un rouge-gorge qu’ils n’avaient pas entendu depuis des années.
    Ils ouvrirent un vieux chagrin, qui s’envola comme une feuille morte emportée par le vent.
    Ils ouvrirent un éclat de rire oublié, puis un rêve d’enfant, un secret que personne ne songea à écouter jusqu’au bout, tant il semblait appartenir au passé.
    À chaque tentative, l’Ouvre-tout affichait invariablement :
    « Ouverture réussie. Autres ouvertures disponibles… »
    Thomas leva les yeux vers le ciel.
    Il demanda très simplement :
    — Papa… est-ce qu’on peut ouvrir demain ?
    Silence.
    Le père hésita.
    Il devrait dire non.
    Mais il était devenu aussi curieux que son fils.
    Il présenta doucement l’appareil vers le ciel…
    L’appareil vibra faiblement… et l’écran afficha :
    « Ouverture impossible. »

    Ils se regardèrent, un peu déçus.

    Puis une seconde ligne apparut :
    « Demain s’ouvre tout seul. »
    Le père ne dit rien. Il rangea doucement l’Ouvre-tout dans son carton.
    Thomas n’ajouta rien.
    Ils levèrent les yeux.
    Le vent fit frissonner les rosiers.
    Le rouge-gorge chanta.
    Une rose achevait de s’ouvrir.

    Ils sourirent.

    Demain pouvait bien attendre…

  15. Maguelonne dit :

    Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant en poursuivant innocemment la programmation créa «  l’ ouvre-tout ».
    Fier de lui, l’enfant continua jusqu’à ce que l’appareil signale avec une voix métallique de robot : ouvre-boîte de Pandore.
    Le fiston, pourtant très malin, ne comprenait pas.
    «  Papa, papa, il dit qu’on peut ouvrir la boîte de Pandore. Qu’est ce que c’est ? »
    Le papa, ignorant tout de la mythologie et qui se prenait pour un cador, eut tout de suite une résonance dans son petit crâne dégarni : pandore, trésor, or…
    «  J’adore, j’adore, criait-il en sautant sur place. Finies les vacances à Bar-le-Duc, on part aux Maldives. Ferrari, Porsche, Bugatti…je jette ma collection de miniatures, j’aurai des vrais, vrai de vrai ! Et terminé le F3 à Noisy-le-sec. Ce sera palace sur la Riviéra… »
    «  Mais papa, elle est où ta boîte ? »
    «  Mais qu’est ce que j’en sais ? Elle est au nord, dans les fjords, dans les ports…Mais qu’est ce que j’en sais, moi ?? » et l’excitation retomba comme un soufflé sorti du four.
    Tel un météore, le fils fonça demander à madame IA.
    Pendant ce temps, le père angoissait, le magot risquait de lui filer sous le nez. Une crise d’angor lui serrait le cœur.
    «  Papa, papa, faut pas l’ouvrir la boîte »
    Papa fit un ultime effort. « mon cor, mon cor », murmura-t-il en serrant sa poitrine, tandis que son teint prenait la couleur jaunâtre du hareng saur.
    «  Papa, on l’a pas ouverte, y a pas de malédiction. Respire, respire ».
    Les vaisseaux se dilatèrent, le cœur se détendit et le teint rosit. Papa allait mieux mais le poison était là car le père n’en démordait pas : pandore, trésor, or…Même les vacances à Bar-le-Duc le Duc ne seraient plus un havre de paix.

  16. Ariane ADAM dit :

    Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter.
    L’enfant en poursuivant innocemment la programmation, créa l »Ouvre-Tout »
    Tout d’abord surpris, le père habituellement discret et modeste, se sentit soudain puissant, capable d’accéder aux secrets que l’on croyait si bien gardés.
    Il n’avait pas révélé l’importance de la découverte à son fils , trop jeune pour en comprendre les risques.
    De la curiosité innocente à l’intrusion malsaine, le virus s’insinua, perfide.
    Les scrupules qui l’avaient d’abord freiné à violer les lieux secrets d’autrui disparurent rapidement.
    Seule restait cette pulsion: tout savoir sur tout et sur tout le monde pour pouvoir dominer.
    Au fond des tiroirs cadenassés, derrière les portes verrouillées, dans les coffres blindés, il découvrit les faiblesses, les mensonges, les vérités cachées, les anodines, les inavouables, les plus intimes qui le blessèrent, les plus violentes qui l’effrayèrent.
    Une spirale infernale l’entraînait à toujours creuser plus.
    L’Ouvre-Tout ne le quittait plus. Il faisait l’objet de ses soins attentifs, il lui parlait, l’encourageait, l’implorait même parfois.
    Une nuit où proche de l’hébétude, il tentait de vaincre un obstacle en améliorant une fois encore le logiciel, il prit une cannette de bière qu’il décapsula en soulevant distraitement l’opercule…
    Il entendit un profond et douloureux hoquet.
    Sur le bureau de l’ordinateur, l’icône de l’Ouvre-Tout s’était éteinte.
    A sa place s’inscrivit le mot « TRAITRE »!

  17. Rose Marie Huguet dit :

    Il ne s’agissait pas d’inventer un énième ouvre-boîte pour ouvrir la boîte de petit-pois, même si parfois l’ancien instrument oublié au fond d’un tiroir nous dépanne bien. Non, l’idée du père était de développer un outil permettant l’ouverture de n’importe quelle boîte, en carton, plastique, acier… quelque soit sa taille et sa forme.

    Son fils particulièrement curieux et inventif, suivait avec attention les différentes étapes de programmation.
    Laissé seul et persuadé qu’il saurait faire tout aussi bien que son papa, il entreprit de modifier certaines données, de les remplacer par de moins rébarbatives et surtout avec des fonctions plus élargies. C’est vrai quoi ! Pourquoi se limiter aux boîtes ? Lui rêvait d’un ouvre-tout.

    Très fier de lui, il appuya sur le bouton ENTER. Et là, grosse surprise.
    La première chose ouverte fut la porte de l’enfer. En deux temps, trois mouvements la température grimpa, grilla tout sur son passage, dessécha lacs et rivières. Pas un brin d’air, les corps souffraient, dégoulinaient. Les cerveaux s’échauffaient. Les mouches étaient hargneuses.

    Le père revint, incendiaire ! Il se jeta sur son ordi, se maudissant, pestant contre son fils. Il tenta de déprogrammer les fantaisies du fiston, mais rien ne se passait comme il le voulait.
    Après le coup de chaud, il y eut le coup de froid. Le choc thermique dérégla les corps, les professionnels de santé furent débordés.

    Il entreprit de créer un ferme-tout, mais l’ouvre-tout ne l’entendait pas de cette oreille.
    Il programma un entre-deux espérant que les deux compères accepteraient un accord.
    Rien ne devait être ouvert à fond ou totalement bloqué. Un juste milieu était quémandé.

    Le programme n’a pas encore donné sa réponse. Il mouline. La porte de l’enfer restait désespérément ouverte.

    Ne reste plus qu’à attendre.

  18. Nouchka dit :

    Tu vois Fiston, notre création va rendre de grands services. Plus besoin de moult outils pour ouvrir les différents pots, boites ou autres. Avec notre Ouvre-Tout intelligent, ce va être un véritable plaisir de tester toutes ses capacités.
    Mais je dois m’absenter un moment. Poursuis notre programme et au retour, tu m’expliqueras ce que tu auras obtenu.
    Fiston aimerait que la création familiale ait d’autres ambitions que de rendre service au cuisinier ou au bricoleur. Lui, aimerait que la programmation intelligente serve à des causes moins terre à terre.
    Il poursuit donc ses essais et recherches en ce sens. Il a même un souhait de réalisation mais il vaut mieux que son paternel ne soit pas là. Il subodore qu’il ne serait pas d’accord pour aller dans cette direction.
    Après des heures de recherche, Fiston se sent prêt à tester sa nouvelle version. Pour ce faire, il va chercher l’un des poissons rouges de l’aquarium et soumet l’animal au concept de l’Ouvre-Tout.
    Le résultat est tout à fait différent de ce qui était attendu. Le Némo se retrouve ouvert en deux : le dessus de la tête d’un côté et le reste de l’animal dérivant dans son bocal.
    Fiston est atterré. Il ne voulait pas blesser Némo ! Il remet le bout de tête avec le reste et reprend ses tentatives.
    Son hypothèse est la suivante : Si je réussis à ouvrir la tête de ma sœur pour comprendre comment elle fonctionne, j’aurai créé un Ouvre-Tout réellement intelligent. Ainsi, les soucis de la grande sœur qui vit mal son adolescence et refuse de s’en ouvrir à qui que ce soit pourrait être comprise et sans doute soignée de ses perturbations existentielles.
    Lors du retour du Paternel, Fiston ne dit mot sur l’état de Némo ni sur son ardent désir de rentrer dans la tête de sa sœur et d’autres, aussi. En classe, il y a une fille qui le regarde tout le temps mais il ne réussit pas à savoir si elle le trouve intéressant, beau ou complètement givré. Il aimerait bien tester son invention sur ces sujets énigmatiques.
    Pour Némo, le test n’a sans doute pas marché parce qu’il n’y a pas d’intelligence dans sa tête. Alors, il conviendrait de rechercher comme sujets de laboratoire, un animal plus élaboré que le poisson.
    Sauf que, si ça foire, il sera considéré comme un assassin vraiment tordu.
    Il aime bien son chat et en dépit de son envie de tester sa nouvelle programmation, il supporterait mal de voir Balafre la cervelle à l’air.
    Comment faire comprendre à ses calculs que ce n’est pas de la matière palpable qu’il souhaite voir émergée mais de la matière, comment dire intellectuelle. Enfin, atteindre l’âme de sa sœur ou de sa compagne de classe. Il va encore y réfléchir et trouver le moyen de faire des tests « inoffensifs » avant de passer au réel. A suivre…

    • Gilaber dit :

      Impatient de connaitre la suite… bien que personnellement je ne m’hasarderais pas à vouloir entrer dans la tête des gens, pour éviter tout risque de déception… peut-être que d’apprendre ce que certaines personnes pensent de moi… m’affligerait probablement, parce que toutes les vérités ne sont pas bonnes à entendre. À chacun son jardin secret…

  19. CATHERINE M.S dit :

    Après moult essais infructueux
    Elle a réussi ce qu’elle voulait :
    Créer un outil fabuleux
    Qui, toutes, les ouvriraient
    Une sorte « d’ouvre- toutes »
    Cela s’est passé en plein mois d’août
    Alors qu’elle n’y croyait plus
    Dans son cerveau plus de jus
    La chaleur, la langueur
    La torpeur
    Et malgré tout ça
    Eurêka
    Archimède est passé par là
    « L’ouvre-toutes » les portes est né
    Même les plus cadenassées
    Celles qui gardent les secrets
    Enfouis comme des trésors
    Qui valent bien plus que l’or
    Mais il y en a une surtout
    Dont elle voulait absolument
    Et ce, depuis fort longtemps
    Faire sauter tous les verrous
    La porte de l’imagination !
    Cette fameuse « folle du logis »
    Dont elle loue la fantaisie
    Et son pied-de-nez à la raison
    Voie royale vers l’inspiration
    L’invention, la création
    La voilà ainsi rassurée
    Elle va pouvoir s’y engouffrer
    Dans ce monde magique
    Fantastique
    Féerique
    Et tellement poétique.

  20. Tandis qu’il montrait à son fils comment programmer un ouvre-boîte intelligent, il dut s’absenter. L’enfant en poursuivant innocemment la programmation créa « L’ouvre-tout ».Et c’est ainsi que naquit le musée du Louvre, à partir d’un tableau Excel peint par Bill Gates. À tous ceux qui cherchaient à ouvrir quelque chose, on leur répondait : « L’ouvre y est. » Mais un jour, dans la tradition écologique, on voulut construire la ferme du Louvre. Et ainsi se termina une aventure, prouvant bien que toute intelligence reste artificielle si elle n’est pas au service de l’homme.

  21. camomille dit :

    Il se mit à trembler.
    Mais c’est énorme ! (pensait-il)… C’est énorme !
    Le père rentra et l’enfant lui remit « l’ouvre-tout » entre les mains.
    Le père stupéfait réfléchit puis lui dit :
    – Voilà un objet dangereux mon fils… Très dangereux.
    Nous n’avons pas le droit de tout ouvrir impunément.
    Il y a des règles à respecter dans la vie.
    Par contre… Par contre, nous allons l’utiliser pour une seule chose.
    Viens mon fils, et bravo à toi !
    Nous allons l’utiliser pour ouvrir tous les cœurs fermés.
    Et le père et l’enfant s’en allèrent dans le monde entier, main dans la main.

    • Gilaber dit :

      Il y a de nombreux cœurs qui refusent de s’ouvrir… peut-être par pudeur… c’est un peu la même chose que de vouloir lire dans les pensées… à chacun son jardin secret !

  22. 🐻 Luron'Ours dit :

    815e Le trou de Bozouls
    Ça ne débouche sur rien, il était urgent de retendre le tamis de la raquette, de regarder par le petit trou de la lorgnette le Rocher de Roquebrune,sa masse rouge se mirant dans son lac.A quoi ça sert ? pour occuper l’enfant, le père programma un ouvre boîte intelligent,il est comme ça, à vouloir instruire, à ouvrir une boîte de singe sans crapahuteur… l’enfant poussa l’appli ad absurdum . Apprenti sorcier, il avait débouché les sanitaires avant de convoquer seau et balai comme dans la ballade,fa do,do ré mi fa…🐻

    • Gilaber dit :

      Suivant l’angle d’approche, le rocher de Roquebrune me fait penser à une personne allongée sur le dos et qui contemple le ciel et les étoiles la nuit… c’est un peu le symbole de l’Hermite qui a longtemps habité ce lieux.

  23. 🐁Souris verte dit :

    815e FEND LA BISE
    Depuis que son grand-père lui avait offert un canif pour son dixième anniversaire, Jules coupait tout sauf le vent et la pluie.
    Monté sur une chaise, la chaise sur la table, il levait son bras le plus haut possible dans l’espoir d’ouvrir le ciel.
    -Je t’aurai un jour ! Je t’aurai… Hurlait-il furieux de son échec ou tout simplement curieux d’aller voir la haut. Il rêvait d’être aspiré.
    -Viens mémé, à nous deux on y arrivera mieux.
    Et la vieille marmonnait dans son menton tremblant et en galoche.
    – Sans moi petit… sans moi… car je sais bien qui aura l’autre…
    Et elle s’en allait fendant l’air de sa canne.
    Non… il ne faut pas tout ouvrir… surtout la boîte à secrets… il faut que ça reste un espoir !🐁

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