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Devoir de vacances.
Entre le leurre d’été et le leurre d’hiver, lequel choisissez-vous ?
Argumentez
– Allo ! Allo ! Bonjour monsieur,
Dans votre pizzeria vous avez toujours la pizza la leurre l’Estate.
– Oui, bonjour monsieur, c’est un type de pizza qui est toujours proposé à nos chers clients.
Vous voulez je suppose passer une commande pour ce soir ?
– Pas pour ce soir. Pour un autre jour.
J’ai mon ancienne copine qui se marie avec un autre monsieur le mois prochain.
Je voudrais lui faire un cadeau pour son mariage et lui livrer d’un coup 400 pizzas leurre l’Estate.
Ah ! J’adore cette pizza, un vrai régal.
Elle est vraiment exquise et succulente, avec ses petits palmiers, ses petits soleils, son sable chaud.
Moi en plus j’y rajouterai une touche de glace Granita sicilienne, et quelques pois chiches.
– Mais ! Mais ! Monsieur je ne suis pas le responsable de la pizzeria. Ce n’est pas moi qui décide des garnitures des pizzas de notre établissement.
– Je sais, je sais fit l’autre voix.
Si vous permettez et si je peux abuser de votre patience, je voudrais indiquer autre chose.
Des fois, dans la rue ou ailleurs, en pensant à cette pizza je me mets à chanter :
« Le leurre d’été,
Est déjà arrivé,
Tout croustillant et bien doré,
Il sent le sable chaud et la marée,
Quel bonheur ce soir je vais bien me régaler ».
« Le leurre d’été,
Je l’adore je l’aime,
Plus que celui d’hiver,
Il vient bousculer mes peines,
Et m’envahit de sa lumière ».
Merci monsieur de m’avoir écouter chanter.
Vous voyez donc comme je l’adore cette pizza la leurre l’Estate.
À en mourir vraiment.
Je donnerai tout pour cette pizza.
Même ma fortune, se chiffrant à des millions et des millions d’euros !
Ah ! J’oubliais. J’ai un ami extraterrestre qui des fois vient me voir dans mon château, avec sa soucoupe volante.
́La dernière fois qu’il est venu, avec de la peinture que j’ai achetée dans un magasin de bricolage, nous avons repeint sa soucoupe. En reproduisant à l’identique les ingrédients qui composent cette extraordinaire pizza : petits soleils palmiers sable …
– Monsieur je vous comprends, je vous comprends. Et pour la commande de Euh ! Euh 400 pizzas vous la maintenez ?
– Ben oui je maintiens ce que je viens de dire de vous acheter un lot de 400 pizzas.
À la fin de la matinée, je passe pour vous apporter un acompte de, de, un, un million d’euros.
Allo ! Allo ! Vous êtes encore ligne ?
Ah ! Oui merci j’ai pensé que vous aviez raccroché.
Allo ! Hi ! Hi ! Je suis M. Valpolicella le patron de la pizzeria Antonio Vivaldi, les 4 saisons. Oui c’est moi. Votre grand chef.
J’ai voulu vous faire une blague. Pour voir votre réaction.
J’ai contrefait ma voix, Ah ! Je vous ai bien eu mon garçon.
Toutes mes félicitations, vous avez bien réagi, en restant aimable, gentil, sans vous énerver. Avec ce monsieur bizarroïde voulant 400 pizzas.
Oui ! Oui ! L’autre jour moi et mon frère nous vous avons reçu pour l’entretien d’embauche.
Ah ! Oui pour cette pizza la leurre l’Estate j’ai un faible. C’est notre meilleure pizza. Celle qui cartonne le plus, la plus vendue, surtout en ce moment en été. La reine, que dis-je, la miss monde des pizzas.
Très bien garçon ! excellente prestation au téléphone avec un drôle de client que j’étais.
À propos j’ai une fille à peu près de votre âge.
Vous la verrez bientôt, elle s’est absentée quelques jours. Si vous voulez je peux vous la présenter.
– Hi ! Hi ! Monsieur c’est vraiment le leurre de l’été.
Votre fille Pauline c’est, c’est déjà ma copine. Vous savez elle m’a acheté récemment une belle montre pour que j’arrive en avance à nos rendez-vous.
– Quoi fit l’homme avec une voix plus grave.
– Oui ! nous nous connaissons depuis l’école primaire et nous souhaitons nous marier très prochainement.
– Bien ! Bien ! fit l’homme. Semblant soudainement résolu au mariage de sa fille.
Oui dit-il il y aura ce jour-là un nombre impressionnant de pizzas.
Et aussi, je l’espère, le maître Antonio Vivaldi qui viendra nous jouer l’inimitable musique des 4 saisons. Dont l’Estate et cela vraisemblablement ne sera pas un leurre.
Devoir de vacances. ✍️
Entre le leurre d’été et le leurre d’hiver, lequel choisissez-vous ?
Argumentez
Moi, je dirais que ça dépend de ce qu’on pêche !
J’ai bien compris le leurre d’hiver et d’été avec l’heure d’hiver et d’été. Je ne vais pas polémiquer sur ce sujet, d’autant plus que je suis en faveur de l’heure indiquée par le soleil ! Donc, vivre au rythme du temps Universel !
C’est l’heure la plus naturelle, celle qui convient à la nature, celle qu’utilisent les astronomes !
Les chronobiologistes l’affirment : les changements d’heure deux fois par an sont une source de perturbation pour tous. Surtout pour les enfants et les personnes âgées (dont je fais partie !).
Alors, pourquoi s’infliger ça ?
Revenons à nos moutons, plutôt à nos poissons…
Là aussi, sur ce sujet, je ne vais pas trop m’étendre !
Certains pêcheurs (disons les puristes) savent qu’il y a des leurres pour l’été, et d’autres pour l’hiver. D’autres pêcheurs arrivent à utiliser les mêmes en été et en hiver avec un moins bon résultat quand la saison n’est pas vraiment appropriée. Je préconise donc d’utiliser le leurre universel, qui a fait ses preuves et qui est très efficace.
Conclusion : évitons les tergiversations et optons pour l’universalité qui épargne les prises de tête.
Devoir de vacances — Entre leurre d’été et leurre d’hiver, lequel choisissez-vous ? Argumentez.
— Non, mais t’as vu l »heure, dit-elle en tapant sur sa montre ?
— Quoi ? On a le temps, dit-il, stoïque. Et puis, ne tape pas comme ça sur ta montre, tu vas l’abïmer.
C’est la première fois qu’il osait lui répondre sur ce ton.
— Non, mais, impertinent ! Tu…
— Et puis, j’ai des devoirs à faire.
— Fais voir !
— Pourquoi tu dis « Non, mais ! » au début de chacune de tes phrases ?
— C’est ça, tes devoirs ?
— Non, c’est au sujet de leurre d’été et leurre d’hiver, mais je crois que le maître s’est trompé.
— Toi aussi, tu dis « Non mais ! »
— Oui, je sais, c’est un pléonas.me. Mais moi, je le cache à l’intérieur de mes phrases. Et toc !
— Oh ! Mais tu es en forme, ce matin, petit malin !
— Bah, oui ! Ca m’arrive. Mais là, j’ai un problème à résoudre. Il me demande de choisir entre deux leurres.
— Apparemment, il s’est trompé, tu as raison. Mais on ne peut pas se trompé deux fois. Théoriquement, ça s’annule.
— Sauf que ce maître ne se trompe jamais.
— Alors, argumente, mon vieux, débrouille-toi.
— A mon avis, été comme hiver, on nous trompe tout le temps. Ca, c’est juste. C’est ce qu’il a voulu dire. Donc le leurre est au-delà du temps.
— Alors, là, mon p’tit bonhomme, tu pars dans les spéculations à n’en plus finir.
— Bah, si tu réfléchis bien, le changement d’horaire est une stupidité absolue.
— C’est pour faire des économies d’électricité.
— Soi-disant, mais c’est faux ! A mon humble avis, c’est une mesure supplémentaire pour faire perdre un peu plus, nos repères. Nous devrions revenir aux horaires normaux depuis six ans.
— D’après ce que tu me dis, nous devons subir leurre vérité.
— Il parait que c’est ça la démocratie, personne ne dirige.
—
Avec le leurre d’été les mots raccourcissent, ce qui permet de se faire moins de beurre.
Avec le leurre d’hiver, les mots rallongent, pour notre plus grand bonheur. Mais quand j’y repenserai, tout à l’heure, c’est à leur signification, que je m’arrêterai : qu’est-ce un mot long ? Est-ce un leurre ? Pire, est-ce leurre du crime qu’on essaie de maquiller ? Je préfère rester à mots couvert pour éviter tout risque inutile…
Tous mes amours ont été des leurres. Leurre d’été, leurre d’hiver, qu’importe.
Ah, il est loin le temps où des pecs bien gonflés, des tablettes de chocolat bien dessinées, des petits culs bien ronds me faisaient croire au miroir aux alouettes. Je plongeais dans le panneau chaque fois. Et lorsque, vite, voire très vite, le soufflé retombait, j’y allais de ma petite larme.
Mais je ne me suis jamais avouée vaincue. Et courageusement, fébrilement, je repartais dans ma quête. Un s’évanouissait, dix j’en dépistais.
Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, je ne demandais qu’à tomber dans tous les attrape-filles.
Et l’été, c’était chaud, chaud. C’est une saison propice aux bonimenteurs et à tous les pièges de l’amour. Je me laissais volontiers rouler dans le sable. Si les dunes pouvaient parler !!!
J’ai toujours voulu y croire, bien que pas tout à fait dupe. Et au final, je n’ai pas perdu mon temps.
Maintenant, ce ne sont pas les gérontologues, cardiologues, rhumatologues et autres logues…qui vont m’émoustiller. Même bien gaulés, ils n’ont plus le pouvoir de leurrer mes vieux os.
Et là, dans la salle de rafraîchissement de mon ehpad, un verre de citronnade sous le nez, j’égrène mes souvenirs. Qu’est ce que j’ai bien fait !
Profitez les filles. Laissez vous duper. Faut juste savoir rebondir promptement.
Touchant 💕🐁
Des parties biannuelles de pêche à l’économie, leurre d’hiver et leurre d’été, nous sont imposées à grand renfort d’informations auxquelles je ne prête plus grande attention.
Au fil du temps, je me suis prise d’affection pour leurre d’hiver. Dès que sa partie commence, je me détends, mon esprit s’apaise, je régule. Je me laisse attraper pour profiter au maximum de ses bienfaits. Le jour arrive plus tôt, plus en harmonie avec moi. J’adore ces fins d’après-midi lorsque les lumières de la ville s’allument et lui donnent un autre aspect. Les façades, les arbres s’animent et dévoilent parfois des détails non perçus en plein jour.
Les soirées invitent à la détente, au bien-être, en famille ou entre amis. L’ambiance est plus chaleureuse.
Quant au leurre d’été, quel boulet ! Tel un fanfaron, il vous chope et vous entraîne dans une épuisante et folle farandole. Moins de sommeil, le soleil éteint sa lumière trop tardivement. Le stress monte, la fatigue et les moustiques s’invitent. Le corps se dérègle, le mien a du mal à s’adapter, pauvre vieux !
Certes, c’est hyper sympa d’avoir plus de lumière naturelle, de traîner plus longtemps dehors, mais non. Je me suis amourachée du leurre d’hiver avec lequel je suis en osmose et malgré toutes les belles promesses du leurre d’été, je lui reste fidèle.
Devoir de vacances. ✍️
Entre le leurre d’été et le leurre d’hiver, lequel choisissez-vous ?
Argumentez
Aucun !
Je me souviens bien du dernier week-end de mars 1976, celui où l’on passait à l’heure, non au leurre, d’été jusqu’au dernier de septembre J’avais trouvé ça épatant.
J’avais quarante années de moins et des leurres m’appâtaient encore.
L’heure d’hiver, je suis née avec et jusqu’à cette année fatidique, pas ma date de naissance mais 1976, je vivais en sa compagnie facilement, surtout, je ne me posais pas de question. Puis, elle se posa, la question : pourquoi, afin d’ économiser l’énergie, l’huile de pierre surtout, bénéficier un peu plus des rayons du soleil, ne pas avancer l’heure d’une heure ?
L’écologie n’en était qu’à ses débuts et mon esprit primesautier s’accordait fort bien de ce changement : le changement, je suis pour, il ne faut pas mariner dans ses vieux us et coutumes d’un autre temps. Soyons modernes que diable !
Nous fumes donc modernes…C’était tellement bien que dans les années deux mille, l’Europe dans son amour fou pour ses peuples en rajouta une de plus pour avoir sept mois estivaux. Elle est pas belle la vie !
Mais la modernité, comme toute chose a ses limites, ses inconvénients. Tous les pays n’ont pas adopté ce système ce qui expliquerait les regards bouffis de nos chers chefs d’État qui passent leur temps à prendre de gros avions bouffeurs de kérosène pour aller d’un pays à l’autre, de conférences en colloques, sans oublier les sommets, où ils disent trois mots et se contredisent le lendemain. Est-ce bien sérieux ?
En cet été torride, le leurre d’été prend tout son sens : à sept heures du soir, il est en réalité cinq heures et c’est l’enfer.
J’ai appris aussi que l’heure d’hiver est , elle aussi , un leurre. La France voyait, jadis et naguère, midi à sa porte selon que le soleil dardait au milieu de la journée à Brest ou à Menton.
Le Royaume- Uni, lui, a son leurre d’été à notre leurre d’hiver et son leurre d’hiver à l’heure du soleil. Vous compensez ?
Enfin, il semble que les économies attendues soient modestes, voire piteuses, l’heure d’été se révélant être plutôt bénéfique pour les loisirs . La vie est une partie de plaisirs réservés aux Européens…
Personnellement, je milite ardemment pour un retour à l’heure solaire, la seule, la vraie !
1976-2026, cela fait cinquante et non quarante, c’est pire
Devoir de vacances : Entre le leurre d’été et le leurre d’hiver, lequel choisissez-vous ?
Le mot « leurre » évoque d’abord la tromperie. Pourtant, il suggère aussi ce qui attire, ce qui met en mouvement, ce qui éveille le désir. En ce sens, l’été et l’hiver ne sont peut-être pas des pièges, mais deux appels auxquels nous répondons tour à tour.
L’été est le grand marchand de promesses. Il nous tend un miroir flatteur. Dès les premiers beaux jours, tout semble annoncer une vie nouvelle. Les agendas se vident, les valises se remplissent, les projets fleurissent. Les magazines, les publicités et les réseaux sociaux entretiennent cette attente : il serait enfin temps d’être heureux, libre, amoureux, disponible, aventurier.
Le soleil lui-même agit comme un révélateur. Les journées s’allongent, les terrasses se remplissent, les corps se découvrent. Nous croyons parfois que la lumière extérieure dissipera aussi nos zones d’ombre intérieures. Les voyages promettent l’évasion, les rencontres paraissent plus spontanées, les soirées semblent ne jamais finir. Tout donne l’impression qu’une autre existence devient possible.
Mais cette promesse demeure fragile. Derrière la carte postale se profile déjà septembre. Les jours commencent à raccourcir presque imperceptiblement, les valises se referment, les plages se vident. Ce que l’été présente comme une métamorphose n’est souvent qu’une parenthèse. Son leurre est peut-être le plus doux de tous : il nous fait croire que le bonheur est un lieu ou une saison, alors qu’il n’était qu’un instant.
L’hiver ne promet plus l’évasion ; il invite au retrait. Les fenêtres s’éclairent plus tôt, les rideaux se ferment, les bruits de la rue s’assourdissent. Une lampe suffit à recréer un monde. Le parfum d’un thé, le crépitement d’un feu, le froissement des pages d’un livre prennent soudain une importance que l’été leur refusait.
Le froid rassemble ce que l’été dispersait.
Les fêtes de fin d’année renforcent encore cette impression. Elles célèbrent les retrouvailles, la famille, les traditions. L’hiver paraît offrir la permission de ralentir, de réfléchir, d’écrire, de lire davantage. Après l’agitation estivale, il semble nous rendre à nous-mêmes.
Pourtant, lui aussi déçoit parfois. Derrière les fenêtres éclairées, certains connaissent la solitude. Le froid enferme autant qu’il protège. Nous considérons qu’il suffit d’allumer une lampe pour éloigner la nuit. Pourtant, certaines obscurités ne vivent pas dehors.
Les retrouvailles ne tiennent pas toujours leurs promesses, et le temps que l’on croyait retrouver se laisse vite reprendre par les obligations ordinaires. Son leurre consiste à nous persuader que le bonheur se trouve dans le repli, alors qu’aucune porte fermée ne suffit à apaiser nos inquiétudes.
Ce qui me frappe, c’est que ces deux saisons ne mentent pas de la même manière.
L’été nous attire vers le dehors : partir, découvrir, rencontrer, élargir l’horizon.
Les saisons nous tendent peut-être moins un piège qu’un miroir. Elles révèlent deux aspirations complémentaires qui habitent chacun de nous.
L’été nous appelle hors de nous-mêmes.
L’hiver nous rappelle à nous-mêmes.
L’un ouvre les fenêtres, pousse les portes. Il élargit l’horizon. Il nous entraîne dehors avant même que nous sachions ce que nous cherchons.
L’autre referme doucement les volets. Il rapproche les fauteuils. Il ralentit les pas. Il nous invite moins à parcourir le monde qu’à habiter notre propre silence.
Pourquoi choisir entre deux appels qui répondent chacun à une part de nous-mêmes ? L’été nous enseigne l’élan ; l’hiver, le recueillement. Le véritable leurre est peut-être de croire qu’il faut n’en écouter qu’un seul.
Ce ne sont pas les saisons qui nous trompent ; c’est le regard que nous portons sur elles. Nous leur demandons de nous rendre heureux, alors qu’elles ne font que révéler nos attentes. Nous sommes souvent les artisans de nos propres leurres.
Je ne choisis donc ni le leurre d’été ni celui d’hiver. Je choisis les saisons pour ce qu’elles sont : les passages d’une même vie. Car le bonheur n’habite ni le soleil ni la neige ; il naît du regard que nous portons sur les jours.
Depuis le début de l’été
Elle a l’impression de passer
De charybde en scylla
Elle note tout sur son agenda
Les séances forcées au cinéma
Pour voir d’improbables navets
Juste pour respirer de l’air climatisé
La pêche aux ventilateurs
Pour espérer un peu de fraîcheur
Quel leurre !
Leurs pales
Se régalent
Et ricanent
En pervers mythomanes
Avant de tomber en panne
Les soirées à dix sous un parasol
Paradis des bestioles
Qui piquent à l’envi
Toute la bande d’amis
Et les nuits
Qui commencent à minuit
Pour se terminer en nage
Et en naufrage
Mais quel est ce cinglé
Qui a décrété que l’été
Est la plus belle saison
De l’année ?
Leurre ! Illusion !
Pitié qu’on me l’amène
Que je puisse enfin lui déverser
Toute ma haine.
Catherine, votre poème est si juste !
Merci Avoires ! Ce matin on respire…
Pas chez nous, dans le var
😓😓😓🥵🥵🥵
Le grand leurre de l’été c’est en premier lieu le changement d’heure. Le dernier dimanche de mars c’est parti, on avance son réveil d’une heure. Oui mais voilà, on recule d’une heure sa nuit de sommeil. Et c’est parti pour 6 mois, jusqu’au dernier dimanche d’octobre. Au sujet de cette mesure, moi je dis manches. Les technocrates européens sont des manches. Economie d’énergie, mon cul ! Avec cette journée qui se rallonge, je reste plus longtemps le cul derrière mon volant à rouler vers le soleil couchant, en quête d’occupation avant que la mélatonine ne se déclenche lorsque la luminosité faiblie. Ce que l’on gagne en consommation d’électricité, on le perd en consommant plus de carburant. Mais il n’y a pas que la luminosité qui tarde à faiblir, l’acclimatation du corps humain aussi tarde à s’ajuster. Ce changement d’heure occasionne des troubles du sommeil et de l’attention, tout en augmentant la tension. Plus de stress. Le bilan que je dresse est catastrophique en terme de suicides durant la première semaine d’adaptation. Plus 5% d’accident cardiaques constatés en Suède sur cette première période. Les enfants et les personnes âgées mettent plus d’une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires. La baisse de la productivité est néfaste pour l’entreprise et la baisse de la baise est néfaste pour le couple.
L’autre leurre de l’été est la course vers les vacances. Elle l’était et le sera pendant longtemps. Pas cool la quête du loisir intelligent pour ses gosse et sa grosse. Pas question de flemmarder dans son lit à ne rien faire. Il faut déjà se lever tôt pour prendre la route du Sud, retrouver les embouteillages de ceux qui ont eu la même idée le même jour. Ça fait longtemps que le bison n’est plus futé ni affuté pour choisir un itinéraire. Si l’indien vous indique un itinéraire bis, c’est bientôt sur celui-ci que vous roulerez pare-chocs contre pare-chocs. Pour le bison il ne reste plus que les nuages de fumée pour indiquer le passage des vacanciers, ceux qui ont jeté un mégot par la fenêtre, énervés d’attendre que la bagnole de devant daigne bouger son tas de ferraille. Y’en a marre, merde ! Arrivé à destination, c’est la queue pour entrer dans le camping, pour prendre sa douche, pour payer au guichet de la superette. Bien sûr, celle-ci est intégrée dans le même lieu que la piscine et que les animations du soir. Des amis ont passé une semaine au camping de Saint Aygulf, dans le Var. ils ne sont pas sortis du camping pendant toute la durée du séjour. A quoi bon faire 500 kilomètres pour passer son temps le cul derrière une table pliante à taper le carton en buvant une anisette ? Je vous le demande ! Bon, d’accord, le club enfant soulage les parents et les jeux d’apéro sont animés par un jeune gars musclé qui plait à bobonne. Mais quand même, les ruines romaines, la villa Aunélienne, les roches rouges entre Saint Raphael et Cannes, ça vaut le déplacement, non ? Autant réserver le camping à 50 kilomètres de chez soi ; en plus il est moins cher. Il y a tant à dire sur les leurres de l’été que je pose ma plume pour attendre le 22 octobre afin de de reculer mon rével d’une heure. Par contre, attention en sortant pour aller bosser. La première semaine de d’heure d’hiver offre 7 % d’augmentation d’accidents routiers. Sympa !
Bien vu Alain, je suis tout à fait d’accord avec ce que tu as écrit.
Merci. D’accord avec vous pour le retour à l’heure solaire.
‘Aux gosses et à sa ‘grosse’ !😲 non mais !
Essaie de trouver des guillemets assez larges pour l’envelopper !😁
Évidemment ça rime mais a quel prix !!
Enfin comme on t’aime bien on te pardonne ! 😘
Merci « souris verte ». Oui tu as raison, j’aurais dû mettre des guillemets pour « grosse ». j’étais trop entré dans la tête de mon personnage, un peu beauf, un râleur qui se plaint toujours. Bravo pour ton texte décalé qui tiens du bons sens, une fable qui, avec cette chaleur, ne va pas tarder à se lire dans la fontaine…
Je préfère nettement le leurre d’hiver. Il reste ferme sous le couteau. Il ne s’étale pas lamentablement. On y croit. Un leurre bien frais à la bonne heure ! On se laisse happer, endormir. La mauvaise foi l’emporte. Devant le feu de cheminée, on s’endort à rêver à des lendemains qui chantent. Ça ira mieux demain. Les flammes nous réchauffent le cœur. Les idées noires sont leurrées et les tartines beurrées.
leurre d’été, leurre d’hiver ;;;
Leurre d’été, promesse qu’on va enfin « profiter », « se reposer », « lire ces livres empilés » — alors qu’on revient plus fatigué qu’avant, avec un coup de soleil . Leurre d’hiver , illusion du cocooning, plaid, bougie, « cette année je vais hiberner sereinement, qui se termine en épidémie de rhumes et en résolutions de janvier jamais tenues,
Le leurre d’été frappe en plein hiver : ce jour de janvier improbable à 14°, où tout le monde ressort la terrasse et dit « on dirait le printemps » — et qui nous fait oublier, l’espace d’un après-midi, que février arrive.
Le leurre d’hiver frappe en plein été : cette soirée d’août où il fait soudain frais, où on sort un gilet et où une petite voix chuchote déjà « la rentrée approche », alors qu’il reste six semaines de canicule
L’été cache l’hameçon de l’hiver (ces jours qui raccourcissent peu à peu ), l’hiver porte l’hameçon de l’été (ce redoux de janvier, douce surprise ), chaque saison est un peu leurrée
« Et moi, je suis peut-être hameçonnée et me laisse leurrer avec délectation, été comme hiver… »
Qui peut croire une seule seconde que le beurre d’été est le même que celui d’hiver ?
Le puriste ne s’y trompe pas, en été le beurre qui trône sur les étals réfrigérés des crémières et autres laitières au pot au lait est d’une qualité gustatives plus plus.
Il a un goût unique de pissenlit et bouton d’or au zénit de leurs floraisons, les abeilles ont eu le temps de butiner le surplus de pollen odoriférant. La crèmosité de la matière baratée bat son plein, les papilles n’en peuvent plus et salivent à qui mieux mieux.
Pas de sel à ajouter ou alors juste une pincée de fleur de sel de l’île de Ré ou de Noirmoutier pour célébrer le croquant des radis nouveaux.
Le beurre d’été je m’en fais des tartines de pain grillé le matin pour nourrir affectueusement toutes les mitochondries de mes cellules. Et je pars du bon pied pour toute la journée.
Une noix de St Jacques dorée au beurre d’été renforce la sucrosité du coquillage, c’est un plaisir suave que de mâcher ce coquillage réputé, qui se pâme de louanges en compagnie d’une noisette de beurre d’été, ils frétillent ensemble dans la poêle quelques secondes et la jouissance capitonne de nacre la noix qui n’en peut plus. Mourir non, mais mourir de plaisir avec un beurre d’été Oui !
Le beurre d’hiver lui, n’est certes pas mauvais, mais l’usage que l’on en fait ne mérite pas l’attention dévolue au beurre d’été.
Vous pouvez l’utiliser à souhait pour faire revenir vos légumes avant de les mixer pour une soupe reconstituante.
Les bigorneaux tout juste sortis de leur coquille ne diront pas non à un peu de douceur pour tempérer le sel et le poivre de leur cuisson.
Associer l’huile et le beurre d’hiver pour la cuisson d’un filet de poisson ne gâche rien, quelques légumes cuits à la vapeur conforteront l’ambiance veloutée d’un tel plat.
Pour la pâtisserie, les pâtes à tarte, les crèmes au beurre je ne saurais trop vous conseiller le beurre d’hiver, allez y les yeux fermiers.
Jean Louis Métiver 07/2026
En hiver on ‘ leurre ‘ la tartine en été on n’a pas le temps car le ‘beurre ‘ fond au soleil… je confuse et c’est amusant…pourquoi pas 🐁
Très jolie variation avec le paronyme beurre/beurre.
Et en plus, il y a des recettes !
beurre/leurre
Entre le leurre d’été et le leurre d’hiver, lequel choisissez-vous ?
Je ne saurais que choisir !
Sur une plage surpeuplée au mois d’août, je me fais un cancer de la peau, presque nu, en plein soleil. Idem pour ma femme et les enfants. Nous mettons bien de la protection solaire bon marché pour donner le change, mais elle est très insuffisante pour notre exposition au zénith et sa durée. Je me dis que je n’ai pas d’horaires, ce sont les vacances. En réalité, je me précipite à midi, et dix-neuf heures, au buffet à volonté du club. Avec la famille, nous voulons éviter la foule et profiter de l’abondance des produits en début de service. Certes c’est de la nourriture industrielle et nous mangeons trop, comme le reste de l’année, mais nous n’avons pas les moyens d’aller au Club Med. De toute façon, les enfants s’ennuient. Ils ne pratiquent plus les activités proposées et ne se font pas de copains. Ce sont des ados. Je me demande pourquoi avoir payé si cher pour cet enfer, et je sais déjà que l’an prochain je recommencerai. Seule ma femme est contente de ne faire aucune cuisine. Les congés d’été ? C’est raté.
C’est Noël. On enterre la hache de guerre fratricide, mais les tensions restent palpables. Pour être méchants les uns envers les autres sans être soupçonnés d’agressivité, on offre des cadeaux désobligeants — le genre de présent dont on n’aurait pas voulu dans le passé et qui n’a aucun avenir, même à la revente sur eBay. À table, on se retient de dire au vieil oncle que ses blagues salaces ne font rire personne. On aimerait bien que quelqu’un s’intéresse à notre projet, mais les conversations sont trop générales et rapides pour qu’elles aient le temps de s’attarder sérieusement sur l’un d’entre nous. Chacun parle donc de soi, en interrompant les autres, et jamais personne n’a le temps de répondre. C’est le miracle de Noël. Une illusion d’amour.
Décidément, non, je ne peux choisir entre les leurres d’hiver et d’été. Ma préférence va aux intersaisons, douce nostalgie de l’automne et renaissance au printemps. Les animaux l’ont bien compris, c’est là qu’ils sont actifs. Ils ne cèdent aux leurres ni l’été, ni l’hiver.
Marche a l’ombre 🏖 c’est la prudence… les problèmes de peau ne sont pas des leurres !🤗🐁
Après avoir surpris cette conversation, je n’ai pu me décider entre les deux.
On est en octobre, sur un banc, Chaleurre d’été et Paleurre d’hiver font leur briefing habituel avant de céder leur place :
Tout s’est bien passé ? demande Paleurre
Ouais, comme d’habitude, les beaux jours, le soleil, les embouteillages, les vacances quoi, celles que l’on va attendre les onze mois qui suivent.
Et toi,que prévois tu ?
Pareil que l’an dernier aussi, la succession d’évènements:
Toussaint, Halloween, la grande parade de Noël, puis une nouvelle année :
bonne année, bonne santé, le bonheur, bla bla bla.
Dès avril j’attends juin avec impatience afin que tu prennes la relève. Je commence à en avoir assez de leurrer des gens qui ne demandent que ça, et ça dure depuis plus de cinquante ans !
Si au moins on pouvait espérer une retraite afin de cesser ce jeu de dupes
Je n’y crois pas trop, répondit Chaleurre , c’est ça notre malheur.
Devant tant de pessimisme, comment choisir ?
En cette période de béate inactivité, le cerveau à l’estive, la question surprend, nette et précise, ne tolérant ni l’atermoiement ni l’indécision: faire le choix entre leurre d’été et leurre d’hiver.
Je vivais, jusqu’à présent, dans la douce torpeur de l’ignorance, me leurrant innocemment sans considération climatique ou saisonnière.
Mais aujourd’hui, le choix s’impose paraît-il et l’argumentation est requise.
Est-il réellement justifié d’en adapter l’emploi aux variations saisonnières?
Je présume que la réalité du réchauffement climatique imprégnant discours et commentaires impose ce choix.
Les attitudes jusqu’ici spontanées et instinctives devront se soumettre aux règles d’alternance et d’adaptation.
Les conséquences d’un leurre « hors saison » seront-elles différentes, moins efficaces en fonction de l’ensoleillement, du taux d’humidité, de la concentration en pollens et nano particules de l’air?
Dans l’affirmative et après validation d’experts, il me paraîtrait logique d’utiliser un leurre d’été en août et un leurre d’hiver à la Noël.
Question de bon sens et de rentabilité.
Alors, au risque de décevoir le correcteur de ce pensum de vacances et de récolter une note « insuffisant » ou « hors sujet », j’opterai pour les deux.
Avec les chaussures, les pneus, les vacances et bien sûr l’heure!
Pour les distraits, la prochaine échéance de la farce horlogère est le 25 octobre.
Le leurre d’été est une illusion de lumière, de couleurs vives, de chaleur, de vie à l’extérieur propice aux rencontres sans lendemain, de redécouverte de la nature, aux chants des oiseaux, à la magnificence des arbres, des plantes et des fruits et c’est, en réalité, également le risque de température excessive, d’orage, de brûlures du soleil, d’isolement pour ceux qui voient leurs proches partir en villégiature sans eux.
Le leurre d’été peut-être vu comme illusion, mirage, miroir aux alouettes, poudre aux yeux, tromperie.
Le leurre d’hiver, de son côté, masque la beauté par ses ombres, le froid et la grisaille qui laissent les plantes et les animaux repliés sur eux-même, le vent souffle dans la cheminée et n’incite pas à sortir, c’est le repli sur soi et le temps de l’introspection. C’est tout autant une duperie, une imposture.
En effet, ces différents leurres sont des facettes déformantes et parfois dérangeantes de la réalité que chacun de nous interprète suivant la couleur de ses envies et la force d’acceptation de la réalité du moment.
L’été,
Mon ventilateur « tour de cou » vrombit à tout-va.
Mes cheveux voltigent, voltigent et voltigent…
Je n’ai pas chaud…
Non non non,
Je n’ai pas chaud !
Et l’hiver ?
Mon cerceau chauffe à tout-va et fait le job.
Mes cheveux fument, crépitent, et sentent le roussi…
Je n’ai pas froid…
Non non non,
Je n’ai pas froid !
Donc, tout va bien,
Et vous voudriez que je choisisse ?
Vous vous leurrez mon cher… Vous vous leurrez !
Tu as raison.. c’est un leurre !😁🐁
🐁LA VENGEANCE DE L’ASTICOT
De bon matin, à la fraîche un pêcheur accroche, à son corps défendant, un asticot qui ronchonne parce qu’en plus, il n’aime pas l’eau.
De fort mauvaise humeur l’asticot est sur la défensive. Lorsqu’un poisson surpris par ce gigoteur mais cependant tenté par son aspect brillant, avant de le croquer lui dit
– que viens-tu faire ici toi qui n’est pas d’ici ? Si tu ne pars pas d’ici, je te mange.
et l’asticot de ricaner
– et si tu me manges, celui qui m’a mis ici te mangera aussi !
Alors ? Quelle est l’issue de cette historiette ? Et reconnaissez que leurre d’été ou ‘divers’ le résultat sera le même sauf que … a l’heure d’hiver il fera nuit et que la nuit… les chats sont gris …
C’est le chat qui se mord la queue c’t’affaire là car une heure de plus ou une de moins, il y en a toujours un qui se fait bouffer !🐁
Bien vu Souris verte !