Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
Un nuage de particules Etonnantes,Troublantes,Crissantes a perturbé cet après midi de fête ..
Du jamais vu, des éléments Embrouillaient les idées, les discours, Étourdissaient la foule Tissant une Toile de Terribles vibrations.. Crépitantes, claquantes, . Les participants fascinés par ce chaos, restaient bouche ouverte sur des syllabes avalées ou coincées, mains sur les oreilles essayant de filtrer l’invisible .
Que faire ?? Rien ?? D’ailleurs, peu à peu , les paroles se transformérent , ponctuées par ETC, le cocktail est servi ETC, amusez-vous ETC … dansez ETC,
Je vous aime ETC, je vous invite ETC …..
Le lendemain, les invités envoyèrent leurs remerciements. ETC.
L’auditorium est comble, plongé dans un désarroi général, certains auditeurs ayant été plongés, après avoir entendu la conférence des Et Coetera, dans une situation inquiétante.
Ils avaient l’impression d’être enfermés dans un caisson d’isolation sensorielle d’où ils n’entendaient ni ne comprenaient plus rien . Des acouphènes sifflaient dans leurs oreilles , leur cerveau était comme rempli de semoule. Ils en frissonnaient de frayeur, chacun observait ses voisins afin de savoir qui était atteint.
Les symptômes se répandaient sans discrimation.
Les Et Coetera avaient quitté l’estrade en toute discrétion, satisfaits du résultat. Ils regagnaient leur autocar pour une nouvelle intervention en se félicitant du succès de la dernière.
Avant d’avoir pu démarrer le véhicule fut envahi par un groupe de J’dis ça J’dis rien venant faire justice pour les victimes de l’embrouillamini causé par ces intrus.
Ils furent sommés de déguerpir au plus vite sans espoir de retour et d’aller prêcher leur « bonne » parole chez les Grecs ou tout au moins hors du territoire national. Ce qu’il firent sans demander leur reste.
Les personnes touchées furent mises en observation quelques jours et purent regagner leur foyer au grand soulagement de tous .
Un essaim de « et cætera » aurait tenté d’embrouiller un auditoire. Plusieurs personnes, victimes d’obscurcissements d’esprit et d’ouïe, auraient perdu connaissance du thème de la conférence que l’orateur, sur place, aurait bien eu du mal à réanimer. « Comment survivre en milieu humain. » Fort heureusement le bouche-à-oreille aurait eu son effet et l’énumération de vérités abruptes aurait repris son esprit mordant, dispersant au passage, le plus poignant, l’essaim importun, non sans quelques piqûres de rappel sur la « condition humaine ». Quand un essaim de « bravo ! » aurait soulevé l’auditoire. Plusieurs personnes, se sentant soudain pousser des ailes, se seraient arraché le manifeste pour chasser le bourdon.
Il suffit d’une phrase banale, sans signification profonde, de celles que l’on prononce machinalement et que l’on prolonge on ne sait pourquoi d’un et cætera.
il suffit que celui qui l’entend y perçoive une nuance d’ironie, d’hésitation ou de doute, la trouve suffisamment pertinente, intéressante ou curieuse pour qu’il la répète en y ajoutant une inflexion amplifiant le sentiment perçu.
L’information qui n’était au fond qu’une anecdote sans réel intérêt, se transmet de bouche à oreille, est prise en relais par les voies écrites lapidaires des sms ou textos, diffusent à travers les espaces francophones, se transforme, se déforme.
Mais le curieux de l’affaire n’est pas tant la pertinence et la crédibilité de l’information que la persistance du et cætera qui la ponctue.
Il s’insinue, s’impose, nuance un propos par le regard complice, soupçonneux, admiratif ou mystérieux qui l’accompagne.
Certains l’appuient d’un geste plus ou moins éloquent.
Et ainsi, de brasserie bruxelloise en bar-tabac parisien, du bulletin officiel à la chronique culinaire, de la conversation amicale à la note de bureau, le et cætera envahit.
Son abréviation-économie de caractères oblige-le popularise.
La locution inévitable occulte les mots qui le précèdent et escamote le propos qui l’a introduit.
Sa présence seule suffit à connoter un discours.On voit un auditoire passer de l’impassibilité polie et ennuyée au rire, de l’attention bienveillante à l’étonnement indigné dès l’adjonction du et cætera fatal.
Le et cætera a pris sa vie propre, essaime sans pudeur, contamine sans retenue.
Certains ont bien tenté de résister mais la réalité les rattrape au détour d’un moment d’inattention où ils se surprennent à le prononcer sans raison.
D’autres le remplacent par un silence suspensif qui ne trompe personne.
L’invasion est massive, les autorités s’emparent du problème, les communautés dites intellectuelles prennent parti.
Les académies tiennent séance: faut-il suspendre, interdire, conditionner l’utilisation débridée du et cætera devenu symbole de fronde, de défi ou au contraire d’élégance oratoire et de modernité?
On envisage la constitution de commissions parlementaires…
La fièvre baisse soudain à la faveur sans doute de l’émergence d’une nouvelle manie langagière.
Tout naturellement le et cætera reprend sa place.
Reste la question: avec ou sans points de suspension?
Mais celà est une autre histoire…
810e Ouï-dire l’essaim de ET CAETERA
Joint, geste, parole. Parmi les badauds, l’un prétend avoir tout vu il va confondre la maréechaussée venue sur les lieux…
L’accident vient de se produire. Impliquant véhicule piétons etc sans oublier le cabat de la ménagère, sa baguette et son poireau et le kil de rouge etc. Moi, je n’y étais pas, mais mon ami si, il m’a tout raconté. C’est lui qui c’était érigé en témoin. Se mettant à béquayer plus que de raisons. Le brigadier prenait des notes, alors il m’a dit que attendu que euh. Et caetera. Le constat à l’amiable fut rempli, crobard à l’appui. Mon ami c’était éclipsé, il avait bien. Entre temps il a pris de l’assurance, il mouline, il ponctue, il interpelle, il tient son public en haleine. C’est, un nouveau Tiste Védène. Il fait hurler les loups avec les loups les ânes avec les ânes, il tire partie de tout.🐻
Modus operandi du langage hypnotique
Un essaim de “et cætera” plane sur la salle comme un nuage de gaz lacrymogène conceptuel. L’auditoire vacille. Plusieurs victimes d’obscurcissement d’esprit et d’ouïe s’effondrent en silence dans leurs chaises ergonomiques. En réponse, une escadrille d’”au jour d’aujourd’hui” se déploie en formation serrée, couverte par une avalanche de “dans l’état tel”. Autant de phrases amorcées comme des fusées dont le carburant s’épuise avant le décollage. On les sous-entend, on les allonge, on les réduit, on leur donne un air de profondeur abyssale. La limpidité du vide, bien présenté, passe pour de la complexité.
La meilleure parade au “et cætera » reste le classique : » ça va sans dire, mais ça va mieux en le disant”. À utiliser avec parcimonie, cependant, car au-delà de la deuxième occurrence, vous donnerez l’impression d’être armé d’une seule cartouche. Les expressions creuses du jargon de réunion sont légion. Leur fonction première n’est pas la communication, mais l’identification : on se reconnaît entre soi, on salue ses chefs, on manifeste son appartenance à la tribu. On reprend une locution mal appropriée, elle circule, elle se fossilise, elle entre dans la langue. Suite à. Sauf que, ou même les double sujets. Pas français, mais ça le devient par mimétisme, comme une faute de frappe qui finit dans le dictionnaire.
« On va avancer sur ce sujet » : traduction simultanée, le projet est enterré. Il n’y a pas de responsable, pas d’objectif, pas de moyens. Enterrement de première classe.
« Il faut qu’on monte en puissance » : catégorie y’a qu’à faut qu’on. Nous n’avons ni les moyens ni l’intention. Statu quo habillé en ambition.
« Pour faire écho à ce qui vient d’être dit… » : à partir de là, il ne sera plus jamais question de ce qui vient d’être dit. Changement de sujet en douce, avec la politesse du cambrioleur qui referme la porte.
« Je vais juste apporter une petite nuance » : désaccord total, avec anesthésie locale. L’ablation suit immédiatement.
« C’est une piste intéressante, on pourrait regarder ça » : ton idée, tu sais où tu peux te la mettre ?
Et puis il y a les faussement bilingues, dont le vocabulaire se limite aux éléments de langage d’entreprise : Asap, Benchmarker, Booker, Brainstormer, Debrief, Delivery, Insights, Pipe, Wording… Arrêtez. Je vais vomir. Pour ce qui est des latinismes, ils méritent un traitement séparé. A priori, a posteriori : souvent mal employés, toujours bien placés. De facto là où en pratique suffirait amplement. In fine, ipso facto, mutatis mutandis, ad hoc, modus operandi, statu quo, un latin de cuisine servi froid, pour faire sérieux à peu de frais.
« In fine, on va benchmarker les quick wins de manière ad hoc. » Vingt-deux syllabes. Zéro information. Performance parfaite.
810.. RÉUNION
Pour l’élection de la première Majuscule on en était à la réunion de quelques locutions.
Ce matin les ‘Et caetera! auxquels s’étaient joints intempestivement les ‘Pourquoi ça’. Il y avait eu du grabuge à l’arrivée des outre Manche des ‘Why not’ considérés comme ‘déviants’ car la traduction diffèrérait à un poil de… nez près. Mais chacun sait que les ‘Outre-manchots’ ne font rien comme tout le monde.
Déja pour que les ‘Et Caetera’ aient une valeur ils devaient obligatoirement être précédés d’une explication souvent vaseuse et qui se terminait lamentablement par des et caetera… tant et si bien qu’au lieu d’en faire des caisses on les abrégea en ‘etc’.
Réduits a trois lettres ils craignent leur disparition une extermination de la formule qui serait remplacée par une beaucoup plus brève et nettement plus péremptoire : et toc…
Qui sonnerait le tocsin des Et Caetera.
Donc il faudra voter…
Alea jacta est…🐭
Trés drôle ! A la fraîche, avant même d’avoir lu le thème. 😆
😁🤗
Le jour où les et caetera
Le jour où les étés vides, les ex étaient ras
Le jour de divorce, mon ex était rat
Le jour où, pour sûr, le sexe s’enterra
Le jour où, va savoir, où elle erra, cette terrorisée Terre
Le jour des autres et cetera, le jour où le grand et caetera s’entêta
Pascal, sais-tu combien l’excès t’ira ?
Avant dernière ligne, « s’entêta et non s’enterra ». Pas réveillé, le Durand. Bon ouiquende à toustoutes!