Aller au bout de sa propre lumière
Vous avez sans doute déjà vécu cette situation : vous croisez quelqu’un et, presque malgré vous, vous lui lancez : « Oh ! ça n’a pas l’air d’aller… tu es fatigué, tu n’as pas bonne mine. »
Et aussitôt, vous le voyez : la personne se tasse, se replie un peu plus sur elle-même. Ces mots-là, même dits sans mauvaise intention, font mal. Ils plombent l’élan, ils grignotent le moral.
À l’inverse, imaginez que vous rencontriez cette même personne et que vous lui disiez : « Je te trouve resplendissante en ce moment », ou « Tu as une belle énergie aujourd’hui. »
Même si, objectivement, tout n’est pas parfait. Même si ce n’est pas entièrement vrai. Vous la valorisez. Et cette valorisation agit comme un levier : elle redresse, elle réchauffe, elle donne de l’élan.

C’est cette logique que j’applique, depuis toujours, dans mes stages ou ateliers d’écriture créative et, bien sûr, dans mes commentaires sur ce blogue. Je cherche le positif, non par naïveté, mais par stratégie vivante. Pour donner envie d’aller plus loin. Prouver aux participants que leur texte est « en bonne santé », qu’il possède une vitalité littéraire, une promesse créative.
Pourquoi ? Parce qu’en mettant en lumière ce qui fonctionne, ce qui vibre déjà, les personnes osent continuer, aller plus loin. Elles prennent confiance en elles.
Elles se projettent. Et le but, au fond, c’est cela : qu’elles se lancent dans un projet de roman, des nouvelles, de poèmes, peu importe la forme ! L’essentiel est qu’elles s’autorisent à écrire, qu’elles croient en leur voix.
Je leur donne des vitamines. Des vitamines de mots, de regard, de confiance.
Car il y a toujours du positif. Toujours. Même chez quelqu’un que l’on qualifierait de « difficile », il existe forcément une qualité, souvent plusieurs, qu’il suffit de voir et de nommer.
C’est pareil avec un texte, avec une idée.
Dire à quelqu’un : « Ce vert que tu portes n’est vraiment pas beau », c’est l’assombrir instantanément.
Dire au contraire : « Ce vert est superbe, quand je t’ai aperçu de loin, j’ai pensé au printemps », et voilà la personne qui sourit, qui s’ouvre, qui respire autrement.
En créativité, c’est la même chose. Même lorsque je sens qu’une idée n’est pas encore juste, pas encore forte, je la valorise. Non pour la figer, mais pour permettre à la personne de continuer à chercher, d’oser d’autres pistes, d’aller plus loin.
Voilà ma démarche. Positiver, non pas pour flatter, mais pour faire grandir. Allumer des étincelles, afin que chacun trouve le courage d’aller au bout de sa propre lumière.
Je suis hors-n’homme. Un neuroatypique à dominance dyslexique atteint d’aphantasie : incapable de fabriquer des images mentales et de se représenter un lieu ou un visage. Mes facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau et mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Si vous remarquez une faute, merci de me la signaler : association.entre2lettre@gmail.com


Votre message est une véritable école de vie. Voir l’autre avec les pépites d’or qu’il a en lui et le lui dire sans emphase.
Pour le faire grandir à un niveau qu’il n’aurait pas pu atteindre sans doute seul. Sans cette projection de lumière.
Merci Pascal, cet article est très intéressant et très utile. On devrait toujours avoir cette intention dans un.pzrit coin de notre esprit.
Souffleur de braises sous nos brochettes de bonnes idées que l’on met sur le grill de la créativité, chaque samedi, en espérant régaler tes papilles.
Il est parfois difficile de complimenter, ça peut vouloir dire draguer ! Ca dépend du contexte. Il faut déjà qu’une certaine connivence soit établie. Tant que cela concerne l’écriture, la connivence s’instaure facilement.
Mais dans le quotidien ordinaire, le compliment peut être sujet à interprétation, soit que la personne soit fermée sur quelque préjugé ou par quelque souci.
Des fois, il n’est pas nécessaire de complimenter, il suffit d’être bien dans sa peau pour que d’autres personnes se mettent au diapason par simple désir de convivialité.
Bonne journée à tous !
Alors, bûcheron musclé, toujours dans ta nouvelle jeunesse !!
Un sourire ‘maquillage’ … un peu de trompe couillon sur les joues pour la bonne mine ça évite le ! ‘Tespâlottetoi ‘ qui inquiète plus qu’il une rassure !
Bien vu chef ! Tu vas nous donner la frite 💙🐭
« Ce message que tu portes, Pascal, résonne immédiatement chez celles et ceux qui reconnaissent cette lumière silencieuse qui les habite — une lumière qui ne dépend de rien, sinon d’elle-même.
La critique et le jugement n’éclairent rien. Ils épaississent l’ombre, ajoutent du poids à ce qui est déjà lourd, ferment là où tout pourrait s’ouvrir.
Mais un sourire offert, une confiance ravivée, une qualité reconnue font la différence immédiatement.
Ce n’est ni une morale ni un principe à suivre. C’est une expérience vivante, une évidence qui se révèle à mesure qu’on choisit la bienveillance. Et dans cet espace, plus vaste, plus doux, la compréhension devient possible.