603e exercice d’écriture très créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat. Mais...

Inventez la suite avec un maximum d’expressions sorties du bestiaire de notre langue : animal, insecte, oiseau et autres.


Cet exercice est une contrainte ludique. Elle oblige à sortir de ses automatismes d’écriture, à casser ses habitudes pour trouver de nouvelles solutions.

Pour nous, écrire avec humour, c’est tout ce qui dans un texte fait sourire et parfois rire. L’humour est une question de vitesse de l’intellect. D’intelligence rapide, dynamique, subtile. L’humour est social.

Toute contrainte m’est grâce » Léonard de Vinci.
Si la créativité est synonyme de liberté, de nombreux artistes considèrent les contraintes comme une puissante motivation pour créer.

38 Responses

  1. françoise dit :

    03./Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat. Soudain le moteur vrombrit, de la fumée s’échappa du capot, elle coupa le contact et soudain une nuée de coccinelles s’nvola comme des mouches et vint occuper le siège du passager.Elle n’en avait jamais vues autant.Une idée saugrenue lui traversa l’esprit : elle allait compter le nombre de taches au total elles avaient sur le dos.
    Un stoppeur lui demanda ce qu’elle faisait arrêtée sur ce dos d’âne.
    Je compte le total des taches de mes coccinelles.
    Venez nous allons leur acheter une maison où elles pourront vivre
    Ils achetèrent une maison qu’elle mit dans son jardin,
    Ils cohabitent ensemble, ils semblent être très heureux et elle n’a plus de fourmis dans les jambes ; mais ils ne savent toujours pas combien de taches au total elles ont sur le dos.
    ———————

  2. Avoires dit :

    En ce chaud dimanche, elle décida de se rendre à son bureau de vote à pied. Cela aurait un double avantage : faire comme on dit son devoir de citoyenne et aussi lui enlever les fourmis ans les jambes. Crénom d’un chien , comme c’était agaçant !!
    Une fois sur les lieux, elle les vit arriver à tire d’aile ceux qui voulaient que les choses changent , ceux qui ne criaient pas au loup. Pour les autres , ceux qui ne viendraient pas, ils auraient beau pleurer ensuite , ce ne seraient que des larmes de crocodile. Ils n’auraient plus qu’à avaler des couleuvres… ou bien à prendre le taureau par les cornes, ce qui serait plus utile.
    Après avoir glissé l’enveloppe dans l’urne, signé et tout et tout, elle se hâta de rentrer chez elle tout heureuse de retrouver sa maison rafraîchie par un courant d’air solidaire.
    Maintenant, il ne lui restait plus qu’à attendre les résultats. Pour passer le temps, elle croqua quelques langues de chat puis ft une sieste en chien de fusil (elle dormit comme un loir du reste). Enfin, l’heure des résultats arriva ; elle les écouta, elle en fut médusée.

    P.S. :Comment allez-vous, cher Pascal ? Nos écrits vous ont-ils requinqué ?

  3. Mary Poppins dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat. Mais elle en était certaine, il y avait anguille sous roche et peut-être même baleine sous graviers.

    Elle avait épousé un homme qui paraissait doux comme un agneau, mais le connaissait-elle vraiment ? La plupart du temps, il était très calme et muet comme une carpe. Il ne fallait pas compter sur lui pour rigoler comme une baleine ou chanter, du matin au soir, avec les canaris. Parfois, il lui donnait même l’impression de s’ennuyer comme un rat mort.

    Mais son comportement ne voulait rien dire. Les apparences sont toujours trompeuses. A qui avait-elle affaire ? Qui était-il en réalité ?

    Un gentil mouton, un bon toutou honnête et fidèle, ou bien, un vieux loup de mer endurci. Un vieux briscard rusé comme un renard, prêt à toutes les bassesses.

    Peu importe ! Cette fois, c’était la fois de trop ! Car bien entendu, il n’en était pas à son coup d’essai, il y avait eu des précédents.

    Mais aujourd’hui, elle ne céderait pas, elle ne reculerait pas. Même si elle devait lui chercher des poux dans la tête pendant plusieurs heures, voire plusieurs semaines. Elle voulait savoir la vérité.

    Est-ce lui qui avait fini le dernier pot de Nutella, sans aller en racheter un ensuite ? Est-ce lui qui avait remis le pot vide dans le placard, en faisant l’autruche et en la prenant pour un dindon ?

  4. Urso dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat. Mais…

    Mais elle se demandait depuis ce matin si son chien passait de belles vacances sans sa compagnie.
    Lui qui souvent disait qu’il menait une sacré vie de chien.
    Cet été il était parti avec un vilain petit canard au Sénégal, pour gober des mouches et taquiner le goujon.
    Oh il n’était pas homo son clebs. Il appréciait la diversité et il aimait s’entourer d’autres amis que ses congénères.
    L’hiver dernier il avait fait du ski dans les Alpes avec un coq en pâte.
    L’hiver prochain il prévoit d’aller escalader la partie nord et ouest de l’Himalaya avec un pote noeud-papillon – qui tout au long de l’année tire les vers du nez, avec une copine grenouille de bénitier.

    La dame pensait tellement à son chien qu’elle ne vit pas que depuis quelques minutes elle était suivie par des vaches en moto.
    Les flics trouvaient bizarre que la voiture coccinelle, couleur caca d’oie, qui il y a quelques instants dépassait les 200 km/h se traînait maintenant comme une limace.
    Quelle mouche l’avait donc piquée cette dame pour rouler aussi doucement sur cette autoroute.
    Les motards qui n’étaient pas trop à cheval sur les principes ne lui mirent pas de contravention. Ils lui firent simplement un signe de la main pour aller plus vite.
    Les agents de police étant tout proches d’elle, la femme descendit sa vitre gauche pour leur parler.
    Arrondissant sa bouche en forme de cul de poule, elle hurla en leur direction :
    – Oh désolé, je suis vraiment désolé messieurs les poulets de ce que je viens de faire.

    Puis gaie comme un pinson elle donna un grand coup d’accélérateur sur la route déserte de voiture.
    Elle ne s’était pas fait plumer par l’Etat elle qui avait constamment des oursins dans les poches.

    Puis après quelques kilomètres, son visage resplendit comme un paon au soleil. Son chien venait de l’appeler au téléphone. Il ne cessait de répéter ma puce, ma puce.
    Il était pire qu’une toupie qui jacassait, lui qui d’habitude était aussi muet qu’une mouette.

    Elle mit toutefois fin à l’appel car elle ne voulait pas une fois de plus avancer à pas de fourmi sur l’autoroute.
    A l’autre bout, le chien ne comprenant pas que sa patronne ait pu raccrocher poussa des cris d’orfraie.
    Il se dit qu’il allait quitter à jamais cette vieille bique et décida de prolonger ses vacances à Tahiti avec une brebis galeuse qui habitait une cabane à lapin.

    Le chien ne revenant plus, la femme rumina dans son coin pendant de longs mois.
    Puis elle passa carrément du coq à l’âne car elle eut pour nouveau compagnon un bel et jeune homme, avec une mémoire d’éléphant, des yeux de merlan frit, mais n’étant pas pour autant un ours mal léché …

    • mijoroy dit :

      De jolies métaphores pour un couple qui part en lambeaux. Des fantaisies, de l’ironie, de l’humour. J’ai adoré « Son chien venait de l’appeler au téléphone en répétant ma puce, ma puce ». Merci de cette tranche de rigolade. J’en reprendrai 🙂

  5. Sabrina P. dit :

    Je ne sais pas si mon texte passe car il ne s’affiche pas ?! Belle soirée !

    • Sabrina P. dit :

      Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat mais il y avait quelque chose qui la turlupinait depuis qu’elle était partie…
      Quelle mémoire de poisson rouge, maugréa-t-elle en se regardant dans le rétroviseur, ça ne lui revenait pas… L’âge, sans doute. Dire qu’avant, elle était capable de réciter toute l’encyclopédie à l’envers. On l’avait appelée Dumbo pendant toutes ses années de primaire… Pour sa mémoire d’éléphant… à moins que ce ne soit pour ses oreilles, qui étaient bien décollées à cette époque-là…
      — Quel temps de chien, marmonna-t-elle, parce qu’elle n’aimait pas conduire sous la pluie et que les nuages en forme de gros moutons gris n’annonçaient rien de bon. Elle jeta un œil à son sac léopard : elle était persuadée qu’il lui manquait quelque chose, elle avait bien son porte-monnaie de singe…
      Les clés de la maison !!! Non, elles étaient, bien là, suspendues au porte-clés en patte de lapin. Elle devenait chèvre.
      — Ressaisis-toi, Delphine, se psalmodia-t-elle en retouchant sa coiffure, une coupe très courte depuis qu’elle ne voulait plus faire de henné. Elle avait toujours porté une crinière de lionne, même lorsqu’elle était passée dans la vie « active », enfin, « active » était quelque peu galvaudé, surtout les dernières années, elle avait été gardienne d’un refuge spécialisé en espèces menacées d’extinction. À la fin, il n’y en avait plus beaucoup eu à surveiller…
      Si c’était pas le sac, la coiffure, ni les clés… Que diable avait-elle oublié ? Elle tournait en bourrique et sur le rond-point… Pouvait-on être une telle tête de linotte ? Sa fille Zoé lui avait parlé d’Alzheimer samedi dernier. Delphine l’avait traitée de tous les noms d’oiseaux qu’elle s’était rappelés dans l’instant. Elle avait été si fière sur le moment qu’elle aurait pu faire une roue.
      — Alzheimer… Alzheimer… de quoi je me mêle, grommela-t-elle, son paon intérieur ayant perdu de sa superbe. Pour être honnête, cette querelle lui filait plutôt le cafard.
      — Qu’est-ce qu’il fout celui-ci ??! s’exclama-t-elle, klaxonnant de manière un tantinet trop virulente sur la fiat Panda devant elle qui avançait comme un escargot.
      Le conducteur lui fit un geste à travers la fenêtre. Sur le coup, elle ne fut pas sûre d’y voir clair, elle était myope comme une taupe, mais tout de même, on aurait dit… elle se rapprocha furieusement de la Fiat.
      Plus aucun doute : un magnifique doigt se dressait au vent, de ceux qui n’inspirent pas la convivialité. C’était trop fort ! S’il pensait qu’elle ferait l’autruche, il se fourrait la patte dans l’œil ! Ce n’était pas au vieux singe qu’on apprenait à faire la grimace ! Elle klaxonna de plus belle et lui fit faire un magnifique tête-à-queue de poisson.
      L’homme sortit violemment de sa fiat Panda, visiblement prêt à faire une démonstration de Kung-Fu.
      — Bouge ta charrue, espèce de gros bœuf !!! hurla Delphine en sortant elle aussi de sa voiture. L’homme eut la bouche bée, laissant tomber son envie d’ « arts marsupiaux ».
      Soudain, ça lui revint. Delphine avait oublié ses habits : elle était nue comme un ver !

  6. MALLERET dit :

    603 Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat. Mais…

    Malgré une mémoire d’éléphant Amandine dû rebrousser chemin, elle avait oublié ses lunettes. Myope comme une taupe, entre chien et loup elle n’aurait pas vu grand-chose.

    – Il fait un froid de canard ! Pourquoi ai-je accepté ce rendez-vous pendant lequel je vais m’ennuyer comme un rat mort avec cette oie blanche bavarde comme une pie et qui prend la mouche pour un oui, pour un non.
    Qu’est-ce qu’elle va encore me demander ? Sûrement un mouton à cinq pattes. J’ai l’habitude.

    Satanée maire de Paris, on avance en escargots ! Je vais devenir chèvre si ça continue encore longtemps à ce rythme !

    Tout va mal ! Soudainement il se met à pleuvoir comme vache qui pisse. Elle laisse les clefs au voiturier et s’engouffre rapidement dans le restaurant. Ne voyant pas Alicia, son rendez-vous, elle pense immédiatement qu’elle lui a posé un lapin. Mais non, elle est là.

    – Bonjour, ravie de te voir, ment-elle
    – Moi aussi, répond Alicia avec des yeux de merlan frit qui traduisent ce qu’elle pense vraiment.
    – Comment vas-tu ? Tu n’as pas l’air très bien.
    – J’ai une fièvre de cheval mais je tenais absolument à te voir.
    – C’est si grave ?

    Alicia ne cesse de sauter du coq à l’âne. De plus en plus Amandine a l’impression de s’être fourrée dans un sale guêpier. Encore un peu et elle va prendre le taureau par les cornes pour lui faire avouer la raison de cette urgence avec ce temps de chien.

    – Bon Amandine, revenons à nos moutons. Pourquoi m’as-tu fait venir ?
    – Devine !
    – Je donne ma langue au chat !

    Alicia lui chuchote à l’oreille.

    – Ah, c’est tout ! D’accord. Merci pour le déjeuner. Dit Amandine en prenant congé, contente de n’avoir pas eu besoin de mettre des heures à lui tirer les vers du nez.

    En fait, il n’y avait pas de quoi fouetter un chat ! Drôle d’oiseau cette fille qui crie au loup pour un rien.

  7. Françoise Rousseaux dit :

    oséphine sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Elle ne savait pas qui lui avait mis la puce à l’oreille, mais depuis la veille, une question la taraudait : était-ce vrai que le fils Machin fricotait avec la fille Trucmuche ? Comment cette dernière, avec son regard bovin et sa poitrine plate comme une limande avait-elle pu séduire le coq du village ?
    Il y avait anguille sous roche…
    La coccinelle stoppa devant une charmante maisonnette ; Joséphine descendit et alla sonner à la porte d’entrée, peinte en jaune canari. Il y eut une courte attente, puis la porte jaune s’ouvrit et Madame Trucmuche apparut.
    – Bonjour Joséphine, dit-elle sans un sourire.
    – Heu…Bonjour Marie. Je passais par là, alors je me suis dis tiens je m’arrête, il y a longtemps qu’on ne s’est pas vu ; alors, voilà..heu..comment allez-vous ?
    Mme Trucmuche la regarda froidement et répondit :
    -Nous allons très bien ; à présent, excuse-moi, j’ai du monde. Et elle lui ferma la porte au nez !
    Joséphine en resta bouche bée.
    -Oh, la bourrique, s’exclama-t-elle en remontant dans sa voiture ;
    De son côté, Mme Trucmuche rejoignit dans son salon sa sœur qui était venue lui rendre visite.
    – Tu sais quoi ? Mme Langue de Vipère en personne, qui venait aux nouvelles !
    – Dis donc elle n’est pas gênée !
    – Eh oui ! Un Corbeau lance une rumeur et toutes les grenouilles de bénitier s’agitent et s’interrogent. Ce qu’elles ignorent, c’est que nos deux tourtereaux se sont déjà envolés et vont poursuivre leur idylle bien loin de leurs cancans ! Et ce n’est pas moi qui vais leur raconter quoique ce soit !
    – Moi non plus ! Muette comme une carpe !
    – Et on va bien s’amuser ; ça leur apprendra à toutes ces vieilles pies !

    • mijoroy dit :

      Ah ces grenouilles de bénitier toujours à l’affût du ragot qu’elles pourront enjoliver à leur guise histoire de se mettre en valeur, comme seule détentrice de la vérité croustillante 🙂 Bien vu

  8. Catherine dit :

    Mais le chat fut vite oublié. Non parce-que elle ne trouvait rien de bien sanglant; et tout compte fait cela aurait été bien inutile. Un chat en plus, ou en moins, sa gorge en hébergeait à chaque colonie de bactéries. Non, et elle qui n’aurait jamais fait de mal, même pas à un homme… Alors… Non, mais ce qui lui faisait perdre le Nord, c’était bien cette puce qui maintenant se délectait avec envie de cette cavité un peu molle, et se vautrant sur des acouphènes, s’en fabriquait un bon nid douillet. Une puce à laquelle elle s’entendit dire, ma puce… alors même que la puce sautait à rat sur le sol. Elle se faufila à travers champs comme le lapin après sa proie. Et elle se dit bon dieu, quel saut de kangourou…. Elle se gratta la trompe jusqu’au vestibule où elle ne trouva aucune trace d’éléphant; c’est que sa mémoire désormais défaillante ne pouvait y percevoir une telle empreinte. Les vers lunaires sur secteur étaient sur off, et dans la cavité bien sombre, le plancton encéphale broyait du noir. Le bourdonnement pulsatile de tout à l’heure avait cessé sans trop savoir si ça avait été de la frayeur, ou une surexcitation d’un quelconque essaim d’abeilles prêtes à en découdre avec une puce qui avait pris un nid douillet en guise d’une toile d’araignées. Ces pensées arachnéennes l’enveloppaient d’une senteur douce et de désirs presque inavouables. Et perdue dans une conscience aiguisée, elle eut le sentiment soudain d’être tombée dans la gueule du loup. Elle s’ébroua comme un cheval avant le galop, et glissa comme une limace engluée dans la peur, le dos en hérisson. Elle tourna la tête avec des yeux de lynx; tout était immobile. Seule encore quelques fourmis dans les jambes volatiles régnaient avec bravade sur la veine des élans éconduits, les rendant encore pleines d’impatience….

  9. Cécile PASCAL dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! Bougonna t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat. Mais elle était consciente qu’elle n’aurait pas dû lui chercher des poux dans la tête et que désormais, il lui faudrait fournir un travail de fourmi pour le retrouver.
    Elle se dit qu’elle devait prendre le taureau par les cornes si elle ne voulait pas se laisser envahir par le cafard. Il faudrait qu’ell soit rusée comme un renard pour éviter de se jeter dans la gueule du loup. Et finalement, elle devrait être douce comme un agneau pour lui prouver son amour.

  10. Maguelonne dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat.
    Mais Fi de toute cette ménagerie. Elle n’aimait pas les animaux. Elle avait bien le droit !
    Comme elle n’aimait pas les enfants. Elle avait bien le droit aussi ! Comme il faisait chaud, ils avaient fermé les écoles et on voulait lui refiler la garde des petits enfants. Elle ne voulait pas de cette marmaille tapageuse.
    Le clou avait été lorsque la mairie lui avait imposé une alarme qui sonnait toutes les demi heures : pour boire un verre d’eau, paraît-il. Et pourquoi pas l’heure du pipi, l’heure du coucher…tout ça parce que nous étions en canicule. Époque de chochottes !
    Hasard heureux, son petit doigt lui avait signalé un problème.
    Alors elle avait sauté dans sa porsche rouge à pois noir et prit la route pour Marseille où elle avait posé ses filets pour pêcher la sardine. Son petit doigt ( elle y croyait dur comme fer à son auriculaire ) lui avait dit qu’il y avait un trou dans la résille. Un seul trou suffit à faire une passoire.
    La sardine, surtout celle de Marseille, était la base de son alimentation pour son calcium, sa vitamine D, ses oméga 3. La preuve, elle était toujours solide sur ses jambes.
    Son autre pilier était le gras de cochon. « Le gras c’est la vie » clamait elle à qui voulait l’entendre. La preuve, elle avait bon pied, bon œil et l’esprit vif.
    Son troisième pilier était le champagne. Elle s’autorisait une demi bouteille par repas. Et n’hésitait pas à s’accorder des dérogations. Grâce à son régime, son cerveau était resté très souple et savait transgresser les règles si besoin.
    La voilà donc sur l’autoroute A7. Elle décida une pause à Montélimar, histoire de se taper quelques nougats et cinquante centilitres de bulles. Maintenant avec la maréchaussée sur les routes on ne pouvait plus conduire la bouteille à la main.
    Avant de repartir elle fit une exception en sortant une bouteille de champagne de sa glacière et reprit gaiement le volant.
    En route vers les oliviers, les cigales et les sardines de Marseille. Les cheveux au vent, le volant dans la main gauche et la bouteille dans la main droite, Ah ! ce qu’elle était heureuse sur l’A7.

  11. Antonio dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat.

    Mais, nom d’un chien ! Comment pouvait-il faire le coq tout un week-end avec cette grosse vache qui le faisait tourner en bourrique, toute la semaine, au bureau, à le rendre chèvre ! »

    C’était bête de réagir de la sorte, elle le savait bien. Il portait déjà les cornes le soir de leur mariage et elle connaissait tout de ses mésaventures de chaud-lapin éconduit. Il était le bouc émissaire parfait avec ses maladresses – à patte d’éléphant dans le plat de porcelaine – qui l’accusaient de chercher à la tromper à toute occasion. Il la croyait jalouse comme une tigresse alors qu’elle chassait comme une lionne, sur un autre territoire, à faire des ménages au Centre National du Rugby e Marcoussis.
    Alors pourquoi était-elle excitée comme une puce à l’idée que son mari laid comme un pou puisse passer le week-end avec Marie-Thérèse de la compta ?
    C’est que cette vamp aux airs de sainte nitouche lui apparaissait clairement comme une amante religieuse qui mange les têtes après les avoir fait tourner. Elle ne voulait pas être le dindon d’une farce qui la déshériterait en cas de divorce. Il fallait constater l’adultère et au plus vite.

    Elle tourna à droite, pris la départementale 10 jusqu’à la fameuse petite rue qui menait à la villa normande. Encore ces nids-de-poule, pesta-t-elle avant de reconnaître au loin la Mustang avec son œil de Lynx. Elle se gara cul à cul pour que les étourneaux ne lui échappent pas et passa par derrière pour mieux les surprendre. Pas folle la guêpe !

    Mais qu’elle ne fut pas sa surprise, justement, de voir, par la porte-fenêtre du salon, la gazelle, tranquillement assise sur le canapé du salon, fumant une cigarette, sans la moindre trace de son mari. Elle poussa la porte et entra, menaçante :
    « Qu’avez-vous fait de mon mari ?
    La jeune fille plissa ses yeux derrière des lunettes à double foyer. Elle devait être myope comme une taupe. Puis elle tourna la tête vers l’entrée de la pièce où gisait un corps nu sur le tapis, maladroitement recouvert d’un drap. Quand on parle du loup, on en voit la queue, pensa la soudaine veuve.

    « Qu’avez-vous fait de mon mari, assassine ? dit-elle, en se pinçant le nez. Ça sent le fauve comme dans un bestiaire de rugbymen, ici. Et je m’y connais !
    — Ben, justement, la partie venait à peine de commencer, on avait fini de boire le thé. Le cochon était dans le maïs, comme on dit. Et là, je ne sais pas ce qui lui a pris, il a voulu me faire un cadrage débordement, alors je l’ai plaqué sur le tapis, histoire de jouer le jeu. Seulement, il est allé s’aplatir tout seul dans le coin de la table basse en fer forgé. Il ne s’est jamais relevé. Pourtant il n’en était pas à son coup d’essai.
    — Non. Mais cette fois, la cabane est tombée sur le chien. »

  12. iris79 dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat. Mais…elle avait besoin d’un avoir le cœur net. Elle sentait inconsciemment qu’il y avait anguille sous roche mais impossible de lui tirer les vers du nez à ce bourricot de cirque !
    Son fils ne lui avait pas franchement répondu quand elle avait demandé des explications sur la portière éraflée ! Certes cela aurait pu être pire mais quand même ! Il l’avait même pris son air insolent en lui disant qu’il en avait marre qu’on lui cherche des poux dans la tête, qu’il fallait que cela cesse d’être traité comme le chien de la famille, que non, il ne faisait pas l’autruche et que nanani et nananère. Sa mère n’était pas dupe des larmes de crocodile de son fils qu’elle connaissait très bien ! Elle qui aimait se vanter quand il était petit d’avoir fait un enfant malin comme un singe. Elle ne voulait pas être langue de vipère avec son propre fils mais il fallait bien admettre que depuis quelque temps, à part ricaner comme une baleine, ou la regarder avec des yeux de merlans frits, leurs échanges se résumaient au strict minimum. Vu qu’il prenait la mouche pour un rien, c’était compliqué.
    Certains soirs, elle en avait vraiment le cafard et puis elle repartait pour un tour. Mais ce drôle d’oiseau, elle l’aimait évidemment… Comme une folle. Quand elle parlait de lui à ses copines, elle était bavarde comme une pie!Elle louait toutes ses qualités, elle le disait rusé comme un renard. Au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de la maison où elle allait le retrouver, elle regardait sa vie avec ce drôle de fils se dérouler. Son pied se relâcha de l’accélérateur, sa conduite s’adoucissait. Elle arriva dans la cour entre chien et loup. Les pneus crissèrent dans la cour. Il n’était pas du genre à se coucher avec les poules. Elle l’aperçut passer par la fenêtre éclairée des lumières du salons. Elle stoppa le moteur , l’observa un moment. Elle se dit que ça ne servirait à rien de monter sur ses grands chevaux, d’autant plus qu’ils étaient autant tête de mule l’un que l’autre et que c’était peut-être bien elle qui avait le plus mauvais caractère de cochon. Avant qu’il ne pleuve comme vache qui pisse, elle sortit de la voiture. Elle allait prendre le taureau par les cornes, certes mais en essayant d’être aussi douce qu’un agneau…

    • mijoroy dit :

      Les relations mère-fils ne sont pas de tout repos ni un long fleuve tranquille. Il y a des bourrasques, de la houle et parfois des tornades 🙂

  13. Akpo dit :

    Bonjour ce sujet est intéressant et amusant je trouve.
    Je vais m’y essayer.
    Bonne journée

  14. FANNY DUMOND dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne, bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui ni quoi lui avait donné la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat.

    Mais, il y avait comme un lézard dans les explications sur les textos de ce blaireau ; elle en avait assez d’avaler ses couleuvres depuis six mois qu’ils roucoulaient ensemble. Pour ne pas devenir chèvre, elle allait le surprendre ce chaud lapin.

    Tel un éléphant dans un magasin de porcelaine, elle surgit dans le bureau de ce paon qui l’avait séduite avec sa roue. Il la fixa avec des yeux de merlan frit et lui demanda qu’elle mouche l’avait piquée de le déranger en pleine réunion.

    – Tu as fait rentrer le loup dans notre bergerie. Elle est où la bergère ? rugit-elle.

    – Mais nom d’un chien, de quoi tu causes ? Tu as tes ourses ? aboya-t-il.

    – Elle est où ta caille de secrétaire ? Il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, hurla-t-elle comme une louve.

    Dans le bureau, on entendait une mouche voler. La secrétaire, piquée par ce dard, se leva et, tel un rat, quitta le navire.

    C’était un thon ! Elle était laide comme un pou !

    – Y a pas de lézard, miaula la tigresse.

    Elle rentra chez elle à la vitesse d’un escargot et leur histoire se termina en queue de poisson.

  15. Nouchka dit :

    Elle a des fourmis dans les jambes, saute dans sa coccinelle et file comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonne-t-elle. Elle ne sait plus qui lui a mis la puce à l’oreille, ni s’il y a de quoi fouetter un chat. Mais, craignant qu’on la prenne pour un pigeon, elle prend le taureau par les cornes et détale comme un lièvre jusqu’à l’hôpital vérifier les faits.
    Effectivement, il a une fièvre de cheval, se met à geindre en soufflant comme un phoque aux yeux de merlans frits et à l’haleine de chacal.
    La fine mouche trouve un carabin de service, myope comme une taupe et l’interpelle.
    Notre panthère tente de lui tirer les vers du nez mais il reste muet comme une carpe. Elle crie comme un putois, rouge comme une écrevisse et fait le pied de grue devant son bureau jusqu’à ce qu’il rît comme une baleine, histoire de noyer le poisson et se détourne, fier comme un paon.
    Craignant d’être le dindon de la farce de cet ours mal léché, la tête de linotte change d’approche, se fait douce comme l’agneau, craignant qu’il n’y ait anguille sous roche, qu’il ne noie le poisson et lui fasse avaler des couleuvres. Ménageant la chèvre et le chou, elle flatte son égo de coq.
    C’est alors que son phoque, aux yeux de merlan frit, déboule, pleurant comme un veau qu’il avait une faim de loup. Elle l’assure qu’il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard, qu’on lui servira ses plats de cochon favoris.
    Le malade se sent tout à coup frais comme un gardon et demande à sortir.
    La souris ne sait plus sur quoi s’appuyer et lui reviennent à l’esprit, en cette circonstance, des citations dont elle ne se souvient l’origine : « Les bêtes sont au bon dieu, mais la bêtise est à l’homme » ou encore « En deux jours, on peut tout savoir d’un homme ; il en faut davantage pour connaître un animal »…
    Sur ce, elle prend la fuite, fatiguée de sauter ainsi du coq à l’âne et retrouve sa coccinelle, comme un refuge, heureuse de rentrer dormir comme un loir et d’oublier son cafard.

  16. Dominique PORHIEL dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat. Mais…
    Mais c’était quoi ce jeu, à la fin ?
    Des noms d’oiseaux ? ah ben, elle en connaissait quelques uns et elle connaissait même les individus qu’on aurait pu qualifier de butor, de vautour, de grave, de fou (de Bassan ou d’ailleurs), de gobemouche, de rossignol (mais uniquement les vieux)
    Et aussi quelques unes du genre bécassine ou linotte, oie ou perruche, pie, barge (à queue noire ou pas !), pintade ou pimbêche
    Et puis quoi encore ? On ne jouait pas au scrabble quand même !
    Si ? ah ben alors tant pis.
    Elle ferait mieux la prochaine fois avec : l’anhinga, le whakapapa (pas mal, ça hein ?), le quetzal (pas mal, non plus), le mérulaxe de la perija, le kakapo (oui, je sais, il n’y a qu’un « K » – mais le joKer ?) et j’en passe …

  17. 🐻 Luron'Ours dit :

    604/ PIPERADE

    Dans le baquet de la coccinelle, Natacha s’était aguerrie. Trous en formation, nids de poule, dos de gendarme, bas-côté instable, fondrière molle, sable émouvant, elle pouvait envisager le pire des rallyes. Le Scénic-rata-mobile show n’était pas un parc à thème. Là, toujours l’inattendu arrive, avant de partir en sucette dans le décor.
    Briefing au petit déj ! On prend le volant, l’assiette en Limoges, on frôle le croissant, on pâture dans la brioche, finit dans le bac à sable des miettes de pain grillé. Un café brûlant et c’est le circuit des 24 heures du manche. Emprunter l’allée cavalière le long de banquettes en vertugadins, là où les buis bien taillés, les rosaces chamarrées, les parterres en arabesque font le désespoir du jardinier, avant de s’élancer…pour où ? Pour sûr, le surf c’est pas fort, l’effort c’est pas sûr, mais c’est ludique, non d’une bique !
    Et les rats dans tout ça ? Si on respecte le code, qu’on ne brave pas les interdits, sans ignorer les radars, les mouchards, les roublards… Arrête ! Rouspète pas ! Car, impossible n’est pas français, on arrivera !
    🐻 Luron’Ours

  18. Coriandre dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat. Mais à la vitesse à laquelle elle conduisait, c’est sûr qu’elle détalait comme un lapin. Apprenant qu’elle avait gagner au loto, elle n’avait plus une minute à perdre pour se rendre à la Française des jeux. Bien qu’elle soit souvent indolente, cette bonne nouvelle lui avait donné des ailes. Elle s’était dit : ah ! cette fois-ci je ne vais pas faire l’autruche ! Grâce à sa mémoire d’éléphant, elle se souvenait qu’elle avait déjà laissé passer de bonnes occasions d’améliorer son quotidien. Alors que sa sœur fort envieuse de sa cadette lui envoie un sms, Lily-Fleur jette un regard distrait sur son smartphone et lit : « tu sais la somme que tu vas toucher ne casse pas trois pattes à un canard ! A + ».
    Soudain, le sang lui monta aux joues, et rouge comme une écrevisse, elle n’osa pas entrer dans le bâtiment. Puis, après quelques minutes, s’armant de courage, elle parvint à gravir les quelques marches qui la séparait de la réception.
    L’hôtesse, la dévisagea et lui dit :
    – C’est donc vous la poule aux œufs d’or, aujourd’hui ?
    Lily-Fleur lui répondit d’un air gêné :
    – Je crois bien, j’ai une grille gagnante…
    L’employée aves ses yeux de merlan frit, regarda sa taille de guêpe en l’invitant à prendre place dans un salon très cosy.
    La gagnante s’enfonça dans un fauteuil moelleux, attendant que la Direction daigne lui annoncer le montant de ces gains. Son anxiété montait d’un cran car elle craignait qu’on lui est fît un tour de cochon. Et si c’était une blague concoctée par son aînée ? Ainsi, une kyrielle de questions se faisaient des croque en jambes dans sa pauvre tête de linotte !
    Puis, elle entendit son nom et son cœur se mit en mode formule 1 et à l’annonce du chiffre à multiples 0, elle sait d’avance qu’elle aura un mal de chien à rester en place et la chair de poule.
    Le directeur, impassible lui demanda :
    – Connaissez-vous la somme que vous allez percevoir ?
    – Non, je n’en ai pas la moindre idée répondit Lily FleursS ur un
    – ton teinté d’impatience.
    – Donnez-vous votre langue au chat ?
    – Oh que oui !
    A l’annonce de ses gains, Lily-Fleur fit des sauts de puce , en se frottant les mains.
    A présent, elle rit aux éclats car elle était loin d’avoir le bourdon !
    Tant pis si sa sœur avait cru un instant que ce serait le miroir aux alouettes !
    De toute façon, elle savait bien que l’homme est un loup pour l’homme !

  19. camomille dit :

    Mais elle voulait en avoir le cœur net.
    Effectivement, arrivée sur la place du village elle le vit, le drôle de zèbre.
    Il portait une veste queue de pie et il gueulait comme un âne sur une estrade de fortune.
    Les villageois, serrés comme des anchois, dégoulinants de sueur, l’écoutaient hébétés.
    Elle s’approcha.
    La canicule gagnait du terrain et l’homme à la queue de pie haranguait la foule :
    Elle n’en croyait pas ses oreilles.
    Il agitait des bols au dessus de sa tête et il criait :
    «  Approchez, approchez m’sieurs dames. Je vais vous sauver de la canicule.
    Je vends des BOLS D’AIR ! OUI ! DES BOLS D’AIR !
    Au choix : air marin,
    air alpin,
    air mentholé,
    air de rien (le plus rare) »

    – Il y a anguille sous roche ? (pensa-t-elle)
    Elle eut un mal de chien pour s’approcher encore plus.

    Les villageois se bousculaient pour acheter leur bol d’air.
    Les noms d’oiseaux fusaient et on en vint à la castagne.

    L’homme à la queue de pie fut vite dépassé.
    Son stock de bols d’air fut rapidement épuisé.
    Alors, il arriva ce qui devait arriver : Il mourut asphyxié sur l’estrade par manque d’air.

    Elle quitta la place à pas de loup et sauta dans sa coccinelle.

  20. 🐀 Souris verte dit :

    il y avait de quoi fouetter un chat. Mais…

    UN CHAT… MAIS… UN CHAMEAU

    C’était un chat à neuf queues… Elle avait beau être d’une humeur de dog, le bougre ne se laissa pas faire…
    Cette souris-là est tenace.. Pourtant lui, il aime bien les souris, avec son nombre d’attributs il a de quoi les satisfaire !!!
    Et puis il y a les fourmis dans les jambes, les moustiques tiquent, les dos d’âne et cette puce à l’oreille qui lui donne des conseils…
    – méfie-toi des ânes !
    Elle aime les ânes.
    -plus ils sont bêtes, mieux on les domine ! Mais s’ ils font le dos rond ! C »est macache ! Le macaque se braque, la porte claque elle et ses fourmis sont parties.
    – C’était un drôle de zèbre !
    La puce est restée sur ce curieux animal d’une patte sur l’autre, ne sait plus sur quel pied danser … une fois blanc … là c’est noir ! Une marelle dont le paradis est inaccessible…
    C’est l’enfer ! 🐀

    • mijoroy dit :

      Chat et souris jouant à la marelle, c’est drôle. Surtout lorsqu’on sait les pensées coquines dudit chat à neuf queues.Belle démonstration de calembredaines.

  21. durand jean marc dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Maintenant elle en était sûre. Depuis une semaine, elle courait partout et ne cessait de déménager des cartons sur son dos. Une loi invisible lui dictait son comportement.

    A ses quelques secondes de lucidité, elle se promettait de ne plus faire la sieste, vautrée la bouche ouverte au fond se son jardin. Elle refusa de monter dans sa coccinelle.Pas envie qu’à la plage, les copines se moquent de ses points noirs sur son dos ou que de frétillants maîtres nageur l’évitent par crainte de vénérables maladies.

    Elle partit donc sur ses pattes. Ca marchait vite.  » Pas la peine de braire! » se dit elle, en évitant un dos d’âne. « Ni de fouetter le chat « qu’elle avait dans le gorge-bleue, ce magnifique oiseau des marécages à écureuil. Son projet de dressage de puces en Barnum 3D, lui couleuvra le cerveau.

    Ce jour, le 18 Juin 2022, il faisait sacrèment chaud à Bordeaux. On avait quand même maintenu les courses de dauphins sur la Garonne. Il faisait un chaud d’oeuf de cane sous la plume de sa mère écrivaine. Un atelier proposé aux passants leur apprenait à sauter comme les kangourous pour éviter trop de contacts avec le sol brûlant.

    Et Pascal lui, trempait dans sa piscine, en tentant d’ôter les clous dans sa planche! 😉

    • mijoroy dit :

      « Couleuvrer son cerveau » excellent!! idem pour « chaud comme un oeuf de cane » 🙂 Etant en Bretagne, j’aurai dit « chaud comme la breizh »

  22. mijoroy dit :

    Elle avait des fourmis dans les jambes. Elle sauta dans sa coccinelle et fila comme un zèbre. Encore un nouveau dos d’âne ! bougonna-t-elle. Elle ne savait plus qui lui avait mis la puce à l’oreille, ni s’il y avait de quoi fouetter un chat. Mais…elle avait eu un mal de chien à obtenir un rendez-vous pour refaire son passeport. Il était hors de question que le bel Adrien parte Aux Maldives à se remuer son bassin sur des airs de yukulélé sans qu’elle Julie soit de ce voyage organisé par son entreprise. De surcroît depuis qu’elle avait remarqué que la grande asperge du service informatique, celle qui riait comme une baleine, avec une cervelle de moineau, s’était rapprochée d’Adrien à la pause café. Qu’est ce qu’il pouvait lui trouver d’attirant. Elle ne cassait pas trois pattes à un canard avec son coup de chaud (canicule oblige) elle était rouge comme une écrevisse. Elle s’était fait souffler le beau chauffeur du maire, à tergiverser, empêtré dans sa timidité. Comme on dit chat échaudé craint l’eau froide. Cette fois, elle prendrait le taureau par les cornes pour séduire le bel Adrien, qui lui faisait toujours des clins d’œil lorsqu’il venait lui porter le courrier. Ce faisant, alors qu’elle piaffait d’impatience à un feu rouge, son regard se porta sur un couple qui s’embrassait langoureusement à la terrasse d’un café. La chemise rouge à fleur blanches lui rappela quelqu’un. Bon sang, mais c’est Adrien ! Il embrassait à pleine bouche, les lèvres gourmandes de Marc, l’officier d’état-civil au poste des mariages. Cette déconvenue eut le mérite de lui éviter de se jeter dans la gueule du loup. Comme quoi, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Répondez à ce calcul pour prouver que vous n'êtes pas un robot *