564e exercice d’écriture très créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture créative

Le fantôme des hamacs aurait été aperçu alors qu’il hantait un transat.
Parmi les chaises-longues on s’inquiète, un rocking-chair…

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17 réponses

  1. Anne-Marie dit :

    Le bateau accosta. Cocotiers, ciel d’azur, mer turquoise, un petit coin de paradis sous les tropiques ! Déjà la nuit tombait, rapidement. Ils optèrent pour la salle des hamacs, choisirent un coin tranquille, déposèrent leurs sacs à dos, installèrent leurs couchages, puis s’en allèrent siroter un verre avant de dîner dans la seule auberge de l’île. La température avait fraichi, Maureen retourna chercher un pull dans son sac. Elle pénétra dans la salle, haute et sombre. Une ombre blanche glissa de son hamac, se perdit dans l’obscurité. Elle frissonna, attrapa vite un gilet et sortit retrouver Allan. Elle avait dû fantasmer, cette immense salle de pierres brutes n’était pas très accueillante ! Le poisson délicieux, parfumé de coriandre, servi dans une feuille de bananier, le sorbet aux fruits de la passion lui firent oublier son étrange vision. Sous la nuit étoilée, ils rejoignirent leurs hamacs. Un mètre à peine les séparait mais Maureen se sentit soudain bien loin de son compagnon. Elle s’enroula dans son duvet léger… des bruissements la tenaient éveillée. Elle ressentait des frôlements, n’osait ouvrir les yeux de peur d’apercevoir à nouveau le spectre éthéré. Un bruit métallique la fit sursauter, elle interpela doucement Allan. Il dormait profondément ! Elle finit par sombrer dans un demi-sommeil hanté par ce fantôme qui déambulait entre les hamacs, venait s’allonger à ses côtés. Les lueurs du matin la sortirent de ses cauchemars, la journée s’annonçait chaude et belle. Elle réveilla Allan. Pendant le petit déjeuner, elle n’osa lui révéler ses angoisses nocturnes mais suggéra que le soir suivant ils choisissent un lieu plus confortable, l’une des maisonnettes au jardin fleuri qu’on leur avait proposé. Ils partirent explorer l’île. Des chemins empierrés serpentaient à travers la végétation tropicale. Ils s’extasièrent devant les fleurs odorantes, aux couleurs vives, photographièrent des ruines que semblaient torturer des lianes épaisses comme des boas. Au bord de l’eau, des transats leur tendaient les bras. Ils s’y posèrent avant d’aller nager dans la piscine d’eau de mer. Maureen jetait de temps à autre un coup d’œil sur leurs affaires. Les transats, vides, se creusaient à tour de rôle, nimbés d’une étrange lumière, ses vêtements flottèrent comme portés par un spectre. « Allan, Allan… ». Il n’avait rien vu, il guettait au large d’hypothétiques requins ! Ils rejoignirent leur nouvel hébergement, les rocking-chairs sur la terrasse se balançaient tout seuls… elle sentit son estomac se serrer. « Allan, les rocking-chairs ? » « Quoi ? Quel endroit charmant ! Je m’accorde un moment de lecture pendant que tu te prépares, ma chérie. » Il s’installa dans un des deux fauteuils qui craqua légèrement, commanda deux pina colada qu’ils dégustèrent en se balançant dans le crépuscule. Maureen n’arrivait pas à juguler son anxiété. Le soir, elle se blottit contre son compagnon, enfouit sa tête dans son cou… ne rien voir, n’entendre que le souffle rassurant d’Allan qui couvrait le grincement léger des rocking-chairs.
    Le lendemain, en point d’orgue, une visite guidée des lieux… La salle des hamacs : autrefois le réfectoire des bagnards qui dormaient, enchaînés sur des bat-flancs de pierre, dans une pièce contiguë, à ciel ouvert. Les jolies maisonnettes, celles des gardiens, qui surveillaient l’empierrement des chemins de l’île, la construction des bâtiments et tous les autres travaux forcés. La piscine d’eau de mer : pierre à pierre, les bagnards avaient élevé des murs dans l’océan infesté et construit un bassin afin de pouvoir se rafraîchir sans être dévorés. Les cadavres que les gardiens jetaient à la mer chaque nuit attiraient particulièrement les requins près des rivages. Le petit musée dévoilait quelques photos de ce bagne qui avait fonctionné jusqu’en 1952. Devant la galerie de portraits, Maureen crut défaillir. Lequel de ces bagnards était venu hanter son séjour ? Enfin, ils montèrent sur le bateau, elle respira profondément, regarda s’éloigner cette Ile Royale, étrangement nommée Ile du Salut !

  2. pakitapom dit :

    Le fantôme des hamacs aurait été aperçu alors qu’il hantait un transat. Parmi les chaises-longues on s’inquiète, un rocking-chair d’effroi, manque de tomber a la mer :
    «  Vous rêvez, ma chère, quelle horreur, le fantôme des hamacs , sur le pont supérieur du transat. C’est impossible !
    La chaise longue monogrammée rétorque qu’elle n’a pas rêvé. La nuit dernière, alors qu’elle prenait le frais, elle l’a vu.
    Sa voisine, jalouse et un brin mesquine : « Avouez qu’une fois encore vous espionniez pour pouvoir mieux ragoter… »
    – Quelle vulgarité ,, l’usage d’un tel verbe trahit vos origines ! Voila bien le langage d’une simple chaise de pont . Chacun ici sait bien d’où vous venez, recapitonnée à la hâte, par nécessité, personne n’a pris le temps de vous rincer le gorgeon et vous déshonorez notre blason à chaque fois que vous vous exprimez dans votre argot de troisième niveau
    – Mesdames, un peu de calme, dit le roc king chair, l’heure est grave

    – Laissez moi vous expliquer, il faisait nuit noire et le ciel avait lune et étoiles en sautoir ..

    – Au fait s’il vous plaît !

    – j’y viens, j’y viens mais la poésie est nécessaire à l’affaire . J’avais ouvert mes bras à une jeune et pulpeuse héritière , vêtue de fort jolie manière …

    – Je l’ai vue moi aussi , plutôt aguicheuse et un rien frimeuse

    – Voilà bien votre mesquinerie qui ressort. Tout cela parce qu’elle vous a évitée de peur de tacher son précieux déshabillé de soie ..

    – déshabillé de soie ?

    – parfaitement et sous vêtements de valencienne et satin

    -j’le disais bien que c’était une catin !

    – Malgré les moelleux coussins dont j’ai le privilège d’être garnie- moi – j’avoue que je la sentais un peu raide , impatiente. J’avais beau lui prodiguer tout le confort possible, elle résistait . Je la sentais tendue comme un arc, de la nuque aux petons

    – j’ voudrais pas paraître vulgaire mais ? pour être tendue, elle l’était ! Si j’osais une rime avec pétons, mais bon …

    – Silence ! Il a suffit qu’un nuage un instant obscurcisse les nuées pour que, sur le pont , il apparaisse tout à coup, comme sorti de nulle part . Il s’est planté devant nous. Avec son air canaille et ses bras tatoués, on aurait dit qu’il arrivait tout droit de la salle des machines. Il a posé un doigt sur la visière de sa casquette comme pour dire.. ; vous m’avez fait demander, me voila
    Un coup de vent a soulevé un pan du déshabillé de soie. Elle a tressailli, je l’ai bien senti
    Lui, il a souri, comme à chaque fois. Puis, sûr de lui, de son pas chaloupé de marin bien ancré , il est allé accrocher son hamac à la proue du bateau , entre la grue d’encre et le nid de pie

    A la proue du bateau , face a la passerelle de commandement ?
    Exactement ! C’est tellement plus excitant

    Et après

    Comme à chaque fois, il s’est retourné, sourire en coin, clin d’œil coquin et j’ai senti qu’elle me quittait . Que pouvais je faire pour la retenir … j’ai vu le déshabillé tomber, nonchalamment sur le pont, puis un peu plus loin le satin ..

    – et alors

    C’est à ce moment là que le groom de service de pont a décide de plier les chaises longues et de les rentrer .

    Mais il n’a rien vu ?

    Non, le brouillard était tombé d’un coup , effaçant l’avant du bateau ….

    En tout cas, les fais sont là. Ce matin , encore une fois, une passagère manque à l’appel

    – Oui la passagère de la cabine 328 , une jeune et belle héritière …

  3. Urso dit :

    Le fantôme des hamacs aurait été aperçu alors qu’il hantait un transat.
    Parmi les chaises-longues on s’inquiète, un rocking-chair…

    Un rocking-chair en train de bronzer sur la plage, se jette à l’eau et se noie.
    Personne n’a bougé pour le secourir. Car ils étaient tous tétanisés à l’idée de voir apparaître d’un moment à l’autre le fameux fantôme des hamacs, qui était dénommé Fantomacs.

    Puis, quelques jours plus tard, alors que le soleil était au zénith.
    – Eh les copines lança tout à coup une vieille chaise longue : voilà plus d’une semaine qu’on a annoncé l’arrivée imminente de notre Fantomacs. Après cette longue attente j’ai l’impression que cette créature maléfique n’a pas encore montré le bout de son nez. Ah ah.
    – Ouais c’est vrai fit une autre chaise. On l’avait complètement oublié celui-là.
    Une belle et jeune demoiselle continua :
    – je propose qu’on aille au poste de police de la plage « des allongés ». On leur dira que le fantôme attendu n’est en fait pas venu.
    En plus, tout ça c’est de la faute des transats. C’est eux qui ont annoncé l’arrivée de ce malotrus. Moi je veux des dommages-intérêts pour cette défaillance « fantomasque ».
    – Ah non les amies, vous êtes dans le délire annonça une vieille dame. Savez-vous que nous avons eu de la chance que ce fantôme des hamacs ne soit pas passé à l’action. Sinon à toutes il nous aurait fait la fête.
    Par une collègue qui a subi la chose je peux vous dire que la spécialité du fantôme, c’est de raccourcir les membres des chaises-longues. Ah ah. Des fois il coupe tellement qu’à la fin de l’opération elles sont devenues maigrichonnes, ne mesurant plus que quelques centimètres.
    Ouah ouah, c’est vrai ce que je dis. C’est vraiment un malade ce fantôme qu’on a pas vu.
    Vivement qu’il vienne pour de bon. Comme ça on pourra l’accueillir comme un prince et lui bouffer les parties à ce salaud.
    – Oh répliqua timidement une très jeune chaise. Oh que vous êtes vulgaires. Au contraire, il faut prier pour qu’il ne vienne pas.

    Le moment d’après on entendit un dring dring de téléphone.
    – Allo allo, oh il y a de la friture sur la ligne. Oui oui, qui êtes-vous monsieur ?
    – Hi hi monsieur. Moi, madame, je suis le fantôme des hamacs.
    Ma belle chaise bien ronde et bien dodue, je suis en ce moment chez les transats des mers troubles.
    Je termine un certain travail de finition et bientôt je viens vous rendre visite.
    À très bientôt les filles et faites-vous belles et appétissantes.
    Aujourd’hui je suis bien là.
    N’ayez crainte c’est véritablement moi le fantôme des hamacs.
    J’arrive avec mon petit instrument pour vous découper et vous retirer un peu de matière, et boum il raccrocha.

    – La doyenne des C-L se leva et dit :
    mince cette fois-ci on ne va pas y échapper. Ce fou va bientôt être là ! Allez ouste les filles prenons la mer et échappons-nous le plus loin possible.

    Et là, comme par magie, on retrouve notre rocking-chair du début de cette histoire.
    Sorti de la mer, armé jusqu’aux dents, et marchant vers les C-L avec le courage et la vaillance d’un combattant.
    Eh eh salut les nanas, c’est moi votre humble serviteur. Je suis de retour.
    J’ai avec moi cette énorme sulfateuse spécialement conçue pour éliminer de la circulation ce misérable fantôme des hamacs.
    – Quoi quoi firent plusieurs chaises-longues, c’est vrai ce bobard.
    Toi le beau rocking-chair tu peux faire ça pour nous.
    – Ben oui dit R-C tout fier.
    Je suis votre libérateur et donc je suis venu pour vous libérer. Vous débarrasser à jamais de cet horrible personnage.
    Et là actionnant son instrument de guerre, il tira à plusieurs reprises dans la mer, faisant naître une impressionnante trombe marine.
    Vous voyez mes chères avec ces quelques munitions notre vilain fantôme est cuit.
    – Cuit cuit murmura ensuite une petite voix derrière lui.
    Hi hi, Rambo es-tu vraiment sûr de ton coup (c’était notre fantôme venu par un autre chemin qui s’adressait gentiment au valeureux et brave rocking-chair).

  4. Françoise - Gare du Nord dit :

    Dans cette île paradisiaque, le fantôme des hamacs(1) aurait encore été aperçu, revêtu d’un draps aux couleurs rasta, les yeux vitreux, échevelé et hagard, se déhanchant sur un rythme salsa, alors qu’il hantait un transat(2).

    Ce dernier, les poumons calcinés par une vie de tabagie et de chansons hurlées avec ses tripes, n’aspirant qu’à exhaler son dernier soupir dans le calme et la tranquillité, le chasse avec le peu de souffle qui lui reste.

    Pas comme son pote, le tabouret de bar(3). Constamment aviné, la sempiternelle cigarette et sa perpétuelle barbe de 3 jours. Et puis ce sentiment qui l’habite en permanence, celui d’une immense solitude. Il recherche de la compagnie mais toutes les chaises musicales sont prises. Alors, tout lui est bon : même un prie-dieu ou une chaise électrique

    Et puis, le troisième larron, l’accent méridional dont il n’a jamais pu ou voulu se défaire, la moustache qu’il n’a jamais voulu raser, et qui préfère à tous et toutes, les bancs publics(4).

    Plus loin, sur la plage, parmi les chaises-longues(4), aux jambes interminables et aux bras alanguis, on s’inquiète. Un rocking-chair donne de sérieux signes de faiblesse. Couinements, essoufflements, grincements, gémissements, halètements, râles, plaintes … Il se murmure même qu’il serait prêt à se faire conduire par des chaises à porteurs. Quelle tristesse. Lui que tous avaient connu vibrant d’énergie, vigoureux, le feu du ciel, la vitalité incarnée. On le croyait increvable, immortel. Et ce dès son plus jeune âge, quand il était une petite chaise de bébé et qu’on l’appelait déjà l’Idole des jeunes(6)

    Avec par ordre d’apparition dans le texte
    (1) Bob Marley
    (2) Jacques Brel
    (3) Serge Gainsbourg
    (4) Georges Brassens
    (5) Blue Bell Girls du Lido
    (6) Johnny Halliday

  5. Perrat dit :

    Le FANTHOME DE PP saute de joie en recevant vos messages. Votre humour est dynamisant. Merci à toutes et tous comme dirait…

  6. Nadine de Bernardy dit :

    Jhon Carpenter,agent double au service d’une obscure mais redoutable dictature ,reçut ce soir là un message sibyllin,qui lui fit supputer que quelque chose d’important se tramait.
    Le fantôme des hamacs stop aurait été aperçu stop alors qu’il hantait stop un transat stop Parmi stop les chaises longues stop on s’inquiète stop un rocking chair stoooop may day mayday…..
    A coup sûr c’était ce qu’il attendait depuis longtemps,LE message codé du QG .
    Jhon s’installa à son bureau,alluma un havane après avoir vidé son verre de pur malt.
    Le Larousse était là,ses lunettes et au travail.

    L’apparition surnaturelle des rectangles de toile ou filet suspendus à leur deux extrémités dans lesquelles on peut s’allonger pour dormir ou se reposer,plus ou moins nettement, à ce moment là , fréquente de manière habituelle un siège pliant sur lequel on peut étendre les jambes et s’allonger au milieu des soeurs jumelles dudit siège pliant.
    On se fait du souci,un fauteuil à bascule que l’on fait osciller par un mouvement du corps…….
    Sonnerie du téléphone.
    Carpenter manque s’étrangler de colère.Juste au moment où le texte prenait sens.
    Il chassa Miss Marple qui ronronnait sur ses genoux pour aller décrocher.Il détestait être interrompu dans ces moments d’intense réflexion mais en même temps,si c’était un appel vital?
    Allo?
    La balle lui fracassa la nuque,nette,silencieuse,précise.
    Miss Marple alla tranquillement se recoucher sur le sofa près de la fenêtre.

  7. Michel-denis Robert dit :

    Le fantôme des hamacs aurait été aperçu alors qu’il hantait un transat. Par malheur, il s’empiergea dedans. Cela fit une drôle de pétarade dans les journaux et les on-dit ordinaires reprirent leurs droits sur les réseaux. C’est la quatrième année que le phénomène se produit et la rumeur se propagea puis évolua en vision collective.

    Quand l’apparition voulut entamer un bercement en liquidité dont elle avait l’habitude, le grincement d’une porte d’armoire interrompit la sieste. Par cet après-midi là torride, interdisant toute activité, le hamac vigile fut alerté par un courant d’air suspect. Planqué derrière un paravent, et par un effet miroir, il s’aperçut que l’ectoplasme était dans un des lits. Il se prépara à lui remonter les bretelles quand parmi les chaises-longues, on s’inquiéta aussi. Un rocking-chair dont le balancement attira l’attention. On ne fit pas la relation. Peut-être qu’ils étaient ensemble ? Toujours est-il que le fauteuil à bascule et le spectre s’alignèrent sur le même rythme.

    Un tabouret rembourré au bar se mit à jerker et grimpa sur le zinc. A quatre pattes, il se donna en spectacle incitant les bancs publics à le suivre. Ceux-ci sur leur réserve au début, envisagèrent les causeuses sur le cosy, les bergères et les marquises. Même les valets avec leurs Chesterfields furent entraînés dans une espèce de tourbillon. Mais la boudeuse resta dans son coin.
    Un crapaud armé d’un rouet organisa la symphonie. Mais le sofa fuyant le bruit lui siffla ça suffit.
    Revenant de son état fantoche, l’irréel tenta de se réveiller mais un farfadet lui dit : pas question, tu restes dans ton état et tu t’assumes jusqu’à ce que je songe à te libérer de ton illusion. Tu dois continuer avec ton rock-machin mais pas en chair et en os. Tu battras la mesure avec tes chaînes et moi j’avalerai le crapaud pour me faire aussi gros qu’un boeuf.

    Le canapé qui kidnappa l’escabelle trouva un homme debout sur son chemin qu’il essaya de contourner mais l’armoire à glace vint à la rescousse et le secrétaire pas commode eut cependant ceci de particulier qu’il fut grand seigneur. Au lieu de mettre l’histoire en vitrine, classa l’affaire en non-lieu sur une étagère.

    Un guéridon tout hilare préparant une niche, le porte-manteau et le porte-revues se regardèrent dans une crédence qui dès lors se prit pour une psyché. Tous les quatre se groupèrent et convoitèrent le contenu du confiturier mais les tables-gigognes s’interposèrent. Ils se battirent comme des chiffonniers et s’apprêtèrent à foncer droit dans le vaisselier quand le lavabo monté sur son piédestal les blanchit de leurs mauvaises intentions.
    C’est alors que le commissaire-priseur armé de son marteau, tapa sur la table et se dit :
    – Quel silence !

  8. iris79 dit :

    Le fantôme des hamacs aurait été aperçu alors qu’il hantait un transat.
    Parmi les chaises-longues on s’inquiète, un rocking-chair…
    Se balance frénétiquement en se demandant s’il va être lui aussi victime de ce fantôme. Il a passé l’âge de tous ces événements. Lui ce qu’il veut c’est juste qu’on lui fiche la paix. L’histoire de son existence c’est de balancer à leur rythme les femmes de cette maison depuis plusieurs générations. C’est immuable et non négociable. Qu’il aille se faire voir cet être invisible !
    Mais s’il vient, il saura le reconnaître ! Il a quelques armes et l’expérience pour ressentir les émotions de ceux qui s’approchent. La façon dont on le saisit par les accoudoirs ne trompent jamais. Les femmes qui tiennent leur progéniture le saisissent d’une seule main, l’autre enveloppant le bébé ou l’enfant. Alors oui, celui qui l’empoignera trop fermement sera brassé et vivra l’expérience la plus désagréable de sa vie de balancier et ira voir ailleurs sans délai après s’être relevé lamentablement, car pour sûr il sera éjecté sans ménagement.
    Les transats devant tant de courage, échangent et se demandent ce qu’ils pourraient eux aussi mettre au point pour chasser ce malotru. Les toiles sont prêtes à se sacrifier. Après tout, on est en fin de saison, elles seront ainsi réparées pour l’été prochain, ça leur irait très bien ! Et puis, si c’est un fantôme de hamacs, qu’il hante les hamacs ! Ce n’est pas ce qui manque dans le jardin ! On sait d’ailleurs tous très bien qu’ils ont la préférence de la plupart des résidents ! Alors qu’il aille se faire voir le grand esprit fainéant ! Qu’il les regarde d’où il veut ses étoiles filantes, qu’il sieste sous le chêne ou le bouleau si ça lui chante ! Mais ici sous la tonnelle, pas question !

  9. Antonio dit :

    Le fantôme des hamacs aurait été aperçu alors qu’il hantait un transat.
    Parmi les chaises-longues on s’inquiète, un rocking-chair en est tombé à la renverse quand les bras d’un siège lui en sont carrément tombés. Une petite chaise de plage s’est repliée aussi sec, préférant filer à l’anglaise, une autre, imperméable, attend le lever du soleil, sans faire de vague. Quant à la planche suspendue sous le vieux frêne, elle s’en balance. Elle ne croit pas aux fantômes. Et puis le clan des hamacs n’avait eu que ce qu’il méritait. Combien avait-il fait de victimes, toutes ces heures d’activité tombées dans leurs toiles tendues entre les cocotiers ? Des centaines, peut-être des milliers.

    Au domaine 5 étoiles du Soleil levant, le temps était encore suspendu à leurs crochets, riant aux éclats d’aurore de son forfait contre ceux qui avaient cherché à le tuer, après l’avoir balancé aux oisifs haineux, perchés sur leurs branches d’un trop plein, avides de rebondir et dévorer l’instant présent.

    Mais le temps aura eu le dernier mot, mettant en branle ce petit trafic de cagnardise, sous les coups des rafales incessantes de vent, de pluie qui sonnaient froidement le glas des vingt hamacs du camp, envoyés sans procès de fin de saison se faire pendre dans le hangar d’hiver.

    Oui, mais voilà, au premier rayon de soleil revenu, leur fantôme aurait été aperçu par un transat qui a, depuis, pris les pieds à ses accoudoirs pour échapper à une probable vengeance. Si aucune autre branche à oisifs n’a affirmé l’avoir vu, tous jurent entendre au-dessus de leurs tête le tic-tac branlant de son balancier, qui ronronne au gré du vent, provocant le temps, pour un oui, pour un non, et qui lui dit : Je t’attends.

  10. Nouchka dit :

    C’est la première saison des transats rouges et verts en Mer de Chine sur le paquebot russe Ivan Popog. Ce dernier assure les liaisons entre Vladivostok et Port Victoria à Hong-Kong. Les passagers sont autant intéressés par la liaison maritime que par le voyage d’agrément de plusieurs jours qu’il représente.
    Les transats sont fiers de sortir chaque matin du recoin, sous l’escalier, où ils sont empilés à la nuit tombée. Transats rouges ornent le pont supérieur et ne sont pas mélangés avec les verts des ponts inférieurs.
    Toute la journée, les passagers viennent s’asseoir sur les ponts : qui, pour prendre le soleil ; qui, pour lire, discuter avec ses voisins ou fumer tranquillement.
    Les transats savent être discrets et n’ébruitent pas les conversations qu’ils sont amenés à entendre. Ils apprécient la vie à bord mais, comme dans tous groupes, il arrive que certains geignent le soir dans le réduit sur la lourdeur des touristes qui se tortillent sur leur séant ou qui pètent à qui mieux-mieux, persuadés que le bruit du vent et des flots camouflera leur méfait.
    Or une nuit que les récriminations avaient écourtée, le transat rouge le plus proche de la porte du réduit, cru voir, entendre et ressentir la présence du fantôme d’un hamac. Ce dernier était triste, terne et décati. Il évoqua d’une voix lente portée comme en écho, sa vie sur un navire de guerre entre 1915 et 1918 en route vers la Crimée. Il y avait connu des conditions de travail autrement plus pénibles que celles que les transats vivaient actuellement sur le paquebot. Le hamac expliqua comment les matelots dormaient dans la soute, saturée des fumées des chaudières à charbon qui alimentaient les moteurs à vapeur du bâtiment. Les hommes comme les objets étaient imprégnés de l’odeur acre du combustible stocké et pelleté à bord. La poussière ambiante prenait les matelots à la gorge et leurs nuits sur la couche de toile rigide étaient secouées de leurs toux sèches. Alors, les conditions de vie des hamacs étaient dures et angoissantes ; toujours dans la pénombre et dans une atmosphère d’entassement et de réclusion.
    « C’était autre chose que les pets dont vous vous plaignez vous et vos acolytes ! »
    Le lendemain, alors qu’elle avait été sortie sur le pont après le nettoyage du tissu qui la couvrait, la chaise-longue qui séchait paisiblement au soleil reçue les confidences du jeune transat rouge, tout secoué de sa vision nocturne. La chaise-longue l’écouta et le rassura : « Des transats, il y en aura toujours sur les ponts. C’est pimpant et facile à déplacer. La vie que t’a décrite le hamac fait partie de l’histoire. C’est important de connaître ces conditions de vie pour relativiser les nôtres. Mais, je peux te dire que moi, chaise-longue des cabines de luxe, j’ai des craintes autrement plus prégnantes pour mon avenir. En effet, la mode des berceuses, dodines ou plus souvent dénommée rocking-chairs risquent de nous mettre rapidement au rancart. Eux sont moins encombrants et auraient beaucoup d’attrait pour les passagers à qui ils donnent l’impression d’être bercé.
    Alors, vois-tu, il convient de faire au mieux ce pour quoi nous sommes ici et de tendre à nous rendre indispensables pour assurer notre avenir sur cette ligne. Les traversées ne sont pas ennuyeuses, les touristes diversifiés et nos conditions de travail enviées par la plupart des sièges de par le monde ».
    Quelques 18 mois plus tard, lors de la mousson d’été, des vents violents et tourbillonnants balayèrent les ponts. Les transats rouges périrent en mer sans même se rendre compte de ce qui leur arrivait. Quant aux rocking-chairs, ils ne trouvèrent pas leur place sur le paquebot dont les conseillers évoquèrent les risques de nausées que les mouvements du meuble associé à ceux du bateau pourraient provoquer. Enfin, la chaise-longue débarquée à Hong-Kong pour sa restauration par un tapissier local, ne revint jamais en mer. Sa ligne Art Déco plut tant au tapissier qu’il oublia, travail fini, de la remettre au « designer d’espace » de la compagnie maritime.

  11. Fanny Dumond dit :

    Le fantôme de Hamac aurait été aperçu alors qu’il hantait un transat. Parmi les chaises-longues on s’inquiète, un rocking-chair lui s’en balance.

    – Vous y croyez, vous à ces stupides histoires de revenants ? Pourquoi Hamac viendrait-il vous chatouiller les pieds ? demande-t-il à ces froussards.

    – Ben, c’est parce que tout à l’heure, j’ai senti des guili-guilis sur une jambe et que je n’ai rien vu, s’émeut un transat plus trop fringant. J’ai eu la peur de ma vie !

    – Mais je t’ai dit qu’il s’agissait d’un escargot qui se baladait tranquillement sur toi, se marre l’une de ses consœurs. Et flemmard comme tu es, tu n’as pas voulu te retourner et depuis, tu t’es mis dans la tête que c’était un fantôme.

    – T’en as de bonnes, toi ! Pour une fois qu’il s’allongeait sur moi, si je m’étais retourné IL se serait cassé la margoulette.

    – Moi je crois qu’IL a la nostalgie de son adolescence lorsqu’il suspendait Hamac entre deux pins parasols. L’envie le prenait souvent de dormir à la belle étoile en se berçant au rythme des vagues de l’océan, n’est-ce pas ? s’interroge Rocking.

    – Ah oui ! Je comprends ta pensée, dit une toute mignonne chaise-longue. À l’âge adulte, débordé de travail et d’obligations familiales IL nous installa dans son jardin. Mais on mourrait d’ennui, car il n’avait pas de temps pour se prélasser ou pour une petite méridienne. Et voyez dans quel état de décrépitude nous nous retrouvons. Nous sommes des morts-vivants.

    – Arrête ! Tu me donnes les chocottes avec tes histoires, s’écrie la doyenne des chaises-longues qui est toute déformée.

    – Il est où Hamac ? questionne un intrépide transat.

    – Ça fait des lustres qu’il est mort dans la grange et la rumeur court qu’il a fini en lambeaux bouffé par les mites et l’humidité, s’ingénie à dire Rocking.

    – Le pauvre ! s’émeut la doyenne des chaises-longues qui en perd un accoudoir.

    – Arrêtez de vous lamenter ! s’écrie Rocking. Désormais, je suis son préféré et, quand il ne s’endort pas avec moi, nous écrivons des poèmes bien à l’abri dans sa véranda.

  12. béatrice dit :

    Le fantôme des hamacs aurait été aperçu alors qu’il hantait un transat.
    Parmi les chaises longues, on s’inquiétait, le rocking-chair se marrait.
    Ce hamac, qui n’avait jamais quitté son arbre, ce jour-là, il dérogea la loi de l’apesanteur pour venir se glisser sous ce transat solitaire au bout d’une piscine. Un corps ravissant attrapait le soleil à tout vent, mais il ne put rester, ce soleil était trop brûlant pour lui, c’était fort détestable, les chaises longues recevaient tant de monde dénudé et dû dire adieu à tous ses cancans de l’été.
    Le hamac observant ses ploufs et ses pafs sans commune mesure, jaloux certes, s’indigna devant cette modernité.
    Il essayait de faire des signes au rocking-chair laissé sur la terrasse pas encore verni, oublié comme un malfrat depuis plusieurs saisons. Lui, qui avait brillé fort au temps des grands-parents. En ce temps, on le revernissait chaque année puis sans est venu le hamac qui prit sa place. Cet alors que les enfants préféraient venir se balancer dans ses bras jusqu’à ce que les chaises longues viennent prendre à leur tour sa place. Le hamac délaissé moisissait dans le fond du jardin. On l’avait oublié depuis que cette eau bleue transperçait la pelouse.
    Mais il n’accepta pas de pourrir seul sous ce marronnier. Jaloux certes, de ces chaises longues qui l’ignorèrent, ni même lui envoyèrent quelques invités, si bien vêtus de chair fraîche prenant le soleil sur leurs dos, arrosé à longueur de journée.
    Le rocking-chair remarqua sa crainte et ne manqua pas de lui lancer quelques moqueries.
    « Tu t’es bien foutu de moi, quand tu es arrivé. Il est probable que l’on se retrouve ensemble dans la cabane à outils, oublié pour toujours ou bien que l’on nous laisse dehors à geler tout l’hiver. Je pourrais peut-être te raconter tous ces instants de joie vécus avant que tu ne viennes me remplacer». 
    Les deux si fragiles, les tissus du hamac ne supportant pas la pluie et pas plus le rocking-chair qui lui gonfle de tout son bois. Regarde ses plastiques qui eux resteront des années recevant des temps impétueux, du plus chaud au plus froid. Nous ne pouvons lutter. 
    C’est pourquoi le hamac refusant son sort, demanda à l’écureuil dans l’arbre de lui couper les liens qui le retenaient à lui. Il tenter d’avertir ses hôtes, ne lui prêtant plus d’attention. Je ne veux pas rester là, seul pourrissant, ils finiront bien par me ramasser pour au moins espérer autre chose. Il resta, quelques semaines, étiré sur le sol, et c’est lors d’une cueillette aux champignons, que Juliette le prit pour le poser tout trempé sur le rocking-chair. Ils feront pair tous deux, le temps d’un hiver.
    Ils durent s’allier et c’est ainsi qu’ils devinrent amis.

  13. Kyoto dit :

    Le fantôme des hamacs aurait été aperçu alors qu’il hantait le transatlantique, paquebot rouillé, conservé dans le vieux port, par sentimentalisme. Voilà ce qui se disait dans les chaumières de l’arrière-pays et se propageait dans la nouvelle ville.

    C’était la zizanie en Zénanie :

    Les chaises-longues s’inquiétaient et voulaient se replier dans le château-fort de l’ancienne cité.
    Les rocking-chairs s’en balançaient car ils accueillaient chaleureusement qui aimait se faire brimbaler.
    Les tabourets se gondolaient, car ils savaient qu’ils n’étaient pas assez confortables pour ce fantôme paresseux et accroc aux siestes.

    De toute la population, seul le vieux garde-champêtre était serein. Il était bien trop malin pour croire aux sornettes des commères malveillantes. Ce matin-là, Gaston avait envie de taquiner les poissons. Après avoir installé ses lignes et en attendant une pêche miraculeuse, il s’installa dans son fauteuil de pêcheur. Il partit vite dans les profondeurs d’un sommeil sans rêve.

    Il fut réveillé par les aboiements d’un chien tenu en laisse par un sportif à bout de course, à bout de souffle.
    Gaston leur lança un « Raus ! Schnell ! » tonitruant qui fut efficace, car ils partirent sans se faire prier. Ah ! Il était fier le Gaston : il n’avait pas oublié certains mots allemands appris pendant la dernière guerre.
    Une envie pressante le saisit à la gorge. Il s’éloigna de son campement pour trouver un arbre consentant.

    Quand il revint, il aperçut dans son fauteuil un fantôme, sûrement celui dont tout le monde parle.
    – Bonjour Gaston, je m’appelle Gaston. Tu n’as pas l’air d’avoir peur de moi.
    – Pourquoi ? Je devrais ?
    – Peut-être ! Mais, ne t’inquiète pas je ne te ferais pas de mal. Je voudrais simplement rester un peu plus longtemps dans ton fauteuil. Il est si confortable et je suis tellement fatigué !
    – Fatigué de quoi ?
    – De ma vie de fantôme ! Elle me tue doucement, lentement ! C’est abominable !
    – J’aimerais quand même récupérer mon fauteuil car, moi aussi je suis las !
    – Si tu veux Gaston, on peut s’y lover à deux ; je ne prends guère de place.

    Ainsi fut fait. Ils s’endormirent sans d’autre discours. Les cannes à pêche s’ennuyaient. Les vers de terre se sauvèrent des hameçons vers une autre aventure. Les poissons faisaient des bulles joyeuses.

    Le lendemain, le sportif asthmatique et le chien gueulard passèrent près du fauteuil. Intrigué par le silence du pêcheur, le jeune homme s’approcha.

    Il ne vit qu’un fantôme endormi.

    Même les fantômes sont des menteurs !

  14. Dominique PORHIEL dit :

    Le fantôme des hamacs aurait été aperçu alors qu’il hantait un transat.
    Parmi les chaises-longues on s’inquiète …

    ah mais qu’il vienne ! je l’attends ! non pas de pied ferme … je suis assise : donc de fesse ferme !
    ça fait même un moment que j’attends : des semaines, des mois …
    et puis un fantôme, pffft ! n’importe quoi !
    en fait d’esprit éthéré, c’est bel et bien un malandrin, un brigand, une fripouille, un voyou, un pendard que je m’apprête à cravater.
    Des mois qu’il se baguenaude sur mon morceau de plage … qu’il déguenille tout ce qu’il trouve, qu’il dépenaille la moindre toile, qu’il déchire le dernier modèle de paréo, qu’il dépiaute la plus jolie écharpe …
    J’en ai ras la coiffe !
    Plus un mètre de madras intact …
    Plus rien !
    Je n’ai plus rien à vendre, moi à tous ces touristes qui déferlent sur MA plage et qui me réclament des ceci et puis des cela !
    ah mais, oui, je vous jure, avant, j’en avais des tout ça ! mais aujourd’hui : rien
    Alors dans le noir, je suis aux aguets, j’épie, je scrute, je veille, je guette …
    Ah là ! … vous avez entendu ? … comme un frôlement, un murmure …
    Et soudain … un vol s’abat sur ma case ! … un vol de … ? …
    un vol de mites !!!

  15. LURON'OURS🐻 dit :

    503e sujet

    🐻 PASSAGE DE LA LIGNE
    Tiré du carnet d’Émile Sabord : ce matin, branle-bas de combat sur le bateau. Le capitaine Peu- me-chaud a réuni l’équipage dans son carré. Moins glorieux qu’un pet, le fantôme des hamacs s’est infiltré. Sur le pont des 3e c’est l’affolement, voire la bousculade, à qui s’emmêlera les pinceaux dans les multiples pattes des chaises longues indispose. Sur le pont des premières, un gentleman old fashion semble s’en balancer. Monocle, blazer, flanelle, naphtaline, after-shave, de la Navy, probable, ou du service discret il pourrait l’être, l’instigateur de la plaisanterie. Lady Gwyneth s’indigne, l’interpelle. Archibald, je présume que vous n’y est pas étranger. Elle s’étrangle. Je suppose que ce n’est pas que le tea. Désinvolte, très rocking chair, il en convient. D’une larme de whisky je l’ai agrémenté, y verriez- vous quelque inconvénient ? Nevermore, Archie nevermore…🐻

  16. Souris bleue 🐀 dit :

    Le fantôme des hamacs aurait été aperçu alors qu’il hantait un transat.
    Parmi les chaises-longues on s’inquiète, un rocking-chair

    LE SACRÉ-HAMAT-LAS 🐀
    En haut de la colline dominant la vallée
    Étendu d’une branche l’autre,
    depuis des décennies doucement ballotté par le vent, Hamat-las était las de son état de berceau d’adulte fatigué, pourtant dévoué à son maître Amir-là.
    Il faut dire qu’ un ‘las et un épuisé’ l’un sur l’autre ça ne mène pas à grand chose.
    Rapiécé, couturé, décoloré avec ses trous partout Hamat-las, dans le temps le chef des hamacs prenait de plus en plus l’aspect du filet de pêche au grand dam des transats mollement allanguis sur l’herbe sèche et qui guignaient la place. Plus que l’ombre de lui-même. Il eût beau allonger ses cordes, céder des noeuds, aider le vieil Amir-là à le grimper, son maître famélique et lui. Malgré l’affection qui les liait, ils ne pouvaient plus de supporter. Un jour où le soleil vrillait particulièrement ses rayons ardents dans leur direction… Ils disparurent ensemble. En dessous, entre les deux cocos, juste un petit tas de cendre qui résiste aux intempéries et même durcit. Prend de la hauteur comme s’il voulait garder un œil sur la vallée…
    Fantôme sentinelle du temps, garde la place au souvenir. 🐀

  17. Laurence Noyer dit :

    Le fantôme des hamacs
    En vacances à Carnac
    Se balance bien en rythme
    Entre les mégalithes

    Il hante les transats
    Sur les plages de Huelgoat
    Il dépointe les toiles
    Pour s’en faire des voiles

    Il prend un bain de soleil
    Aux spectrales Chiliennes
    Parmi les chaises-longues
    On ne voit que son ombre

    L’esprit du rocking-chair
    Siège aux balancelles
    Il impose la rythmique
    Aux transatlantiques

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