532e exercice d’écriture créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative
grand cousinage

Cette grande cousinade ne pouvait que mal finir.
Déjà qu’entre les « Rebrousse-poil » et les « A-bras-raccourcis » c’était pas le coup de foudre.
Mais, quand les « Puce-à-l’oreille » ont vu arriver les « Porté-surlabagatelle », j’vous dit pas !

Vous êtes invités à raconter la suite de cet événement


Qui souhaite participer à cet exercice doit se souvenir de l‘enfant qu’il fut. Laisser-le jouer avec. 
Oubliez tout souci de perfection et laissez votre imagination foncer tête baissée dans le brouillard de vos pensées.
Acceptez de ne pas tout contrôler, de vous
tromper de mot, d’orthographe, etc.

Faites confiance à l’inspiration du moment, l’idée que vous cherchez va trouver sa forme en même temps qu’elle jaillira.

20 réponses

  1. Françoise - Gare du Nord dit :

    Cette grande cousinade ne pouvait que mal finir. Déjà qu’entre les « Rebrousse-poil », de vraies peaux de vache, et les « A-bras-raccourcis » c’était pas le coup de foudre. Ils se regardaient en chien de faïence quand ils ne se cherchaient pas à se porter des coups de pied en vache

    Mais, quand les « Puce-à-l’oreille », toujours à chercher la petite bête ou des poux dans la tête, soupçonnant en permanence anguille sous roche, ont vu arriver les « Porté-surlabagatelle », tous des chauds lapins montés comme un âne, j’vous dis pas !

    Il faisait pourtant un froid de canard mais l’atmosphère s’est brutalement réchauffée.

    Tout a commencé à cause d’une souris du clan des« Puce-à-l’oreille ». Une cervelle de moineau pour ne pas dire qu’elle avait une araignée au plafond. Pourtant tous les « Porté-surlabagatelle » posaient sur elle des yeux de merlan frit.

    Les premiers prirent la mouche, vexés comme des poux, lorsque leur tête de linotte insinua aux seconds qu’avec eux, ce serait l’occasion pour elle de passer du coq à l’âne.

    Rares étaient ceux qui désiraient ménager la chèvre et le chou et prônaient la politique de l’autruche. La plupart, mâles comme femelles, les premiers copains comme cochons ne voulaient pas se retrouver le dindon de la farce, les secondes jalouses comme des tigresses, voulaient

    Les « Rebrousse-poil » refusèrent d’intervenir considérant qu’ils avaient d’autres chats à fouetter que de manger de la vache enragée pour une oiselle maigre comme un coucou, plate comme une limande, un appétit d’oiseau et un QI d’ablette. « Elle est tout juste bonne à verser des larmes de crocodile et peut-être ne casse pas trois pattes à un canard »

    Ce fut finalement l’ancêtre du clan des « A-bras-raccourcis » qui intervint. C’était un vieux loup de mer, un baroudeur connu comme le loup blanc du Golfe du Lion au Labrador. Partout sur le plancher des vaches comme sur mer, il était comme un poisson dans l’eau. Cet ours mal léché, toujours d’une humeur de chien, à la perpétuelle haleine de bouc, cria comme un putois « haro sur le baudet » et …

    « Ce matin, l’inspiration m’a posé un lapin. Il ne faut pas que je ne reste ainsi à bayer aux corneilles. Je dois prendre le taureau par les cornes et me mettre à l’ouvrage afin que cette histoire ne se termine pas en queue de poisson. Ce roman me fait devenir chèvre ».

    Mention manuscrite de l’auteur trouvée dans le roman inachevé « Les Animosités » de Jules Renard

  2. Dominique dit :

    Moi, quand je suis arrivée – avec deux bonnes heures de retard – plusieurs clans s’étaient déjà formés. Sur cette grande prairie qui semblait très accueillante, je voyais des groupes plus ou moins importants, plus ou moins exubérants, plus ou moins sérieux …. Gais ? non, je ne dirais pas !
    Et pourtant : joli cadre, ciel bleu, chaleur confortable ni trop ni pas assez ; les robes d’été de ces dames et les polos de ces messieurs tachetaient l’ensemble de couleurs prometteuses de légèreté voire de futilité !
    Mais, non ; à y regarder attentivement, point de légèreté plutôt des regards appuyés et peu amènes, des dos tournés, des indifférences bien senties.
    Ça promettait !
    Moi, je suis Adèle Court-Jarret et je suis fière de ma tribu autant que de mon nom. Certes les cousins Courte-Cuisse du Limousin m’ont bien cherché un peu noise il y a quelques temps. Mais rien de bien sérieux !
    Nous étions même arrivés ensemble, cette fois. Pas comme il y a 10 ans où il m’avait fallu trouver une ruse pour ne pas me farcir la tante Marie Hortense et le cousin Jules Joséphin.
    Non, là, je me sentais assez à l’aise ; il faut dire qu’à nous trente, on formait le plus gros clan. Pas uni, uni … mais bon ! les autres ne le savaient pas forcément.

    Alors, quand il s’est agi de porter un toast à la santé de Marie Martine Porté-sur-la-bagatelle (qui porte bien son nom, d’ailleurs ; inutile de vous le rappeler !) on s’est tous ostensiblement retournés pendant le speech et on a jeté nos verres à la russe (donc, si vous me suivez bien : sur le dos de tous ces fayots qui faisaient mine d’applaudir aux fadaises du cousin Paul Siméon).
    Bon là, il a fallu filer à toute voilure et par chance, en dépit de nos noms, on est tous assez véloces à la course !
    La prochaine fois, je ferai peut être alliance avec les Comme-un-dératé ; à voir !

  3. Her dit :

    Cette grande cousinade ne pouvait que mal finir.
    Déjà qu’entre les « Rebrousse-poil » et les « A-bras-raccourcis » c’était pas le coup de foudre.
    Mais, quand les « Puce-à-l’oreille » ont vu arriver les « Porté-surlabagatelle », j’vous dit pas !
    Imaginez une mêlée qui jouent le match en final de la coupe du monde ! Des ses regards… Je le dis, il ne fallait surtout pas se trouver au milieu !
    Famille ou pas, cousins ou pas; c’était pas jolie-jolie!
    De tout évidence ça allait mal se terminer. Les  » rebrousse-poil RP et les A-bras-raccourcis AR » avaient l’intention d’en découdre une bonne fois pour toute !
    Les  » Puce à l’oreille PO et les Porté-surlabagatelle PB » sont quand à eux venu dans le but d’affirmer leurs autorités.
    Effectivement les PO & PB ont fautés car ils ont colportés des ragots sur les RP & AR!
    Mais ce n’est pas tout étant très porté sur la chose et débordant de sex appeal, ils se sont également permis de draguer ouvertement les demoiselles et conjointes de ceux ci.
    Forcément ça ne pouvait pas bien se passer !
    Les RP & AR quand à eux ne sont pas tout roses n’ont plus! Rouleurs de mécaniques, ils aiment remonter leurs manches et rebrousser toute gente masculine sur le secteur où ils décident de s’installer. C’est certain que cela créer des conflits et pas mal d’ antécédents !

    Non ! … Sans fautes ils n’auraient raté cette cousinade !
    Ont se croirait chez les Gaulois avec la possion magique d’Astérix !
    Tous aux abris!!!
    C’est un véritable troupeaux de buffles !

    Çà va s’en dire, cela à fait grand bruit !
    Les esprits encore traumatisés d’un village, mais également d’une région toute entière ! des faits divers des journaux locaux aux bavardages de comptoirs…; Tous déguerpissent dès lors qu’un noyau de cette cousinade mémorable se pointent quelque part!
    A leurs simple vue, les gens fuient comme s’ils étaient chargés par des taureaux ! Ont crient des qu’ils sont plus de deux :  » attention danger imminent « .
    Dans les bistrots, ils ont remplacer la cloche des pourboires en signal d’alerte, comme si la bande des cousins allaient tout casser. La tornade couZ’ est restée graver et les dégâts matériels et psychologiques continuent à ce jour. Ceux qui ne connaissent pas le noms véritables des cousins les décrivent comme l’équipe des Rebrousses-poils et des A-bras raccourcis contre celle des Puce à l’oreille et des Porté-surlabagatelle suites aux nombreuses histoires qui sont à l’origine de la plus grosse bagarres qu’est connue le département !

    Souhaitons que tout ceci s’apaise enfin…

  4. blackrain dit :

    De son savoir faire on en vit jusqu’à ce qu’on envie quelque chose d’autre. On a alors besoin de l’analyse pour voir l’or que l’on tient déjà dans ses mains.

  5. Urso dit :

    Cette grande cousinade ne pouvait que mal finir.
    Déjà qu’entre les « Rebrousse-poil » et les « A-bras-raccourcis » c’était pas le coup de foudre.
    Mais, quand les « Puce-à-l’oreille » ont vu arriver les « Porté-surlabagatelle », j’vous dit pas !

    – Trente deux cadavres découverts chez vous cette nuit. Et tous décapités. Ça justifie bien une garde à vue. Vous ne croyez pas.
    – Mais monsieur le gendarme, je ne suis au courant de rien. Depuis une semaine j’habite chez ma copine.
    – Bon les faits sont là, ces corps décapités ils ne sont pas tombés du ciel.
    – Oh monsieur le gendarme, attendez je crois me souvenir. C’était il y a trois jours. Un copain m’a appelé pour que je lui prête ma grande maison. Il voulait je crois, organiser un grand repas de famille.
    Ça me revient. Oui. Il a parlé d’une belle cassonade.
    Le gendarme fronça un peu les sourcils.
    Ce serait pas plutôt une cousinade rectifia-t-il.
    – Oui monsieur le gendarme, c’est ça c’est ça dit l’homme. Une cousinade.
    – Bon sang mais arrêtez de me dire continuellement du monsieur, répliqua l’officier.
    Cousinade dites-vous. Ça semble être un indice ce mot.
    Justement cette nuit, l’appel anonyme à la gendarmerie, on y parlait de tuerie et de cousinade.
    – Alors fit l’homme tout joyeux. Cet appel ça me rend innocent. Je peux donc m’en aller.
    – Eh eh, pas si vite rétorqua le gendarme. Plusieurs personnes ont perdu la vie. On va certainement vous garder encore un peu.

    Ah ah répondit l’homme, et si je vous disais que c’est moi l’auteur de ces crimes. Vous me laisseriez libre.
    – Quoi quoi c’est vous.
    – Ben je vous dis que c’est ma pomme. Tous zigouillés à l’arme blanche.
    Aïe aïe poursuivit le gendarme. Vous voulez faire le malin. Avouer vos crimes. Jouer à l’assassin.

    D’un coup le gendarme se leva de son siège et hurla :
    – c’est moi l’assassin de ces pauvres créatures.
    L’homme n’en revenait pas. Il se demandait dans quel monde il vivait.
    Et là, avec une grande rapidité, le gradé fonça sur lui, avec un énorme couteau de cuisine.
    – Ta tête ta tête hurla-t-il. Maintenant c’est à ton tour.
    L’homme se jetant à terre, évita de justesse la lame brillante.
    Tout affolé il pensa qu’il devait faire un mauvais rêve.

    C’était bien le cas.
    La preuve c’est qu’en ouvrant un oeil de bon matin, notre bonhomme entendit un coq du village faire cocorico.
    Il oublia son étrange rêve, au sujet de cette cousinade ayant mal tourné, avec quelques têtes qui manquaient à l’appel …

  6. Françoise Rousseaux dit :

    Article paru dans la « Voix du Potage » en Juillet 2019 :

    Une cousinade mouvementée

    Samedi dernier, les habitants de Mesnil le Petit ont vu arriver force voitures , qui se sont dirigées vers le gîte communal « La Soupière ». Des gens de tout âge, seuls, à deux ou en famille sont descendus de ces véhicules et ont pénétré dans le gîte, munis de sacs et de paquets . Ce n’est pas inhabituel, l’endroit étant souvent loué pour des fêtes de famille… Par contre, ce qui a surpris les voisins, c’est qu’au lieu du joyeux brouhaha qui accompagne d’ordinaire ces manifestations, un calme étrange régnait à l’intérieur du gîte et au-dehors. Même les enfants restaient silencieux ; et quand on voyait des adultes échanger des propos sur le pas de la porte, ils chuchotaient.
    Ainsi passa la journée…Le soir venu, des lumières s’allumèrent, il y eut quelques essais de sono, des bruits de voix s’élevèrent enfin, des cris et des rires retentirent. Finalement, une soirée festive s’annonçait. Ecoutons maintenant le témoignage de Madame N ., la plus proche voisine du gîte :
    «  C’est vers minuit que tout a dégénéré…Des hurlements de fou entrecoupés de chocs sourds, de bris de verre..Des objets passaient pas les fenêtres, on se serait cru au Far West ! J’ai téléphoné au maire, je lui ai dit:ils sont en train de tout casser ! Il ne s’est pas déplacé et c’est bien dommage ! La sarabande a continué encore et encore ; femmes, enfants, hommes, tous étaient déchaînés ! Ça a duré jusqu’à l’aube, et puis le combat a cessé faute de combattants je suppose.Il y a eu alors un silence …assourdissant ! »
    D’autres témoignages corroborent les dires de cette dame. Mais le plus surprenant, ce fut le dénouement ; au milieu de la journée, les belligérants réapparurent, très calmes cette fois, qui un pansement sur l’oeil, qui un bras en écharpe. Ils oeuvrèrent sans bruit, nettoyant, rangeant, réparant ; quand ils eurent terminé, ils remontèrent dans leurs voitures, ,traversèrent le village et disparurent au loin. Le lendemain le maire et quelques conseillers vinrent visiter le gîte : tout était propre , bien rangé ; les dégâts avaient disparu ! Les voisins n’en revenaient pas !
    Les élus se sont refusés à tout commentaire ; tout ce que nous avons pu savoir, c’est que quatre familles avaient loué la « Soupière » pour une grande cousinade !
    Finalement, la morale est sauve, mais espérons quand même que cela ne suscitera pas de vocation dans les familles environnantes !

  7. Maïté P dit :

    Cette grande cousinade ne pouvait que mal finir. Déjà qu’entre les « Rebrousse-poil » et les « A-bras-raccourcis » c’était pas le coup de foudre. Mais quand les « pètes-culs » sont arrivés ce fut la dégringolade. Le spectacle fut tout simplement désolant.
    Alors que les « A-bras-raccourcis » étaient chauffés à blanc par les multiples affronts perpétrés par les « Rebrousse-poil » au sujet de leur radinerie congénitale, les “pètes-cul” en ont rajouté une couche en partageant avec nous l’ampleur de leur superficialité démesurée. On aurait pu penser que l’arrivée d’un troisième congénère aurait tempéré ces esprits délétères mais ce ne fut guère le cas. L’animosité des premiers envers les seconds fut décuplée au centuple. Cela eut pour effet, vous le pensez bien, d’éveiller l’agressivité des seconds envers les troisièmes. Ces derniers, tout naturellement, mirent leur antipathie au service de la crise et s’acharnèrent, de tous leurs atouts, sur les premiers. C’est à partir de cet instant que je me suis éclipsé. Je suis revenu en fin d’après-midi avec l’espoir que les esprits alcoolisés se seraient apaisés. Grand Dieu ! Il n’en fut rien ! Ils étaient littéralement en train de se mettre sur la gueule !
    Par mégarde je me suis approché et je fus emporté dans l’échauffourée. De cette étourderie j’eusse dû payer le prix fort d’une jambe cassée. Voilà, comment cette simple rencontre familiale, pour moi, s’est terminée.

  8. Kyoto dit :

    – La grande cousinade ne peut que mal finir, disait un Rabat-joie à des Fouille-merdes. Déjà qu’entre les Rebrousse-poil et les A-bras-raccourcis c’était pas le coup de foudre. Mais, quand les Puces-à-l ‘oreille ont vu arriver les Porté-sur-la –bagatelle, j’vous dis pas !

    – Justement, ne dîtes pas, intervint un des Arlequins. Faites plutôt confiance à notre nouveau président de la plus grande cousinade du comté, Monsieur Jean-René Laffrousse. Il a tout organisé afin que celle-ci se finisse bien.

    Tandis que les Rebrousse-poil commençaient à titiller certains, ils furent promptement mis au pas par le Président :
    – Ou vous sortez vos brosses et astiquez chacun dans le sens des poils ou vous rebroussez chemin sur-le-champ.
    Après quelques instants de surprise hébétée, les Rebrousse-poil obtempérèrent. Ainsi commencèrent les premières rigolades. Ce premier acte fut approuvé par un tonnerre d’applaudissements.

    C’est alors que le défilé des A-bras-raccourcis se mit en branle. Mise à l’honneur de leur créateur Alberto Uderzo.
    En tête, le rusé Idéfix qui décida de la cadence. Suivi par Obélix et Astérix. Ensuite le méli-mélo des autres Gaulois et Gauloises. Et pour clore le cortège, le chef, Abraracourcix ! Ils eurent un magnifix succès.

    Les Puces-à-l’ oreille n’en croyaient pas leurs yeux et restèrent bouche bée. Elles se précipitèrent en direction des Portés-sur-la –bagatelle qui arrivaient à grands bruits de cors, cornemuses, bombardes et bouzines. Que des hommes. Tous en kilt. La température monta. Vivement la fin de leur « concert », pensaient les impatients qui espéraient une bousculade afin de découvrir le mystère des dessous de kilt. Mais les Portés-sur-la –bagatelle montèrent sur une estrade, et quand la dernière note s’envola, leur kilt fit de même. Shorts, bermudas vivement bariolés formaient une peinture vivante et vivifiante. Les bravos, les hourras fusaient.

    Puis arrivèrent les Boute-en-train, cependant venus à pied. Les Sans-souci déguisés en fleurs. Les jongleurs, les cracheurs de feu, qui ne crachaient que du feu, pas du venin et une ribambelle de clowns…

    La journée se termina par un feu d’artifice.
    Chacun était fatigué mais heureux.
    Jean-René fut acclamé.

  9. Michel-Denis ROBERT dit :

    – Cette grande cousinade ne pouvait que mal finir. Déjà qu’entre les « Rebrousse-poil » et les « A bras raccourcis », c’était pas le coup de foudre. Mais quand les « Puces à l’oreille » ont vu les « Portés sur la bagatelle », j’vous dis pas comment ils ont rué dans les brancards, ils ont voulu tout de suite leurs claquer le baigneur. C’est Paul Laval, un ancien viking (soi-disant qu’il ressemble à Kirk Douglas) qui s’est interposé.
    – Un ancien viking ? s’étonna Monsieur le maire.
    – Oui, à cause de sa fossette au menton, répondit le Conseiller.
    Monsieur le maire réfléchit sur ce que ce signe particulier avait pu influencer sa destinée.
    – Ce « viking » est parti au Walhalla. Ca va être tout un poème pour se faire rembourser.
    – Il faut faire payer les « Puces à l’oreille ».
    – Avec de la monnaie de singe ! Non merci, ils n’ont pas un kopek.
    – Ou alors la famille !
    – Les « Marché aux puces » ! Ils ont coupé les ponts.
    – Nous voilà dans de beaux draps, dit le Conseiller.
    – Revenons à nos moutons. A cette soirée, je n’ai vu que des pique-assiettes, surtout le grand qui se dit myope comme une taupe mais je l’ai bien vu manger à tous les râteliers. Il a avalé tous les toasts aux oeufs de lump.
    – Je vais contacter les assurances.
    – Elles ne voudront pas payer. Toutes les tables cassées appartiennent aux « Bras raccourcis ».
    Discrètement, le Conseiller fit un appel du pied à la Conseillère qui les écoutait religieusement depuis le début de la séance.
    – C’est à nos risques et périls, on l’aura dans le baba, dit-elle pour couper court. Ces tables, on les eues pour une bouchée de pain.
    – Sur quel budget ? dit Monsieur le maire.
    – De notre poche. Bernique pour se faire rembourser.
    – Et ce Monsieur Laval, comment est-il mort ?
    – Crise cardiaque. Le grand « Rebrousse-poil », paraît-il l’aurait surpris en train de faire de l’oeil à sa femme. J’ai tout vu. Il s’est approché et puis, il lui dit comme ça : « je vais te tricoter une redingote en sapin. » Je crois qu’il n’a pas compris l’allusion. Le petit « Porté sur la bagatelle » qui n’avait rien à voir avec leur conversation est monté sur ses grands chevaux, il dit : « Tagada, voilà les Daltons ! » En fait, c’est celui-ci qui est l’amant. Il est malin comme un singe. Il dit : « Ca se bouscule au portillon. » Qu’est-ce que tu veux dire dit le grand « Rebrouse-poil » ? Et Laval qui ne riait pas, il tombe entre les deux. On a appelé les pompiers. Manque de pot, ils fêtaient la Sainte-Barbe. Et le grand « Rebrousse-poil » a pris le petit « Bagatelle » par le col et lui a passé un tabac. Il lui dit : « tu vas te mettre à table ! » Pour le coup, il le pousse sur la table et tout le tralala a suivi, ça a dégénéré et les « Puces à l’oreille » sont venus mettre leur grain de sel. Et quand les pompiers sont arrivé, Monsieur Laval était mort.
    – Il a servi de bouc-émissaire, dit Monsieur le maire pour conclure.

  10. Catherine M.S dit :

    Ah, cette grande cousinade
    Quelle mascarade !
    Ça ne pouvait que mal finir
    A peine arrivé, j’avais déjà envie de fuir
    Les « Rebrousse-poil » et les « A-bras-raccourcis »
    Ne pouvaient pas se piffer
    Et quand les « Puce-à-l’oreille » ont aperçu
    Les « Porté-sur-labagatelle »
    Quel tohu-bohu !

    Haro sur les dentelles des demoiselles
    J’ai vu mes cousines débraillées
    Quand je m’apprêtais à les embrasser
    Ce brave oncle Léon
    Retenait avec difficulté son pantalon
    Ma tante Puce à l’oreille
    N’augurait rien de bon
    Avec le clan Porté-sur-labagatelle
    Et tentait avec conviction
    De lui réajuster ses bretelles
    Cré nom de nom !
    Quand à Jules A-bras-raccourcis
    Il voulait en découdre avec papy et mamy
    Une sombre histoire d’héritage
    Qui, depuis quelques temps, le mettait en rage

    Moi, j’vous le dis
    Une réunion de famille comme celle-ci
    Aurait pu faire un bon scénario
    Pour une mauvaise comédie
    Ou une bonne tragédie
    C’est selon …manque de pot
    Y’a plus de films, y’a plus de cinés
    Faut se contenter d’la réalité
    Alors salut, j’men vais
    Triste bougre masqué…

  11. Nadine de Bernardy dit :

    Cette grande cousinade ne pouvait que mal finir.Déjà qu’entre les Rebrousse Poil et les A Bras Raccourcis c’était pas le coup de foudre.Mais quand les Puces à l’Oreille ont vu arriver les Portés sur la Bagatelle,je ne vous dis pas ce qui est arrivé.
    Tout simplement ceux qu’on aurait voulu oublier, les Quest’ce Que Tu Veux Tu M’Cherches?,leurs packs de bière sous le bras et les chiens muselés en laisse.
    Pourtant, dans chaque clan, il y avait toujours quelqu’un de plus raisonnable qui demandait régulièrement à quoi servaient ces rencontres puisqu’on pouvait pas se blairer.
    Et,tous les ans,les mêmes arguments:
    – Qu’est ce que t’en sais toi,on s’aime bien au fond
    – Et pis, faut bien qu’on soit au courant de ce qui se passe chez les autres
    – Surtout ,les gars, on dirait que vous oubliez le fameux testament de cousin Julien:
    dix cousinades de suite pour y avoir droit. Il était si riche que ça nous fera quand même un bon pactole chacun!
    – En parlant de ça,commença un Rebrousse Poil,je ne vois pas pourquoi les Portés sur la Bagatelle y auraient droit.Ce ne sont que des pièces rapportées du fait du remariage de Julien.
    – Pièce rapportée toi même, s’insurgea Louisette Portés sur la Bagatelle.Je te rappelle que ma belle soeur était la nièce illégitime du frère du défunt.
    – Quoi illégitime? Elle a épousé son beau frère,c’est pas pareil
    – En tout cas,pareil ou pas, je partage pas avec eux ,rugit Marcel Qu’est Ce Que Tu M’veux Tu M’ Cherches.Cette branche on la connait.Y en pas un qui peut dire qui est son père.J’en ai marre de vos histoires,c’est pareil tous les ans.Retenez moi ou je lâche les chiens
    – Essaye un peu,ivrogne,quand je pense que ce gros lard a les mêmes droits que nous,attaqua un fils Puce à L’oreille,ça me met les nerfs en boule
    – Ah! môssieur a ses nerfs qui le chagrinent,ironisa Valentine,j’ai mieux être une Portés sur la Bagatelle qu’une chochotte Puce je ne sais où.
    Ce fut la goutte de sarcasme qui fit déborder le vase de la jalousie.
    Ils s’empoignèrent,se tabassèrent, proférant les pires horreurs,se donnant des gnons qui résonnaient dans toute la maison.
    Pendant ce temps,dans toute l’innocence de leurs quinze ans ,bien à l’abri derrière un canapé, Josselin A bras Raccourci contait fleurette à une Florence Puce à l’Oreille énamourée.

  12. françoise dit :

     Cette grande cousinade ne pouvait que mal finir. Déjà qu’entre les « Rebrousse-poil » et les « A-bras-raccourcis » c’était pas le coup de foudre Mais quand le frère puiné d’un de ces derniers,lors d’une chasse à courre, blessa,soi-disant involontairement, le frère jumeau de Rebrousse-poil, ils en vinrent aux mains, se firent des croche-pieds, des croche-pattes, s’arrachèrent les cheveux, l’un d’eux eut même un œil crevé . Vous allez voir ce que vous allez voir entendit-on crier !
    Tu vas voir quoi avec un œil en moins ricana l’un d’eux.
    Et la mêlée continua jusqu’à la nuit. Et puis on n’entendit plus rien.
    Soudain on entendit des klaxons, on vit des phares d’automobiles percer la nuit.
    Devant le spectacle des corps emmêlés au sol, à qui mieux mieux, des « rebrousse-poils » et des « A-bras-raccourcis »les secouristes les emmenèrent d’urgence à l’hôpital le plus proche. Vu l’épidémie il n’y avait plus de lits libres, on les allongea sur des brancards, et le médecin en chef du service traumatologique leur conseilla de patienter dans le calme le temps qu’il faudrait.
    Nos « Rebrousse-poil » et « A-bras-raccourcis » sont maintenant dans un centre de réadaptation et on peut les voir, chacun avec deux béquilles, se rééduquer dans la bonne humeur, un vrai coup de foudre……

    Mais, quand les « Puce-à-l’oreille » ont vu arriver les « Porté-sur
    la bagatelle », je te dis pas ! racontait le frère puiné de « Rebrousse-poil » à son oncle « bras-raccourcis » (çà allait faire le tour de la famille) elles se précipitèrent toutes sans exception, sauf une, occcupée à apprendre par cœur le verbe de Bossuet « Que la terre prête l’oreille aux paroles de ma bouche  » sur la braguette du pantalon du beau-frère de la femme d’un « bras-raccourcis » .Celui-ci affolé se gratta, se gratta, non sans peine. Au bout d’un tout petit moment, elles décidèrent , sous un prétexte fallacieux de repartir ; jamais elles ne voudraient admettre que c’était tout simplement parce que celui-ci était un taiseux.
    Elles avaient à peine tourné les talons que des vraies puces envahirent le terrain. Heureusement la femme d’un bras raccourci utilisa une bombe à insecticides.
    A la suite de quoi il fit une allergie.On le transporta à l’hôpital et quelques jours plus tard il retrouva au centre de réadaptation Nos « Rebrousse-poil » et « A-bras-raccourcis »et …les Puce-à-l’oreille qui y avaient élu domicile.Elles ne pouvaient décidément pas tenir en place. 

  13. Fanny Dumond dit :

    Cette grande cousinade ne pouvait que mal finir. Déjà qu’entre les « rebrousse-poil » et les « À bras raccourcis » c’était pas le coup de foudre. Mais, quand le « Puce à l’oreille » a vu arriver les Portéssurlabagatelle », j’vous dis pas !

    Furieux, Grégory demanda à Pauline, l’instigatrice de cette réunion, pourquoi elle avait invité ces Don Juan de Giovanni et Lorenzo. Elle lui tomba dessus à bras raccourcis en lui répondant qu’elle s’était tapé tout le boulot pour dénicher tout ce beau monde, éparpillé à travers l’Hexagone.

    – Mon petit doigt m’a mis la puce à l’oreille que ma Sylvie n’était pas indifférente au beau Giovanni.

    – Mon pauvre ! c’était il y a vingt ans quand on s’amusait dans la grange de mémé Clotilde.

    – J’ai cru comprendre, après les insinuations de Muriel, qu’il s’en passait de belles. En plus, entre cousins ! Vous êtes des pervers dans cette famille.

    – Holà, modère tes paroles, veux-tu, le rabroua-t-elle. T’es qui toi, pour nous juger ? toi qui n’a pas été capable de lui passer la bague au doigt à ma cousine adorée. Tu dois bien savoir qu’ils ont été adoptés par tantine Claudine. Ils font partie de la famille et c’est pour cette raison que je les ai invités.

    – Oui, mais n’empêche regarde, ils sont déjà en train de papoter, se lamenta Grégory douché par cette harpie.

    – T’as qu’à la surveiller, répliqua-t-elle avant de rejoindre le groupe.

    Elle tomba, comme un cheveu sur la soupe, dans une discussion des plus animées. Pierre avait retroussé ses manches pour en découdre avec François. Sous les yeux incrédules de la famille, ils se traitaient de tous les noms d’oiseaux : gros, chauve, gougnafier, parvenu, prolétaire…

    Les femmes et les gamins hurlèrent lorsque la table du lunch s’écroula sous leur poids. Grégory, resté seul dans son coin à observer la scène, vit rouge quand il aperçut sa Sylvie et Giovanni se diriger, bras dessus bras dessous, vers le petit bois. Il récupéra sa femme dare dare, la poussa dans la voiture et démarra en trombe. Toute l’assemblée l’imita et Pauline se retrouva seule avec le propriétaire de la salle. Furibond, il la menaça de porter plainte contre cette bande de fêlés et quand il qui lui tendit sa facture exorbitante, elle se retint de justesse pour ne pas l’étriper.

    Elle se jura qu’on ne l’y reprendrait plus à vouloir ressouder les liens familiaux !

  14. Maguelonne dit :

    Il y a quelques semaines, Professeur Tourneboule, d’un seul souffle de gel cryogénisant, avait détruit une fourmilière deux fois millénaire. Le maire du deuxième district était furieux.
    Les avancées de la science ne se font pas sans dommages collatéraux mais Tourneboule avait une éthique. Il se sentait coupable et responsable. Même sans les cris du maire, il aurait essayé de compenser les dégâts.
    Le deuxième district possédait encore quatre fourmilières hyperactives et repliées sur elles mêmes. Tourneboule décida d’ apporter à ces fourmis le goût de l’échange et l’amour universel qui leur procureraient, à l’insu de leur plein gré, joie et bonheur.
    Professeur Tourneboule eut l’idée d’inventer une poudre, qui pulvérisée sur l’habitat, changerait le mode de vie égoïste des fourmis. Il se mit à mélanger les ions dans tous les sens, les acides, les basiques avec les stabilisants, un peu de sel de ceci, de poivre de cela, excipient bleu ou jaune ou vert ou rouge et le tour est joué. Chaque fourmilière recevrait une dose de couleur variée. Cela donnerait quatre tribus légèrement différentes et compatibles entre elles. Ensuite le maire organiserait une grande cousinade et le deuxième district vivrait dans un nuage d’amour.
    On disait du Professeur Tourneboule qu’il avait un grain, un gros grain mité dont il ne se rendait pas compte. Ce qui est, comme chacun sait, très dangereux. Il avait aussi une cataracte déjà pas mal évoluée qu’il ignorait superbement : foin de ces faiblesses humaines. Mais ça faussait les expériences et les transcriptions des résultats. Aussi rien ne se passa comme prévu.
    La fourmilière qui devait être la tribu « À-bras-ouvert » devint, en fait, la tribu « À-bras-raccourcis ». Les prévus « Béni-oui-oui » devinrent les « Rebrousse-poil », les « Gobe-tout » devinrent les « Puce-à-l’oreille» et les « Platonicos-romanticos» devinrent les « Porté-surlabagatelle ».
    La grande cousinade fût une foire d’empoigne mémorable, effrayante, infernale. Spectatrice malgré moi, je me cachais les yeux derrière ma main droite, tellement c’était insupportable. De temps en temps j’écartais le majeur de l’annulaire : histoire de savoir où on en était. Dommage j’avais oublié mon téléphone donc pas de photos. Elles auraient fait le buzz sur les réseaux sociaux.
    Midi approchant, mon ventre commençait à crier famine. Et comme pour ma mère, « avant l’heure c’est pas l’heure mais après l’heure c’est plus l’heure » je partis en grandes enjambées vers mon bol de soupe.
    J’appris plus tard que Tourneboule avait été camisolé, chimistré et converti en légume. Un peu plus tard il devint un refuge pour fourmis non transformées.
    Il était tout de même bien maboul ce Tourneboule, j’avais un faible pour lui. On est pas toujours récompensé de ses efforts.

  15. iris79 dit :

    Cette grande cousinade ne pouvait que mal finir.
    Déjà qu’entre les « Rebrousse-poil » et les « A-bras-raccourcis » ce n’était pas le coup de foudre.
    Mais, quand les « Puce-à-l’oreille » ont vu arriver les « Porté-surlabagatelle », j’vous dit pas !
    Certains avaient ouvert les hostilités avant que tout le monde ne soit là en commençant à prendre l’apéro. « Ça fera venir « les pince-sans-rire » aurait dit le grand-père « sans-gêne » vu que ceux là non plus n’étaient toujours pas à l’heure dite dans cette clairière derrière le terrain des « j’m’en foutiste » qui avait laissé sans problème leur terrain à cette famille élargie truculente en échange de leur présence à ce fameux pique-nique. Ils savaient que cet après-midi ne manquerait pas de sel et il se mirent aux premières loges pour être les témoins amusés de ce grand moment.
    Et pour sûr, ils n’eurent pas à le regretter ! Ils faillirent s’étouffer plusieurs fois de rire tellement les vannes et les pics fusaient entre les « puce-à-l’-oreille » et les « porté-surlabagatelle ». Personne ne parvenait à faire illusion et les histoires des « marie-couche-toi-là » et des « secrets-de polichinelle » attisaient la haine chez les sujets des deux camps.
    Les allusions graveleuses des uns offusquaient au plus haut point les autres et les degrés du vin un peu trop chaud faillirent provoquer à plusieurs reprises des combats de coqs éméchés. Avant que le repas ne tourne en pugilat, on fit appel à la sagesse des « donneurs de leçons » qui avaient du mal à rester objectifs, respectueux et impartiaux.
    Sans compter que « les bois-sans-soif », la branche un peu honteuse il faut bien le dire de la famille (mais qu’il aurait été bien impossible de ne pas inviter) étaient déjà tous ronds comme des queues de pelle et mirent de l’huile sur le feu avec les « on-dit » et de vieilles querelles du passé. Bref, ils s’insultèrent de famille « tuyau-de-poil-et-compagnie » et les cris des uns provoquèrent les pleurs et des larmes de crocodile des autres. Un sacré bordel !
    Les « j’te-l’avais-bien-dit » furent les premiers à lever le camp avant le dessert suivi par les « quelle-misère » qui trainèrent même celle des autres.
    Une sacrée cousinade en somme dont chaque membre à ce moment là se retrouva sur un point ; changer de nom pour se rebaptiser la famille des « plus-jamais-ça »…

  16. Antonio dit :

    — Si vous êtes encore venus pour nous gratifier de vos histoires salaces, comme l’autre fois, les prévint la mère des Puce, laissez-moi vous dire que nous préférons repartir de suite.

    Les « Jeudemot-à-deuxballes », à la même table que leurs cousins grivois qui habitaient la même commune de Graveleux-sur-Seine, rétorquèrent du tac-au-tac :

    — Qu’est-ce que tu viens nous chercher des poux, on est à peine assis que tu nous prends déjà la tête.

    — Laisse dire, cousin, tempère un des Porté, je crois qu’elle rêve de couper notre branche de l’arbre généalogique, un peu trop phallique sous la sienne, sèche comme une trique.

    — Ma chère Jeanne, reprit un Jeudemot avec malice, croyez-vous qu’il fallusse que votre arrière-arrière-grand-mère n’écrivît jamais cette lettre mentionnant ses ébats avec ce jardinier Porté-surlabagatelle, pour que nous ne soyons pas assis à cette table ? Faut-il vous rappeler ce récit croustillant d’un été torride où, lors d’une cousinade comme celle-ci, notre arrière-arrière-grand-père aurait fait pousser bien des graines dans la cabane du jardin ?

    — Oh !

    C’en était trop pour les oreilles chastes de la cousine très éloignée de ces récits érotiques dont elle n’accordait aucune légitimité. De la pure fiction mal placée, écrite par une de ses bâtardes à l’imagination fertile. Mais voilà, l’ADN avait parlé, et c’était pourquoi, depuis deux ans, les cousinades étaient passées de trente à cent cinquante personnes.

    — Vous n’allez pas commencer à vous brancher, pesta le maître de maison des « Sens-dessusdessous ». Et si on allait dans le jardin, jouir à coquin-maillard ?

  17. Laurence Noyer dit :

    Conseils pour rater une photo de famille

    Arrière-plan
    Nettoyer le cadre de tout élément perturbateur, éliminer les détails imposants comme les jumeaux Fleurofusi et Ferdelance, qui manque de subtilité et de grâce.

    Lumière et contre-jour
    Mettre grand père Têtaclac dans l’ombre. On évitera ainsi ses grimaces et ses protestations.

    Placements
    Des beaux-frères Rabajoie et Facedecarêm de chaque côté et donner leur des sourires de composition.

    Mise au point
    Sur les cousins Cranedeuf et Trouduc qui ont bien besoin d’être recadrés.

    Shooter
    Ces enfants de salauds de canards sauvages quand ils auront fini de pousser grand-mère Danlèsorti.

  18. ReoGeo dit :

    Nous arrivons nous aussi au milieu de ce grand pré au bord de la forêt. Tout le monde était agglutiné. On se croyait tous rassemblé pour partir manifester, tel les français rassemblés un 1er mai.. Chaque clan s’est grimé. Certains se sont maquillés, d’autres déguisés, les “osent-tout” eux sont venus déshabiller, comme toujours provoquant le plus bel effet. Un grand brouhaha venait de s’installer. Certains souriaient, d’autres se regardaient, les derniers arrivés se défiés. Tout le monde parlait. on se croyait à la grande récré.

    La tribu “c’est-pas-notre faute” arrivent les derniers. Comme d’habitude sans s’excuser….Nul doute que nous allions pouvoir commencer.

    Marcel le patriarche nous a conviés à tous nous rassembler en cette belle soirée d’été. On sent évidemment l’énergie circuler. Nous étions tous de la même lignée. Personne ne pouvait en douter. Certes, la jalousie, l’envie, la vanité avait peu à peu créé des fossés, mais dans nos gènes, notre lien lui était bien ancré.

    Le silence commence alors à s’installer. Depuis le bord de la terrasse jusqu’au fond du jardin, tel un signal radio, une vague d’attention venait de se propager.

    J’ai compris alors que Marcel venait d’arriver. Ses grands bras en l’air, vêtu d’une veste en cuir, tout semblait organisé, millimétré, orchestré comme dans un ballet. Les proches de son clan, le regard endiablé, donnaient l’impression qu’il fallait absolument le protéger.

    De sa voix rauque et douce, Marcel nous a tout de suite accaparé. De grandes lunettes noires, sur son nez, un verre à proximité, sans jamais bafouiller, Marcel crie sa volonté de réunir notre fraternité sous la bannière de la convivialité et d’installer la paix à tout jamais.

    Tantôt avec un ton de fermeté, tantôt avec gravité, Marcel nous fait part peu à peu de son projet, un défi à la hauteur de sa grande bonté.

    Alors que la plupart était happée par ses paroles de toute beauté, Une lourde détonation nous fit sursauter. En un instant, je compris qu’un coup de feu venait d’être tiré. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre que quelqu’un venait de le viser. Notre réaction fut brève et synchronisée. Après nous être brièvement regardés, nous avions tous décidé de nous barrer et rejoindre la lisière de la forêt…. En courant, je ne pouvais m’empêcher de penser à qui avait bien pu oser ? Les “c’est-nous-les-plus-forts” ou bien les “on-va-tout-raser”

    Nul aucun doute, Marcel venait d’être assassiné. Une chasse à l’homme allait maintenant être lancée.

    ReoGeo

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