508e exercice d’écriture créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Un grand courant d’air à un petit courant d’air :
« Suis-moi ! je vais t’apprendre à passer sous les portes »


Ces exercices inédits d’écriture créative n’apprennent pas à écrire, ils enflamment l’imagination. Le but est de vous conduire vers les ressources imaginatives qui somnolent en vous. Après quoi, vous décidez de mener le projet d’écriture qui vous convient : nouvelles, roman, etc.

19 Responses

  1. Anne Lonjaret dit :

    Me vient d’abord le refrain d’une chanson :
    « Le vent souffle où il veut,
    Et toi tu entends sa voix
    Mais tu ne sais pas d’où il vient,
    Mais tu ne sais pas où il va,
    Le vent, le vent…. »

    « Suis moi, je vais t’apprendre à passer sous les portes ».
    Prenons d’abord le temps de l’observation. Connais tu le film d’animation les Barbapapas ?
    Ces formes sont assez insolites car elles changent de formes au gré des situations et peuvent jusqu’à se fondre dans le paysage.
    Toi, tu vas pouvoir te fondre dans les portes de l’âme, entrer où l’autre a besoin de s’apaiser, ou pas 😉 Tu vas devenir comme un passe-muraille. De là, pouvoir passer de l’autre côté du mur comme en cette nuit de novembre 1989….

    Donc, non, pas de technique, juste un laisser faire. car à trop réfléchir, tu te prendras un mur 😉
    Lâche prise, va, expérimente et tu découvriras ce qu’il y a derrière la porte.

  2. Laurence Noyer dit :

    Passer sous la porte

    La lumière en rai de soleil
    Un livre page après page
    LA
    L’eau sans un bruit
    Le bruit de l’eau
    La 3D devenu 2D
    CLE
    Un ballon dégonflé
    Une enveloppe timbrée
    Un voile de brouillard
    Une plume et son flot d’encre
    DES
    Un souffle de sommeil
    Un gong et son maillet
    Des perles de jade glacée
    Des pétales délavés
    Des mots clandestins
    SONGES

  3. 🐀 Souris verte dit :

    🐀 DESTIN FUNESTE
    Marcel, un mastard de courant d’air, dans le corridor s’engouffra après avoir ouvert à la volée la porte d’entrée. Rageusement, traversa renversant tout sur son passage pour se jeter par la fenêtre. Là, la chance voulut qu’il tombe sur un parterre de fleurs. Saisi par la beauté, passion instantanée, fulgurance d’une fragrance, s’élance fine divine, timide, un petit air de rien qui le séduit. Se fit câlin, la vaporeuse volute ne résista pas, se laissa emporter. Lui passa sous la porte, elle pas, se fit torsade et c’est par le trou de la serrure qu’elle le retrouva. Ils s’aimèrent oh oui ! Ils s’ aimèrent tant que naquit dans l’heure qui suivit un petit, tout petit pshit ! Mais trop d’efforts et d’émotions la merveilleuse volute s’évapora.
    Marcel éleva le petit comme il put, le lava à l’eau de pluie mais en grandissant, dans ses déplacements en spirales il dégageait des odeurs fortes de spray. Son père lui montra comment se rendre utile en se glissant sous les portes notamment celle au bout du couloir. Ça amusait le gamin qui faisait merveille; jusqu’au jour où on laissa la porte ouverte. Peut-être pour lui faciliter l’accès, mais lui ne s’amusait plus, il rancit, l’odeur s’affirma, entêtante presque gènante.
    Maintenant en évidence s’affichait une bombe sur le trône. La menace était claire.
     »On » ouvrit les fenêtres pour faire un appel d’air.
    Marcel et spray disparurent dans une pulvérisation.
    🐀 Souris verte

  4. Urso dit :

    Un grand courant d’air à un petit courant d’air :
    « Suis-moi ! je vais t’apprendre à passer sous les portes »
    – Mais pour quelle raison passer sous les portes ?
    Ne pourrait-on pas au contraire passer à travers, sans besoin de se glisser dessous !
    Une certaine personne me l’a dit.
    – Une certaine personne. Mais qui cela peut-il être ? Tu sais bien que nous autres les « venteux » on ne peut pas entrer en contact avec ces êtres qu’on dénomme les humains.
    – Eh bien moi, dit petit courant d’air, à son aîné, grand courant d’air, je te l’affirme : une dame m’a dit ça.
    -Grand courant d’air pensa que ce petit était décidément trop intelligent et que certainement il devait se moquer de lui.
    Tout d’un coup, petit courant d’air lança : c’est Ida, la sorcière qui habite au bout de la rue. Elle m’a dit qu’en prononçant une formule magique, nous les « venteux » on pourrait dorénavant se déplacer à travers la matière.

    Ida la sorcière, à plusieurs mètres de là, presque malgré elle capta cette conversation entre nos deux protagonistes, et subitement dans une grande et toute déformée fumée arc en ciel, elle apparut. Et très naturellement, elle enchaina : c’est tout à fait exact, le petit a parlé juste.
    En effet, je peux vous donner à vous invisibles mais malgré bien présents, ce pouvoir de traverser les corps solides.
    – Alors grand courant d’air, avec l’incarnation de ses plus de 10000 … ans d’âge, demanda très naïvement, avec une voix toute fluette :
    – Mais pour quelle raison ce pouvoir pour nous les « venteux » ?
    – Ah Ah Ah, répliqua Ida, à rien mon cher, à rien …

    Grand courant d’air n’aimait pas cette sorcière Ida. Il n’avait jamais aimé cette seule humaine qui comprenait le langage des gros souffleurs, et pourtant il la craignait, car il savait que sans elle et ses pouvoirs immenses – depuis des millions d’années attribués à son peuple des vents – celui-ci ne pourrait continuer à faire des petits, de gros et de gigantesques courant d’air sur cette satanée Terre, composée de beaucoup de mers et d’airs …

  5. françoise dit :

    Un grand courant d’air à un petit courant d’air : « Suis-moi ! je vais t’apprendre à passer sous les portes « 
    Il faut toujours qu’il me commande et je lui obéis très souvent non pas parce qu’il a de l’autorité mais parce qu’il est très fort. Il se fait appeler ORNIFLE. Il faut bien le reconnaître, Monsieur a des lettres : pendant plusieurs semaines il avait soufflé fort pendant des représentations théâtrales de la pièce d’Anouilh « ORNIFLE OU LE COURANT D’AIR » qui avaient eu lieu en plein air.
    Je m’étais bien amusé pendant ces représentations au cours desquelles Ornifle soulevait les jupes de ces dames tandis que moi je leur donnais des frissons en leur soufflant gentiment dans la nuque malgré les écharpes qu’elles serraient autour de leur cou.
    C’était le bon temps et tous deux avons passé des soirées mémorables. je m’en souviens avec émotion.
    Maintenant avec l’air conditionné nous ne sommes plus bons à rien. En quelque sorte nous sommes au chômage technique .Nous essayons de croire Madame Muriel Pénicaud qui dit: « les choses sont très, très ouvertes sur l’assurance chômage «  même si, dixit Jacques Chirac « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. » Il faut que nous restions optimistes.
    Ornifle ne croit pas à ces belles promesses.Il projette que nous partions en Rugénie (petit pays d’Europe centrale qui est un paradis « centriste écoresponsable ». Thomas jeune député français du mouvement En Marche y est parti en voyage d’études. Il veut découvrir ce petit royaume orwelien.
    EN attendant je continue à suivre Ornifle et je dois dire que je passe désormais sous les portes avec aisance à la satisfaction de ce dernier.

     

  6. Catherine M.S dit :

    Petit courant d’air deviendra grand
    Mais pour l’instant …
    …il ne fait éternuer que sa poupée

    Colombe n’ose pas la déshabiller
    Il ne faudrait pas qu’elle s’enrhume
    Sa poupée Plume !
    Plume, c’est le nom qu’elle lui a donné
    Pour qu’un jour elle puisse s’envoler
    Pas tout de suite, non
    Mais dans quelques années
    Pour trouver un fiancé, qui sait
    Mais en attendant elle veut continuer à jouer
    A l’habiller, la déshabiller, la rhabiller
    A l’affubler de trente-six jupons
    La coiffer d’improbables chignons
    Lui enfiler des pantoufles de vair
    Comme Cendrillon
    Pour qu’elle soit la plus belle
    Quand elle prendra sa liberté

    LI. BER. TE
    Colombe ne peut qu’en rêver
    Petite fille handicapée
    Princesse au petit pied
    Il faudrait pourtant qu’un jour
    Un énorme courant d’air passe sous la porte
    Et que le vent les emporte
    Toutes les deux
    Vers d’autres cieux
    Pour des matins radieux.

  7. iris79 dit :

    Un grand courant d’air à un petit courant d’air :
    « Suis-moi ! je vais t’apprendre à passer sous les portes »

    Pour commencer, je t’ai choisi cette maison ! On va bien s’y amuser, tu vas voir. J’ai choisi de t’initier en été, c’est la meilleur saison, l’idéal pour débuter. La plupart des gens sont bien contents de nous trouver en ces chaudes heures de l’été. Tu n’auras que l’embarras du choix, tu vas voir, tu vas bien t’amuser ! Tu es prêt ? Allez, on y va !
    Et voilà le grand courant d’air piquer un sprint sous la porte de la chambre, ressortir par la fenêtre des parents, rentrer à nouveau par celle de l’ainée avant de filer par les fenêtres entrouvertes de la véranda à l’autre bout de la maison.
    Le petit courant d’air était dans un état d’excitation inédit. Il avait de mal à suivre mais grisé par la vitesse, il collait aux basques de son aîné en poussant de petits sifflements.
    Caché sous la porte, le grand courant d’air attendait le petit qui le rejoint très vite.
    -Alors ? Qu’en penses-tu ?
    -Génial ! J’adore ! On continue ?
    -Attends, attends un peu. Avant de repartir j’ai un ou deux petits conseils à te donner. Tu sais, tout cela est nouveau pour toi mais tu dois prendre garde à deux ou trois petits détails. Parfois d’autres courants d’air « s’inviteront » dans la maison et cela peut créer des tensions, parfois même des accidents. L’été dernier, trop de courant d’air ont fait claquer la porte de la chambre des parents et elle s’est refermée violemment sur les doigts de la maman. Résultats : une consultation aux urgences, des douleurs intenses pour elle, des portes précocement refermées sur l’été et plus de terrain de jeu pour nous. On n’est pas là pour faire du mal aux gens mais pour amener de la légèreté, de la fraicheur l’été, chasser les mauvaises odeurs assainir l’atmosphère en automne et en hiver et se faire encore un peu timides au printemps. Il va falloir modérer tes ardeurs. Tu seras heureux dans cette maison si tu apprends un peu la tempérance. Tu pourras virevolter au gré des saisons, te régaler en emportant les odeurs de cuisine, jouer avec les voilages, t’engouffrer dans les pales des ventilateurs pour soulager les résidents des trop fortes chaleurs. Il te faudra trouver le subtil équilibre entre jeu et actions utiles. Mais tu apprends vite, je sais que tu seras à la hauteur. Je te laisse en stage une année ici, franchement tu aurais bien plus mal tomber ! Je suis même un peu triste car j’ai cru comprendre que l’année prochaine ce sont les courants d’air aseptisés et calibrés de la climatisation qui s’installeront ici….C’est bien triste ! Enfin, c’est un autre débat ! En attendant, en route ! Je te fais visiter le jardin, tu vas faire chanter les feuilles des arbres et ramener de la fraicheur ! Tu vas voir, il y a de quoi faire !

  8. pakitapom dit :

    Un grand courant d’Eire à un petit courant d’air :
    « Suis-moi ! je vais t’apprendre à passer sous les portes »

    Assis dans son fauteuil, tournant délibérément le dos à la fenêtre, les yeux rivés sur une médiocre reproduction d’un paysage côtier, punaisée contre le mur au dessus du lit, il imagine les embruns, le vent, le cri des mouettes haut dans le ciel gris. Dans le coin, en haut à gauche, c’est sa ferme, un peu en retrait du village, là c’est le Pier Head, ses célèbres fish and chips et sa Guinness- rien que d’y penser, le vieil homme, inconsciemment, salive- et puis bien sûr le chemin empierré , trop souvent parcouru, qui serpente vers la côte et mène au cimetière où dorment tous ses vieux copains, face à l‘océan

    Garce de vie qui, sans prévenir, vous broie le cœur – une douleur à mourir- et pourtant, généreuse, vous laisse en vie mais impotent, un mauvais rictus figé sur le visage et le corps comme coupé en deux : mort -vivant cloué sur un fauteuil .

    Son neveu, le fils de sa sœur -la seule famille qui lui restait – qu’il n’avait pas revu depuis qu’il avait quitté Kinvara pour aller chercher du travail à la ville- avait décidé de s’occuper de lui..

    C’est comme ça qu’on se retrouve coincé dans un cagibis bricolé pour l’occasion en ‘chambre d’amis’, quelle ironie ! Claquemuré au 5eme étage d’un immeuble de briques rouges avec vue sur la cité et les cheminées d’usines : cellule, prison, mouroir les jours de grand cafard !

    Pouvaient pas me laisser crever le nez dans la tourbe !

    Cela fait maintenant plus d’un mois que le vieux Connor est la, muré dans le silence . Il étouffe entre les quatre murs du réduit sommairement aménagé. Il feint la somnolence, la semi inconscience pour mieux s’isoler et ne pas avoir à supporter leur odieuse compassion .
    C’est à peine s’il goûte du bout des lèvres la nourriture qu’on lui propose . La cuillère bute –
    excuses mal fagotées de celui qui donne la becquée- les haricots à la tomate, fadasses, se perdent dans la barbe de l’ancien.

    T’es devenu un vrai légume, mon pauvre Connor !

    Bientôt la photo sur le mur ne suffit plus à l’aider à s’échapper, à trouver assez d’air pour continuer .Sa main valide se crispe sur la roue du fauteuil . Impérieuse, inexorable, elle l’entraîne lentement vers la fenêtre. Tirer les rideaux , se redresser un peu, ouvrir la fenêtre et …

    C’est à ce moment là que la musique s’est glissée, insouciante et joyeuse sous la porte de la chambre  une polka, un peu hésitante encore, mais le vieux Connor s’est raidi sur son fauteuil, le geste suspendu par la musique du tin whistle….Les souvenirs affluent, le band, les copains, Molly Mallone, the Irish Rover et tant d’autres morceaux qu’ils avaient joués ensemble pendant que les gens du village dansaient autour d’eux. Il aspire l’air à grandes goulées : un cadeau pareil, cela ne se refuse pas ! La photo sur le mur semble vibrer elle aussi sous les accords  Elle reprend ses couleurs . La lande se couvre de bruyère, les hautes herbes se courbent sous le vent et l’océan vient se fracasser en grandes gerbes d’écume contre la falaise . Le vieil homme regarde le ciel , la bas de l’autre côté de la rue. Les nuages poussés par le vent ont disparu, les murs tristes et les cheminées aussi . Le ciel est limpide

    La musique vient de s’arrêter.
    Connor est perdu. ses mains tremblent, son rictus s’affole, son vieux cœur bat la chamade
    Des pas furtifs dans le couloir . Un silence puis, là, sous la porte, un murmure, comme une prière douce et ferme à la fois :

    ‘Seanuncail, mon père m’a raconté que tu étais le meilleur whistler de tout le comté, alors je me disais que peut être, tu pourrais m’aider …  parce que tout seul, c’est dur, tu sais !
    Dis tu veux bien ? »

    Des semaines,des mois ont passé. Dans le petit réduit tout de musique éclaboussé, le vieil homme et l’enfant ont échangé au point que Connor a vu ses doigts se remettre lentement, très lentement à bouger pour apprendre au gamin le bon doigté. Tout ce qu’il savait , il lui a donné et quand l’adolescent s’en est allé par les chemins, sifflotant de joyeux refrains qui coquins, se faufilaient sous les portes et dans les cœurs, alors seulement, the old whistler s’en est allé lui aussi, sur le chemin empierré , rejoindre ses copains, pour s’endormir paisiblement face à l’océan

  9. Nouchka dit :

    – Mais non Zéfiron; cesse de te lamenter. Il te faut apprendre les techniques de base pour agir de manière appropriée sur ton environnement. Si tu le souhaites, je peux t’apprendre à passer sous les portes ? D’accord ? Alors, suis-moi, dit le grand courant d’air.
    – Oui, mais toi, tu as de la force, lui répond sceptique le petit courant d’air interpellé.
    – La force ne permet pas tout ! Tu en acquerras au fil du temps. Mais tu peux aussi employer ton intelligence pour t’adapter aux situations. Quand par exemple, tu veux amener une bonne odeur de chocolat chaud dans la chambre des enfants pour les encourager à se lever. Et bien, tu entres par la fenêtre entrouverte de la cuisine, tu te gonfles légèrement du parfum qu’aime tant les enfants puis tu t’étires pour monter la cage d’escalier jusqu’à leur chambre. Là, doucement, tu tentes de pousser la porte. Si cette dernière résiste, tu recules un peu afin de te rendre long et fin. Tu avances alors en retenant ton souffle afin de passer sous la porte. Une fois l’obstacle franchi, tu te regonfles et tu diffuses la délicieuse senteur de chocolat chaud près du nez des petits. Tu verras alors quelle joie ce sera d’observer leurs réactions gourmandes qui te récompenseront des efforts fournis.
    – Oui, mais dans le cas où je supporterais mal l’odeur transportée, je risque de diffuser violemment la senteur, comme un éternuement, au risque de me faire couper en deux par la fermeture énergique d’une porte ?
    – Tu t’habitueras; les odeurs nauséabondes viennent toujours des mêmes endroits. À toi d’aviser en les évitant au besoin. Tu pourras, par ailleurs, faire de bonnes farces à ceux qui le mériteront en t’introduisant dans l’espace qu’ils occupent et en gonflant ta puissance au point de faire de refermer une porte, qu’ils n’auront plus la possibilité d’ouvrir par eux-mêmes, sans demander de l’aide. Ce peut être très cocasse.
    À l’occasion, je te raconterai deux ou trois anecdotes qui me laissent d’excellents souvenirs.
    – Tu m’aideras, les premières fois ?
    – Bien sûr, si tu le souhaites mais ne t’en fait pas trop, tes atouts sont multiples et tu t’amuseras bien.
    – Oh oui, raconte STP une anecdote !
    – Voyons, que vais-je choisir…. ah oui, j’ai le souvenir d’une jolie matinée de printemps. Ce dimanche-là, les enfants, endimanchés pour se rendre à la messe, avaient la mine triste des agneaux qui vont être sacrifiés sur l’autel pascal. Leur mère portait également une tenue habillée dont la robe faite d’un tissu fluide, bougeait agréablement aux mouvements de ses hanches.
    Je voyais que beaucoup des personnes à la sortie de l’église observaient l’agréable balancé de cette femme au visage inexpressif alors qu’elle venait de recevoir l’hostie bénite et aurait dû montrer sa satisfaction du devoir accompli.
    Cette famille accablée sans raison objective, m’irrita tant que je ne pus m’empêcher d’enfler et de venir relever la robe si haut et si soudainement, que cette mère ne pu empêcher que l’assistance ne découvre ses jambes, le haut de ses bas et même, pour les mieux placés, ses fesses blanches et fermes. Elle tenta de rabattre le tissu pour cacher ce tableau érotique aux yeux de Monsieur le curé et à ceux de toutes ses ouailles.
    J’en souris encore en te le racontant.
    C’est ainsi que nous remettons les plus convenus ou les plus hypocrites à leur juste place en titillant un peu leur ego.
    Bientôt, toi aussi, tu pourras me raconter les espiègleries que tu auras inventés et les réactions qu’elles auront suscitées.

  10. Soledad Granger dit :

    Grand courant d’air et petit courant d’air voyageaient ensemble depuis un bail maintenant,
    Parfois, proches, jamais très loin l’un de l’autre. Petit courant d’air aimait à se lover dans un doux tourbillon que grand courant d’air créait pour son ami.

    Lorsque grand courant d’air lui proposa de se glisser sous le pas des portes, pour jouer.
    Petit courant d’air lui souffla, amusé : « ainsi, vent fripon, cela ne te suffit plus, de ployer les arbres, les fleurs, de coucher les hautes herbes ? D’effaroucher les oiseaux ? D’embarquer chapeaux, parapluies, d’ébouriffer les chevelures, de plaquer au corps les vêtements de ceux qui marchent avec effort contre toi comme à contre sens ?
    De soulever et d’éparpiller les tuiles des toitures, de renverser les pots de fleurs ? 

    Te souviens-tu de cette jeune fille qui marchait dans tes bras, sa longues jupe flottant, ses yeux brillants de joie et de plaisir vivifiant lorsque vous vous croisiez et faisiez un bout de chemin ensemble ? Le pas alerte, les joues rosies, comme elle aimait aller ainsi en ta compagnie.

    Maintenant, tu voudrais que nous nous amusions à passer sous des portes closes ? Pourquoi crois-tu qu’elles le soient lorsque les habitants sentent que tu te lèves, pourquoi crois-tu qu’ils ferment les fenêtres , ton courant transforme leur intérieur en faisant voler les papiers, les rideaux. Le chien, le chat, se cachent, à l’abris, qui sous une commode, qui sous le lit ou le canapé, et les habitants sont bons pour un fichu mal de crâne tant tu les tourneboules.

    Et regardes toutes ces autres maisons, où l’on aime ton passage, où l’on aime sentir ton courant, aérer l’espace. Bon d’accord, portes et fenêtres y sont grandes ouvertes, et tu y es réellement apprécié, l’on y rit lorsque se balancent les guirlandes d’ampoules colorées du jardin, des galets maintiennent la nappe de la table dehors.
    Les enfants y sont fous d’excitation, battent des mains, étendent leurs bras, jouent aux oiseaux qui volent avec toi, sous le regard heureux, comme eux, de leurs parents : c’est alors un peu jour de fête.

    Tu le sais, non ?

    J’aimerais te proposer un autre jeu, allons dans cet endroit que j’aime tant, dans cette clairière, au milieux de la forêt où se trouve cette grande et belle église, à ciel ouvert, isolée, désertée, tu pourras y faire le grand huit et t‘amuser comme un fou-fou , raser les vieux murs de pierre centenaires, tourner en cercles d’une colonne à l’autre, aller et venir par les immenses fenêtres vides, virevolter du sol envahi d’herbes jusqu’au ciel…tu serais un dragon aérien, à califourchon sur ton encolure, je me collerais à toi, et nous frissonnerons, jouant dans cet espace à la mesure de ton souffle puissant.

    Cela te plairait-il ? »

  11. RENATA dit :

    – Suis-moi ! je vais t’apprendre à passer sous les portes . C’est très facile , on est né pour ça .
    – Non , maman m’a dit de ne jamais suivre un inconnu .
    – Mais tu me connais je suis presque de ta famille , viens ! tu verras c’est amusant .
    – Du vent ! je dois attendre maman et ne pas soulever une poussière .
    – Tu as l’âge de voler de tes propres ailes , découvrir ce qu’il y a derrière cette porte .
    Fais-moi confiance , on file à l’anglaise ta mère n’en saura rien .
    Je vais t’apprendre à jouer avec les oiseaux , rencontrer la girouette qui ne saura plus où donner de la tête .
    Tu vas découvrir le plaisir d’entendre rire les filles quand tu soulèveras leurs jupes et plongeras dans leurs décolletés pour les rafraîchir , sans compter le bonheur de transporter leur parfum vers quelques nez intéressés .
    Allez ! glisse toi avec moi pour souffler sur le monde et ses merveilles .
    Le petit hésite , un vent de panique et d’enthousiasme l’étreint , tout cela est alléchant .
    Un soupir , il se faufile sous la porte et s’envole . Il ne reviendra pas tant il a à vivre .
    La mère remerciera le voisin d’avoir permis à son petit courant d’air timide de prendre son envol .

  12. sylvianne perrat dit :

    Un grand courant d’air à un petit courant d’air :
    « Suis-moi ! je vais t’apprendre à passer sous les portes »
    – Non ! Je n’oserai jamais. Je suis trop petit. Et qu’est ce qu’il y a derrière ?
    Mon père ne veut pas que je me faufile partout. Je vais me faire punir.
    « Quel trouillard ! Tu veux rester dans les jupes de ta mère ?
    Tu ne risques rien , derrière c’est la liberté !  »
    – La liberté ? c’est quoi ce truc ? Moi je connais. la sécurité.
    « Eh bien, c’est le contraire.  »
    – Si j’y vais pour y gouter, à ta liberté, est-ce que je pourrai revenir le soir vers ma sécurité ?
    « Bien sûr, quand tu veux mais cela m’étonnerait que tu repasses la porte. »
    – Mais toi, qui est grand, c’est quoi le bonheur ? La liberté loin de ceux qu’on aime ou la sécurité entourée d’amour ?
    « Tout est une question d’équilibre… essaie d’aller chatouiller les jambres d’un funambule ! »

  13. LURON'OURS dit :

    😸 C’EST SELON…
    Un grand courant d’air dit à un petit c-d-a suis-moi, je vais t’apprendre à passer sous les portes…
    Dans la famille c-d-a, on n’avait pas encore pris garde au petit. On ne s’en méfie jamais assez tant il est discret. D’autres s’engouffraient sans réfléchir entre la porte-fenêtre et la cheminée tôt identifiés. Le minot, lui, n’aimait rien tant que les chatouillis dans le dos, à faire s’ évaporer la sueur le long de l’épine dorsale comme un nectar. Il n’avait pas encore eu l’idée de s’insinuer sous les portes. Discret, oui, mais pas indiscret ! L’oncle avait fait partie de la mondaine. Mi espion, mi agitateur se jetait sous les jupons. Au moulin Rouge, c’était le meilleur allié de la Goulue, danseuse extrêmement preste pour animer la revue… C’est qu’on y revenait voir, boire, espoir… On disait même qu’elle faisait tourner les moulins de la galette.
    Petit vent coulis se fait un humble. Juste un peu esprit frappeur, léger provoc, mais avec lui, le parfum de fleurs, de fruits, viendra vous frôler, bruisser tel le moustique aux oreilles. N’est-il pas le prémice aux tempêtes ? Méfiez-vous du vent coulis.
    🐻 LURON’OURS

  14. Fanny Dumond dit :

    Un grand courant d’air à un petit courant d’air :

    – Suis-moi ! Je vais t’apprendre à passer sous les portes, car je suis trop gros et après je me tirerai vers le grand large.

    – Oh, non ! Tu ne vas pas me laisser tout seul, pleurniche le petit.

    – Ce n’est plus une vie pour moi. Germaine ne peut plus me sentir, tandis que toi tu seras plus discret. Elle me chasse dès que j’entre dans chacune des pièces de son appartement. Je n’en peux plus de ne pouvoir aller à ma guise, j’étouffe ici.

    – Et comment je fais, moi ? l’interroge-t-il.

    – Attends, je vais t’expliquer. Tu es svelte, tu peux t’aplatir et t’étirer. Essaye, tu vas voir c’est facile et pas dangereux.

    À force de contorsions, petit courant d’air parvient à pénétrer dans le salon où Germaine, emmitouflée dans sa liseuse et confortablement installée dans son fauteuil, lit un roman à l’eau de rose.

    – Nom d’une pipe ! s’écrie-t-elle. Jacques, je croyais que tu avais mis des joints autour des fenêtres.

    – Oui, belle maman, vous ne vous rappelez pas, j’en ai posés l’automne dernier. Que se passe-t-il encore ?

    – J’ai senti un courant d’air, tout froid sur ma nuque, explique-t-elle en se recroquevillant dans son fauteuil.

    – Comment est-ce Dieu possible ! s’étonne son gendre. Tout est fermé ici, comme dans toutes les autres pièces. Je me demande comment vous pouvez tenir là-dedans. Même en plein été, vous n’entrebâillez qu’une seule fenêtre. Et après vous vous étonnez que vos petits-enfants ne viennent pas souvent vous voir dans ce sauna.

    – Tu sais bien que j’ai la phobie des courants d’air depuis que j’ai perdu un bébé mort d’une pneumonie, larmoie-t-elle dans son mouchoir après avoir corné la page de son livre.

    – Nous ne sommes plus dans les années 30, de nos jours les maisons sont mieux isolées, tente-t-il d’expliquer.

    – Mais nom d’un chien, tu n’as rien compris, s’agace l’aïeule. Je sens encore un courant d’air.

    – Je vois de quoi il s’agit. Vous avez oublié de mettre le boudin contre le seuil de la porte. Ne bougez pas, je vais bien le caler.

    Pris de panique, petit courant d’air s’éclipse juste à temps, et depuis, il passe par la cheminée.

    (« Mémé courants d’air », tu me manques, tu sais – Fanny)

  15. Kyoto dit :

    – Ugh ! Pticourandair ! Suis-moi ! Je vais t’apprendre à passer sous les portes !

    – Mais, Grancourandair ! C’est interdit ! Si Grand Chef nous surprend, nous serons punis.

    – Ne t’inquiète pas. Si tu n’en souffles mot, il ne saura rien. Viens, monte sur mes épaules, nous filons vers la ville.

    – Non et non ! Je ne veux pas ! Si les gens ferment leurs portes, c’est signe d’un besoin de tranquillité, d’intimité.

    – Porte close, cœur froid ! C’est ma devise ! Je crois qu’ils sont pleins de noirs secrets. Allez, viens. Nous allons les démasquer.

    – Pas question ! Ils protègent leurs biens. As-tu remarqué leurs fenêtres, grandes ouvertes ?

    – Oui et alors ?

    – Quand tu passes avec tes copains, vous faites de tels courants d’air que leurs portes claquent et se ferment.

    – Et c’est très amusant, Innocent Pticourandair ! Alors, tu n’as pas envie de grandir ?

    – J’aime comme je suis. Un souffle léger, pour réveiller le chat qui dort, pour calmer le chien qui grogne, pour disperser les effluves des fleurs, pour entendre les arbres murmurer, pour…

    – Je comprends, tu resteras toujours Pticourandair. Si tu es heureux comme ça ! Moi, j’ai de l’ambition. D’ailleurs dès demain, je pars à l’Univers-cité. Je deviendrai rafale, bourrasque, tornade, cyclone…

    – Alors, bon vent Grancourandair et ne m’oublie pas…

    – Je te promets.

    Il tint parole.

    Régulièrement, il m’envoie des bises…

  16. durand JEAN MARC dit :

    Un grand courant d’air à un petit courant d’air:

    « Suis moi, je vais t’apprendre à passer sous les portes….non ça ne te botte pas….ah…tu crains d’avoir l’air comprimé. OK….ben alors, faut te muscler, comme moi. Cela fait déjà une paire d’années que je ne me traîne plus dans la poussière pour rentrer chez eux. A l’heure actuelle, je fais simple, je sonne, le pékin ouvre la porte, je le bouscule et je m’installe. La pékine, elle hurle: C’est QUI ????. Rien, répond le pékin, juste un courant d’air marin…. Ah ben ça tombe bien qu’elle répond la pékine, justement j’ai fait du poisson….rajoute une assiette. Et c’est comme ça que tous les jours de l’année, je bouffe à l’oeil.

    – Eh beh dis donc, tu as la belle vie toi….et si le repas te plait, je suppose que tu t’installes.

    – Ah non jamais, je passe toujours en coup de vent 😉

  17. Antonio dit :

    Un grand courant d’air à un petit courant d’air :

    — Suis-moi ! je vais t’apprendre à passer sous les portes.
    — On ne peut pas attendre l’ouverture comme tout le monde ?
    — Pour que ce soit la cohue comme à chaque fois, à devoir filer des claques à tour de bras pour se frayer un passage, non merci ! Si tu crois que tu es le seul à avoir eu vent de la foire du Trône. Allez viens, c’est fastoche. Fais comme moi, prends ton élan et plonges tête la première dans l’interstice de lumière là !

    Le grand s’élance et, dans un sifflement d’air joyeux, passe comme une lettre sous la porte. Le petit s’approche avec précaution et heurte son air sceptique dedans.

    — Aïe !
    — Ecoute, petit, si tu ne cours pas, ça ne risque pas de marcher ! Impose ta chance, serre les fesses, fonce vers ton risque, à te regarder faire les portes s’habitueront !
    — Arrête ton char, je connais la chanson.

    Le petit ferme les cieux et dévale l’espace telle une fusée lancée à vive allure vers le rai de lumière, passant de justesse dans l’interstice et dans un bruit de pet hideux.

    — Il s’en est fallu de peu que tu ne t’écrases encore comme une merde » se moque le grand frère, mort de rire.
    — Oh ! ça va… Et maintenant, on fait quoi ?
    — Attends, tu vas voir, laisse-moi faire et rince-toi l’œil, petit cyclone

    Le grand courant d’air s’approche d’un grand lit baroque royal à baldaquin, au tissu satiné bleu de roi et bois doré. Il surfe sur les draps de soie avec classe et caresse le bras nu de la reine endormie. Celui-ci frémit et se glisse d’instinct à l’abri. Le grand aventureux revient au pas de charge et saute à la gorge de sa proie pour la couvrir de baisers voluptueux qui la réveille aussitôt.

    — Il y a un courant d’air, Sire !

    Le roi sursaute à son tour, constatant en effet l’intrusion du malotru dans sa chambre à coucher.

    — Comment est-ce possible ? s’insurge-t-il. Les portes et fenêtres sont fermées. Gardes ! Gardes !

    Les portes s’ouvrent, un vantail de fenêtre claque, la foire d’empoigne est ouverte. Tous les courants d’air se ruent dans la chambre, s’accaparant les manèges, de feuilles volantes, d’objets qui valsent ou encore le Gulf Stream des montagnes russes, dans des sifflements de joie et des cris de terreur.

    — Gardes ! Chassez-moi ces courants d’air ou c’est moi qui vous chasserai !

    La reine enfile une robe de chambre et se réfugie dans la salle de bain, sans savoir qu’elle a été suivie.

    — Suis-moi ! je vais t’apprendre à passer sous les robes.

  18. camomille dit :

    « Suis-moi ! je vais t’apprendre à passer sous les portes »

    – NON… sous les portes c’est pas mon truc !

    – T’as tort, crois moi…. passer sous les portes c’est voluptueux,
    Allez viens… je vais t’apprendre, c’est pas compliqué… Allez, viens jouer !

    – Mais puisque je te dis NON !
    Moi Je suis un petit courant d’air aérien.
    Dans les airs je suis, dans les airs je reste !

    Dépité, notre « grand courant d’air » ralentit sa course. Il manque de motivation, il est triste, il est dépressif…. et un grand courant d’air dépressif qui veut jouer à passer sous les portes, c’est pas très efficace.

    « Grand courant d’air » souffre de solitude…il s’ennuie, il ne sait pas jouer seul, alors il tourne en rond et il rend fou les gens de la maison qui passent leur temps à éternuer et à chercher d’où vient le courant d’air ? (car un courant d’air qui tourne en rond, je vous assure que c’est pas marrant).

    « Petit courant d’air » lui, est de nature joyeuse : toute la journée il fait des pirouettes dans l’atmosphère, il tutoie les nuages sous le regard indulgent d’Éole.

    Mais Éole a un œil inquiet sur « grand courant d’air » et il se dit :

    – Ce gars là ne fait plus le job. Il porte tort à la profession, faut que j’agisse :
    Mais que faire d’un grand courant d’air dépressif qui veut jouer à passer sous les
    portes ?
    Éole réfléchit :
    – Un compagnon de jeu, voilà! Il lui faut un compagnon de jeu pour passer avec lui sous
    les portes puisque c’est son « DADA »… un compagnon ou bien une compagne ?
    Mais OUI c’est ça, « grand courant d’air » a besoin d’une compagne !

    Alors, ÉOLE consulte son répertoire et :

    «  Allô : Allô « Brise » c’est toi ma douce ? Dis-moi, ça te dirait d’aller faire un tour en ville ? J’ai pensé que ça t’amuserait de passer sous les portes ? Je connais un grand courant d’air charmant qui est prêt à t’apprendre ?

    Voilà, je ne connais pas la suite, mais ce que je sais c’est que personne n’a jamais dit NON à Éole.

  19. Nadine de Bernardy dit :

    Suis moi,je vais t’apprendre à passer sous les portes dit un grand courant d’air à un petit courant d’air.
    Mais le petit était asthmatique et l’idée de devoir se concentrer,s’aplatir pour passer par là lui donnait des palpitations,l’essoufflait d’angoisse.Il n’osait l’ avouer au grand,si sûr de lui, si gonflé de son savoir.
    Il bafouilla qu’il était fort occupé en cette saison,avec les gens qui laissaient leurs fenêtres grande ouvertes,qu’il devait aller ici et là accomplir sa tâche.
    L’autre lui exposa que c’était pratique et amusant,que cela ne prendrait que quelques minutes,mais plus il insistait,plus le petit courant d’air résistait.
    Le grand courant d’air commença à se fâcher,vexée de voir sa pédagogie dédaignée.Il prit de la force,bouscula son collègue.Celui ci résistait de plus belle,sentant monter en lui une grave allergie irritante qui le fit éternuer en rafales très violentes.
    Le grand,étonné et un peu effrayé par l’importance du phénomène,bougonna:
    Bon ben,pas la peine de te mettre dans un pareil état,je vais aller chercher un autre courant d’air.
    Le petit courant d’air,soulagée,reprit son souffle et s’en alla se réfugier dans un champ éolien.

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