301e proposition d’écriture créative de Pascal Perrat

Entre2lettres-écriture-créativeUne pointe, un saumon, une salade.
Inventez une histoire d’amour entre ces trois éléments

L’exercice peut paraître difficile, mais il enflamme vite l’imagination.

22 Responses

  1. Françoise - Gare du Nord dit :

    Une pointe, un saumon, une salade.

    Dans un cocktail donné au Parlement européen, un saumon fumé, originaire de Finlande, eut un coup de foudre pour une salade italienne, une laitue romaine pour être précis. Jalouse de ce doux manége-ménage, une pointe d’ail chypriote voulut mettre son grain de sel.

    L’Europe miséreuse – celle de l’Est – tentait vainement de faire entendre sa petite voix dans ce concert des nations avec des plats aux noms imprononçables tels le borchtch slovaque ou le snitel roumain.

    Au rayon des fromages, les envoyés des Pays-Bas concurrençaient la feta grecque : le Leerdammer voulait faire un malheur, l’Edam était rouge de fureur et le Gouda exigeait du cumin. L’affrontement se déroulait sous le regard goguenard et suffisant des fromages français, sûrs de leur supériorité.

    Côté boissons, les négociations s’écoulaient au goutte à goutte  : un Porto velu, trapu et bien pourvu tentait en vain de décapsuler – au sens figuré – une blonde suédoise alambiquée et amère. Vexé par l’échec de la manœuvre, il la traita de gueuze sous le regard goguenard et suffisant des grands crus français, sûrs de leur supériorité.

    Le Belge racontait des blagues au fier Ibère Serrano y Chorizo y Pépito, tandis que le Slovène, saoul comme un Polonais, se goinfrait de basilic et de Frolic, le tout copieusement arrosé de gin tonic.

    Tout ce beau monde portait une mise raffinée et élégante digne de Karl, le cousin germain : le Bulgare tenait son parapluie avec chic, la Danoise portait la couronne avec majesté comme le Luxembourgeois ses armoiries, l’Irlandais avec son trèfle sur le coeur et le Croate avec son split kangourou ne déparaient nullement.

    Tout ronronnait dans ce salon aux lambris dorés et au parquet au point de Hongrie, les serveurs, dispersés en ordre de Malte et véloces comme des Zatopek, coureur de fond de Tchéquie, s’affairaient en toute discrétion au son d’un trio folklorique venu des républiques baltes
    Une atmosphère feutrée propice à tractation la politique de l’Autriche

    Mais soudain, un murmure se fit entendre se transformant en un tonitruant brouhaha puis en vacarme assourdissant  : le représentant du Royaume-Uni se plaignait qu’aucun mets, aucune personne ni rien d’autre chose originaire de Grande-Bretagne ne figurât à cette réception.

    On tenta de l’apaiser en évitant de lui rappeler qu’il n’y a pas plus de cuisine anglaise qu’il n’y a de pop française (dixit John Lennon), de verve dans le discours d’un député européen ou de subtilité dans le Bureau ovale à Washington.

    Aucune parole ne parvint à calmer la fureur du diplomate britannique. Indigné que les 25 autres pays composant l’Union Européenne soient présents sous une forme ou une autre et le Royaume-Uni absent, il décida, au nom de la Couronne et du 10 Downing Street, que cet affront ne resterait pas impuni et que la Grande-Bretagne quitterait l’Union Européenne séance tenante.

    Telle est la véritable origine du Brexit

  2. Peggy dit :

    Il était une fois une bien jolie laitue de mer, d’un vert aussi lumineux que celui des premiers brins d’herbe au printemps. Malgré les poissons de toutes les couleurs qui jouaient à cache-cache dans ses feuilles, elle s’ennuyait accrochée à son pied. Elle rêvait de paysages nouveaux, de découvertes aquatiques.

    Pendant ce temps, dans un bassin d’élevage, un pauvre saumon se débattait cherchant à échapper à sa triste vie. Il fallait se sauver rapidement avant de mourir étouffé au milieu de milliers de ses congénères. Il rêvait de remonter le cours d’une rivière pour préparer sa descendance en eau douce et claire.

    Par un destin inattendu, un cueilleur de salades marines fit un faux mouvement. Après avoir sectionné de la pointe de son couteau le disque auquel était attaché la laitue, il perdit l’équilibre, la lâcha, ce qui permit à l’algue de se sauver en ondulant de toutes ses feuilles et se trouver hors de portée de l’homme. Enfin la liberté ! Elle se retourna pour remercier la pointe du couteau qui lui envoya le reflet d’un rayon de soleil en forme de cœur.

    Au même moment, dans le bassin d’élevage notre saumon s’entrainait à sauter de plus en plus haut et de plus en plus loin jusqu’à ce qu’enfin d’un coup de queue désespéré il se trouva hors de l’eau. Il avait l’air malin maintenant, qu’allait-il faire ? Mais son fabuleux instinct lui indiqua le chemin à prendre. À la faveur d’une inondation, due à des jours de pluie incessante, il réussit à traverser la route jusqu’à une petite rivière. Enfin la liberté !

    La salade déambulait joyeusement au rythme des vagues, pendant que le saumon remontait courageusement le cours de la rivière cherchant à s’accoupler puis à retourner au plus vite dans l’océan.
    Le courant, l’eau claire, les graviers, de belles femelles en pleine santé, permirent rapidement les épousailles.
    Sa mission accomplie, il continua son chemin vers l’océan.
    Lorsqu’il l’atteint, la pauvre salade était en train de couler, épuisée par sa randonnée. Le saumon se précipita à son secours. Charmé par tant d’élégance et d’éclat, il lui offrit un appui le temps de reprendre des forces.

    Cette complicité teintée d’amour, leur fut si agréable, que depuis on voit nager, indissociable un saumon chapeauté d’une salade libérée par une pointe de couteau amoureuse.

  3. Clémence dit :

    Une pointe, un saumon, une salade. Inventez une histoire d’amour entre ces trois éléments …

    Le soir tombait doucement. Pareille à un serpent affamé déambulant dans les rues, la foule se dirigeait vers la place. Les flammes des briquets concurrençaient ça et là les étoiles et le premier quartier de lune. Le brouhaha tentait de surpasser les mises au points de la sono tandis que le magma humain se tournait vers la scène.

    Elle regarda furtivement autour d’elle et fut prise de vertige. Elle était coincée. Les minutes s’étiraient avec langueur dans la chaleur estivale.
    A l’avant, les signes avant-coureurs firent frémir les premiers rangs puis les ondes saisirent tous les spectateurs….

    Devant elle, une espèce de grand malotru se dandinait de gauche à droite et lui imposait un balancement inversé. C’était drôle… enfin, les premières minutes. Et puis, cela l’agaça fermement. Elle tenta de se déplacer, un peu vers la gauche, un peu vers la droite : le résultat fut médiocre.

    Juchée sur ses hauts talons, elle tenta le tout pour le tout : se hausser sur la pointe des pieds. Enfin, elle voyait son idole  de pied en cap ! Malheureusement, son exercice de haute voltige dura ce que durent les roses…Elle retomba sur ses talons. Une des pointes s’enfonça dans le cuir patiné d’un mocassin…

    – Nom de D… pouvez pas faire attention ! lui hurla-t-il dans l’oreille.
    Elle se retourna vivement et ses yeux bleus se fichèrent dans une paire d’yeux bruns.
    – Oh, vous, l’espèce de saumon, c’est pas parce que vous avez un croco vert sur votre polo corail que tout vous est permis…
    – Doucement la Miss, avec votre tignasse en salade frisée, cela ne vous donne pas le droit de m’insulter…

    Des injonctions leur tombèrent dessus…
    – Taisez-vous… Silence…
    – Allez vous battre ailleurs…
    – Chuuuuut…

    Le concert s’acheva sous un tonnerre d’applaudissements et de rappels…La foule s’éparpilla vers les autres stands …

    Elle arriva enfin vers un bar, patienta puis obtint un soda. Elle se retourna et chercha une place tranquille. Elle ne chercha pas longtemps. Un copieux coup de coude la fit basculer. Elle perdit simultanément son équilibre et son verre. Assise par terre, ses yeux tombèrent sur une paire de mocassins dont un était marqué d’un petit creux…
    Elle leva la tête et vit l’espèce de saumon qui l’avait injuriée et qui semblait être revenu à de meilleurs sentiments en lui tendant la main….

    Elle hésita quelques secondes, ravala sa rancœur et saisit sa main… Une sensation étrange la secoua.
    – Et si on effaçait ces derniers instants …
    – D’accord, lui dit-elle…
    Ses talons se fichèrent dans la terre, un vent léger faisait danser sa coiffure en salade frisée et ses joues rosirent des douces couleurs saumon….

    © Clémence

  4. ISABELLE PIERRET dit :

    Sur un négatif de plaque sèche noir et blanc, j’ai retrouvé Charles, ouvrier de la fonderie Iroquois à Chicago. Il pose en 1885 avec ses compagnons, devant la coulée de fonte se transformant en gueuses, moulées dans le sable. L’atmosphère y est brûlante et lourde, la fatigue marquée au travers de l’évidente fierté de Charles et le flash de son regard nous livre un rêve de salmonidé.
    Charles aime la matière, ce saumon dur, noir, lourd, mat et il le voit filer dans le four, tel un poisson souple, glissant, doux, brillant et agile: il a ce caractère résistant, il est aussi ce saumon masqué.
    Il rêve, lui la cheville des hauts-fourneaux, fer de lance de la sidérurgie américaine, noirci du graphite brûlant des rigoles sableuses, il rêve de planter des rangs de carottes là où ruisselle la fonte épaisse. Il les voit, les imagine, les récolte et les mêle en une fraiche salade orange qui se fonderait amoureusement avec le saumon noir, avant que celui-ci ne rejoigne la quille d’un bateau: quel bel assemblage que cette future alliance du rose, du vert et de l’orangé!
    Car il aime les couleurs, Charles l’américain, dans sa fonderie bruyante et bouillonnante, qu’il délaisse le dimanche pour sa canne à pêche en solitaire, au bord du lac Michigan.
    Son ami le saumon le fait voyager, le rafraichit et le nourrit: il embroche amoureusement ses poissons sur une pique, une longue pointe de métal, qu’il fait griller sur un feu de plage. Il aime entendre le grésillement torride de la chair et de la pointe, liées par un secret besoin de partager la brûlure, comme aux temps originels. Par amour, il leur confie les jeunes crucifères récoltées dans les gueuses, qui parfument leur étreinte, colorent leurs ébats et se joignent à l’incandescence.
    Charles rêve, Charles est fier, Charles rêve…..
    C’est alors que le déclic du photographe accroche cette pointe, ce saumon, cette salade tournicotant dans les yeux de Charles.

  5. ourcqs dit :

    Déambulant dans une expo, il s’arrête devant une nature morte à la Chardin. Bien cadrée, nappe blanche, argenterie, plat de fine porcelaine présentant le saumon avec une pointe d’épices sur un lit de verdure. Lumière étudiée, reflets, la chair du poisson délicatement rendue, les feuilles de différentes salades aux fines découpes, légèrement huilées, mettent en valeur les grains , la poudre noire, évidemment exotiques. Mariage parfait, émotion artistique réveillant les papilles !!
    Nous rêvons au dîner bourgeois de l’époque, mets rares, recherchés, la présentation importante, luxueuse, grande attention portée à l’harmonie des formes et couleurs . Nous imaginons sans peine la suite du repas fastueux avec de gourmets convives !!

  6. laurence noyer dit :

    Quand on n’a que des clous
    à s’offrir en salade
    au jour du grand pointage
    qu’est notre grand amour

    Quand on n’a qu’un saumon
    à donner toi et moi
    pour l’inauguration
    de not’ ménage à trois

    Quand on n’a qu’une arête
    pour contrer les roquettes
    sans autre vinaigrette
    qu’une pointe d’aneth

    Quand on n’est qu’un cresson
    amoureux d’un poisson,
    et rien qu’un crampillon
    pour sceller notre union

    Alors, si l’on a faim
    d’une belle chicorée,
    pointons nous dès demain,
    saumons, du monde entier.

  7. Nadine de Bernardy dit :

    J’ai vu la pointe,le saumon et la salade
    J’ai vu la pointe le saumon se désirer
    J’ai vu la pointe le saumon et la salade
    J’ai vu la pointe la salade se cajoler
    J’les ai tant vu s’embrasser
    J’ai vu la pointe le saumon et la salade
    J’les ai vu se caresser
    J’ai observé ces trois là s’aimer.

  8. Christine Esnault dit :

    Thomas fixait le contenu de son assiette. Les coudes sur la table, les joues écrapouties sur ses poings fermés, il faisait la baboune.
    -«Tu ne manges pas, mon trésor?» lui demanda sa mère.
    -«J’aime pas la salade!», répondit le garçon.
    -«Mais tu aimes la tarte au saumon!»
    -«Ch’préfère la tarte au suc’!»
    -«Ce sera pour le dessert, si tu manges ce que tu as dans ton assiette! Allez! Je ne t’ai mis qu’une toute petite pointe de tarte. Tu manges ça avec un peu de salade verte et tu pourras passer au dessert.»
    -«J’aime pas la salade verte!»
    -« Mais si, allez! Ça se marie super bien avec le saumon, tu verras!»
    La salade qui se marie avec le saumon! Non, mais, on aura tout vu!
    Thomas observait son souper, dubitatif. Il imaginait les morceaux de saumon s’arrachant un à un de la pointe de tarte, comme des zombies qui sortiraient de terre. (L’idée lui plaisait. Ça lui rappelait Halloween et les bonbons.) Puis, les petits morceaux de poisson s’agglutineraient ensemble pour former un monticule rose et frémissant, à côté de la laitue, qui lui tendrait ses feuilles fraîches, toute émue, prête à convoler en justes noces avec son saumon d’amour.
    La pauvre pointe de tarte, quant à elle, soudain dégarnie de son tendre et principal ingrédient, se morfondrait dans un coin de l’assiette, refusant de se joindre à la cérémonie. Alors que son cher saumon consommerait son union avec cette raclure de potager, dans un tourbillon vert et rose, elle refroidirait et sécherait, seule sur le rebord du plat. Elle ruminerait déjà sa vengeance et songerait à…
    -«Thomas! Maintenant, ça va faire! Tu arrêtes de jouer avec la nourriture et tu termines ton souper!»
    Finalement, maman avait trouvé le remède à ce drame sentimental. Le trio amoureux allait faire momentanément ménage à trois, dans mon estomac!

  9. Michel ROBERT dit :

    Une pointe, un saumon, une salade.

    – Parlez-moi un peu de votre goût pour la peinture !
    Paul était prostré sur la chaise cannelée, les bras croisés, les yeux fixés sur ses genoux. Cette question ne l’intéressait pas. Le regard en-dessous, il tourna la tête vers la fenêtre, puis à l’opposé vers la porte.
    – Vous aimez la peinture ! Demanda Claude d’une voix experte et douce, comme si elle savait d’avance où elle allait l’emmener.
    Paul s’apprêta à dire oui, mais il noya la suite de sa réponse dans ses tics de tête et d’épaules.
    – Vous aimez la peinture ! J’ai vu votre dernier tableau, il est superbe ! Reprit Claude pour le mettre en confiance.
    Paul posa les yeux sur les quatre grands balayages verticaux de peinture grise qui recouvraient le mur derrière le dos de Claude.
    « Celui du bas est un peu plus court que les autres, pensa-t-il. Sur les autres murs, on dirait des nuages de cotons de la même couleur ! Si c’est elle qui a choisi la déco, elle a du goût ! Avec son bureau blanc, rien dessus, et puis son air qu’elle veut sévère et son corsage blanc aussi, elle sait mettre son joli visage en valeur ! »
    – Hier, je suis allé au musée !… Je me suis assis, et j’ai regardé le tableau pointilliste de Signac ! Ce tableau est fascinant ! Si vous regardez un seul point, vous ne pouvez pas l’isoler des autres, vous êtes attirée par la lumière et les autres points autour !… Je suis resté une heure devant ce tableau !
    Claude cacha sa joie. Depuis deux semaines qu’il était en cure, c’est le premier discours cohérent qu’il tenait.
    – Il fait chaud ! Vous ne trouvez pas !… Ecoutez ! Je vous propose une chose ! Demain, je vous emmène à l’expo et puis je vous dirais tout !
    – Pour vous aider, je veux bien faire une exception !
    – Vous aimez la peinture ! Je l’ai vu dans vos yeux !
    A peine troublée, Claude dévia sur sa maladie.
    – J’ai un aveu à vous faire Paul, mais je vous en parlerai demain à l’expo !
    _____________
    Le lendemain au restaurant du bord de mer « Le Cristal ».
    – Alors ! Vos impressions !
    – Vous m’avez emmené dans ce tableau. J’ai voulu prendre votre main, mais je n’ai pas osé. C’est vous qui me l’avez prise. Je m’occupe de patients comme vous et je laisse ma vie de côté. Vous n’êtes plus malade Paul !
    – On pourra se revoir ?… Vous voyez cette pointe qui avance dans la mer, là-bas derrière le bâtiment !
    – Oui !
    – C’est la pointe du tableau !
    – J’aime bien la façon dont vous parlez de cette peinture, Paul !
    – Vous devez avoir faim !
    Paul était encore fragile. « Oui ! De vous pensa-t-elle ! Une heure de contemplation devant un Signac et me voilà transformée ! ».
    Paul devina le trouble à peine perceptible de sa jolie compagne d’un instant ou d’une vie. Il lui prit la main de nouveau. Ils se turent.
    Le garçon arriva, posa délicatement devant chacun des convives le plat qu’il venaient de commander.
    – Salade de quinoa au Saumon et Granny Smith ! Annonça-t-il. Bon appétit Madame, Monsieur !

  10. Christophe Le Sauter dit :

    En Manche sur la côte normande il y a la petite commune de Cricqueville-en-Bessin. Il s’y trouve un endroit charmant. Si charmant que l’on peut en tomber amoureux, dès la première visite. La légende raconte que si tel est le cas, et que l’on est pris d’une inconditionnelle passion pour ce lieu magnifique, il vous le rend au centuple et de la manière la plus étrange qu’il soit.
    Ce fut le cas de Carmin et de Ginette. Carmin, saumon adulte issue d’un croisement de truite et d’une sirène belge, venait de fêter ses trois ans. Longeant la côte normande, il rentrait d’une croisière décevante. Il aurait dû se méfier de la publicité tapageuse, garantissant une rencontre aux célibataires les plus endurcis.
    Seul et de mauvais poil donc ou plutôt de mauvaise écaille, il rentrait chez lui vers le Midi. Elle, plutôt de bonne humeur, s’en retournait à la fin de ses vacances vers le brouillard de son Nord natal. Ils se sont croisés au bord du chemin, s’extasiant chacun devant le paysage magnifique qu’offrait donc la fameuse pointe du Hoc.
    Béate d’admiration Ginette la salade composée d’algues aphrodisiaques, ne vit pas Carmin qui lui aussi, semblait paralysé devant le si beau spectacle de la pointe.
    Alors que la magie du lieu opérait pour chacun des deux voyageurs, ils rentrèrent pile à ce moment troublant, en collision.
    Alors dans un éclair (ils surent bien après qu’il s’agissait d’une pâtisserie au chocolat) tremblant d’émotion ils comprirent que leur destin venait d’être celé à jamais.
    La pointe les reçut comme un cadeau, les garda, et leur offrit le gîte et le couvert jusqu’à la fin de leurs vies, s’amourachant à son tour d’un si joli couple.
    Bien plus tard quand les Américains débarquèrent lors de l’opération Neptune pour délivrer l’Europe, ils furent portés par une force étrange qui les guida.
    La pointe offrit son curieux cite pour cette action déterminante, et ainsi cacha à l’ennemi qu’un débarquement pouvait s’y effectuer.
    Le saumon mena les péniches jusqu’à leur but.
    Quant à la salade elle déploya ses fibres pour faciliter l’escalade.
    Seul un amour aussi grand pouvait réussir cet exploit.

  11. durand dit :

    Prenez un filet de saumon (pour les besoins de l’histoire, il a déjà forcément perdu la tête).Découpez le dans le sens qui vous convient (celui de la taille de vos assiettes disponibles). Faites le mariner dans un mélange d’huile d’olive , de citron et de persil finement haché. Ajoutez y une pointe de moutarde à l’ancienne. Décorez avec des moitiés de petites tomates.

    Sortez une jolie nappe et deux bougies.

    Proposez lui le tout autour d’un verre de vin blanc sec, un vin de Loire, tiens, pour changer.

    Entamez le plat et la conversation.

    N’en faites pas trop autour de votre science culinaire et œnologique, vous passeriez pour le roi des salades.

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