1 avis sur écrit est souhaité par Peggy Malleret

1-avis-sur-ecritJillali 1999-2009

  1. Jillali, sécheresse en swahilie. Elle frappe le nord du Kenya.

De nombreux animaux souffrent ou meurent par le  manque d’herbe et d’eau, d’autres sont abandonnés. Nous étions à Loisaba, réserve naturelle privée faisant partie d’un projet de préservation de la vie sauvage. Préoccupée par cette sècheresse, je décide de partir avec Kofir, un ranger, pour en faire le tour. Sur notre route beaucoup d’animaux ont déjà péri, d’autres à bout de force doivent être abattus.  En bas de la vallée j’aperçois une masse qui bouge.
Nous avançons lentement tout en gardant assez de distance pour ne pas déranger. C’est un zébron, une femelle bien vivante ! Assise, visiblement en détresse, elle appelle.

Nous attendons au cas où le mâle alpha du groupe revienne chercher un membre égaré de la famille. Nous patientons pendant deux heures jusqu’à la nuit tombante. C’est maintenant l’heure où les prédateurs vont chasser. Nous prenons donc la décision de l’emmener. Je m’approche tout doucement en parlant calmement. Elle se lève tout de suite et se dirige vers moi. Son premier réflexe est de chercher à téter. Elle n’a visiblement que quelques jours. Son cordon ombilical est encore humide.
Elle a faim, et est prête à accepter de l’aide.

En voiture je la recouvre de mon pull et lui mets la tête sous mon aisselle pour essayer de la garder calme le temps du trajet. En arrivant nous cherchons un biberon au plus vite et lui donnons un peu d’eau tiède, en attendant de savoir quel est le lait approprié, combien de mesures et la quantité. Je décide d’appeler Daphné Sheldrick, spécialiste des éléphanteaux, mais qui accueille aussi des zèbres dans son orphelinat.

peggy-photoAvec toutes les recommandations, et la chance de notre côté, nous sommes prêts. Jillali prend son premier biberon goulument et le termine très rapidement, elle en veut encore mais il faut y aller doucement. Deux conseils très importants : un gant humide à lui passer sur le derrière comme fait sa maman qui la lèche après chaque tétée.  Et surtout ne pas la laisser seule.

Ça y est, elle m’a adoptée comme mère et me suit partout comme une poule et ses petits !  Je décide de réaménager ma chambre pour que nous puissions la partager. « Surtout ne pas la laisser seule ». J’ai mis le matelas de notre lit par terre, pour dormir avec elle. Mon mari, Giles étant absent, ce sera sûrement une belle surprise à son retour !  Notre routine de vie commence. Des biberons toutes les trois heures!  Beaucoup de câlins, de magnifiques ballades et des tas de fous rires, comme la découverte de son reflet dans le miroir !  Jillali  découvre aussi les joies de la douche et apprend à ouvrir les robinets, mais pas à les refermer.

Nous essayons de nous parler avec un mélange de nos langues ! Elle reconnaît son nom, et plusieurs mots. Mes trois chiens deviennent ses amis, et m’aident à m’en occuper. Mon mari et Jillali s’entendent bien même si elle est parfois un peu jalouse. Il la taquine et elle répond par des coups de pieds ou bien essaye de le mordre, mais c’est un jeu. Les employés de la maison sont tous habillés avec un uniforme imprimé zèbre comme ils l’avaient eux-mêmes suggéré.
La petite est une princesse.Tout le monde s’en occupe, même les voisins. Le soir elle nous rejoint pour le dîner et s’allonge près de la cheminée avec les chiens.

Le temps passe. Elle a bien grandi, nous avons dû apprendre à anticiper ses humeurs et ses mouvements.  Elle commence à manger de l’herbe mais ne veut toujours pas abandonner son biberon.  Nous avons eu  très peur à cause de diarrhées provoquées par ce qu’elle trouve dans la maison et qu’elle décide de manger. Nous avons failli la perdre plusieurs fois. Mes balades à cheval à travers la ferme sont mémorables. Il y a Ping-pong la chèvre avec laquelle Jillali joue et se dispute, les chevaux, l’âne  que lui ont offert les voisins, mais qu’elle n’a pas accepté, les chiens et les chèvres.

Jillali a grandi et ce n’est plus possible pour mon mari et moi de partager le matelas avec elle. Je lui installe un tapis avec des oreillers bien sûr, un seau d’eau et de l’herbe parterre. Pour qu’elle ne nous rejoigne pas dans le lit, je le rehausse à plus d’un mètre du sol. La porte est grande ouverte donc elle est libre de rentrer et sortir à sa guise. J’ai près de moi deux thermos de lait prêts pour la nuit au cas où.

Sinon, elle me réclame ses biberons le soir et tôt le matin. Pour me réveiller, elle attrape avec ses lèvres mon nez ou ma joue qu’elle tète pour me faire comprendre que c’est l’heure !  Il faut avoir confiance car elle a toutes ses dents maintenant ! Après un an et demi de biberon je décide de la passer à l’eau tiède. Cela n’a pas l’air de lui plaire, elle est furieuse.  J’essaie la grenadine, c’est mieux.  Maintenant nous l’appelons et lui disons : « jus » !

Jillali a sa taille adulte, ses rayures sont devenues plus noires, c’est une belle jeune fille.  Elle se promène librement à travers la maison et la ferme. À la naissance de mon fils Spencer, Jillali a deux ans.  Elle a l’air de l’accepter, tout se passe pour le mieux.  Il faut néanmoins que je sois très attentive. Les deux apprennent à s’éviter. Comme tout adulte elle veut protéger sa tribu. Chaque visiteur commence à être un problème. Pour elle ce sont des intrus qu’elle doit chasser.

Deux ans après, à l’arrivée d’Oliver mon second fils,  je décide de mettre une barrière autour de la maison et ne laisser entrer la zébrette dans notre chambre seulement le soir. Les enfants grandissent et cela commence à être dangereux. Ils courent après elle  pour jouer, et on ne peut prévoir ses réactions. Je dois trouver une solution pour que la zébrette ne mette pas en danger, malgré elle, les invités ou les enfants. Pour éviter une catastrophe, je décide de demander aux voisins de la prendre dans leur orphelinat. Je prends un box pour cheval et petit à petit lui apprends à s’y habituer : entrer et sortir sans avoir peur. Lorsqu’elle mange, je m’enferme avec elle pour la rassurer.

Le jour J où je ne l’accompagnerai plus est arrivé. Biligen, l’un de nos employé, qu’elle aime beaucoup va rester auprès d’elle pendant six mois, le temps qu’elle s’habitue à son nouvel environnement.  Jillali découvre sa nouvelle maison et tous les autres orphelins. Elle est libre de se promener parmi dromadaire, girafe, vaches, mini hippo, antilopes etc… Surprise, elle découvre tous ces animaux, elle a l’air très intéressée.  Il y a aussi des prédateurs, deux lions, mais eux sont en cages. Avec Biligen, Jillali parait sereine.  Pour moi c’est plus difficile.  C’est un déchirement nécessaire pour garantir sa sécurité et son futur. Je m’éclipse discrètement pendant que Biligen s’en occupe.  Elle m’appelle, je l’entends. Je ne me retourne pas. Elle a dû reconnaître le bruit du moteur la voiture.  Je reviendrai demain.

Une nouvelle routine s’installe. J’y vais d’abord tous les jours puis une fois par semaine et deux ou trois fois par mois.  Cela se passe bien. Elle a trouvé un nouveau rythme, des nouveaux amis.  Elle restera dans cet environnement pendant deux ans, puis la direction décide de la déplacer dans un enclos plus sauvage avec un autre zèbre, un mâle !  Au début les deux se regardent avec curiosité.  Au bout de quelques jours ils sont inséparables.  Jillali est en chaleur. La suite vous la devinez, elle est enceinte.  Je suis aux anges. Ma fille va avoir un petit.

Les mois passent, Jillali grossit. Elle ne m’oublie pas et vient à ma rencontre chaque fois qu’elle entend le bruit du moteur. Et puis, un jour, un coup de fil ! Jillali n’est plus des nôtres. Elle s’est faite attaquer par un groupe de lionnes.

N’a-t-elle pas eu assez peur?  Est-ce parce qu’elle avait pris l’habitude de côtoyer des lions en cage ? Quoiqu’il en soit, malheureusement l’histoire ne se termine pas comme je l’aurais souhaitée. Je n’ai plus que mes yeux pour pleurer et quelques leçons qui peut-être me serviront une autre fois si je retrouve un orphelin.

To my beautiful and loving hairy, striped girl. To my very understanding and loving husband.

Histoire vécue et racontée par Jasmina Davies et retranscrite par Peggy Malleret

20 Responses

  1. PEGGY dit :

    Chers tous,

    En voulant regarder sur Internet ce que l’on disait de moi, suite à une remarque d’une personne que je viens de rencontrer, j’ai vu tous vos messages que je ne soupçonnais pas.

    MERCI MERCI d’avoir pris le temps de me lire. MERCI aussi de vos remarques. Je reste convaincue que j’aurais dû simplement prévenir que je voulais faire partager une belle histoire. Les critiques et les compliments (que je sais ne pas être une belle pommade dans ce blog) sont enrichissants.

    Je remettrai un début de texte m’appartenant pour avoir vos avis.

    Encore merci, si par hasard vous revenez sur cet échange qui est déjà ancien.

  2. Perrat Pascal dit :

    Petite mise au point amicale

    Un avis n’est pas une vérité mais une opinion.
    Si vous demandez un avis sur votre écrit attendez-vous à ce que cela ne vous fasse pas toujours plaisir, c’est le jeu.
    D’ailleurs vous constaterez que les avis sont partagés, et tant mieux.
    Vous connaissez l’expression : « Deux avis valent mieux qu’un ».

    Obtenir une aide rédactionnelle n’est pas le but de cette rubrique.
    Il ne s’agit pas d’un rapport de maître à élève.
    Publier un texte, ici, c’est accepter l’idée qu’il ne sera peut-être apprécié par certains lecteurs.

    Profitez des critiques ne les subissez pas.

    » L’on devrait aimer à lire ses ouvrages à ceux qui en savent assez pour les corriger et les estimer. Ne vouloir être ni conseillé ni corrigé sur son ouvrage est un pédantisme.
    Il faut qu’un auteur reçoive avec une égale modestie les éloges et la critique que l’on fait de ses ouvrages.»
    La Bruyère, Les Caractères

    Pascal

  3. Clémence dit :

    Demander un avis … ou exercice de haute voltige!

    Peggy, ne soyez surtout pas triste!
    Le partage est réussi! La preuve: le nombre de lecteurs et le nombre de personnes qui se sont donné le temps d’écrire « leur  » avis.

    Lorsque l’on propose, un texte,avec le cœur, on s’attend, à juste titre, à recevoir des retours positifs. Ce qui n’est pas toujours le cas …

    Tous les goûts sont dans la nature, par conséquent, tous les goûts sont dans la lecture et l’écriture. Et chacun aura sa manière de le dire.

    Exercice de haute voltige que de rédiger un avis.
    – En premier, le respect de la personne et de son écrit. Il ne s’agit donc pas de lui reprocher de ne pas avoir écrit ce que l’on aurait voulu lire…
    – En second, souligner ce que l’on a aimé … et dire pourquoi;
    – Et puis, aussi, dire ce que l’on a moins aimé, et pourquoi.
    On peut également souligner ce que ce texte nous a apporté, ce à quoi il nous a fait penser.
    – Certains prêteront une plus grande attention à la forme d’autre au contenu, à l’angle d’approche…
    – D’autres donneront des conseils, que l’on suivra ou non,
    – D’autres encore suggéreront des pistes..

    Tout cela donne bien des couleurs! Un peu comme les fruits d’été dans une corbeille, les bouquets de fleurs sur le marché…

    La richesse d’un partage plonge ses racines et ses forces dans la variété et la multiplicité! Bien plus que dans l’uniformité ou l’absence de réaction?

    Bien à vous,

    Clémence

  4. Antonio dit :

    Je trouve que l’on passe plus de temps dans cette rubrique à donner des avis sur les avis d’un écrit dont on apprend au final qu’il n’en avait pas besoin.
    Cette façon de culpabiliser des personnes volontaires et sincères est d’autre part malsaine, comme s’il n’y avait qu’un regard à porter sur un texte.

    Il est dommage Peggy que vous n’ayez pas été claire dans vos intentions, une traduction n’indiquant que la source de votre inspiration et non qu’il s’agissait d’un simple partage alors que ce n’est pas l’objet de la rubrique.

    Dans le doute, désormais, je vais m’abstenir.

    Cordialement.

  5. PEGGY MALLERET dit :

    Bonjour, merci de tous vos commentaires, mais mon but était seulement de vous raconter une belle histoire vécue par une amie. J’ai essayé de la transcrire au plus près de son récit, Elle est plutôt de langue anglaise et j’ai été obligée de le réécrire. Je ne voulais surtout pas la trahir et je voulais que cette aventure reste la sienne.

    Je n’ai pas cherché à faire une oeuvre littéraire, mais simplement vous faire partager un peu de la vie kenyane.

    C’est vrai que c’est « 1avis sur écrit ». J’ai sans doute fait une erreur, mais dormir sur un matelas avec un zèbre et son mari n’est quand même pas commun !!

    • Fanchon dit :

      Bonjour Peggy,

      J’aime beaucoup cette jolie et tendre histoire africaine que vous avez bien voulu partager avec nous.
      Il était clairement annoncé une traduction du texte d’une de vos connaissances à la fin.
      Vous n’avez commis aucune erreur en souhaitant publier cet écrit et pour ma part je vous en remercie.
      Cordialement à vous.

      • PEGGY MALLERET dit :

        Merci Fanchon, c’est vrai que j’étais un peu triste que certains ne prennent pas cette histoire comme un partage plutôt que comme une oeuvre littéraire.

        Il se passe tant d’évènements extraordinaires avec les animaux sauvages que j’ai souvent envie de les raconter. De plus je connais les animaux dont je parle.

        Excellente journée
        Peggy

        • Sylvie dit :

          Désolée, Peggy, si je n’ai pas accroché au style plutôt qu’à l’histoire en elle-même, que je trouve très belle, je le répète. J’ai donné un avis sincère. Je pensais que c’était l’objectif et l’intérêt de cette rubrique du blog. Ce n’est pas triste de recevoir des avis différents. C’est plutôt rassurant au contraire, la preuve que tout le monde n’a pas la même sensibilité – fort heureusement.

    • Emmi A dit :

      Bonjour Peggy,

      Je tiens à revenir également sur mon commentaire.
      Je souhaitais simplement donner un avis sur la forme du texte, mais évidemment pas remettre en cause la sincérité et l’incroyable histoire que vous nous avez fait partager.

      Comme l’a écrit Clémence, recevoir un avis et également le donner n’est pas simple. Et au vu du nombre de commentaires que vous avez reçus il faut voir tout le positif : tous ces gens qui vous ont lue et vous ont donné un avis.

      En ce qui concerne votre histoire elle est tout à fait merveilleuse et je trouve que de nous faire partager cette expérience est quelque chose de très enrichissant. Et retranscrire de l’anglais ne doit sûrement pas être une tâche évidente !

      Alors n’hésitez pas à demander un avis, ce n’était pas une erreur, ne le pensez pas comme cela. Il faut sans doute les prendre comme ils sont et les utiliser à profit uniquement si vous le souhaitez.

      Bien cordialement.

  6. Clémence dit :

    Comme dans beaucoup de discussions concernant un « écrit », deux arguments se font souvent face: le fond et la forme.
    A mon avis, il ne faut négliger ni l’un ni l’autre. Ils sont complémentaires.

    En effet, un récit peut être magnifique, mais s’il est mal rédigé, il perd de son intensité.
    De même qu’un récit bien rédigé, mais sans fondement déçoit le lecteur.
    Je me permets également de souligner que veiller à la qualité du français sont un signe de respect de soi et de respect du lecteur.
    La multiplicité des blogs d’écriture et le coaching est, à mes yeux, un signe évident de cette nécessité.

    N’oublions pas non plus que les blogs et sites sont lus par des millions de francophones de par le monde….

  7. oholibama dit :

    Bonjour
    je reviens sur cet article
    il ne faut pas oublié que c’est du vécu
    il faut donc penser à tous ce qui va avec
    se mettre à la place de celle qui l’a écrit
    ses souvenirs, ses peurs, ses doutes, son amour.
    Il faut aussi voir dans ce texte un au-revoir
    poignant, un mal être et un besoin d’espoir,
    tout cela se lit dans ce texte court certes,
    mais vivant.
    Yvette.

  8. eleonore dit :

    je vous trouve bien difficiles les amis , faut-il tout passer au crible de l’intellect ? pour qu’on y trouve un interêt , pour moi l’histoire se suffit à elle -même pas besoin d’autre chose que cette sobriété.

  9. Brigitte Dalla Torre dit :

    l’histoire est intéressante et touchante on s’attache vite à Jillali mais cela ressemble plus à la voix off d’une traduction d’un documentaire animalier.

  10. eleonore dit :

    j’ai laissé un avis hier qui n’est pas passé ! j’ai trouvé cette histoire très émouvante, belle et triste , contrairement à Sylvie j’ai beaucoup aimé et je voyais défiler devant mes yeux les images , comme au cinéma , je ne peux pas juger au point de vue littéraire je ne suis pas assez « calée » pour ça , juste mon ressentis
    et j’avoue que j’ai été très impressionnée et les larmes aux yeux, je n’ose à peine le dire … tant pis c’est comme ça, ma sensibilité est facilement touchée et , cette histoire est triste et douce aussi sans complaisance, la vie quoi . merci à Peggy

  11. Antonio dit :

    Un témoignage intéressant, touchant sur la fin mais qui semble exclure le lecteur.

    J’ai l’impression de lire une lettre très personnelle qui ne m’est pas destinée.
    Quelle est la finalité de ce texte ?
    A qui s’adresse t-il ?
    Cela permettra peut-être d’approprier la forme, roman, journal, documentaire…
    Pour avis. Amicalement.

  12. oholibama dit :

    Hello
    j’ai beaucoup aimé cette tranche de vie
    je l’ai lue comme un essai et cela ce fait très bien. c’est spontané donc on le sent brut. comme le dit la personne en haut… c’est un témoignage. du moins c’est mon avis, et on ne peut pas toujours tout romancer. Y-L.

  13. Emmi A dit :

    L’histoire est très jolie, je suis d’accord avec Sylvie et Beautreillis, ce n’est pas assez romancé, on dirait plutôt un article. Cependant ça pourrait effectivement faire un très beau conte !

  14. Beautreillis dit :

    D’accord avec Sylvie, belle histoire mais pas assez romancée. Mais ce n’était peut-être pas le but.

  15. Sylvie dit :

    C’est une très belle histoire. Dommage que le style soit brut, peu élégant. Est-ce volontaire, l’objectif est-il seulement de transcrire un témoignage ? Des passages comme « une masse qui bouge », « ça y est, elle m’a adopté comme mère », le « jour J où je ne l’accompagnerai plus », « des tas de fous rire », « je n’ai plus que mes yeux pour pleurer » etc., sont clichés et enlèvent beaucoup de poésie à l’histoire, je trouve. Il y aurait moyen d’écrire un conte magnifique à partir de cette histoire en appuyant les relations entre l’homme et l’animal, en décrivant plus joliment les rayures du zèbre, par exemple. J’avoue que je ne ressens pas grand-chose en lisant cette histoire, j’ai l’impression que l’on m’informe seulement d’un fait.

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