Votre page de pub, la 4e de couv

camus-la-chuteQue faisons-nous dans une librairie lorsque nous feuilletons un roman dont le titre ou la couverture a retenu notre attention ?
Nous picorons généralement quelques lignes par ci par là, puis nous retournons l’ouvrage pour lire, plus ou moins en détail, la quatrième de couverture.
C’est à cet instant que tout se joue : acheter ce livre ou le reposer.

Qu’est-ce qu’une 4e de couverture ?
C’est, en quelques lignes, la présentation de l’intrigue se trouvant généralement au dos de tous les livres. Un texte concentré sur la dernière page extérieure, appelée « plat verso » opposée au « plat recto » qui concerne le plat du dessus d’un livre. C’est ce qui est lu en premier par tout lecteur tenté par un livre. Il suffit d’observer les chalands dans une librairie pour s’en convaincre.

En principe, l’éditeur s’arroge le droit de la rédiger, c’est d’ailleurs prévu dans de nombreux contrats. Prétexte invoqué : « Vendre est notre métier, un auteur n’a pas ce notre savoir-faire marketing »
Et c’est ainsi qu’on peut voir des « 4e de couv » frisant le ridicule. Quelques lignes affligeantes couvrant d’éloges un auteur débutant en le comparant à Camus, Flaubert, Modiano, etc.

La 4e de couverture est votre page de pub, elle est très importante, ne la laissez pas écrire par n’importe qui !
Veillez à y mettre votre grain sel. Qui, mieux que vous, peut valoriser votre travail ?
Certaines personnes me disent qu’il est gênant de vanter son propre livre, de chercher à racoler ses futurs lecteurs.
Si vous pensez de même et ne savez pas ou n’osez pas vous vendre. Si, vous ne vous croyez pas capable de séduire d’éventuels lecteurs, alors obtenez de votre éditeur une 4e de couverture se cantonnant à un extrait et votre photo.
Faites simple, mais pas scolaire, tout de même…

4 Responses

  1. Bouchard Joëlle dit :

    Sans se vanter, il s’agit plutôt de faire une synthèse du livre en une quinzaine de lignes…

    Pendant que j’y suis, avez-vous, Pascal, la liste des petits éditeurs de France ?

    Merci d’avance et belle journée.
    Joëlle Bouchard-Pailler

  2. Antonio dit :

    « elle est très importante, ne la laissez pas écrire par n’importe qui ! »

    Je suis d’accord avec ça sauf que derrière le « n’importe qui » j’y inclurais l’auteur incapable de se mettre à la place du premier lecteur venu qui voudrait entrer dedans sans rien en connaitre. Alors que l’éditeur sait lui pourquoi il l’a choisi et quels sont les points à faire ressortir pour attirer les lecteurs de sa ligne éditoriale.

    Car il y a une cible comme dans toute pub et l’éditeur a logiquement le droit de regard dessus, car si c’est l’oeuvre de l’auteur, ça n’en reste pas moins le livre à vendre de l’éditeur.

    Dans mon cas personnel, j’avais écrit une quatrième de couv pour moi. L’éditeur l’a réécrite à sa façon. On a échangé, je lui ai fait rajouter une phrase qui me tenait à coeur. Je ne sais pas si c’est mieux mais je pense que c’est de sa responsabilité, parce que c’est son métier. Sinon mieux vaut s’autoéditer.

    Vendre et écrire ne font pas toujours la paire 😉

  3. Jean Marc Durand dit :

    « Après avoir rédigé la quatrième de couverture en une année de we chargés entre l’arrivée du premier petit fils et la taille de ma vigne, j’ai abandonné la rédaction de mon roman » PP

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