Présentez toujours un texte aéré, ne l’étouffez pas

Je reçois fréquemment des textes à publier sur le blog Entre2lettres.
La plupart du temps, ce sont des pavés, des « repousses lecteur » tant leur présentation est compacte.  
Tous les spécialistes en lisibilité vous le confirmeront : 50 % de blanc dans une page imprimée est le plus performant. C’est rarement possible, mais il faut tenter de s’en approcher.
En conséquence, veillez à toujours présenter un texte aéré, un contenu avec du vide autour. Cela pour contrebalancer la masse des mots imprimés.

En voulez-vous la preuve ?  
Rien de plus facile ! Prenez un livre et ouvrez-le à la première page, elle est vierge. Ouvrez la deuxième : s’y trouve juste le rappel du titre, rien de plus. Et ainsi de suite, jusqu’à la page ou le livre débute, jusqu’à l’incipit.
Si vous continuez sa lecture vous pouvez constater, qu’à peu de chose près, chaque page respecte cette présentation : 50 % de texte, 50 % de blanc.
Cet équilibre entre le texte et le vide est indispensable, il apporte un confort de lecture aux lecteurs et amadoue les personnes découragées par les textes longs.

N’oubliez jamais que votre texte sera lu par des gens différents et souvent indifférents. Dans des lieux différents, des conditions différentes et sur des supports différents. Donnez-lui de l’air.  

« Il faut être totalement naïf pour demander à Mme Dupont, qui n’a pratiquement pas fait d’études, qui s’est mariée avec un butor, qui passe quatorze heures par jour à travailler, préparer les repas, faire les courses, le ménage, le repassage, etc., de consacrer les derniers moments de sa journée à la lecture de Joyce.  Arturo Pérez-Reverte, auteur espagnol

Vous aimez lire et écrire. Donnez votre avis sur le texte présenté ici par Patrick Labrosse

Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

3 Responses

  1. laurence noyer dit :

    « Le blanc, nous dit Claudel, est la condition même de son existence, de sa vie, de sa respiration, et c’est pourquoi la page est son domaine propre »

    Mallarmé va plus loin, qui pense que la pliure du livre est le gouffre, le néant.

    Son texte UN COUP DE DÉS JAMAIS N’ABOLIRA LE HASARD
    se présente comme une partition, et n’occupe qu’un tiers de la page. https://fr.wikisource.org/wiki/Un_coup_de_d%C3%A9s_jamais_n%E2%80%99abolira_le_hasard

    Et pour aller plus loin l’étude qui lui a été consacrée:
    https://www.youtube.com/watch?v=yKwqoW9PxVA

  2. grumpy dit :

    Mme Dupont, en voilà un beau sujet d’écriture !

  3. durand dit :

    Evident non….Dostoïevski en poche….ça peut étouffer!

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