C’était l’hiver,
les vers de terre dormaient à l’envers
et les taupes sur le dos.
C’était l’hiver,
dans les cheminées brûlaient les stères
et leurs fumées montraient du doigt
des montagnes de nuages.
C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus.
C’est le printemps…
Rédigez la suite
C’était l’hiver, les vers de terre dormaient à l’envers et les taupes sur le dos. C’était l’hiver, dans les cheminées brûlaient les stères et leurs fumées montraient du doigt des montagnes de nuages.
C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus.
C’est le printemps…
POLYPHONIE SAISONNALE
Esther avait allumé un grand feu de bois dans la cheminée,.
Elle aimait l’hiver, mais pas pour toujours.
Elle aimait s’enrouler et se lover dans les pashmina de cachemire.
Elle aimait susurrer les vers de ses poètes préférés.
Elle aimait imaginer la vie assoupie sous la terre,
Elle imaginait les vers dormir la tête aux pieds,
Les taupes dormir le ventre à l’air…
Elle se surprit à rire, d’un rire clair comme la flambée dans l’âtre.
D’un rire qui montait en l’air, droit comme un doigt pointé vers les nuages
Esther se frottait les mains après avoir jeté la dernière bûche.
C’était le dernier feu de la saison
C’était le dernier feu de l’hiver.
Esther soupira d’aise.
C’en est fini de l’ivresse des grogs et des tisanes.
C’en est fini des ciels d’ivoire et des matins blêmes.
C’en est fini de l’ivraie, des ivrognes…
Je divague, se dit-elle, pointant son doigt
Vers les montagnes de nuages
C’en est fini des « I – V » comme hiver !
C’est le printemps !
Arrive le prince primesautier
Auprès de sa princesse
Grandes promesses et grands serments,
Jolies fêtes printanières
Des fleurs dans les cheveux….
Esther était myope comme une taupe
Elle rajusta ses lunettes aux verres épais,
Et démêla les stéréotypes de sa vie
Tout en écoutant du Beethoven en stéréophonie.
Esther, un brin essoufflée par ce soliloque philosophique,
Se dit qu’il était temps, grand temps…
Elle se dirigea vers l’armoire :
« Il est temps, grand temps
De m’offrir un petit verre de cet alcool vert émeraude,
Accompagné d’une part de fromage dans lequel grouillent quelques vers… »
Esther se secoua, fit tomber les fripes hivernales…
Son miroir refléta une Vénus, aussi belle de celle de Botticelli…
C’était l’hiver,
les vers de terre dormaient à l’envers
et les taupes sur le dos.
C’est le printemps,
les vers sont mangés par les poules
et les taupes sont prises au piège.
C’était l’hiver,
dans les cheminées brûlaient les stères
et leurs fumées montraient du doigt
des montagnes de nuages.
C’est le printemps,
les cheminées s’ennuient,
plus de fumées, plus de nuages
qui font de drôles de formes dans le ciel.
C’était l’hiver,
les montagnes dormaient bien au chaud
sous leurs manteaux de neige.
C’est le printemps,
les montagnes se découvrent
et s’enrhument en attendant l’été.
C’était l’hiver,
le chat ronronnait en boule
au pied du poêle.
C’est le printemps,
le chat a pris un coup de pied au derrière
pour chasser les souris.
C’était l’hiver,
les fleurs n’étaient que petites graines
gorgées de l’espoir d’être la plus belle.
C’est le printemps,
les fleurs se cachent pour ne pas finir
sous les crocs du sécateur.
C’était l’hiver,
je me régalais de chocolat et pain d’épices
trouvés sous le sapin.
C’est le printemps,
je devrais faire un régime.
C’était l’hiver, ça ne l’est plus.
C’est le printemps, réjouissons-nous.
©Margine
C’était l’hiver,
les vers de terre dormaient à l’envers
et les taupes sur le dos.
C’était l’hiver,
dans les cheminées brûlaient les stères
et leurs fumées montraient du doigt
des montagnes de nuages.
C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus.
C’est le printemps…
Capituant sous sa couette, le flemard n’a plus d’excuses.
L’hibernant déclare son oreiller en grêve, tandis que je reprends le chemin du labeur .
Zut, c’est le printempss!
HIVER PRINTEMPS
C’était l’hiver,
Les vers de terre dormaient à l’envers
Et les taupes sur le dos.
C’était l’hiver
Dans les cheminées brûlaient les stères
Et leurs fumées montraient du doigt
Des montagnes de nuages.
C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus.
C’est le printemps, dit-on
Les vers de terre aèrent la terre
Les taupes évitent les pièges
C’est le printemps, dit-on
Les bourgeons doucement
Tout de sève encore collants
Comme des papillons préparent leur éclosion
C’est le printemps, dit-on
L’air se pare d’un doux parfum
Le ciel s’éclaircit mais soudain
Se zèbre d’éclairs
C’est le printemps, dit-on
Le temps de l’éveil
Le temps du soleil
Le temps des promesses
Le temps des projets
C’est le printemps, dit-on
Mais attention la date est traitresse
Avec la naissance des feuilles
C’est le printemps vraiment
• C’était l’hiver, les vers de terre dormaient à l’envers et les taupes sur le
dos. C’était l’hiver, dans les cheminées brûlaient les stères et leurs
fumées montraient du doigt des montagnes de nuages. C’était l’hiver, mais ça
ne l’est plus. C’est le printemps… Rédigez la suite
Ce matin la famille vers de terre s’est éveillée au complet, enfin si on recompte bien, beaucoup plus que cet hiver, on dirait qu’ il y a eu quelques naissances, ça grouille de partout dans le nid douillet de tourbe chaude. Il va falloir sortir et aérer toute cette terre humide et trop compacte pour ce petit monde gluant. Papa ver se décide à ouvrir la route et aussitôt une enfilade de rejetons mous comme de la bave s’agglutine autour de lui.. Ils se sont emmêles et on ne sait plus qui est l’ainé ou le plus jeune d’entre eux. Ils ont de la terre collée sur leurs fins anneaux translucides, une bonne pluie de printemps leur fera le plus grand bien.. Tiens leur voisine la taupe semble avoir bougé aussi cette nuit, papa distingue au dessus de lui un petit monticule de terre meuble. C’est par là qu’ils vont se glisser, ça sera plus facile pour cet entrelacs de marmots indisciplinés. Maman essaye de rassembler les petits derniers encore transparents qu’elle distingue à peine dans l’obscurité souterraine. Papa grimpe en déployant un a un ses anneaux encore engourdis par ce trop long hiver… Il progresse lentement et l’amas de vermisseaux réussit à se détacher pour ne faire qu’une file discontinue et tortillarde à sa suite. Il voit enfin le jour bleuté de ce matin de printemps en haut du monticule de terre douce et fraiche juste remuée. La vieille taupe le salut discrètement, les yeux mi clos éblouie par la lumière. Hum qu’il fait bon ! Au même moment qu’ils sortent à l’air frais, une légère pluie les arrose doucement, c’est exactement ce qu’il leur fallait pour ce premier jour. Ils sont là, indolents, à se laisser baigner de quelques gouttes, se mouvant nonchalamment quand une grosse botte de caoutchouc vert vient donner un vilain coup de pied dans la motte de terre qui explose en mille fragments, entrainant avec elle la marmaille qui se retrouve dispersée dans les rais du soleil naissant. Une énorme main calleuse fouille la terre, attrape de grosses poignées grouillantes de vermisseaux et les enfourne dans un bocal de verre.
La pêche est ouverte, tant pis pour la famille on recommencera l’hiver prochain…Mais en attendant ils feront de bon appâts au gardon, au mieux certains d’entre eux auront le temps de plonger sous terre et le potager ne s’en portera pas plus mal..
C’est la vie du vers de terre, la taupe elle s’en est allée retrouver ses abysses, ce n’est pas encore cet hiver qu’elle terminera en pantoufles au coin du feu.
24 mars 2012
C’était l’hiver,
les vers de terre dormaient à l’envers
et les taupes sur le dos.
C’était l’hiver,
dans les cheminées brûlaient les stères
et leurs fumées montraient du doigt
des montagnes de nuages.
C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus.
C’est le printemps
les papillons s’éveillent
et les coccinelles comptent leurs points.
C’est le printemps,
dans le jardin s’animent les narcisses
et leurs corolles jaunes montrent du doigt
les mauvaises herbes!
C’est le printemps , et bientôt ce ne le sera plus.
Ce sera l’été,
Les abeilles s’enivreront à tout va,
et la nature aussi!
Ce sera l’été,
Dans les chaudes journées s’alanguiront les uns et les autres
Montrant du doigt les mois froids
et les jours de grisaille!
Geneviève de http://mesmotsdoubs.blogspot.com
C’était l’hiver, les vers de terre dormaient à l’envers et les taupes sur le dos. C’était l’hiver, dans les cheminées brûlaient les stères et leurs
fumées montraient du doigt des montagnes de nuages. C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus. C’est le printemps… Et il n’est pas content du tout ! L’hiver est parti et il n’a pas fait son boulot. Il n’a pas enfilé sa cape de grisaille, ses bottes de pluie, son teint de tempête, son blouson de neige, ses moufles de gel ni son parapluie de giboulées. L’hiver est parti après un long flirt avec le soleil. Il s’est vengé de l’été qui lui avait volé son rôle. L’hiver s’est habillé en bleu, il a délaissé le gris nuage… et le printemps est là et il n’a pas assez de larmes pour pleurer la folie de ses saisons soeurs ! Il voit la terre sèche, les rivières assoiffées gargouillant un chant de fin d’été. Le printemps est là et il n’a plus sa voix pour crier son désarroi, aucun vrombissement de torrents, disparu le vacarme des eaux puissantes dévalant la montagne en filant de pierre en pierre. Les cascades ne grondent pas, les lacs ne sont que vastes mares.. La nature n’est que gazouillis, elle ne clame pas aux hommes sa renaissance. Elle sait que lorsque l’été viendra, elle sera sèche, jaune et décharnée. Et les vers de terre, le ventre à l’air, dormiront pour l’éternité..
© Gwenaëlle Joly
C’était l’hiver,
les vers de terre dormaient à l’envers
et les taupes sur le dos.
C’était l’hiver,
dans les cheminées brûlaient les stères
et leurs fumées montraient du doigt
des montagnes de nuages.
C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus.
C’est le printemps…
– Edmonde…Edmonde…Edmonde ?
– Oui, oui, Ernestine, qu’ya-t-il ?
– C’est le printemps !
– Le printemps, et alors ?
– Et alors on doit rentrer
– On est obligées ?
– Ecoute Edmonde, nous sommes des oiseaux migrateurs, on migre pendant l’hiver et on revient au printemps
– Certes Ernestine, mais comment sais-tu que c’est le printemps ?
– Ben c’est évident, enfin ! Les arbres fruitiers sont en fleurs
– C’est tout ?
– Ben, ça bourgeonne de partout
– Un peu maigres tes arguments, non ?
– Mais…mais…les journées rallongent !
– Mouais
– Le bétail regagne les champs
– C’est un signe ça ?
– Ben plutôt, fini le foin de l’hiver et vive les pâturages du printemps!
– Tant mieux pour lui !
– Edmonde, tu ne veux pas rentrer, c’est ça ?
– Je suis bien, moi, ici
– Tu n’as pas envie de te dorer au soleil de chez nous ?
– Si, mais enfin, le soleil, c’est le même partout
– Que puis-je te dire pour te convaincre de rentrer ?
– Je ne sais pas, cherche !
– Euh…on va pouvoir profiter des draps que la voisine va bientôt mettre à sécher dehors !
– Bof…
– Edmonde ?
– Oui Ernestine ?
– Sais-tu que le printemps est la saison des amours ? Mais où vas-tu ?
– Ben, tu le vois bien Ernestine, je met en route…C’est le printemps,
Faut pas trainer !!
Halima BELGHITI
C’était l’hiver,
les vers de terre dormaient à l’envers
et les taupes sur le dos.
C’était l’hiver,
dans les cheminées brûlaient les stères
et leurs fumées montraient du doigt
des montagnes de nuages.
C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus.
C’est le printemps,
les lombrics dorent leur nombrils au soleil,
ivres encore de sommeil.
C’est le printemps,
les taupes models dépotent, épatent et tapent à l’œil.
C’est le printemps,
les cendres de décembre ont volé sous le vent
soulevant les montagnes.
C’est le printemps,
tout est neuf et en joie, et tu vois, il me semble
que même Pascal Perrat a fumé l’herbe tendre.
© SoizeD
C’était l’hiver,
les vers de terre dormaient à l’envers
et les taupes sur le dos.
C’était l’hiver,
dans les cheminées brûlaient les stères
et leurs fumées montraient du doigt
des montagnes de nuages.
C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus.
C’est le printemps… et avec lui l’enfer.
On ne l’attendait pas, le printemps c’est la joie.
Un très pâle soleil se levait sur Sierres
Et trente enfants sont morts et dites-moi pourquoi ?
Puis mille charognards se sont précipités
Pour entendre pleurer des parents déchirés.
Non, le temps n’attend pas pour la faucheuse atroce.
Après deux jours passés vers Toulouse a volé.
Vers d’autres enfants martyrs l’ange noir Momer
A tué de sang froid des juifs et des soldats.
Et pendant ce temps là tous nos grands dirigeants
A coups de médias hurlent en langue de bois
…Pour devenir le Roi.
Le ciel en est témoin, l’Homme est devenu fou.
Aux senteurs du printemps il préfère l’égout.
Du soleil radieux il enlève les flammes
Pour brûler des enfants, faire périr l’innocent.
Certains crient à Dieu, pourquoi veux-tu cela ?
D’autres qui n’y croient pas veulent changer les lois.
La peur et le dégout prennent le pas sur tout.
Mais pour changer le monde, il faut se changer soi.
Arrêter de penser au moins pour un moment
Respirer puis lâcher ce qui brûle en dedans
Et puis au lieu d’attendre en criant au scandale
Observer cet enfant qui joue avec sa balle
Et se dire que lui ne sait rien de tout çà
Et qu’il attend de nous, force, espoir… et joie.
C’était l’hiver, les vers de terre dormaient à l’envers et les taupes sur le
dos. C’était l’hiver, dans les cheminées brûlaient les stères et leurs
fumées montraient du doigt des montagnes de nuages.
C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus.
C’est le printemps, les vers de terre s’émoustillent dans la terre fraîchement labourée et les bébés taupes découvrent le domaine de jeu familial.
C’est le printemps, s’ouvrent les fenêtres des maisons vers le soleil et la cheminée sourit de son repos et du chatouillement du nid d’oiseau sur son faîte.
C’est le printemps, mais il s’achève.
Ce sera bientôt l’été, les vers de terre s’enfouiront plus profondément à l’abri de la chaleur et les taupes creuseront de nouvelles galeries de villégiature.
Ce sera l’été, les volets se fermeront pour inonder les demeures de fraîcheur et la cheminée s’empoussièrera d’ennui.
Ce sera l’été, mais place à l’automne.
Ce fut l’automne, les vers de terre devinrent la réserve alimentaire des taupes et les taupes fuirent les pièges des hommes.
Ce fut l’automne, les stères de bois furent amoncelés avec élégance le long du mur refroidi et la beauté de la cheminée se refit sans suie.
Ce fut l’automne, il serait temps d’entamer un nouvel hiver et de renouveler cette même histoire, vers l’infini.
Gepy
C’est le printemps,
Les papillons planent
au-dessus de la lavande fleurie
on sent la sève, on tâte les fruits,
les mini-jupes sont de sortie
C’est le printemps
Les esprits sont au badinage
Même les bougons matent les bourgeons
Et dans les près les enfants rient.
C’est le printemps,
les verres tintent à plein-temps
et les potes se délectant.
C’est le printemps,
le coucou renoue avec son passe-temps,
un cache-cache au sein des futaies
où guette renard le futé
les demoiselles ailées.
C’est le printemps,
sous les platanes, bourdonnent ventripotents
titillant leur ami cochonnet
au milieu d’effluves anisées.
C’est le printemps,
aux oubliettes les contre-temps,
le soleil darde ses flèches
aux vers amoureux
brûlant les près verts.
Mes amitiés printanières et ensoleillées !
Virginie Durant
C’est le printemps,
Les vers d’auteur s’éveillent à la Prévert,
Et les daubes chez Renaudot,
C’est le printemps,
Et les cheminots hurlent de s’taire
Aux fumiers qu’ils montrent du doigt
En campagne de suffrages
C’est le printemps et j’éternue !
Je sais, c’est n’importe quoi, mais fallait pas commencer !
C’était l’hiver,
les vers de terre dormaient à l’envers
et les taupes sur le dos.
C’était l’hiver,
dans les cheminées brûlaient les stères
et leurs fumées montraient du doigt
des montagnes de nuages.
C’était l’hiver, mais ça ne l’est plus.
C’est le printemps…
les terres de vers sont retombés sur leur pieds
les pautes sont revenues sur le ventre,
les paquerettes attendent les marguerites
la violette est venue conter fleurette
à la fourmi sa voisine
la cigale pousse la chansonnette
elle montre du doigt
les montagnes de giboulées.
Elle rentre ses draps.