Exercice inédit d’écriture créative 3

Un regard indiscret cherche à se donner bonne conscience.

Rédigez son monologue

Conseils de rédaction :

L’identification n’est pas un dialogue mais un monologue écrit. Le style donne l’impression d’un langage parlé. Le sujet dit « je » et exprime ses idées avec les fautes habituelles du langage courant. Les phrases non terminées, sans verbe ou excessivement ponctuées (! ? …) sont permises, quelques lieux communs aussi.

Chaque proposition d’écriture créative est une bataille contre la routine et l’endormissement de l’imagination. Un petit combat pour maintenir en vie l’enthousiasme d’imaginer, d’inventer, de créer. Quand aucun défi n’est à relever, notre créativité somnole.

11 Responses

  1. Shirley dit :

    Mais c’est sa faute aussi ! Quelle idée de laisser ses volets ouverts quand on vit en rez-de-chaussée ? Même pas un rideau tiré pour préserver un semblant d’intimité, faudrait pas m’prendre pour un imbécile non plus ! Si j’ai des yeux c’est bien pour regarder après tout… Puis quand on parcourt une rue sombre et qu’on passe devant la fenêtre d’un appart’ éclairé, difficile de pas jeter un œil, c’est même pas volontaire ! Un simple réflexe, je le jure ! Et là je tombe sur une nana en train d’se faire à bouffer sans rien d’autre sur le dos qu’une p’tite culotte, puis attention, pas dégueu la p’tite, du genre tout ce qu’il faut où il faut, donc forcément j’ai maintenu mon regard un peu plus longtemps que j’aurais dû… Mais juste quelques secondes, la faute au choc, promis je recommencerai plus !

    Shirley

  2. MARIDA dit :

    Tiens je nous croyais seuls !!???
    Visiblement, il y a quelqu’un d’autre. Les parents ne nous ont pas fait confiance alors.
    Je suis déçue.
    Le bruit ne s’arrête pas, comme un frottement non plutôt un glissement. Et la personne qui ne se signale pas?
    Ça m’intrigue, qui est-ce donc dans le cabanon à l’arrière de la maison ?
    Sans un mot, le plus naturellement du monde je m’en vais dans l’autre pièce coller mon oeil à la serrure de la porte de derrière en prenant soin d’assombrir la pièce avant.
    Il manquerait plus que le contre-jour me trahisse !! Et si c’était des voleurs armés hein!
    Je tiens à ma vie moi ! Et à celle de Freddie! oui mon frère…
    Regardons…..Je vois d’abord du jaune, un très beau jeune couleur soleil puis du rouge et enfin de l’orange. La matière, presque silencieuse semble …soyeuse…oui c’est ça !
    J’aimerai bien la toucher….
    En s’éloignant de la serrure, je devine l’objet. Ouf c’est père qui le transporte … Oh Bonheur!!
    Non non je ne dirais rien. Il ne faut pas gâcher la surprise. Je ferais comme si je n’ai rien entendu, rien vu. Au moins jusqu’au jour « J ». Comme ça je gouterais au plaisir de l’attente.
    Oui, comme ça c’est bien, dans une semaine c’est Noel… je pourrais enfin le faire voler ….mon cerf volant …..!!!!!
    Et puis finalement je ne dirais rien, ce serait dommage qu’une fois encore je leurs dise aux parents que je savais. Et puis ça gâcherait leur plaisir  hahaha!!!
    Vite je retourne au salon …..

  3. Clémence dit :

    Je m’installai comme à l’accoutumée à ma grande table. J’ouvris le PC, en quelques clics, la page d ‘écriture fut ouverte. Le titre en en-tête : « Un regard indiscret cherche à se donner bonne conscience. »

    Et puis, ce fut le trou, comme un grand blanc, comme un grand vide. J »en avais la certitude : le manque s’installait diaboliquement.Je pianotai distraitement à la recherche de ce je ne sais quoi … qui….Et, enfin, je trouvai ce qui me manquait :

    https://www.youtube.com/watch?v=s0WbgTOUQlY

    Dès lors, mes doigts se mirent à courir sur le clavier en un long monologue….
    – Tiens, c’est le soir des grands jours ! Devine qui vient dîner ce soir ?
    Nappe blanche empesée, couverts d’argent, cristaux, vaisselle de porcelaine, serviettes en lin brodé. Le grand jeu… et moi.
    – Moi, le rince-doigt, cristal de Bohême, incrustation d’or et perle triple A, bleue. Je résiste stoïquement à la « lingette conditionnée à l’unité, dans une feuille d’aluminium de 6 à 9 micromètres, à usage unique …. » et patin couffin…
    – Pas très écolo, ces lingettes…
    – Moi, je suis racé, élégant, authentique avec ma rondelle de citron…
    – Et puis, de vous à moi… je suis là, discret du début du repas à la fin….
    – …mais j’aime aussi me rincer l’œil…
    – Je revois le galbe magnifique des seins de Sophie quand elle se penchait vers….et le décolleté prodigieux d’Eugénie….
    – Et les regards coquins que j’ai pu capter alors que …ils se croyaient ni vu ni connus….
    – Gourmandes… vermeilles, écarlates ou délicatement satinées…lèvres entrouvertes… envoyant des baisers ou murmurant des mots silencieux…
    – Un zéro six hâtivement noté sur un papier qui passe sous la table … j’ai vu, mais je sais garder le secret…
    – « Demain, je serai libre »… j’ai entendu, mais je sais garder un secret….
    – Deux mains qui se serrent sous la table…comment je le sais , comment je l’ai vu? Secret de Polichinelle….le duo se rince les doigts, de conserve, si je puis dire !
    – Les appels du pied…je suis informé par mon pote, le tapis, qui a des yeux partout….
    – Et ce n’est pas tout ! Si je voulais, j’en révélerais des choses sur les réseaux sociaux et via les médias…..mais….
    – Mais, je suis intègre, je ne dirai rien, je ne viderai pas mon sac en me vidant de mon eau citronnée. Je ne confierai rien à ma petite serviette.

    – Et puis, je n’ai pas à me donner bonne conscience parce que… j’ai bonne conscience.

    © Clémence

  4. Sabine dit :

    Un regard indiscret cherche à se donner bonne conscience.
    La mère supérieure nous criait :
    -Avancez, mes sœurs, avancez !
    Certaines sœurs se voilaient les yeux, d’autres poussaient des cris de vierge effarouchée. Moi je ne voulais pas bouger un cil. J’observais. J’apprenais. Après tout, ce n’est pas moi qui ai décidé d’une promenade au zoo. Ils sont drôles ces bonobos ! Un peu obsédés quand même. Mais pourquoi ne pas les regarder ? On fait pareil entre filles. Et la mère supérieure le sait bien. Quelle effarouchée, celle-là aussi…
    ©Margine

    Je ne vous en voudrai pas si vous me censurez…

  5. DUMOUCHEL dit :

    Je sais que je n’ai pas le droit mais en même temps elle fait tout pour qu’on l’a regarde ! Sa façon de s’habiller n’est elle pas aguichante ? et puis aussi court… franchement ça ne devrait pas être permis ! Et puis c’est elle qui est venue vers moi… sinon je ne l’aurai même pas vue ! Sincèrement c’est à ce demander si elle n’a pas tout fait pour que cela arrive. Je l’ai connue il y a longtemps oui en effet, mais je ne pense pas qu’elle soit perfide au point de se rappeler que j’étais un peu voyeur… Si c’est le cas vous admettrez que là… c’est elle qui est vicieuse non ?? Je voudrais vous y voir ! Cette créature aux jambes interminables… mal couvertes s’agite et se trémousse devant vous et vous…. vous tourneriez les talons ??? Impossible nous sommes bien d’accord…. Je veux bien m’excuser mais vous avouerez qu’elle aussi devrait me demander pardon… Peut être acceptera elle un café ??

  6. Halima BELGHITI dit :

    Un regard indiscret cherche à se donner bonne conscience.
     » Je le jure! Je jure que je ne l’ai pas fais exprès! Je le jure. Franchement, si j’avais cherché à regarder, je le dirais. J’assumerais. Mais là, ce n’est pas le cas du tout. En fait, je n’ai rien chercher du tout. Ni à voir ni à regarder. Je ne savais pas où me poser alors je me suis posé sur la porte en face de moi. Est-ce ma faute à moi, si elle ne l’a pas totalement fermé pour s’habiller ? quelle manque de considération, finalement ! Elle aurait pu se dire, qu’il y avait un homme dans la pièce d’à coté et prendre le temps de fermer la porte de sa chambre. Comme sa porte était entrouverte, ça m’a attiré. Forcément. Bien sûr je n’aurais pas dû voir ce que j’ai vu. Mais je l’ai vu ! C’est fait, c’est fait ! C’est vrai quoi, ce n’est pas comme si j’avais furetè partout à la recherche de quelque chose de précis ! Non, là c’était juste devant moi, je n’ai eu à faire aucun effort. N’importe quel autre regard aurait fait la même chose. C’est vrai que j’aurais pü me détourner ou me poser sur autre chose. Mais bon, ce n’est pas ma faute, l’important c’est que ce n’était pas prévu, ce n’était pas prémédité. Sincèrement je ne suis pas du genre indiscret ou indélicat. Ceux qui me connaissent le savent bien. Mais là…faut avouer…Comment faire autrement? Et de toute façons, je suis seul à avoir vu ce que j’ai vu, alors…

  7. Pascal Perrat dit :

    -Bon allez,juste encore un peu!
    -C’est vrai que ça fait bien 5 minutes que je me dis ,encore 5 mn.
    -En plus je risque rien…avec le masque des lunettes de soleil.
    -Bien installé en terrasse au soleil …..Le groupe de filles sous le parasol me planque a merveille…..
    -Et puis je dirai rien a personne,alors ça ne gêne en rien ,en plus je ne sais même pas qui c’est .
    -C’est pas de ma faute si elle a déjà un nouveau mec .Pas mal du tout avec ça .
    -Elle a de la chance que ça soit tombé sur moi!
    -Si ça avait été quelqu’un d’autre ,tout le monde aurait été au courant en moins de deux.
    -Cette fois si j’arrête !
    -Oh !! mais il l’embrasse! et ben !!!on peut pas dire qu’elle se cache de toute façon !
    -J’aurai bien tort d’avoir des scrupules.

    Texte envoyé par Létitia

  8. Isabelle dit :

    Eh bien, ils ont l’air de s’aimer ces deux là, enlacés dans un recoin derrière les escaliers ! Bon,ben ça va, ne reste pas plantée là. Oh, ils ne m’ont pas vue, de toutes façons, les amoureux sont seuls au monde . . . Oui, justement, laisse les seuls entre eux. Mais ce n’est pas un crime de regarder deux personnes échanger un baiser. Enfin là, c’est le stade « baiser largement dépassé ». Moi je me dis que c’est beau la tendresse et ça fait du bien par ces temps incertains . . .
     » Bonjour Madame Stévenin, vous sortez en course ?  »
     » Bonjour! Euh, oui, enfin là je reprenais mon souffle; vous savez, mon coeur . . . « 

  9. Michel dit :

    Assise en face de moi, à table, elle ne s’est pas aperçue que son corsage est dégrafé. Mais ne regarde pas ses…, enfin ! Ben oui, mais c’est joli tout ça. Non, détourne le regard pour ne pas paraître malotru. Ou bien lui dire poliment ? C’est vraiment trop beau. Mais arrête de reluquer ses… ! Pour qui va-t-elle te prendre ! Juste un coup d’oeil… pour voir au moins un bout du…. Mais non justement ! Prend un regard vague, sans l’air de rien, mais profite du paysage… Oups, elle m’a vu ; se penche vers moi avec un sourire : « bonjour, vous auriez l’heure, s’il vous plaît ? ». Heu, oui : il est une heure moins sein.

    Michel

  10. Catherine Boissy dit :

    Je ne devrais pas… C’est pas joli-joli de faire ça… Ca ne me regarde pas mais c’est trop tentant. Je suis curieuse, c’est comme ça! Qu’est-ce que ça change, il ne le saura pas de toutes façons… C’est tellement passionnant de découvrir ce qui agite une autre âme humaine… Ca m’émeut, en fait… Je n’en abuserai pas, ça ne changera rien du tout. C’est juste que j’aurai un petit sourire intérieur, plein de tendresse, quand je le verrai jouer au dur, je le comprendrai mieux, finalement! Et puis quand on écrit, c’est avec l’espoir secret d’être lu, un peu comme un message envoyé à l’univers, bouteille à la mer, c’est moi qui l’ai trouvée, voilà!

  11. Christine Macé dit :

    Ah ! Mademoiselle émerge… Je sais d’avance ce qu’elle va faire : d’abord, à tâtons, chercher le téléphone portable qui fait office de réveil (à condition qu’elle retrouve ses lunettes et ouvre ses quinquets !)… paf ! il est tombé par terre, évidemment, c’est toujours pareil ! Chaque matin, le même cinéma ! sauf les dimanches où elle replonge sous la couette. J’aime tellement les dimanches : rendors-toi, ma jolie, que je me rince l’œil sur ton petit corps qui bouge, tourne et se retourne. Fais valser la couette et remonter ta chemise bien au-delà de ce qu’il est permis d’imaginer. Qu’enfin je puisse fouler tes cuisses chaudes, glisser sur tes petites fesses rebondies, dévaler le creux de tes reins et remonter ton dos, jusqu’au creux d’épaules : j’aime m’y arrêter juste avant d’aborder très, mais très doucement, ta nuque longue…
    Que dites-vous ? Que je suis un voyeur ! Non pas, Monsieur ! je suis le gardien de ses nuits ! Je chasse les rêves méchants qui lui feraient des petits plis au front et des gémissements qui me fendent le cœur rien qu’à les imaginer ; et tout au contraire, j’ouvre grand la porte aux chimères qui lui mettent ce délicieux sourire angélique que je vole sur ses lèvres entrouvertes.
    Et dès qu’elle ouvre un œil, pfffttt, je m’éclipse jusqu’à la nuit suivante.
    Veilleur de nuit : mon plus beau métier !

    Bon dimanche, Christine

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