Exercice inédit d’écriture créative 11

Exercice d'écriture très créative

Essayez de trouver quelques oppositions
en jouant sur les mots comme dans cet exemple :
« Elle aimait un moins-que-rien, plus que tout »

14 Responses

  1. Françoise - Gare du Nord dit :

    Incroyant devant l’Éternel, il vouait un véritable culte à l’athéisme

    Il ne comprenait rien à rien au tout au tout

    Elle rencontra un cambrioleur, un rase-mottes de haut-vol

    En dernier ressort, le DRH opta pour le premier venu

    Complètement analphabète, elle voulait toujours avoir le dernier mot

    Il était si vénal qu’il tirait profit de tout même ses erreurs

    In vino veritas tel est le credo de l’Association des Alcooliques Anonymes

    Toujours tête en l’air, il marchait le nez sur les chaussures

    Tellement radin qu’il voulait épargner à tout prix

    Après tout, il n’était rien

    Mais mon cher, vous ne valez rien

  2. Shirley dit :

    Il est mort d’avoir trop vécu
    Sang chaud pour meurtre de sang-froid
    Elle le prenait de haut, en bas
    Il apprenait à la connaître davantage de jour-en-jour, la nuit
    Il était si bon d’être mauvais
    Elle a continué d’arrêter
    Il souffrait d’un trop-plein de vide

  3. Clémence dit :

    Quelques oppositions en jouant sur les mots….

    Un oxymore qui passait par là rencontra un chiasme qui n’allait nulle part. Après s’être heurtés avec une douce violence, ils firent connaissance et se découvrirent une cousine commune vivant aux Antithèses.

    De banalités populaires en propos brûlants, ils conversèrent sur un ton tiède. Ils arrivèrent près de la taverne du coin, près d’un rond-point.

    Le tenancier les approcha, l’Oxymore demanda :
    – Avez-vous des croissants frais ?
    – Oui, monsieur, ils sont tout chauds !
    – Gardez-les moi au frais, je les emporterai en repartant.
    – Bien, monsieur, comme il vous plaira.
    Chiasme intervint à son tour :
    – Votre café ?
    – Il est fraîchement torréfié, les grains sont encore chauds…
    – Et le lait ?
    – Il est tout frais, il est encore chaud, d’ailleurs il fume encore…
    – Et le sucre ?
    – Cassé, mais je vous jure que je ne l’ai pas cassé sur le dos de mon voisin !

    Oxymore et Chiasme demandèrent de conserve :
    – Une tasse et un verre, s’il vous plaît…
    – Une tasse et un verre ?
    – Oui, une tasse et un verre.
    – Et de quoi dois-je les remplir ?

    Oxymore fut tenté de réagir à chaud alors que Chiasme bouillait d’une colère froide.
    Ils se regardèrent, se firent un clin d’œil et …
    – Veuillez me servir une tasse de café dans un verre blanc, s’il vous plaît.
    – Veuillez me servir un verre de lait dans une tasse de porcelaine noire de Chine, s’il vous plaît…
    – Comme il vous plaira, messieurs. Ici, le client est roi, bien que nous soyons en république, enchaîna le tenancier, montrant par là qu’il maîtrisait également l’art de la rhétorique.

    Quelques instants plus tard, il arriva avec le plateau. Dans un silence assourdissant, il servit aux deux illustres inconnus, un savoureux nectar d’une obscure clarté.
    – Le café de Monsieur…
    Dans ce même silence assourdissant…
    – Le lait, Monsieur…

    Oxymore et Chiasme furent pris d’un fou-rire et, loin de cueillir à froid, cette belle répartie homonymique, ils proposèrent au tenancier de se joindre à leur table.

    De verres en vers, ils parlèrent, en belles envolées, d’eux et de leurs amours.
    – Dans ma chambre de bonne, je tremblais de froid tout en brûlant d’amour pour elle…
    – Son amour me rendait aveugle et je ne cessais de la regarder, de jour et de nuit…
    – Je vivais au jour le jour et mourais d’amour pour elle…

    Vienne la nuit, sonne l’heure.
    Dans la nuit brune, sur le clocher jauni, la lune comme un point sur un i
    Ils brûlaient d’amour pour des mots…encore de mots…

    © Clémence

  4. laurence noyer dit :

    Peut-on prendre une cuite avec un bon cru?
    Peut-on prendre le large si on traîne en longueur?
    Comment s’en laver les mains si on jette l’éponge?
    Comment d’un regard froid pleurer de chaudes larmes?
    De ses propres yeux il le regardait d’un sale oeil.

  5. Sabine dit :

    Il a tourné un long court-métrage.

    Il s’est aliéné une femme attachante.

    Le monte-en-l’air s’est fait descendre.

    Une nuit, il mit fin à ses jours.

    Il a tout à gagner à perte la partie.

    A sa majorité il deviendra mineur.

    « – Entrez et asseyez-vous. » dit-il en se levant pour sortir.

  6. Gwenaëlle dit :

    J’ai rencontré un sans abri avec toi.
    Elle a peint ce clair obscur une nuit blanche.
    L’homme de la mer rouge est un pervers.
    Je sombre dans l’eau claire.

  7. Michel Ciesiolka dit :

    Allons, saisissons à bras-le-corps ce mirage qu’est l’écriture pour n’en faire qu’une bouchée. Et dans un mano a mano furieux, foulons au pied les conventions éditoriales pour pointer d’un doigt vengeur les casse-pieds qui s’assoient sur tous ceux qui, debouts, dressent fièrement leur plume pour coucher sur le papier ces lettres qui courent sur le papier, figées pour l’éternité dans la main du poète qui croise les bras devant l’injonction du pisse-copie pour mieux le gifler de son indifférence. C’est les doigts dans le nez qu’il lui écrira son manuel du parfait écrivain. Entre deux lettres, il choisira la moindre, celle de la troisième voie qui mène droitement vers l’arrière pensée. Sans faux fuyant, il prendra les chemins de traverse pour s’installer, tel un écrivain public, sur la place noire de monde, devant sa page blanche. Peu importe le coût d’une telle bravade : Pascal Perrat !

  8. Antonio dit :

    Merci pour les encouragements.

    De retour, je me laisse à nouveau aller.
    Accrochez-vous, moi je tricote !
    « Pauvre petite fille riche » chantait Cloclo quand je n’étais que bébé.
    Elle n’arrivait pas à prendre le dessus pour deux sous.
    Et pourtant son corps, avec ses dessous, sensés dessus, offrait du bonheur à des malheureux bien au chaud qui, s’ils avaient su, n’auraient jamais été saouls.
    Hou ! … Il faut l’accoucher la phrase, pour que les mots s’en relèvent avec un semblant de réalité.
    Bref, je m’étends ! … Pour ne pas sécher, vous l’avez compris.

    A vous et surtout ne dites rien !

  9. Hugh dit :

    Très bon !

  10. Antonio dit :

    Quand des êtres humains se font avoir bêtement, mort de rire, j’ai pas envie de pleurer !
    Heureusement qu’un malheur ce n’est pas le début de la fin sinon autant dire oui au diable tout de suite, mon dieu !
    C’est un monde de rester seul, moi je préfère carrément m’entourer !
    Espèce d’âne, ton chèque est en bois !
    C’est sûr, il y a un doute !
    Tu dis que tu va te taire, tu parles, qui va te croire ?

    Bon je reviens plus tard, on n’est quand même pas aux pièces, Pascal ! :p

  11. Geneviève T. dit :

    encore moi!
    vous avez lu: « battre le fer » dans mon précédent commentaire bien sûr!.
    et pour rester dans le même contexte:
    aujourd’hui mon mari non fumeur a fumé des filets de truites ….pour Noêl!
    ça c’est vrai, et il les réussit super bien! Geneviève T.

  12. Geneviève T. dit :

    bonjour,

    Elle avait envie de tout, mais faisait semblant de rien
    Cet homme à tout faire était un bon à rien
    Il vivait dans le luxe mais allait se retrouve sur la paille
    Un froid s’était installé entre eux, il allait battre le faire pendant qu’il était chaud
    C’est grâce à une panne de courant qu’il l’avait rencontré, il devait une fière chandelle à cette tempête
    Cet aveugle y tenait comme à la prunelle de ses yeux
    Même au milieu de la nuit il cherchait midi à 14 heures
    cette noire avait la main verte
    Il trouva son chemin de Damas à Jérusalem
    Laisse moi éplucher les pommes, ce ne sont pas tes oignons
    Ce homme au service de la reine d’Angleterre travaillait pour le roi de Prusse
    Je suis claustrophobe, mais il m’a mis en boîte.
    Il dit à son vieil oncle qui était sourd comme un pot, à bon entendeur salut!!
    il gisait sur une moquette à pois , il l’avait bien laissé sur le carreau
    Pour tuer le temps il militait pour la paix
    Cette femme que l’on voyait toujours en robe, portait la culotte
    bonne journée
    Geneviève T
    http://ledoubsjardindanabel.blogspot.com

  13. Hugh dit :

    Bonsoir.
    Voici une modeste contribution !
    Mes souvenirs étaient indissociables : la découverte du bas-Rhin et de son petit haut blanc qui relevait ses formes.

  14. smoreau dit :

    Accompagnée de son basset, perchée sur ses hauts talons, sur le chemin bas,
    elle dégringolait dans ses bas fonds pour se hisser à la hauteur de ses profondeurs.

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