Exercice inédit d’écriture créative 114

Illustration Bernard Leblanc

Illustration Bernard Leblanc

Il était une fois un mot auquel ses parents avaient dit :
 » Ne tombe jamais sous le charme d’une phrase, aussi belle soit-elle, elle t’emprisonnera pour la vie.
Et méfie-toi aussi des guillemets, des points et des tirets,
c’est de la même engeance que les parenthèses !  »
Alors il vivait en marge de la société.
Jusqu’au jour où…

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9 Responses

  1. Clémence dit :

    Il était une fois un mot auquel ses parents avaient dit :
     » Ne tombe jamais sous le charme d’une phrase, aussi belle soit-elle, elle t’emprisonnera pour la vie.
    Et méfie-toi aussi des guillemets, des points et des tirets, c’est de la même engeance que les parenthèses !  »
    Alors il vivait en marge de la société. Jusqu’au jour où…

    Il était une fois un petit Marmot auquel ses parents, monsieur et madame MAUX, avaient dit :
    « Ne tombe jamais sous le charme d’une phrase aussi belle soit-elle, elle t’emprisonnera pour la vie. Et méfie-toi aussi des guillemets, des points, des tirets et même des parenthèses… »

    Petit Maux voulait bien obtempérer, mais il demanda tout de même des exemples.
    – Des exemples, s’écria madame mère ! Il veut des exemples !
    En mal d’inspiration, elle ouvrit un vieux livre écorné et en lut un au hasard:
    – Si quelqu’un désire la santé, il faut d’abord lui demander s’il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement, il est possible de l’aider. Parole d’Hippocrate !
    Monsieur père prit la parole, malgré son mal de gorge :
    – Tu vois, tu entends, « ils » veulent notre mort depuis la nuit des temps !

    Petit Maux commença à se sentir mal. Il pensa :
    – Entre les deux Maux, mieux vaut choisir le moindre !
    Et d’un pas vif, il alla rejoindre sa bande de copains, les Tamalou. Il les retrouva en piteux état !
    Victor Gastrite se déshydratait à cause d’une cure d’eau de riz, Octave Lotite se noyait dans une potion d’huile d’olive, et Gina Langine s’engluait dangereusement dans du sirop d’escargot.

    Petit Maux se dit que ses parents n’avaient pas tout à fait tort, il fallait se méfier de tout. Des belles phrases comme des expressions corporelles !

    Il se rendit à la Bibliothèque Municipale afin d’enrichir son bouillon de culture personnel . Il dut prendre son mal en patience car il y avait foule au rayon des « Mal »
    – Mal du Siècle piaffait d’impatience,
    – Mal  du Pays se plaignait de la météo épouvantable,
    – Mal de Mort et Mal de Chien médisaient de conserve de ceux qui ne se donnaient aucun mal.
    Ce fut enfin son tour. Mais brusquement, une demoiselle toute pimpante lui grilla la politesse et demanda de la documentation en urgence car elle souffrait depuis peu d’un « doux mal ».

    Petit Maux avait mal au cœur à présent. Il s’avérait que ses parents avaient raison. Même les guillemets s’y mettaient sous des airs oh combien charmants.
    – Le monde a perdu la tête, il doit vraiment avoir mal aux cheveux pour tournebouler ainsi, murmura-t-il.

    C’est alors qu’un grondement sourd se fit entendre : MST (Maladies sexuellement transmissibles) , Mal Divin (Peste) et Mal Noir (Charbon) se chamaillaient quant à leur degré de virulence, leur récidive ou leur retour.

    Petit Maux se rendit compte qu’un lourd fardeau lui faisait mal au dos : il vivait continuellement en quarantaine. A la veille de ses dix ans, il était sur le point de devenir membre actif de la secte des ASOCIAUX. Petit Maux décida de réagir, de ne pas répondre au mal par le mal….

    Pendant ce temps, au village, les langues allaient bon train : on allait enfin se régaler à dire du mal car Petit Maux avait fugué…

    Après quelques nuits passées à la belle étoile, à l’orée d’une forêt majestueuse, petit Maux fit connaissance avec son homonyme : MOT.

    Ils discutèrent toute une journée et toute une nuit. Petit Maux mit des mots sur ses maux…

    Et depuis, Maux alla nettement MIEUX.

  2. Miel dit :

    A Sylvie,
    Bravo…

  3. gepy dit :

    Il était une fois un mot auquel ses parents avaient dit :
    « Ne tombe pas sous le charme d’une phrase, aussi belle soit-elle,elle t’emprisonnera pour la vie.
    Méfie-toi aussi des guillemets, des points et des tirets, c’est de la même engeance que les parenthèses ! »
    Alors, il vivait en marge de la société. Jusqu’au jour où…
    Il aperçut, au loin, au dessus de lui, dans le haut de la page, un début de phrase. C’était un début de phrase mystérieux, énigmatique, quelque peu envoûtant, et surtout très attirant.
    Afin de mieux l’observer, il tenta de se déplacer sur sa gauche, lui qui était plutôt habitué à être en bas, à droite de la feuille quadrillée.
    Ainsi, il se fit gommer. Et fut donc retranscris, à gauche de la marge rouge.
    Il entre-apercevait plus distinctement l’élue de son verbe mais pas suffisamment pour qu’elle se préoccupasse de lui.
    Il gonfla alors sa majuscule et décida de remonter la page pour la rejoindre.
    Il entreprit de se hisser le long du trait rouge de la marge. Il fut surpris de voir que le premier mot croisé s’effaça pour lui laisser la place. Il est vrai que c’était un jeune mot de début de phrase, lui aussi avec majuscule.
    Il lui fut plaisant de voir qu’entre membre du même rang, la solidarité exista, cela malgré la protestation de la suite de la phrase qui criait au non-sens.
    Il continua de grimper le long de la marge rouge. Des phrases entières disparaissaient à son arrivée. C’était miraculeux. L’effaceur semblait le comprendre.
    Il arriva enfin face à ce début de phrase tant attendu. D’abord, il y eut de la surprise. Le mot sentit sa majuscule fondre devant le point d’interrogation.
    La phrase s’était tassée, comme apeurée. Il s’approcha en écrasant les 3 petits points.
    La phrase commença à disparaître.
    Il recula d’effroi. La phrase reprit doucement son sens.
    D’autres mots s’inscrivirent soudain entre eux. Il vit que le début de phrase s’allongea de bien aise, comme si la distance lui redonnait de la vigueur.
    De désespoir, et sous la bousculade de tout un texte, il se retrouva propulsé à sa position de départ, en bas de la feuille, à gauche, avec sa majuscule.
    Le mot était désespéré. Il ne pourrait jamais s’approcher de sa phrase pour la terminer, même en perdant sa majuscule. Lui, le mot « Fin » ne pourrait jamais toucher « Il était une fois… »
    Ses parents avaient raison : il était sous le charme et prisonnier à jamais.
    Mais il lui restait une certitude : aucun récit ne les séparerait, quoiqu’il puisse s’écrire.

  4. Saghey dit :

    Il était une fois un mot auquel ses parents avaient dit :
     » Ne tombe jamais sous le charme d’une phrase, aussi belle soit-elle, elle t’emprisonnera pour la vie.
    Et méfie-toi aussi des guillemets, des points et des tirets,
    c’est de la même engeance que les parenthèses !  »
    Alors il vivait en marge de la société.
    Jusqu’au jour où…une phrase vint le voir et lui vanta ses mérites, lui faisant miroiter les avantages d’unir leur destinée.
    Le petit mot ne voyant pas à mal, accepta son offre et parti en croisade avec lui. Pensant qu’il pourrait démontrer ses talents et devenir quelqu’un d’important.
    Au cours de leur chemin, il finir par rencontrer la rumeur, elle lu la phrase, et essaya de la comprendre.
    « — Si j’ai bien compris, vous voulez le prestige et la gloire ?
    — Nous voulons que chacun de nous trouve la sagesse.
    — J’en prends note. » Et il repartit dans les airs.
    Ce que petit mot ne savait pas c’est que la rumeur était perfide, elle trouva chez les guillemets des amis de poids qui se mirent à réinterpréter les propos de la phrase à leur guise.
    Petit mot se sentant offensé, se mit en tête de défendre son honneur. Il réunit tous les mots et leur prononça un discours mémorable :
    « — Vous n’êtes pas sans avoir que les idées neuves suscitent la méfiance. Moi-même j’étais réticent au départ. Mais trop longtemps je n’ai pu m’exprimer car je ne faisais confiance à personne.
    Maintenant, je veux lever la tête et être fière de moi ! Je ne veux pas rester un mot qu’on chuchote à l’oreille, dont on ne fait que de rêver.
    Alors devant vous tous je tenais à me présenter, je m’appelle LIBERTÉ et je voyage avec la pensée.

  5. Sylvie dit :

    Il était une fois un mot auquel ses parents avaient dit :

    « Ne tombe jamais sous le charme d’une phrase, aussi belle soit-elle, elle t’emprisonnera pour la vie. Et méfie-toi aussi des guillemets, des points et des tirets, c’est de la même engeance que les parenthèses ! »

    Alors il vivait en marge de la société. Jusqu’au jour où il eut envie de voir à quoi ressemblait la vraie vie des mots. Il quitta sa tour de papier et prit le chemin du monde des mots. Il découvrit alors peu à peu des être faits de lettres, comme lui. C’était la première fois qu’il voyait d’autres mots. Ils avaient la même morphologie que lui, à quelque chose près. Ses parents l’avaient mis en garde contre les phrases mais pas contre les mots en eux-mêmes. Il pensait que ce serait très amusant de se mêler à ses semblables. Il s’approcha alors timidement d’un mot plus grand que lui, qui avait tout plein d’autres mots autour de lui. Il se glissa parmi eux et fut soudain éjecté du cercle. Le grand mot, qui s’appelait « ensemble », lui dit : qu’est-ce que tu fais là, toi ? Allez, ouste, dégage ! Tu n’as rien à faire ici, tu ne vois pas que nous ne sommes pas faits l’un pour l’autre ! » Et les autres mots s’esclaffèrent. Notre petit mot, tout penaud, s’éloigna et poursuivit son chemin benoîtement, déçu pas désespéré. Tout à coup, un vent de panique souffla parmi les mots, il y en avait partout, dans tous les sens, un véritable raz-de-marée de mots : noms, adjectifs, verbes, adverbes, conjonctions, interjections. Ils s’entrechoquaient, se renversaient, se piétinaient. Soudain, on entendit une voix hurler : « Deux points, ouvrez les guillemets ». Deux sphères arrivèrent en trombe, écrasant au passage plusieurs mots, et se mirent au garde à vous, l’une au-dessus de l’autre. Aussitôt deux murailles jumelles surgirent au milieu du chemin. Puis des mots arrivèrent, bien rangés, enchaînés les uns aux autres, et s’alignèrent derrière le premier guillemet. Parfois, une main invisible puisait un mot ici et là en dehors, pour l’intégrer dans la chaîne. C’est ainsi que notre petit mot solitaire se trouva pris au piège dans une phrase. Il pensa amèrement à ce que ses parents lui avaient dit… Soudain, il entendit quelqu’un lui chuchoter à l’oreille : « tu m’as l’air désemparé, on dirait que c’est la première fois que tu entres dans un dialogue. »
    – Euh oui, je dois dire… répondit notre petit mot.
    – Tu vas te méfier de moi parce que je suis normalement ton contraire, mais je pense que toi et moi, on forme un beau couple de mots. Moi je suis « tout » et toi tu es « seul ». A nous deux, on ne serait plus qu’un, « tout seul », et on n’aurait plus besoin des autres. Il faut absolument se dégager avant l’arrivée de l’autre guillemet, sinon on est condamné à perpétuité dans cette phrase…
    Le petit « seul » se sentait tout chose. Que d’émotions dans la vraie vie des mots !
    – Si tu t’accroches à moi, on peut s’en sortir, ajouta « tout ». Et regarde ce prétentieux d’ « ensemble » qui cherche désespérément à entrer dans la phrase ! Tout seul, « ensemble » n’est rien. On pourrait lui proposer notre place. Eh, « ensemble », viens voir par ici !
    « Ensemble », tellement imbu de lui-même, ne se fit pas prier pour remplacer « tout seul ». Et les autres mots, envoûtés par le charisme d’ « ensemble », lâchèrent « tout seul » sans difficulté.
    « Tout » et « seul » prirent le large pour une course en solitaire. Ils s’unirent librement, sans trait d’union et vécurent heureux jusqu’à la fin des temps.

  6. Antonio dit :

    Alors il vivait en marge de la société, en paraphe dissimulé pour ne pas qu’on le retrouve et qu’on l’enrôle de gré ou de force dans l’armée des mots engagée dans le conflit d’un roman sans fin.

    Jusqu’au jour où il fut pris en otage, à l’ouest de l’algèbre où il vivait paisiblement jusque là. Un groupe armé irrationnel, assimilé terroriste, revendiquait son expression dans une formulation incompréhensible, diamétralement à l’opposé du cercle fermé des revendications traditionnelles.
    Les autorités algébriques décidèrent sans concertation aucune avec tout état de raison de prendre d’assaut le camp retranché des ravisseurs. Il n’était pas question de négocier avec les terroristes, tant pis si notre mot risquait sa vie.
    Fort heureusement, par sa petite taille et son infini sens d’orientation, il pu échapper à ses tyrans comme à ses intrépides sauveurs dont le calcul erroné du périmètre de leur intervention aboutit à un véritable carnage.
    De nouveau libre, traversant le désert d’Azerty, il regagna la première page sûre et embarqua dans le premier récit qui le tiendrait à l’abri de tout enfermement.

    Mais il n’était pas au bout de ses peines, ni de son aventure dans cette drôle d’embarcation qui appartenait à un certain Yann Martel.

    Son histoire ne faisait que commencer.

  7. Geneviève dit :

    Le BON mot!
    Il était une fois un mot auquel ses parents avaient dit :
     » Ne tombe jamais sous le charme d’une phrase, aussi belle soit-elle, elle t’emprisonnera pour la vie.
    Et méfie-toi aussi des guillemets, des points et des tirets,
    c’est de la même engeance que les parenthèses !  »
    Alors il vivait en marge de la société.
    Jusqu’au jour où…dans un sursaut de lucidité, il se mit en colère:
     » marre, marre de me faire traiter de bon à rien! »
    Et c’est à ce moment là, qu’une idée lui traversa l’esprit.
    Mes parents m’ont toujours fait fuir les phrases, et si partais à la recherche d’un mot.
    Un mot qui me complèterait, un mot qui me mettrait en valeur. Il me faut choisir un mot un peu mieux que RIEN, parce que cette association ne me plait guère! …  » ah je ne vous ai pas dit mon nom est BON oui BON! »
    Ce soir je suis fatigué je vais aller me reposer, et demain je partirai à la recherche de quelque BON mot.
    Le lendemain je me levai aux aurores. Je pris soin de moi, afin de me donner un côté BON chic, BON genre! Je décidai de faire comme BON me semble, et de faire fis des voisins!  » A BON entendeur salut » , leur criais-je!
    La quête ne fut pas évidente, difficile de trouver celui avec qui on va faire BON ménage. J’étais en BON terme avec de nombreux mots, le BON bougre, le BON vivant, mais je ne m’imaginais pas vivre avec eux! Je tins BON, et un beau jour je rencontrai celui qui allait devenir le mot de ma vie. Ce fut rapidement fusionnel entre nous. Nous devînmes inséparable pour de BON! Il était mon double dans tous les sens du terme. Rapidement nous nous unîmes, et partîmes en lune de miel. Comme dans toutes les unions il y eu du BON et du mauvais. Mais nous tînmes BON, et filons encore aujourd’hui le parfait amour, nous les ….BONBONS comme on nous appelle!

  8. Françoise -Gare du Nord dit :

    Il était une fois un mot auquel ses parents avaient dit :
     » Ne tombe jamais sous le charme d’une phrase, aussi belle soit-elle, elle t’emprisonnera pour la vie. Et méfie-toi aussi des guillemets, des points et des tirets, c’est de la même engeance que les parenthèses !  »
    Alors il vivait en marge de la société.

    Jusqu’au jour où l’encre rouge vint à manquer. On tenta bien dans un premier temps d’engager des économies drastiques. Ce mot-là fut alors le premier à disparaître en même temps que « Moyen » son alter ego son quasi-jumeau. Et ce furent à leur place, les sigles TB, B et AB qui prirent leur place en marge de la société.

    Masi cela ne suffit pas. L’encre rouge disparut totalement de la surface de la terre. L’encre verte la remplaça un temps mais elle connut le même sort funeste. Le ministre songea alors à les remplacer l’une et l’autre par les encres noire et bleue mais les syndicats protestèrent violemment dans la rue et se mirent en grève.

    Le gouvernement céda à la pression de la rue et renonça à son projet. Dès lors, il ne fut plus possible de noter les évaluations et les évaluations cessèrent. Et tout le système se démantela : plus de devoirs, plus de leçons, plus d’examens. Le savoir, l’instruction et la culture se perdirent et des générations successives d’analphabètes adeptes des sports et des jeux se succédèrent.

    Ce fut la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’un manque de liquide provoqua un naufrage.

    Extrait de « Sa vie en marge – Vie et mot du mot « Passable » – Editions Bic

  9. Smoreau dit :

    Il était une fois un mot auquel ses parents avaient dit :
     » Ne tombe jamais sous le charme d’une phrase, aussi belle soit-elle, elle t’emprisonnera pour la vie.
    Et méfie-toi aussi des guillemets, des points et des tirets, c’est de la même engeance que les parenthèses !  » Petit mot fut prudent quand son entrée dans le monde fut annoncé. Prudent et même méfiant. Sur le clavier, les lettres qui le composaient étaient dispersées. Et il était environné de tous les signes de ponctuation si méchantes. En attendant d’être choisi par l’écrivain, il restait silencieux et ne parlait pas pour ne pas tomber dans un piège. Un jour, la virgule
    placée à sa droite l’apostropha : « Eh ! le petit n, tu vas jouer quand ? Avec quelles lettres vas-tu t’acoquiner ? Si tu veux, je peux t’accompagner sur l’écran. » Petit mot frémit. Il avait peur. Elle allait l’emprisonner… Il cria « NON ». C’était son nom. Petit mot s’appelait « non ». Il ne savait d’ailleurs pas prononcer autre chose. Au même moment, l’écrivain écrivant un dialogue, s’élança sur petit n, tapa sur le o et revint à petit n. Petit mot fut sur l’écran ! La virgule ne vint pas l’accompagner. Mais un point fut frappé énergiquement pour exclamer son propos. Son voisin, le point d’exclamation avait du caractère c’était connu. Il riait, criait ou colérait. Petit mot accepta son destin. Il dit OUI à la vie !

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