Le truc d’une romancière quand elle manque d’idées

J’ai une amie, auteure de plusieurs livres jeunesse, qui a un truc quand elle manque d’idées.

Elle retourne chez ses parents et s’enferme dans la petite cabane en bois que son père avait aménagée pour elle quand elle était enfant.
« Parfois j’y reste deux heures » m’a-t-elle confié dernièrement,  » là, assise au milieu de mes vieilles peluches, je ferme les yeux et je retrouve peu à peu mes fantasmes d’enfant, ceux avec lesquels je m’inventais une vie extraordinaire. Après, quand je reviens sur terre, mon cerveau est en effervescence, j’ai plein d’idées nouvelles ».

Vous pensez que votre vie n’est pas très « sexy », pas originale, que vous n’avez pas grand-chose d’intéressant à dire.
Peu importe !

Emmenez votre mémoire faire un tour dans les terrains de jeux de votre enfance pour renouer avec votre enfant créateur.
Puis affabulez une vie très imaginaire, arrangez la réalité à votre manière, comme vous saviez si bien le faire, avant, quand vous rêviez d’être grand…

Imaginez que vous avez découvert le plus étrange pays du monde, accompagné en secret les premiers hommes sur la lune, capturé l’insaisissable yeti, cet abominable homme des neiges, dirigé un cirque lilliputien, rencontré le fantôme de Jules César.
Et racontez vos aventures « mensongère »s en décrivant des lieux et des gens inconnus, des événements incroyables, des situations étonnantes, des anecdotes surprenantes.

Romancez votre vie tel un escroc de grande envergure.
Mais ne restez pas dans l’approximation, donnez des détails, des particularités, des développements.
Écrivez plusieurs fois cette vie fabuleuse en l’amplifiant avec des rebondissements, d’autres péripéties, d’autres rencontres.
Tout ça sous la forme d’un brouillon, d’un premier jet.
Après quoi, laissez reposer quelques jours puis corrigez les erreurs et les incohérences.

Une fois cette mythomanie réalisée, vous devriez être prêt à écrire une nouvelle, voire un roman

Le site de notre amie : Sophie Ducharme, auteure jeunesse

1 Response

  1. Peggy dit :

    J’ai une profonde admiration pour tous ces écrivains qui trouvent des ficelles lorsqu’ils sont en panne d’idées. Et qui plus est, fonctionnent.

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