Exercice inédit d’écriture créative 230

Ccalendrierela fera bientôt deux ans
que nous ne sommes plus ensemble,
presque vingt quatre mois que je vis…

Inventez la suite
 
Méfiez-vous, ne vous arrêtez pas à la première idée 

27 Responses

  1. Françoise dit :

    Cela fera bientôt deux ans
    que nous ne sommes plus ensemble,
    presque vingt quatre mois que je vis…
    entourée de vide
    mon compagnon a tout emporté dans les sacoches de notre solex
    lequel sans doute sous le coup de l’émotion
    a rendu l’âme avant de franchir la barrière
    il l’a abandonné les roues en l’air
    je me suis recueillie sur sa dépouille
    en me remémorant nos balades sur les grands et petits chemins
    moi à califourchon sur le porte-bagages
    entourant sa taille amoureusement de mes deux bras
    nous allions en chantant confiants en notre avenir
    je n’ai plus de scooter et plus d’avenir
    Soudain un solide motard me salue de la main
    il habite la cabane d’à côté
    il me fait signe de grimper sur son porte-bagages
    sans hésiter je prends place et entoure mes bras de sa taille
    je suis prête à faire mon deuil….

  2. Corinne Cygler dit :

    Cela fera bientôt deux ans
    que nous ne sommes plus ensemble,
    presque vingt quatre mois que je vis…sans ma mère et ma grand mère.
    C’est vraiment plus horrible que tout ce qu’on peut imaginer.
    Je me retrouve dans un petit studio de 30 m2 qui sent l’humidité, au lieu de la grande maison familiale à 2 étages dont les murs transpiraient le parfum des gateaux de mamie Georgette.
    Je passe mes journées collé devant les photos des 2 femmes de ma vie, parfois je cafardise, je victimise et puis je reprends gout à la vie en me rappelant ces meveilleux moments:
    Quand maman attendait devant la porte de ma chambre que je me réveille pour venir faire mon lit.
    Quand mamie m’apportait mes chaussons après une dure journée passée à griller au soleil du jardin.
    Quand elles me regardaient manger le repas qu’elles avaient pensé et concocté toute la journée
    Quand maman me lisait le journal en triant les bonnes nouvelles pour je garde le moral.Ah c’était bon, si bon que je décidais d’y retourner tout de suite.
    C’était une décision difficile car je sentais émerger un désir d’autonomie naissant mais je tins bon, mon coeur souriait, les yeux pétillaient.
    J’allais rertouver les vraies femmes de ma vie.
    Tout d’un coup un bruit effrayant résonna dans ma tête, quelqu’un criait.
    « Oh ! Rémi tu t’lèves , t’es encore en retard. »
    « Si jamais le chef te voit t’es encore bon pour les corvées. »
    L’humidité pénétra dans mes narines, pas celle du studio, celle de la caserne où
    je comptais les jours depuis bientôt 2 ans presque 24 mois….

  3. Céléna dit :

    Par toi révélée.
    Après ce dernier stage,
    Après tes derniers soins,
    Je me suis élancée
    Et pas sage,
    Je suis allée loin.

    Bienfaitrice autant que manipulatrice,
    Grâce à ta malice
    Nous ne sommes plus lisse.

    Ma première née
    Dans tes bras s’est jetée,
    Et telle une fée
    Elle s’est redressée.

    Mon second enfant,
    Homme presque devenu,
    Maintenant sur le devant,
    Me laisse toute émue.

    Mon chevalier servant,
    D’abord tel un enfant,
    C’est retrouvé charmant
    Et fort séduisant.

    A mon tour maintenant,
    De créer en jouant
    Pour les enfants et leurs parents
    Des airs tordants.

    Demain je remettrai
    Les compteurs à zéro.
    Pour mon anniversaire,
    Ensemble je nous veux à nouveau.

  4. Beautreillis dit :

    24 mois sans télé, faut le faire ! C’est une belle cure de désintox

  5. Nadine de Bernardy dit :

    Ce fera bientôt 2 ans que nous ne sommes plus ensemble. Presque 24 mois que je vis sans elle.

    J’ai décidé de rester seule après son départ,quand elle m’a lâchée, sans prévenir, un beau soir de juin.
    Depuis, je me passe très bien de sa présence qui était un peu envahissante . Posée là, sur son meuble, face au canapé.Ni belle,ni discrète c’est le moins que l’on puisse dire.
    Bon,je dois avouer quand même : au début m’ont manqué l’ouverture sur le monde,
    les séries débiles,les films du jeudi soir.
    Et ces bons moments passés avec un plateau sur les genoux,calée dans le canapé,la chatte curieuse ou endormie collée contre moi.
    Mais à nous deux, Miss Marple, une tigrée aux yeux verts et moi ,formons un bon tandem .
    Nous écoutons la radio, de la musique,je pose mon livre sur son dos sans qu’elle rechigne.
    Le sofa a été remplacé par un fauteuil adapté à ce nouvel art de vivre, et je ne regrette plus dorénavant ma télé, ma sony, ma lucarne.
    J’apprécie beaucoup mon ignorance nouvelle :
     » T’as vu hier sur la …..
    – non je n’ai plus de télé
    – ah ! et que fais-tu ?
    – je ne sais pas, autre chose sans doute . Je vais au cinéma, je rêve, j’écris
    – moi je pourrais pas
    – je m’en doute » réponds-je perfidement.
    Elle aura peut-être un jour une remplaçante,mais pour l’instant,j’ai reconquis une liberté que je ne suis pas prête à abandonner et dont je suis très fière.

  6. Miel dit :

    Cela fera bientôt deux ans 
que nous ne sommes plus ensemble,
presque vingt quatre mois que je vis sans ta présence, douce et aimante…
    Comme j’aimerais pouvoir écrire cela, la peine serait alors moins mordante…
    Mais puisqu’il me faut comptabiliser ce temps qui passe, je ne peux dire que cela fera presque quarante-huit heures que je vis sans ton regard posé sur moi, à suivre mes moindres faits et gestes.
    Le regard d’un bouvier bernois ? le regard de ma Cancun ? Deux lacs sombres où tremblotait une lueur dorée, concentration de magnanimité, de confiance et d’amour incommensurable.
    C’est moi qui a pris la décision d’éteindre à jamais ce regard de velours, que seul peut nous apporter nos animaux de compagnie.
    Toi, un animal ? J’avais oublié. Tu étais devenue tellement plus que cela. Mon amie de chaque heure, de chaque jour… Ma muse, ma co-équipière, ma compagne, mon réveil matin, mon anti-dépresseur, tout, tout sauf un chien !
    Cela faisait huit ans et deux mois, soit quatre-vingt seize mois en tout, que tu partageais notre vie, l’embellissant de ta présence, calme et rassurante.
    Le moment était venu. Tu ne t’alimentais plus depuis beaucoup depuis plusieurs semaines et plus du tout depuis dix jours. Tes flancs se creusaient et une méchante arrête dessinait ta chute de reins comme le squelette d’un serpent qu’on t’aurait greffer sur le dos.
    Je m’étais toujours moquée de ton embonpoint. Je me suis mise à détester ta maigreur.
    Tu es resté belle malgré cela jusqu’à la fin. Vendredi encore, tu récoltais l’admiration des baigneurs sur la plage qui venaient te caresser. « Comme elle est belle, te disaient-ils, je peux la caresser ? » Allez-y, leur répondais-je, me retenant de leur dire, demain ce que vous caressez sera un tas de cendre… Car je savais, je savais et tu le savais aussi, que samedi matin serait l’ultimatum.
    Une insuffisance rénale sévère causée par une tumeur maligne, grosse comme la planète détectée au début des vacances de Pâques.

    Ces vacances ont été un cadeau.
    Un temps d’été avant l’heure, l’arrivée de mes petits-enfants.
    S’il y avait une chose que tu adorais par-dessus tout, c’était bien la plage.
    Il y a des chiens, la majorité sans doute, qui ne pensent qu’à aller se promener. Toi, tu me suivais à contrecœur, pour me faire plaisir, mais les bouviers bernois sont de gros pépères et l’exercice ne sont pas leur fort. Par contre, la plage, la rivière ! Il ne fallait pas te le dire deux fois pour sauter dans la jeep lorsqu’on préparait les épuisettes !
    « Elle va mourir, Mamiel ? »
    Mes chers petits…
    Je leur ai expliqué qu’elle était déjà en train de mourir mais qu’on allait profiter de nos dernières vacances ensemble et qu’il fallait bien s’en occuper.
    Alors pendant quinze jours, le soleil, notre complice, nous sommes allés à la rivière. Cancun qui, à la maison, boudait sa gamelle d’eau et qui selon le vétérinaire aurait déjà du être morte, lapait avec avidité cette eau pure filtrée par les rochers et qui descendait de la montagne.
    Grâce à ces températures en avance sur la saison, nous avons pu nous baigner ensemble comme chaque été depuis huit ans et lorsque fatiguée, elle allait s’étendre sur le sable pour un repos bien mérité et que j’entreprenais quelques longueurs supplémentaires, elle faisait l’effort de se lever pour me suivre le long de la berge sans me quitter des yeux.
    « Comme elle est belle, on peut la caresser ? »
    Allez-y.
    Elle va mourir, Mamiel ?
    Chaque jour, en retour de rivière, je devais la faire grimper à l’avant de la jeep car selon le principe de ce genre de voiture, le coffre disparaissait au profit de sièges arrière utilisés par les enfants. Cancun n’avait pour elle qu’une étroite place devant le siège passager. Mais avec quel empressement son grand corps se faufilait dans cet espace restreint ! Elle posait alors sa tête devenue lourde sur mon levier de vitesse, pas des plus pratiques pour les passer, mais je m’en accommodais le temps des deux petits kilomètres qui me séparaient de la maison.
    Ses yeux de velours commençaient alors leur travail de missile à tête chercheuse.
    Nos âmes se rencontraient et communiquaient… Je me demande comment j’arrivais à tenir la route.
    Elle va mourir, Mamiel ?

    Et puis, est arrivé samedi matin.
    Le vétérinaire m’avait dit, n’attendez pas.
    Et puis, mon mari était là, mon épaule, mon pilier.
    J’ai dit aux petits « Faites vos adieux à Cancun, c’est le moment ».
    Ils ont passé leurs petits mains sur sa tête et l’on caressée en murmurant des secrets qui ne m’ont pas été perceptibles et ont attendu qu’on l’ai emmenée pour pleurer.
    Cancun s’est engouffrée dans la jeep comme si on partait à la rivière mais c’est lui prêter peu d’intelligence que d’affirmer cela car en vérité, Cancun avait compris.

    En rentrant, nous avons planté un cerisier dans le jardin en sa mémoire. A l’emplacement qu’elle affectionnait, près du buisson d’orangers du Mexique sous lequel elle aimait se réfugier pour fuir la chaleur.
    Mamiel, elle est où maintenant Cancun ?
    Dans notre cœur, mon poussin.
    Pour toujours.

  7. waryam dit :

    Cela fera bientôt deux ans que nous ne sommes plus ensemble, presque vingt quatre mois que je vis ce vide au fond et autour de moi.
    Il occupait un espace si important dans mon cœur. Il était là tous les matin devant ma fenêtre pour me dire bonjour. Il me tendais ses bras si forts, si robustes, et en même temps si sécurisants. Je l’avait surnommé Mon Roméo. Il faut dire qu’il était le plus grand, le plus haut, le plus beau de tous. Il était aussi très romantique. Il me chantait des sérénades en faisant gazouiller les oiseaux qui l’habitaient et m’offrait les plus beaux coucher de soleil, en me le faisant découvrir à travers ses branches. Il m’abritait du soleil quand il faisait très chaud et me protégeait du vent quand l’hiver se faisait rude. Ils l’ont abattu il y a deux ans, ainsi que tous ses camarades. Ça n’avait pas été facile. Il avait résisté jusqu’au bout, mais leurs engins avaient fini par avoir le dernier mot. Ces grosses bêtes avaient laissé derrières elles un paysage sinistre et désolant. J’avais du mal à ouvrir ma fenêtre au début, mais aujourd’hui, et en regardant les nouvelles tiges frêles et fragiles qui poussent sur le terrain vague d’en face, je me dis que la vie continue avec ou sans Mon Roméo.

  8. billy elliots dit :

    Cela fera bientôt deux ans
    que nous ne sommes plus ensemble,
    presque vingt quatre mois que je vis sans toi.

    Parfois, ça me fait tellement mal que je m’agenouille et me recroqueville en attendant que ça passe.

    Pourtant, je n’en suis pas mort et…de mois en mois… j’arrive…à vivre…un peu mieux.
    J’ai trouvé une parade pour moins souffrir.
    Quand le manque survient, je fais des sudokus ce qui m’oblige à réfléchir à autre chose.
    C’est dix minutes de gagnés sans penser à toi.
    Et puis je dis ton nom…et je dis…tu me manques.
    Et après ça passe.

    Cela fera bientôt deux ans
    mais ça fais moins mal qu’au début.

    Cela fera bientôt deux ans…
    C’est un peu long quand même.

    Mais… ça va passer…ça va aller.

    J’espère que tu vas bien.

  9. Sylvie dit :

    Cela fera bientôt deux ans que nous ne sommes plus ensemble, presque vingt quatre mois que je vis dans l’ombre et la poussière, que j’ai été jetée dans l’oubli, entre ces planches qui furent mon illustre demeure. Je me souviendrai longtemps de ce jour, ce jour glorieux où lui et moi, nous avons exécuté notre plus beau numéro. J’étais belle, la plus belle, flamboyante comme au premier jour. J’épousais parfaitement sa nuque, son front. Nous ne faisions qu’un. J’étais sa couverture, sa raison d’être, sa confidente. Je percevais ses moindres hésitations et ressentais toutes ses émotions. Mais il me quittait toujours en vitesse et avec regret pour retrouver son autre vie. Seulement pendant la grande période de transhumance, quand nous allions de ville en ville, je dormais chaque nuit près de lui, devant le miroir.
    Ce jour-là, il y a bientôt deux ans, nous avions été brillants, j’arborais mes plus belles boucles, fraîchement recolorées, qui retombaient sur ses oreilles. Il avait un nouveau pantalon et ses chaussures géantes revenaient d’une cure de cirage de luxe. Nous avons illuminé les visages de tous les bambins, ils nous ont rappelés, rappelés, tant et plus. Nous quittâmes la piste sous les applaudissements, les rires et les cris, et après quelques pas sur le terrain vague, nous rejoignîmes la roulotte, le cœur en fête. Mais la fête fut de courte durée. Dans la roulotte, elle l’attendait. Elle, une femme grande et mince, en tailleur gris. Quand elle nous vit, elle entra dans une fureur incontrôlable et se mit à tout balancer contre les murs, à jeter dehors tout ce qui se trouvait à sa portée. Elle hurlait. De rage, elle se jeta sur lui, me saisit entre ses griffes, m’arracha de la tête de ma moitié et me piétina avec ses talons. Meurtrie jusqu’à la racine, j’aperçus, juste avant de perdre connaissance, sur la joue blanche épaisse du clown déchu, une larme qui s’accrochait. Je me réveillai, défrisée, déchirée, près des chaussures géantes qui me racontèrent qu’elle nous avait tous enfermés dans la roulotte et qu’elle nous avait poussés dans la pente derrière le terrain vague. Il était parti avec elle sans rien dire. Cela faisait plusieurs jours. Nous pensions tous qu’il reviendrait. Nous étions tous là, la panoplie complète de ses années de vrai bonheur. Il ne pouvait pas nous laisser ainsi.
    Cela fera bientôt deux ans et il n’est toujours pas revenu.
    Mais… que se passe-t-il ? On dirait… des branches qui se cassent, ça bouge. Est-ce qu’on va tomber à la renverse ? Non… ce sont…des pas. Quelqu’un ? C’est lui ? Vite, secoue-toi, tu ne dois pas être belle à voir.
    Quelqu’un essaie d’entrer. La porte s’ouvre timidement. Trois bambins entrent chacun leur tour. Deux grands yeux noisette se posent sur moi, deux mains potelées parsemées de tâches de rousseur me saisissent, et sans avoir eu le temps de me recoiffer, me voilà bientôt plaquée sur une tignasse drue et intraitable. Oh là là, ça grouille d’idées là-dessous. Eh, attention, du calme, je suis une vieille dame ! Me voilà embarquée malgré moi dans une seconde jeunesse.

    ©Sylvie Wojcik

  10. Catherine M.S dit :

    Cruelle séparation

    Cela fera bientôt deux ans que nous ne sommes plus ensemble
    Presque vingt-quatre mois que je vis sans toi
    Et il m’arrive encore de sentir ton poids sur moi.
    Je t’ai aimée, choyée, soignée, sublimée
    Avec tout un arsenal de produits parfumés.

    Toute petite, bien sûr, je t’ai quelque peu malmenée
    Je n’étais pas la seule d’ailleurs à en abuser
    Ma sœur aînée ne s’en est pas privée
    Quand, à colin-maillard, elle aimait s’en emparer
    – Ça y est, ça y est, je t’ai attrapée !
    Et moi de rétorquer :
    – Ça ne compte pas, tu ne m’as même pas touchée !
    Et elle continuait à courir, complètement essoufflée
    Agitant le ruban comme un précieux trophée.

    Plus tard, évidemment, j’en ai fait une arme de séduction
    Suivant les conseils de ma Tante préférée :
    – Mille coups de brosse attisent la passion
    Alors je n’hésitais pas à compter, visant même le million …

    Et puis tu t’es mise à grisonner
    Je sentais bien, au fil du temps, que tu manquais de vitalité
    J’ai donc ressorti LA panoplie beauté
    Les huiles, les onguents, les enveloppements, tout y est passé
    Mais c’était reculer pour mieux sauter,
    Fatiguée, agressée, abîmée, fourchue,
    Tu n’en pouvais plus.
    J’ai dû me résoudre à te sacrifier :
    – Allez-y, coupez ! Injonction sans pitié
    Et tu t’es retrouvée, à mes pieds, à peine démêlée
    Ma chère natte sur le côté .

    Bon dimanche !

  11. Fanny dit :

    Cela fera bientôt deux ans que nous ne sommes plus ensemble, presque vingt quatre mois que je vis sans mon confident.

    Souvent, je m’attendris devant une photo posée sur mon cosy. Ce n’est pas celle d’une personne mais celle de mon chat.

    Il est là, qui me regarde de ses petits yeux doux et intelligents, couché sur le dos et les pattes en l’air, (sa position favorite), sur des lainages usagés que je lui avais donnés. Si je regarde cette photo fixement il me semble qu’il est vivant ; son pelage noir et blanc est bien peigné. Je me rappelle qu’il ronronnait lorsque je le brossais doucement.

    Maintenant, je me souviens du jour où il est entré dans ma vie. Comme il était petit ! Cette boule tenait sans peine dans le creux de ma main. Sa mère l’avait abandonné dans le garage et il miaulait à fendre l’âme et moi, attristée je l’avais soigné. Il avait grandi, il s’était embelli ; j’en étais très fière. Il était très bien élevé. Le matin, lorsque je me levais, je le trouvais sur une chaise près du feu ; il tendait son cou en avant et attendait sa caresse et moi, en récompense, j’avais droit à ma bise. Il me léchait le visage, mes joues étaient cramoisies mais je restais là accroupie devant lui ; j’étais heureuse ! Lorsque je rentrais de l’école, il me sautait dans les bras, il me serrait le cou de ses deux petites pattes, il me griffait bien parfois mais qu’importe. Il me montrait le réfrigérateur. Oui, il savait que je lui donnerais sa tranche de foie. Lorsqu’il était rassasié, il allait faire sa toilette près du feu. Il était jeune et je riais lorsqu’il prenait son élan pour sauter sur la porte d’entrée, (c’était son jeu préféré) ; il revenait à pas lents vers moi l’air radieux : il devait savoir qu’il m’amusait.

    Hélas, il n’avait que trois ans lorsqu’il est mort. Pendant les vacances, une nuit, il s’est fait tuer par trois chiens. Ma peine fut immense, insoutenable… Quelques jours avant de mourir il m’avait griffé la main et je considère la cicatrice que j’en ai gardée comme un souvenir qu’il m’a laissé.

    Il y a déjà deux ans qu’il m’a quittée ; mes sentiments à son égard sont toujours aussi forts que ceux du premier jour. Depuis, je n’ai plus eu d’animaux car il me semble que mon chat est irremplaçable. Je l’ai toujours considéré comme une personne et je crois qu’il le méritait bien.

    Chaque fois que je m’attarde sur cette photo des foules de souvenirs m’envahissent et les sentiments que j’en éprouve sont impossibles à décrire.

    (pour l’occasion j’ai déterré les archives de 1970).

    Bon weekend à tous. Fanny

  12. Christine Macé dit :

    Je m’étais dit que ce sujet-là allait la titiller, la réveiller, la faire sortir de sa cachette, qu’elle ne saurait y résister comme à chaque fois.
    J’attendais patiemment qu’elle pointe son nez : sans crier gare, elle s’installerait et je n’aurais qu’à l’écouter me souffler les mots, les phrases que j’attraperais au vol pour en faire une histoire.
    Mais elle n’est pas venue. Pire, j’ignore où elle a pu passer.
    J’ai tout inspecté, sous le lit, dans les placards et même au fond de ma mémoire : impossible de me souvenir quand elle s’est fait la malle, encore moins pourquoi !
    Je tenté de me raisonner : pas de quoi fouetter un chat pour une simple fugue !
    En désespoir de cause, j’ai fini par prier qu’elle soit juste allée prendre l’air, histoire de voir si l’herbe était plus verte de l’autre côté du pré.
    Le temps a passé, les jours, les nuits : j’ai cessé de compter.
    Dis, quand reviendras-tu, ma belle inspiration ?…

    Bon dimanche, Christine

  13. ourcqs dit :

    Cela fera bientôt deux ans que nous ne sommes plus ensemble,
    presque vingt quatre mois que je vis… sans toi.

    Nous savions que notre relation ne serait pas « éternelle », notre première encontre, brutale et inattendue fut pourtant le début d’une complicité sans faille .
    J’ai vécu ton départ, programmé d’un commun accord, comme toute séparation.
    Appréhension, vide dans mon corps, manque de ton soutien permanent. Temps long, temps interminable,
    Ce n’est pas facile d’apprivoiser une autre vie, autres regards. Tu m’avais préparée à affronter les doutes, à vaincre les hésitations pour le futur, mais se glissent toujours de surprenantes difficultés, l’inquiétude s’installe et parfois la méfiance.
    Depuis deux ans, j’ai tenté de vivre sans regrets, avec des rêves plein la tête , et j’ai réussi, j’ai re conquis autonomie et liberté !!!
    Merci à toi, ma « prothèse » ( plaque et vis) préférée, je sais que, pour toi, la vie a suivi un autre cours …….

  14. Clémence dit :

    Cela fera bientôt deux ans que nous ne sommes plus ensemble, presque vingt quatre mois que je vis…

    Vingt quatre mois que je vis, avec mes consœurs, au sein d’un paragraphe. Et quel paragraphe ! Les premières lignes d’un premier roman.
    Il y a bientôt deux ans, la touche « étoile » , appuyée par mégarde, nous avait envoyées au pays des astres et des désastres. (1)
    Cette expédition « ad patrès » ne nous avait pas permis de donner la quintessence de notre Grand Tout et nous en étions choquées. Mais, par chance, cette période ne fut pas de longue durée. Nous décidâmes de profiter du meilleur de cette déconvenue. Nous nous imaginions la solitude de notre écrivain(e) tout penaud ou penaude, bien plus dépité(e) que nous, devant son écran tout à coup muet et aveugle.
    Sans plus tarder, la première d’entre nous décida d’ouvrir ses mirettes sur tout ce qui se passerait autour de nous, la deuxième décida de prêter une oreille bienveillante à tous les bruits, la troisième choisit de humer les senteurs tandis que la quatrième choisit les saveurs. La cinquième, dont les mains virevoltaient en continu, annonça qu’elle serait attentive à la consistance des éléments nouveaux.
    Notre épopée était ainsi engagée sur une voie lactée prometteuse.
    Après une centaine de jours, nous croisâmes une météorite étrangéiforme et sombre. Elle grondait et crachait des sons iconoclastes. Elle dégageait des relents acres aux saveurs sulfureuses. Sa masse coléreuse provoqua en nous une contraction spiralaire de telle sorte que nous pûmes éviter la collision…Il était moins une !
    Remises de nos émotions, nous voguions tranquillement. Nous prenions plaisir à parler de nous, de notre passé, mais surtout de nos souhaits, de nos espoirs et même de quelques ambitions. C’est alors qu’une réflexion banale, certes énoncée par mégarde, suscita en nous une double peur : l’agoraphobie et la claustrophobie. Et si nous étions, pour l’éternité, perdues dans cet espace sans limites, sans repères… Et si nous ressentions, un jour, l’impression d’être confinées inexorablement dans notre minuscule paragraphe… le supporterions-nous ? Nous supporterions-nous dans cette double épreuve ?
    Nous en étions presque à notre trois centième journée de voyage et la saveur de l’inconnu commença à tourner : le sucré virait au « sucide », le salé virait au « samer », l’acide devenait « acré », l’amer versait dans l’amertume et l’umami en perdait ses délices. Le dégoût déferlait en dé-saveurs sur nos langues. Un bol d’eau fraîche serait le bienvenu. Et il arriva ! Sous la forme magnifique goutte d’eau.
    Les jours et les lunes s’alternaient sur notre Planète. Et même si nous étions à des années-lumière de notre terre d’origine, nous ressentions parfois des moments d’inquiétude et d’abattement en évoquant les événements sombres qui entachaient la vie quotidienne: les conflits et le mépris.
    De savants calculs nous révélèrent que nous avions déjà passé plus d’une année dans notre bulle voyageuse et nous en fûmes agréablement surprises ! Nous avions partagé tant de choses, tant d’émotions alors que nous étions dans le vide le plus absolu ! L’une d’entre nous résuma notre expérience par ce slogan :
    « Donnez quelques lettres et quelques chiffres à un cerveau, il en fera des merveilles ! »
    Bien que des étoiles de joie s’allumaient aux quatre coins du paragraphe, il arrivait qu’un peu de tristesse s’alanguissait dans un vase posé sur le coin de la table…. Mais ce n’était que passager…
    A ce jour, cela fait presque vingt quatre mois que nous vivons une odyssée extraordinaire. Nous ne savons pas ce qu’elle nous réserve encore, mais ce dont nous sommes sûres, c’est que l’imagination sera encore et toujours au pouvoir !
    ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
    (1) Entre2lettres, 5 janvier 2013. « Il tapait les premières lignes de son premier roman, quand, par mégarde, il appuya sur la touche « étoile ». C’est à ce moment que…. »

  15. Henriette Delascazes dit :

    Cela fera bientôt deux ans que nous ne sommes plus ensemble, presque vingt quatre mois que je vis sans, …
    La question fut ainsi posée par Pascal au cours d’une soirée apéro dinatoire entre vieux amis ! C’était un jeu entre nous, nous en avions l’habitude.
    On va faire un tour de table, puis on votera pour savoir qui possède le plus gros chagrin, ou peut-être la plus belle joie d’être séparé d’un bien ou d’une personne !
    Claire répondit aussi sec :
    — Vous allez être surpris par la légèreté de mes manques ! Cela a commencé par le cambriolage de la maison, il y a deux ans tout juste, et figurez-vous que l’on ne nous a volé que les jouets des enfants ! Prendre autant de risque pour si peu de choses, je trouve ça stupide. Ce n’était pas vraiment grave, on a racheté les mêmes jouets avant qu’ils ne s’en aperçoivent, ils n’y ont vu que du feu, mais cette incursion dans ma vie je l’ai ressenti comme un viol.
    — Moi, cria Hélène, c’est un collier en or et les boucles d’oreilles qui m’ont probablement été volés dans ma chambre d’hôtel en vacances. Je n’ai jamais pu le prouver, mais c’était le dernier cadeau de ma mère et j’en suis très affectée.
    — Attends, Claire n’a pas fini, elle a plusieurs manques !
    — Oui, on m’a aussi volé mon stéthoscope… mais je soupçonne un jeune patient qui a voulu s’affirmer en faisant un pari, il y a aussi enfin bref, des tas de broutilles qui disparaissent autour de moi et qui pourrissent ma vie.
    — Tu es sans doute distraite Claire, ou un peu désordonnée, répliqua Bastien, son mari.
    Ce fut au tour de Paul de parler, et l’on ne s’attendait pas à ce que cet homme fort viril, grand, costaud, macho à souhait allait nous annoncer, on crut à une boutade d’ailleurs !
    — Moi, je vais remonter dans le temps, j’avais 5 ans, et je prenais le train pour la première fois. J’étais fier, car en plus c’était un train de nuit, et l’on nous avait installés dans un wagon-couchette, cela existait encore. Comme je ne partais pas avec mes parents, ils m’avaient offert pour me réconforter, ou plutôt se rassurer eux-mêmes, un nouveau compagnon… un petit chat en peluche que j’avais nommé « Miaou » ! Je le serrais fort contre moi, mais à l’arrivée en gare au petit matin, encore ensommeillé, je l’ai oublié dans le wagon. Ce fut le drame de ma vie. Je hurlais, tapais des pieds, j’étais inconsolable. À l’arrivée ma grand-mère pour sécher mes larmes me promit de me racheter le même. Hélas, on ne retrouva jamais la même peluche. Des chats il y en avait des centaines, mais aucun comme le mien qui était vraiment exceptionnel. Je dus me contenter d’un chien en peluche que l’on appela bien sur « Oua-Oua », je l’ai gardé jusqu’en 6ème, mais mon « Miaou » m’a toujours manqué, et il m’arrive d’y penser encore. Maintenant, je vous autorise à vous ficher de moi.
    Le silence s’installa un instant et Jacques proposa une nouvelle tournée d’apéro. Nous avions tous une autre idée de Paul… il était soudain humain !
    — A qui le tour ?
    Héloïse s’y colla !
    — Je ne vais pas vous parler de mes déboires amoureux, vous les connaissez et ils sont trop longs à raconter, mais ce qui reste toujours en mon esprit est la perte au cinéma d’une magnifique écharpe Tie-Rack que j’avais reçu en cadeau de fête des Mères. Oubliée ou volée, je ne le saurais jamais, mais on ne l’a jamais retrouvée. Parfois, je l’imagine portée par une autre femme, qui ose la mettre à son cou sans vergogne, imbibée d’un nouveau parfum que le mien ! Je donne des silhouettes et des visages à cette inconnue et je m’invente des histoires.
    — Ton écharpe, elle est sans doute tout simplement dans un bureau d’objets trouvés, ou dans un caniveau !
    — Peut-être, mais comme Paul, je l’ai remplacé, mais je n’ai pas retrouvé la même, celle-là d’ailleurs était unique, car elle m’avait été offerte par mes enfants.
    Michèle nous parla de sa joie d’être débarrassée de sa voiture, Henri de celle de ne plus être addict au tabac…
    Chacun raconta sa perte marquante… sa voiture, ses papiers, son portable, son chien, son chat… !
    Mais ce que l’on constata à la fin de la soirée c’est que « nos pertes » n’étaient pas des pas des choses qui avaient transformé nos vies ni qui nous avaient envoyés chez un psychologue. Ce n’étaient pas des pertes vitales, mais ce sont les raisons de ces disparitions qui nous affectaient le plus, car on les trouvait injustes et inacceptables, sans réels mobiles, on se sentait spoliés.
    À ce moment de nos réflexions, Maroua, la jeune épousée du fils de nos amis, éclata de rire tout en passant le plateau de cornes de gazelle qu’elle avait confectionnées.
    — Vous êtes vraiment terre-à-terre dans votre génération, ou dans votre pays. Moi, ce qu’il me manque… ce sont les odeurs de mon pays, les marchés luxuriants de couleurs éclatantes, les pyramides de safran, côtoyant le vert de l’anis, le doré de la cardamome, l’écarlate du piment, et aussi l’odeur de la cannelle voisinant le curry, et le cumin, tant d’épices envoutantes, la fragrance des roses et du jasmin, les musiques enivrantes. Ici, tout est ordonné, coordonné, pesé, sous emballage, ici tout le monde est triste, enfermé dans sa propre vie et communicant à peine avec ses voisins. En deux ans, oui, j’ai trouvé un adorable mari et une gentille famille, mais je ne connais aucun de mes voisins. Ici, on court toute la journée, le soir on rentre épuisés, et l’on a tout juste la force d’un haussement de tête et un murmure léger pour se dire bonjour lorsqu’on se croise dans l’ascenseur. Ici, ce qu’il me manque c’est la joie, le soleil, et la communication et pourtant j’en ai fait mon métier.
    Nous étions sans voix, c’est vrai, cette jeune femme magnifique avait trouvé l’amour dans notre pays, mais nous espérions qu’il serait assez fort pour combler ce manque olfactif. Nous fûmes rassurés en observant les regards énamourés des jeunes mariés.
    Il n’y avait pas de quoi voter, car c’est vrai, nous n’étions réellement pas dans des situations dramatiques de manque !

    Bon week-end.
    Henriette

  16. Henriette Delascazes dit :

    Cela fera bientôt deux ans que nous ne sommes plus ensemble, presque vingt-quatre mois que je vis sans voiture, son entretien était devenu beaucoup trop onéreux pour mes petits moyens de retraitée ! Nous explique Michèle qui semblait toutefois galérer pour se déplacer.
    — Pourquoi n’achètes-tu pas un vélo ? lui conseilla Marie
    — Mais vous n’avez rien compris, ne plus avoir de voiture apporte un tel sentiment de liberté et tant que le plus ancien moyen de locomotion existant me permettra de me déplacer je ne changerai pas d’avis !
    — Ah bon, lequel ?
    — J’ai deux pieds et des jambes solides, le tram à 200 mètres de chez moi, des commerces à portée de pieds, des bus à gogo dans la région, le train qui peut me faire voyager jusque chez mes enfants, que demander de plus !
    — Où est la liberté là dedans ?
    — Je ne perds plus de temps à la recherche d’un éventuel emplacement pour me garer, ce qui très souvent m’amenait à m’arrêter dans un parking fort éloigné de l’endroit où je voulais me rendre, je n’ai plus la hantise de griller un feu ou d’un excès de vitesse, plus de soucis de l’augmentation du prix de l’essence, de penser à faire le plein, la révision de la voiture… tous ces soucis en moins, je me sens réellement libérée !
    — Oui, mais un vélo tout de même, insista encore Marie (adepte de ce mode de locomotion)
    — Parlons-en du vélo… Marie combien de vélos t’a-t-on volés ? Avoue !
    — Oui, c’est vrai, un vélo, çà se vole, mais je n’ai que de vieux vélos achetés au Bon Coin ou même chez Emmaüs
    — Tu te rends-compte du tracas… Va-t-il être encore là quand je vais sortir du magasin ? Ouvrir la porte du garage pour le ranger chaque fois que l’on s’en sert… Non, je ne veux plus de contraintes.
    — Qu’as-tu fait de ta voiture ?
    — On me l’a volé ! et j’ai juré de ne pas la remplacer. Mes pieds vont bien et me suffisent. Mon budget chaussures n’est d’ailleurs pas comparable, et cela me permet des tas de fantaisies que je ne pouvais m’offrir avant.
    Michèle commençait à s’énerver devant l’intrusion que faisait son amie dans l’organisation de sa vie.
    Marie, Francine et Nicole n’étaient toutefois pas convaincues.
    — Tu ne refuses tout de même pas que l’on t’amène à la découverte de la région avec notre voiture… répliqua Nicole la grincheuse (qui faisait d’ailleurs payer le trajet par quiconque mettait un pied dans sa Clio !)
    — Ne me le demande plus Nicole, d’ailleurs je ne te l’ai jamais réclamé, c’est toujours toi qui proposais des regroupements pour diminuer les frais.
    — Oui, là tu as raison, Michèle, Nicole exagère s’indigna Marie ;
    Francine, la plus raisonnable s’interposa :
    — Arrêtez toutes les trois, chacun peut se mettre la contrainte qui lui convient et qui s’arrange avec son mode de vie et son budget. Moi je ne suis pas choquée de payer un écot à Nicole, car je n’aime pas conduire la nuit, je n’ai pas le sens de l’orientation et angoisse à l’idée de conduire en dehors de mes parcours habituels. Je suis ravie de partager les frais avec Nicole.

    Elles avaient failli se disputer, mais c’était toujours ainsi lors de leurs randonnées pédestres du mardi.
    Chacune sa vie, chacune sa route… !
    Bon week-end
    Henriette

  17. Ca fait bientôt deux ans qu’ils ne sont plus ensemble
    On a coupé l’horloge du couple tac é tique

    Ils se sont séparés
    le bonnet é légant
    Et plus tard dans l’année
    récepteur é metteur

    Deux fois douze mois
    pour toi é moi
    Eternité
    rêve é veillé

    Que deviendront nos plats
    privés d’ail é chalotte
    Il faut, c’est convenu
    bien manger é picé

    Finis les jeux
    de mat é chec
    Finis l’union
    de vis é crous

    Vingt quatre mois que je vis sans mon alter égo
    je n’ai plus les moyens pour censure é motion.

  18. Thibault dit :

    Écouter
    En silence,
    L’ écho
    Des temps passés

    Vivre en aimant,
    C’est accomplir

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