Exercice inédit d’écriture créative 297

fritesRédigez le discours que tiendrait une frite
devant une assemblée de moules.

12 Responses

  1. Daisy dit :

    Mesdemoiselles,

    La découverte de la nouvelle carte est un scandale.

    En tant que représentant du syndicat de la frite et de la friture, le S2F, je tiens à vous assurer de notre soutien sincère et inflexible. Les frites ne laisseront pas tomber les moules. S’il n’y a plus de moules, il n’y aura plus de frites. S’ils s’obstinent à maintenir cette nouvelle carte, ils devront nous réduire en purée pour nous servir avec des steaks.

    Les filles, regroupons-nous et luttons !

    C’est un combat identitaire qui se joue ici. Est-ce que l’on va accepter de perdre notre couleur locale et de devenir une cafeteria comme une autre qui crache des steaks frites à l’heure de pointe ?

    Non.

    La fierté nationale belge nous étions, la fierté nationale belge nous resterons.

    Ensembles, unies. Pour la tradition. Pour le Roi.

    Le cours de la moule a augmenté, nous dit-on. Et alors ? Est-ce une raison pour tomber dans le commun, le vulgaire ? Non, absolument pas.

    Le restaurant ne peut plus se permettre des moules à ce prix, prétend-t-on. Les clients n’accepteront pas une augmentation du plat du jour, ajoute-t-on avant de brandir le spectre de la crise économique.

    Ne nous leurrons pas les filles : c’est la Belgique qu’on attaque ! La Belgique dans ce qu’elle a de plus sacré : sa gastronomie.

    Hauts les cœurs, les filles. Nous ne reculerons pas.

    Je tiens ici vous réaffirmer notre soutien inconditionnel. Nous, les frites, nous ne vous abandonnerons pas, même s’ils menacent de nous remplacer par des bâtonnets de carotte. Soyons sérieux : que peut un bâtonnet de carotte ? Se friter avec le céleri ? Ils ont besoin de nous. Ils ont besoin de nous et ils ne nous auront pas sans vous, les moules.

    Courage : ils ne nous laisseront pas mariner bien longtemps. Je vous prédis que la semaine prochaine, quelque soit le cours de la moule, l’ancienne carte sera rétablie.

    Vive les frites ! Vive les moules ! Longue vie aux moules frites !

  2. françoise dit :

    Rédigez le discours que tiendrait une frite 
devant une assemblée de moules.
    Chères compagnes en assiette,
    Je voulais vous dire tout le plaisir que nous éprouvons, moi et mes sœurs,lorsqu’on nous déguste ensemble.
    Dites-moi, est-ce que cela vous fait souffrir lorsqu’un détache votre byssus ?
    Nous sommes toutes fascinées par le fait que vous avez colonisé, si je puis dire, de nombreux pays ,l’Espagne où vous pouvez vivre, nous dit-on, jusqu’à 120 ans, le Canada, les côtes françaises, etc, etc…vous vous êtes même adaptées à l’eau douce de la rivière l’Our,par exemple, qui doit quand même vous semblez bien fade. Monsieur Hercule Poirot, le célèbre détective, en aurait été friand ; les mauvaises langues ajoutent que c’est à vous qu’il devait son embonpoint. Par contre, le Général de Gaulle aurait préféré celles de Bretagne. Des goûts et des couleurs çà ne se discute pas comme dit le dicton.
    Chère frite,
    J’ai apprécié votre discours. A mon tour, de vous dire mon plaisir de partager une assiette avec vous.Par contre, mais ceci doit rester entre nous, il faut que vous sachiez cependant qu’il est parfois difficile à certaines d’entre nous de se retrouver avec des consoeurs de différentes origines : ainsi les moules perlières supportent difficilement d’être mélangées avec celles d’Espagne ! Jusqu’où va se nicher le racisme, heureusement que nous ne sommes pas aussi stupides que les humains pour nous faire la guerre.
    Mais dites-moi d’où tenez-vous tout çà ?
    C’est un pêcheur du dimanche de moules à Varengeville sur Mer qui lors d’un picnic avec moules, frites, saucisson, etc, a parlé à un ami de vos diverses origines et une consoeur survivante nous l’a raconté.
    Oh là là, j’entends des bruits de couverts. Adieu ! J’ai été contente d’ avoir eu cet échange d’idées avec vous.

  3. Clémence dit :

    Rédigez le discours que tiendrait une frite devant une assemblée de moules.

    Mesdames et Messieurs,

    Il me revient l’honneur de clôturer ce colloque franco-belge qui nous a réunis en ces lieux prestigieux, autour du thème : « Les french potatoes peut-elles entrer dans les moules ? »
    Je voudrais d’abord remercier tous les intervenants et souligner leurs compétences ainsi que la qualité de leurs exposés.
    Mes remerciements vont également aux organisateurs du colloque et aux mécènes dont la générosité est légendaire.
    Je tiens à féliciter tous les participants et participantes pour leur intérêt sans faille lors des exposés et au cours des rencontres en groupes de travail.

    Je ne puis résister à reprendre, sous forme humoristique, le rôle de notre belle Désirée, évoqué le premier jour.
    Qu’elle soit tranchée, découpée en cubes, en quartiers ou en bâtonnets, elle a toujours la frite ! Que l’on tente de l’écraser en purée ou de l’évider, elle résiste courageusement et prend soin de ne pas se tailler. Toujours ignorée de Désirée, la vengeance est exclue de ses secrets de bonne cuisine.

    Le thème de la deuxième journée, inutile de vous le rappeler, introduisait la notion de moule. Que celui-ci fut moule à gaufre, à tarte ou à charlotte, nous retenons que toutes les bonnes pâtes prirent plaisir à s’y couler voluptueusement. Et comment ne pas évoquer, une fois de plus, le moule à Madeleine tant aimée et chérie par Marcel ou le moule à manqué qui honora la maladresse de Caroline et Stéphanie Tatin…

    Je terminerai donc mon allocution en citant mon ami André Brink :
    « On finit toujours par se mouler dans les costumes que les autres nous taillent. » Mais revendiquons haut et fort: que l’équilibre soit juste entre « sur-mesure » et « liberté créatrice »!

    Mesdames, et Messieurs, je vous invite à rejoindre la salles « Fontes et Emaux »  pour le repas de clôture de ce cent-quatre-vingt-sixième colloque. Repas en toute simplicité qui honorera une fois encore notre devise séculaire:
    «   Peu importe le moule pourvu qu’on ait la frite »

    © Clémence.

  4. swidou dit :

    Et pourquoi suis-je la dernière frite? et pourquoi vous me regardez comme ça, bande de moules grandes ouvertes prêtent à vous faire bouffer par un vieux port fier de sa braderie et qui mange son moule frite de merde avec ses mains pleines de crasse?

    Mais en même temps, je me plains d’être la dernière frite. même ce vieux port ne veut pas de moi. toutes les frites ont déjà été mangées.

    Et oui mes chères moules, ce n’est pas parce que je ne suis « qu’une frite » que je n’ai pas le droit de faire moi aussi une crise existentielle.

    faites attention les gars, il préfère les frites mais vous aussi il vous bouffera comme il a bouffé tous ceux de mon espèce.

    et vous vous êtes là, la gueule grande ouverte, insouciants, à attendre de vous faire bouffer parce que c’est votre « destin » d’aliment?

    finalement nous sommes coincés dans la même assiette.

    au fond, je suis partagée entre l’espoir de rejoindre mes comparses dans son estomac et l’envie de rester une frite encore quelques secondes.

    Et nous ne sommes pas très différents, mais nous attendons simplement d’être mangés autrement car les préférences du « vieux port » sont telles qu’elles sont.

    Si je dois être la prochaine, ce qui est plus que probable, je vous souhaite à toutes, mes chères moules, de profiter le mieux possible des quelques minutes qui vous restent.

  5. Isabelle Pierret dit :

    La frite et les moules

    Enregistrement pirate, du musicien Jacky la frite , s’adressant à son groupe, les Moules Flottantes

    Mesdames, mesdemoiselles, êtes-vous prêtes?

    Ceci est notre dernière répétition avant le concert de ce soir.
    Vous êtes très attendues, vous le savez…. Alors, j’veux l’meilleur:
    les bouchots, je souhaite que vous fassiez vibrer vos cordes avec beaucoup de sensibilité. Pour les petites jeunes, du tonus , de la folie mais pas de dégrappage! De la finesse et de la subtilité : mettez du sel dans la partition!
    Les « pleines eaux », sur cordes, lâchez-vous, c’est le moment de faire du bruit, faut qu’ça vibre!
    Comme au saxo, éclate-toi les branchies, et fais suinter les frites dans la salle !
    A la batterie et à la basse, allez-y, remuez vos caisses, vos coques et vos bivalves: on veut du son, du bruit, de la coquille qui claque, c’est l’été , faut qu’ça pète ou qu’ça dise pourquoi.
    Et puis, toi, à la contre-basse, n’attends pas la prochaine marée pour démarrer, faut enchaîner direct, et tu vas t’éclater!
    La flûte, si tu veux qu’on trouve naturelle ton embouchure, vas-y, lâche-toi, on n’joue pas un concerto, mais un moules-jazz, et ça, ça swingue!
    Nous, on n’est pas des perles, mais on sait s’amuser, va falloir tout donner, hein, les filles ?
    Je compte sur vous pour quitter vos costumes de pingouins et proposer un moment déjanté dans la meilleure tradition normande, compris, les filles ?
    Et puis je vous rappelle, que si tout va bien, on a une tournée prévue dans l’Entre-deux-mers le mois prochain, et là va falloir les épater, les huîtres et les pains beurre !
    Allez, on va arroser tout ça avec une blanche bien longue! Et ensuite, on passera un super-moment! Merci, les filles, j’vous dis moules!

  6. Mes chères amies
    Je me présente à vous aujourd’hui en messagère d’une excellente nouvelle. Cet été fera date dans les annales de nos relations bilatérales ; Une trève vient d’être signée par nos principaux prédateurs et nous ne verrons pas cette année l’hécatombe habituelle qui afflige nos rangs tous les ans à l’orée de l’automne, dans cette ville en folie baptisée capitale des Flandres.
    Cette année donc, je compte pour ma part prendre du bon temps en allant me faire dorer sur les plages de Copacabana, allongée dans une nacelle, à écouter de la bonne musique sans subir de friture, à jouir du spectacle sportif, dans un pays civilisé où les moules-frites ne sont pas au menu. Pour votre part sans doute vous préfererez la Bretagne aux cotes découpées ou les rivages vivifiants du nord. Prenez garde seulement à la marée basse, aux nombreux touristes et à leur progéniture armée d’un petit seau, qui « s’ amusent » à ramasser quelques malheureuses moules attardées sur les rochers ! Mais pour une fois, cette année,vous ne serez pas victimes de la surpêche due à l’approvisionnement de cette braderie gargantuesque, et vous pourrez vous reproduire, soigner votre couvée et faire la moule sur les plages en toute quiétude. Ah !! Que l’été sera bon ! Aaaah ! Que les vacances s’annoncent sereines !
    Et à la rentrée, nous pourrons reprendre notre coopération et nous accorder sur les mesures de soutien actif aux acteurs de la Cuisine Diététique, qui pronent le bannissement des indigestes « moules frites » de leurs menus.
    Courage, mes amies ! Persévérons ! Nous avons gagné une manche, dans des circonstances tragiques certes, mais voyons cela comme un encouragement à poursuivre notre combat pour une juste cause et une réhabilitation de notre condition ! Consoeurs, libérons définitivement les moules et les frites de l’odieux cannibalisme dont elles sont les victimes !! Nous vaincrons, assurément, car notre cause est juste !!!!
    (Et à la fin du discours, «  La paimpolaise » est reprise en choeur par l’assemblée en délire, dans un vibrato émouvant…),

  7. Michel ROBERT dit :

    Mes chers compatriotes,

    Si je vous ai fait réunir en ce jour dramatique de la plus grande pénurie du siècle, c’est bien dans le but que tous, sans exception nous nous coalisions contre ce fléau barbare que nous n’avons pas encore identifier. A cet instant précis où je vous parle, les plus grands spécialistes de la pomme de terre travaillent d’arrache-pied sur les causes de ce phénomène qui vient de traverser nos frontières.

    J’ai moi-même confié cette mission au premier ministre et celui-ci s’est exécuté avec la plus grande célérité pour éplucher les données qui viennent de l’Europe entière. En ce sens, nous avons pu constituer un ensemble de paramètres pour faire front et butter l’ennemi dans les plus brefs délais. Notre tâche qui est celle de défendre nos tubercules à commencer par les plus faibles n’est pas aisée, je vous le concède. Mais j’accorde toute ma confiance au premier ministre qui prend d’ors et déjà les mesures nécessaires pour éradiquer ce mal insidieux et je sais qu’il ne sera pas économe de ses efforts.

    A partir des éléments fournis par nos services secrets et en collaboration avec les laboratoires Mac Rémifa et Mac sollasi nous sommes, c’est une question de jours, sur le point d’identifier le bacille coupable puisqu’il n’en reste qu’un. Nous sommes en train d’explorer cette voie et nos progrès avancent à pas de géant. Nous le savons, la lutte sera longue et difficile mais nous mobiliserons toutes nos huiles pour atteindre et garantir notre succès. Ensemble ! Nous vaincrons je vous le promets !

    A cet instant, les moules applaudirent bruyamment pendant plus de cinq minutes. Le président eut peine à reprendre la parole. Il s’y repris à plusieurs fois.

    Et !… Et !… Soyez sûrs que nous mettrons tout en oeuvre pour pallier ce manque qui atteint le moral de tous nos consommateurs. La production des moules sera multipliée par quatre et tous les moules, du plus petit au plus grand, seront désormais fabriqués dans un matériau imputrescible afin d’éviter toute contamination extérieure.

    A ce moment, tous les moules rassurés déchirèrent et firent remonter la cote du président de quarante degrés. Le moule du premier rang, s’adressant à son collègue du syndicat des moules : « Il a vraiment la frite ! »

  8. Jean Louis Maître dit :

    Ô Moules !
    Ô molles et succulentes bouchées avidement piochées grâce à la pince offerte « gratis pro deo » aux doigts de l’humanité gourmande par le sourire nacré de votre coque, sous la chaleur d’un foyer entrebâillée !
    Ô Mollusques acéphales, attachés et attachants !
    Ce n’est pas à votre cerveau que s’adressera ce discours, mais à votre cœur !
    Moi, pauvre frite ordinairement offerte aux foules affamées, oblong bâtonnet de Bintje rissolé dans la graisse de bœuf…
    Moi, encore toute jeune frite, poussée sur le devant de la Cène par mes sœurs en friture restées pantoises… (et l’imagination débordante de Pascal Perrat…)
    Moi craquante et virginale chipette finement saisie entre deux doigts graisseux avant d’être engloutie sous une rincée de Lambic !
    Je hisse le pavois de la révolte et je vous adresse cette supplique :
    Remuez-vous !
    Je ne parle pas de vous secouer les échalotes brunissant dans une noix de beurre et un verre de vin blanc qui vous servent de marinière !
    Non !
    C’est vous qu’il faut bouger, mes Moules !
    Quittez le catin !
    Lâchez les rochers où vous êtes accrochées ou les bouchots fichés dans l’estran !
    Décollez-vous le byssus pour défiler avec nous sur le pavé lillois !
    Magniez-vous le train, si je puis me permettre !
    Sortez enfin de votre coquille !
    Nous, frites, nous nous sommes dressées sur notre petit bout, enfin… surtout moi ! dégouttant de mayonnaise au sortir de la baraque, et avons serré les rangs d’un défilé qui, sans vous, ferait bien piètre figure !
    Le temps est venu, mes Moules, de relâcher vos deux muscles adducteurs et d’ouvrir la bouche afin de crier, avec nous, tous ensemble, tous ensemble, ouais ! notre profond dépit !
    Notre union sacrée née outre-quiévrain est en péril !
    Vos cinq mille quintaux, pour le moins, consommés en trois jours, associés à notre bonne trentaine de tonnes, hors sel et sauce, avidement englouties lors de la première fin de semaine de septembre plongeaient jusqu’alors bradeux et chineurs de toute l’Europe dans une liesse montagneuse qui décorait les devantures de la capitale des désormais « Hauts-de-France » où les tenanciers d’échoppes ribaudeuses rivalisaient de hauteurs sommitales fournies par vos exosquelettes bivalves d’un coup de langue nettoyés et suçotés par les badigoinces lippues des chalands avant d’être jetés sur le pavé et comptabilisés le lundi matin par une Voix du Nord émue !
    Ces « Hauts-de-France » qui dorénavant nous donnent le haut-le-cœur, je n’ai pas le peur de le dire !
    Berck !
    En effet, et subséquemment, dans la crainte de violences ourdies et, j’ose le dire, perpétrées par les sbires ombrageux de sectateurs pseudo-mahométans et leurs séides endoctrinés comme en l’an quarante et préférant la semoule à la moule, notre première échevine, notre Martine des Trente-Cinq-Heures, notre Jeanne Dark Vador, la mort dans l’âme, dit-elle, a décrété la suspension de la multi séculaire braderie qui nous unissait, nous réunissait, nous réjouissait, nous laissant ébaubis !
    Mais…
    C’est qui qui paie la note ?
    Faute de bras au bout desquels je vous inviterais à brandir le poing, si vous en eussiez eu, Ô mes Moules qui en êtes dépourvues, sinon, ils vous en tomberaient ! et vous, leurs émules coquillages de tous bords de mer ! ce sont les branchies que je vous invite à brandir, afin de crier avec nous :
    « Pour une frite forte !
    Unissons-nous ! »
    Ouais !
    « Pour que la moule dure !
    Restons ferme ! »
    Ouais !
    Et puisque tout finit par l’échanson, je lève ma Gueuze et mon cornet et je vous invite à entonner avec moi ce chant d’espoir, mais semé d’embûches :
    « Unissons-nos forces !
    Aubry, t’es foutue, toutes les moules sont dans la rue !
    Et que vive la braderie de Lille pour des siècles et des siècles ! »
    Amène !

  9. Catherine M.S dit :

    Avis à la population

    Mesdames, Mesdemoiselles,
    Il faut que je vous dise
    En toute franchise
    Mais avec le coeur serré
    Nous allons devoir nous séparer
    A la fin de l’été.
    En effet,
    Avec brutalité les autorités
    Ont décidé de mettre un coup d’arrêt
    Aux festivités de la rentrée

    Ch’ti comprends pas
    Ch’ti n’admet pas

    Il paraît que c’est au nom de la sécurité
    Voyez-vous ça !
    Vous allez devoir vous faire avaler ailleurs
    Dans notre contrée vous n’êtes plus en odeur de sainteté
    Oh la la qu’ai-je dit là
    Je vais me faire griller …

    Ch’ti comprends pas
    Ch’ti n’admet pas

    Allez mes amies, prenez vos oignons sous le bras
    Et sauvez-vous d’ici
    Où vous ne valez plus tripette
    Cette année, à Lille, ce n’est plus le paradis
    Alors rendez-vous en 2017.

    Une frite éplorée

  10. Jean-Pierre Peyrard dit :

    – Une pour toutes, toutes pour une ! dit-elle.

    – Y a pas à dire, elle préfère faire de la mousse que se taire !
    – Une vraie tête de tarte à gnons !

  11. MARBOT dit :

    Chers patatriotes,

    Je vous ai compris.
    Invertébrés de toutes origines, mollusceons nous.
    Le temps est venu de se remonter la manche et faire bouillir la cocotte pour nourrir la Franche.

    Une fois n’est pas coutume, je vous fais une promesse : cette année, les impôts on s’en palpe ! On s’ouvre, à ce nouveau challenge et on garde la frite !

    Fruit d’une génération nouvelle et économe, je vous le dit : poussez l’enfant de tubercule dans l’urne !

    D’une frite à une moule, il n’y a qu’un repas. Alors mettons nous à table, et votez pour moi!

    Discours ambivalvent du leader Patatoîde s’adressant à un peuple de moules

  12. durand dit :

    Chères collègues!

    Je viens comme vous, il y a à peine une heure d’apprendre la triste nouvelle. La braderie de Lille, cette année n’aura pas lieu.

    Je vous sens en colère contre l’incroyable décision de la mairesse. J’ai pu la rencontrer en audience privée.

    Ne vous inquiétez pas, il ne s’agit pas d’une mesure préélectorale tendant à défendre l’idée des 32h de travail par semaine de marées.

    Sa décision repose essentiellement sur des raisons de sécurité.

    Le moment était venu qu’elle se penche enfin sur notre quotidien.

    Pour avoir vu des tas de coquilles entassés sur les trottoirs avec bien peu de respect pour les dépouilles, je reconnais qu’il était temps de prendre des mesures d’hygiène morale afin que vous soyez enterré dignement.

    Moi-même, j’ai croisé plus d’une de mes consœurs,
    échouée au fond d’une barquette le long d’un caniveau en principe réservé aux déjections de canidés.

    C’en était trop. Moi qui suis du pays, je peux témoigner que notre mairesse, authentique fille des Hauts de France a pris la bonne décision en son âme et conscience, au-delà des petits calculs et des coups de pied sous la table dans les partis.

    Je peux entendre que certaines de vous, importées de Hollande ou d’Espagne aient du mal à comprendre ce discours. Et c’est bien pour cela que ce matin, j’ai décidé de prendre la parole, comptant également sur le civisme de mes camarades pour dédramatiser l’évènement.

    Mais moi-même, je ne me défilerai pas. En tant qu’élue, qu’il vente ou qu’il pleuve (même pas peur), je serai toujours présente pour expliquer et réexpliquer ce qui peut paraître incompréhensible à première, à deuxième et à longue vue.

    Je rappelle à nos syndicats que toute manifestation est interdite tant que les mesures d’assainissement ne seront pas clairement mises en place et cela dans le respect de toutes les religions, tentant de prôner l’amour du prochain repas et ayant éliminé de leurs diktat le soi-disant pêché de gourmandise.

    Vive NOUS!

    La Voie de Chnord, le 06/08/2016

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