Exercice inédit d’écriture créative 157

Ange

Ils s’étaient rencontrés sur plus-jamais-seul.com

Elle lui proposa un rendez-vous rue de la Fidélité, dans le 10e

il décida que ce serait rue de la Liberté dans le 19e

Leurs anges levèrent leurs ailes au ciel, ça s’engageait mal

 

16 Responses

  1. Clémence dit :

    Ils s’étaient rencontrés sur « plus-jamais-seul.com. » Elle lui proposa un rendez-vous rue de la Fidélité, dans le 10e , il décida que ce serait rue de la Liberté dans le 19e . Leurs anges levèrent leurs ailes au ciel, ça s’engageait mal…

    Chapitre 1. LUI
    Lui en avait assez des temps perdus et des combats sans fin pour trouver sa belle. Il en avait assez d’y laisser des plumes à chaque fois d’autant plus qu’il n’était pas particulièrement belliqueux.
    Ses traits de caractères étaient simples.
    Il appréciait sa bande de copains, mais un brin de solitude ne lui déplaisait pas de temps à autre.
    Il était très réaliste, mais laissait aussi un soupçon de place pour le rêve.
    Il aimait la vie, la vie tranquille, aux grands airs de liberté.
    Dès les premiers jours de printemps, il s’accordait une foultitude de pauses sur les dossiers des bancs publics et son œil vif observait avec malice les jeunes filles et femmes en robes légères. C’est à cette période qu’il était le plus détendu, le plus joyeux, en harmonie avec cet air de fête qui rendait le monde heureux. La vie était facile. Un peu de mélancolie tout de même lorsqu’il voyait ses copains se pavaner avec leur petite fiancée. Et c’est cette touche de mélancolie qui lui donna l’idée de consulter les ite : « Plus-jamais-seul.com »
    Profil :facile, voir ci-dessus. Pseudo? Marcel, pourquoi pas ?
    Chapitre 2. ELLE
    Elle en avait assez des temps d’attente et des combats de coqs arrogants où le plumage l’emportait sur le ramage. Elle en avait assez de ces combats de rue où parfois, les protagonistes finissaient même par l’oublier. Elle en avait assez aussi de dépenser une fortune en fards, parfums, parures et colifichets pour attirer le regard du futur élu.
    Ses traits de caractères étaient agréables et sobres.
    Elle appréciait sa bande de copines pour faire du lèche-vitrine et piailler en terrasse, commentant les tenues de ceux et celles qui les portaient. Cependant, un brin de solitude ne lui déplaisait pas de temps à autre pour regarder un bon film ou simplement buller.
    Elle était très réaliste, mais se prenait encore à rêver au prince Charmant, qui, un jour viendrait….
    Elle aimait aussi la vie, la vie tranquille, aux grands airs de liberté.
    Dès les premiers jours de printemps, elle s’accordait une foultitude de pauses sur les dossiers des bancs publics et son œil vif observait avec malice les jeunes gens aux tenues plus décontractées. C’est à cette période qu’elle était la plus détendue, la plus joyeuse, en harmonie avec cet air de fête qui rendait le monde heureux. La vie était facile. Un peu de mélancolie tout de même lorsqu’elle voyait ses copines se pavaner au bras de leur mari, riant aux éclats en poussant un landau…. Et c’est cette touche de mélancolie qui lui donna l’idée de consulter le site : « Plus-jamais-seul.com »
    Profil :facile, voir ci-dessus. Pseudo? Edith, pourquoi pas ?
    Chapitre 3. EUX
    Au même moment, ils trouvèrent leur pseudo. Ils entamèrent les balbutiements précurseurs d’échanges sans fin !
    Fabuleux ! Ils étaient faits l’un pour l’autre.
    Traits de caractères proches, pas de risque de clash ;
    Goûts artistiques : les mots ne seraient même pas nécessaires, un regard, un frôlement suffirait.
    Habitat  et coutumes : similaires. Cerise sur le gâteau, ils habitaient deux arrondissements contigus à Paris.
    Ils voguaient tous les deux sur de petits nuages en forme de nids douillets, en forme de fleurs, en forme de cœurs mais tardaient à effectuer le grand saut.
    Elle envisagea une première rencontre, pas trop loin de chez elle, on ne sait jamais. Dans une rue animée, mais pas trop, bruissante et non bruyante, verdoyante, mais point de trop non plus…Elle proposa la rue de la Fidélité à proximité du 10 (clin d’œil implicite sur cette valeur à partager) . Il la reconnaîtrait avec son petit ensemble beige…
    Au même instant, il envisagea qu’il était temps de faire réellement connaissance. Pas trop loin de chez lui, au cas où la princesse aurait des airs de Javotte ou Anastasie de Trémaine…Pavillons coquets, rue tranquille, arborée de préférence …Il proposa la rue de la Liberté à proximité du 19 (clin d’œil implicite sur cette valeur à partager). Près du petit muret blanc. Elle le reconnaîtrait à son costume beige…
    Ils cliquèrent au même moment sur « envoyer ». Les réponses se croisèrent.
    Stupeur et tremblements partagés. Leurs couleurs pâlirent d’un seul coup. Premier point de désaccord : il portait sur le lieu de la première rencontre .
    « Mauvais augure pour les prochaines rencontres, et pire encore quant à la fixation d’un domicile commun. » pensèrent-ils de conserve.
    Elle renvoya un message lui expliquant sa déception, mais en maintenant sa proposition.
    Il fit pareil.
    Chapitre 4. QUAND D’AUTRES S’EN MELENT
    A cet instant précis, leurs anges perçurent une odeur de roussi grandissante. Allaient-ils à leur tout entrer dans le conflit par ailes interposées ? Allaient-ils conforter leur protégé, chacun campant sur leurs positions  apportant en renfort des arguments de poids? A ce rythme là, on n’en finirait jamais, cela se terminerait comme dans le film « La guerre des Roses », l’apocalypse absolue…
    Elle lui envoya un ultime message : «  Cher Marcel, j’ai passé de bons moments avec toi. Je nous voyais dans un nid douillet à nous murmurer « plus jamais seul(e). Étant donné que tu campes sur tes positions, j’attends jusqu’à ce soir, puis, je me désinscris du site. E.» Elle piaffait de lire sa réponse .
    « Chère Edith, j’ai passé de bon moments avec toi. Je nous voyais déjà parcourant la ville Lumière, pépiant « liberté chérie » et nous dégottant de petits abris bien sympa lorsque la fatigue nous écraserait. Étant donné que tu campes sur tes positions , j’attends jusqu’à ce soir, puis, je me désinscris du site. M. » Il piaffait de lire sa réponse.
    EPILOGUE
    Le soir même, il s’inscrivit sur le site «  Plus-jamais- une-seule .com »
    Le soir même, elle s’inscrivit sur le site « J’aime être seule.com »
    Nos deux piafs, célibataires mais monogames par tradition pour une saison, avaient encore de beaux jours devant eux, site de rencontre ou pas… sous le ciel de Paris…

  2. Smoreau dit :

    Merci. Un ange qui a de la bouteille !

  3. ourcqs dit :

    Bravo à S moreau ! et à son ange farceur et clairvoyant …

  4. Smoreau dit :

    Un ange habile, médiateur de métier, proposa le restaurant « Liberté et Fidélité » . Prix minoré pour les couples légitimes. On y servait des mets sucrés-salés, des entremets mêlant chaud et froid. Cet ange savait que l amour fusion n avait qu un temps. Il en avait vu des couples collés-collés se déchirer. Non ! 1 et 1 ne font pas UN ! Chacun reste entier pour le meilleur et pour le rire. Pas de pire quand on reste soi. Du plaisir quand l on devient soi à côté de l autre. On ne perd pas sa liberté quand on se tient la main.
    Fidèle à soi, fidèle à l’autre = bonheur à deux.
    Je vous donne l adresse, 2 rue de l’union, à l angle de la rue de l’engagement.

  5. Sabine dit :

    Je ne suis pas du tout d’accord avec vous, « Veilleux ». Pour moi, le cliché c’est la femme avec l’amant dans de placard pendant que le pauvre mari s’échine au boulot.Donc la proposition de Pascal est à l’opposé. Chacun son point de vue!
    Mais pourquoi ne pas poster un texte avec votre introduction? Personne ne va vous taper sur les doigts. Au contraire, ce serait un nouveau point de vue parmi les autres textes.
    Bonne journée à vous.
    Sabine

  6. Pascal Perrat dit :

    Vous avez raison de souligner ce cliché, ou disons plutôt cet a priori.
    Quand j’invente un exercice, je cherche une idée et lorsque je la trouve, j’oublie souvent de bien l’examiner.
    Merci pour votre réaction, elle rétablit un bon équilibre

  7. veilleux dit :

    c’est fou ce que notre culture ou notre éducation véhiculent. J’avais juste une suggestion -un peu féministe oui- à faire au niveau de la consigne de départ.
    et si l’on inversait juste :
    ELLE lui donna rdv rue de la LIBERTé
    et LUI, rue de la fidélité…
    ça pourrait être bien aussi, non ???
    (inutile de publier, ça me démangeait juste de souligner la représentation femme/homme un peu cliché…j’avoue ça m’irrite un peu !)
    Bravo pour votre blog sinon, c’est super :))

  8. Sabine dit :

    Aïe
    C’est l’ange d’Il LE convoqua, ça change tout!

  9. Sabine dit :

    Ils s’étaient rencontrés sur plus-jamais-seul.com. Elle lui proposa un rendez-vous rue de la Fidélité, dans le 10e. Il décida que ce serait rue de la Liberté dans le 19e. Leurs anges levèrent leurs ailes au ciel, ça s’engageait mal.
    L’ange d’Elle la convoqua, retrouvons-les ici, assis sur le bord d’un trottoir, les pieds dans le caniveau.
    L’ange d’Elle :
    – Tu exagères. Fais un effort. Pour un premier rendez-vous, ne lui demande pas de jurer fidélité.
    Elle :
    – Tu déconnes, l’ange. J’tapine depuis trop longtemps. J’me fais vioque. Si j’prends un michton, c’est pour m’caser. Finie la batifole. La bague au doigt, la bagnole et trois mouflets sinon rien. Non négociable.
    L’ange d’Elle :
    – Donne-lui rendez-vous rue de l’Hésitation.
    Elle :
    – Nib.

    L’ange d’Il la convoqua, retrouvons-les ici, assis sur un toit, les pieds dans la gouttière.
    L’ange d’Il :
    – Vous exagérez, faites un effort. Ne lui annoncez pas que vous la tromperez dès le premier rendez-vous.
    Il :
    – Vous savez, l’ange, j’ai toujours vécu comme un chien fidèle avec la même femme. Une voiture, une maison, trois beaux enfants, les vacances au mois d’août, noël chez la belle-mère…Je m’ennuyais ; j’ai divorcé pour mettre un peu d’exotisme dans ma vie.
    L’ange d’Il :
    – Donnez lui rendez-vous rue du Hasard.
    Il :
    – Hors de question.
    L’ange d’Il et l’ange d’Elle se réunirent, assis sur un fil électrique.
    – Ils sont faits l’un pour l’autre, mais ils ne le savent pas. Il faut les rassembler.
    – Nous devons les tuer. Saint-Pierre fera le reste, il me l’a promis.

    Une voiture passa et renversa Elle, encore assise sur le bord du trottoir.
    La gouttière céda, il tomba sur le trottoir, juste à côté d’Elle.
    Et Saint-Pierre fit le reste.

    ©Margine

  10. Pascal Perrat dit :

    Inutile de dire que vous connaissez Paris
    comme « votre proche »
    C’est une bonne idée

  11. ourcqs dit :

    …. leurs anges levèrent les ailes au ciel…, ils n’allaient pas les laisser s’engager vers la R des Vinaigriers, faisant halte impasse des Solitaires ou Gît le Coeur. Fallait-il envisager un passage R des Vertus pour retrouver R du Paradis ? Ils savaient comme tous que la R de l’Enfer est pavée de bonnes intentions. Flâner bd de la Madeleine avec Proust, ou sur le Pont des Arts avec Rimbaud et Apollinaire , serait sans aucun doute de bon conseil. On les reconnut passage du Désir, loin des Soupirs, échafaudant des projets R de Venise.
    Les séraphins avaient-ils invoqué tous les Saints, Antoine,Michel, Placide, Honoré ??

  12. durand dit :

    Merci Sabine!

    Merci de m’autoriser à vous faire sourire! Merci de m’appeler « Durand » ou « Jean de Marque ».

    Merci de m’appeler « Tout court »

    Sauf quand on me siffle…en principe, je me dérange…pour partager.

    Jean de Marque….non pas pour la particule comme le croient nombre de mes biographes (23, au dernier décompte), mais à cause du pantalon râpé bleu qui me transporte, faute d’avoir le temps de cheminer sur les côtelés d’un velours.

    Animicalmement!

    JdM

  13. Sabine dit :

    Bravo « Durand », je fais partie de vos fidèles lectrices, comme Antonio, vous me faites souvent sourire!
    J’adore l’évolution de vos séraphins dans ce texte.
    Sabine

  14. Véronique dit :

    Ils s’étaient rencontrés sur plus-jamais-seuls.com.

    Elle lui proposa un rendez-vous rue de la Fidélité dans le 10ème. Il décida que ce serait rue de la Liberté dans le 19ème.

    Leurs anges levèrent les ailes au ciel, ça s’engageait mal.
    Elle arriva à l’heure comme toujours, avec même quelques minutes d’avance car elle détestait se sentir en retard et être obligée de se dépêcher.
    Il arriva avec trente minutes de retard sans se soucier de celle qui était en train de l’attendre. Il s’excusa d’un grand sourire charmeur et il sembla immédiatement satisfait du résultat car elle lui dit : « c’est pas grave. »
    Il voulut marcher quelques pas pour faire connaissance dans la pénombre légèrement éclairée de la rue. L’attente l’avait frigorifiée et elle préféra s’engouffrer dans la première bouche de métro.
    Direction Palais Royal dit elle, non ce serait République pour lui.
    Alors à peine rencontrés ils se quittèrent sur le quai du métro, lui en pensant à sa soirée finalement seul mais pleine d’espoir de rencontres, elle en se disant qu’elle allait retrouver son chat Fidèle endormi sur le grand fauteuil du salon.

  15. isabelle hosten dit :

    Ils s’étaient rencontrés sur plus-jamais-seuls.com.
    Elle lui proposa un rendez-vous rue de la Fidélité dans le 10ème. Il décida que ce serait rue de la Liberté dans le 19ème.
    Leurs anges levèrent les ailes au ciel, ça s’engageait mal.

    Elle, avec sa gueule de chérubin droit sorti des huiles de Giotto, lui et son torse glabre, bombé à la fonte qui le précédait. Ca sentait le choc culturel des phéromones. Sarah, elle était belle comme une figure biblique. Elle portait sa solitude en emblème, un stigmate qui saignait plus que de raison, un coeur cousu à même la peau comme le ruban de Jean de Florette. Et ses yeux d’agate plus profonds que la Seine et tous les amours du pont Mirabeau. J’aurais bien avalé du Prozac ces derniers mois, si tant est qu’un ange gardien possédât un estomac et le métabolisme qui allait avec. Le souffle divin puait la déréliction. La peine de Sarah, son isolement devenaient contagieux. Les esprits les plus saints n’étaient pas a l’abri. Mais là…Le David, elle avait bizarrement visé, carrément improvisé. Bien qu’il me rappelât la figure éponyme de Michel Ange, l’objet de quête de ma protégée en promettait de belles. Je me frottai les ailes, me grattai l’auréole et songeai que les apparences trompaient parfois. Le bellâtre recelait peut-être des trésors de sensibilité et l’arsenal complet du colosse au coeur d’argile. Mais surtout des biceps à réduire les espoirs, à broyer les élans. Tellement pas son style. Sarah n’avait pas choisi sur photos. Le site interdisait les portraits pour éviter des mensonges supplémentaires. J’ imaginai le catalogue encyclopédique des conquêtes féminines de ce genre d’animal. Impossible de la prévenir. Le premier rendez-vous de Sarah depuis dix huit mois ne pouvait se réduire à un délit de sale gueule. Je laissais des plumes avec cette foutue modernité. Internet, les sites de rencontre pourrissaient clairement le job. Avant, J’ avais le temps d’anticiper, de tâter le terrain, de décocher les flèches au bon moment. Maintenant le chaos prévalait. Une vraie crise de foi généralisée. Je l’accompagnai tout de même rue de la Liberté. Sarah portait une robe à bretelle couleur de ciel d’été. Elle arriva la première au café et commanda un jus d’abricot. Je le vis s’avancer de loin, tout gominé, la démarche estampillée de celui qui ne doute pas de plaire. Il l’avait repérée, sûr de son fait. Ah le prédateur, le salaud magnifique.
    Il était désormais tout près de Sarah, une moitié d’aile à peine, quand son pied botté dérapa contre le trottoir. Dans un fracas de chaises proportionnel à la carrure de l’intéressé, David exécuta une cascade improvisée d’un ridicule accompli pour finir aux pieds de sa belle.
    Alors, l’oeil amusé, aiguisé de surprise elle murmura: » je crois que vous avez rendez-vous avec moi… »
    Apaisant quelque peu mes inquiétudes, il répondit: « Vous êtes décidément renversante… »
    L’humour est parfois un très bon remède à digérer les a priori.

  16. durand dit :

    Plus-jamais.com

    Ils s’étaient rencontrés sur plus-jamais-seuls.com.

    Elle lui proposa un rendez-vous rue de la Fidélité dans le 10ème. Il décida que ce serait rue de la Liberté dans le 19ème.

    Leurs anges levèrent les ailes au ciel, ça s’engageait mal.

    Elle projeta un séjour sur le lac de Constance. Il imposa un voyage sous d’autres latitudes équatoriales.

    Leurs chérubins traînaient de drôles de binettes, ça allait déraper.

    Elle lui cuisina un osso bucco de lotte, il s’ouvrit une boîte de raviolis.

    Leurs angelots prirent leur pause syndicale. Ils mastiquaient de divins sandwich, des hots god. L’un pensait à ses problèmes de gencives. L’autre qu’on ne leur mâchait pas le boulot.

    Elle zappa sur « Plus belle la vie ». Lui nettoyait son fusil.

    Leurs séraphins commençaient à s’arracher les plumes du cou.

    Le coup partit, lui, et ne revint jamais.

    Encore un banal accident entre le 10ème et le 19ème arrondissement raté de la vie.

    L’un des angelots tapait sur sa tablette: plus-jamais-ange.com.

    L’autre attendait au vestibule de son palais, le bricoleur de chicots.

    Faute de réussite professionnelle, il allait quand même se décrocher une couronne.

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