Exercice inédit d’écriture créative 270

changer-nomBonjour !
Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. 
Cela pour diverses raisons.
D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner il nous fallait…

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21 réponses

  1. Miclaire dit :

    Un nom pas trop… mais si un peu… surtout beaucoup… et plein de… enfin si l’on osait…
    Huuuum !
    Un nom dont tout le monde rêve !
    Un nom extraordinaire !
    Avec du charme, de l’élégance, de la grandeur,
    Un nom au goût d’orange, aux couleurs du soleil,
    aux saveurs chaudes, piquantes, au goût de sel.
    Un nom rempli d’humanité et de chaleur humaine.
    qui transpire la gentillesse, la joie de vivre
    Un nom qui transporte, qui se laisse bercer,
    par la brise marine, l’ouragan des îles ou les alizées.
    Un nom qui se crie sur tous les toits tellement on en est fier.
    Un nom dont l’écriture ne fait pas honte,
    Un nom que l’on a envie de partager,
    avec son compagnon de vie, ses enfants, ses frères et sœurs.
    Huuum !
    Et toujours… et encore… Huum, si vous saviez…

  2. Isabelle D dit :

    « Bonjour !
    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons.
    D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner il nous fallait… »
    Voilà comment Albert, scientifique de renom, commença son discours.
    Il en avait marre. De ce nom qu’on donnait à sa profession depuis des décennies se dégageait cette impression qu’il qualifiait de reproche constant. Comme s’ils étaient des bons à rien, incapable d’achever complètement leur tache. Et pourtant… Il ne comptait pas ses heures le brave. Alors, il l’avait décidé, ça ne pouvait plus durer. Dorénavant, il faudrait qu’on les appelle autrement lui et ses collègues.
    Pour cela, il avait établi une liste de nouveaux noms potentiels :
    – Les trouveurs : confusion trop évidente, nous ne sommes pas des saltimbanques tout de même !
    – Les découvreurs : déjà utilisé, mais peu, et pouvant prêter à quiproquo avec les métiers de l’effeuillage. Pas compatible.
    – Les experts : un peu trop pompeux et déjà attribué à diverses séries américaines et autres adeptes du ballon…
    La journée passait et les boulettes de papier s’entassaient dans la corbeille quand enfin, il finit par trouver un nom qui avait l’air de convenir. Fier de lui, il s’apprêtait maintenant à le soumettre à l’assemblée générale. Mais c’était sans compter sur l’intervention d’un physicien de renom, ayant déjà reçu plusieurs prix, qui le corrigea :
    « Mais tu n’as rien compris, mon pauvre vieux ! Si on nous appelle comme ça, ce n’est pas parce que nous ne trouvons rien mais parce que même quand nous avons trouvé quelque chose, nous ne nous lassons pas et continuons à travailler. Nous n’en avons jamais assez. Nous sommes des acharnés, des passionnés ! Voilà ce que nous sommes ! »
    Convaincu par ce discours improvisé, tout le monde se leva et fit une ovation à Pierre qui venait de sauver le patrimoine de la profession, au moins en ce qui concernait le vocabulaire. Car c’était ainsi. Il le fallait. Pour toujours, les chercheurs resteraient des chercheurs.

  3. cedric dit :

    Bonjour!
    Aujourd’hui sonne le glas d’une joyeuse décision qui signifie, en nous et pour vous, des choses grandes et profondes. N’y voyez la aucune malice de ma part, mais j’ai toujours su et cru avec pertinence être quelqu’un de different, à part, un être constitué comme vous, imprégné d’un réel commun, mais doté de particules et atomes constitutifs particuliers.
    Il est vrai que, comme bon nombres de citoyens, parties intégrantes de notre chère patrie, j’ai toujours contribué au bon fonctionnement de l’économie à la fois française et européenne en me rendant chaque jour à mon bureau à l’échelle de 35heures par semaines. Il est tout aussi vrai que, comme bon nombres de citoyens, parties intégrantes de notre chère patrie, j’ai pendant une durée abstraite apportée mon soutien à notre terre fertile en signe de gratitude pour son hospitalité en triant chaque jour mes cartons, mes plastiques et mes verres dans des poubelles respectivement jaunes, vertes, et marron. Etant daltonien autant que claustrophobe, je ne vous fait pas dire l’effort nécessaire à mon assiduité régulière nécessaire au bon déroulé énoncé et prévu par nos thuriféraires littéraires et philosophiques, relayé par nos chefs puis par mes parents et par la suite par mes patrons. N’y voyez là aucune plainte ou rale de ma part, sans quoi je devrais vous rappeler que j’ai toujours su être différent.
    Il est vrai que ça m’a plu toutes ses années, j’ai acheté une voiture après 5ans de paye, et meme un appart que j’ai pu avoir grâce à un crédit de ma banque que je rembourse pendant encore pres de 20ans. Je n’ai jamais été très doué en amour mais j’ai rencontré plusieurs femmes, dont une, Mathilde, avec qui on n’a jamais voulu avoir d’enfaonts. On est partis en vacances, on a fondé une belle famille. On a surmonté les disputes et les beaux-parents. On n’a jamais voulu faire comme tout le monde alors tout les ans au ski on partait dans un chalet à l’abris du tourisme de masse encombrant les pistes vertes clope au bec et leggings vert. N’y voyez là aucune malice de ma part, mais nous étions si different que, chaque été, nous partions plutôt faire de la randonnée que du jet-ski, non pas que les moyens nous empechaient de louer un yatch, objet marin exclusivement réservée à la classe supérieure touchant des revenus exhorbitament conséquents, mais par gout de la nature et de la pureté. Une fois, nous sommes meme partis 10jours à Cuba, reconnu mondialement pour son embargo qui permet l’attrait de touristes internationaux possédant un gout bien particulier pour les jolies voitures. Nous avons donné des habits à des enfants adorables qui n’ont pas eu de chance puis sommes allés diner dans un restaurant surplombant la vallée du tabac.
    c’était de belles vancances.
    N’y voyez là aucune malice de ma part, je ne crache pas amèrement sur mes années passées ni meme sur la superficialité de ma vie toute entière que jamais je n’ai considéré comme telle. Mais voyez vous, parfois, quand je me regarde dans le miroir, les traits tirés et des poches sous les yeux ou bien un sourire en coin après une bonne nuit de sommeil, j’en vient à la conclusion suivante résumant en trois mots huit lettres deux espaces et deux queux: à quoi bon. Oui bien sur je vis de manière tranquille et rassurante sans circonflexe. Je suis comme tous, angoissé et heureux à la fois, partagé entre questions existentielles et réponses évidentes; je voudrais parfois moi aussi m’écrier qu’ils sont tous cons ou bien m’enterrer sous terre parce que c’est moi, le con. Ma complexité interne liée à une mauvaise gestion de mes émotions, qui me destine à être comme tous l’antre meme de la contradiction et de l’incertitude, le paroxysme de la vacance, l’allégorie du doute certain, a cependant eu chez moi un effet révélateur: il nous fallait changer, en tout et pour tout, modifier l’essence meme de notre être, la substance meme de notre âme.

    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Le notre n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner il nous fallait un nom grandiose, différent, détaché du langage engendrant un rapport direct entre signifiant et signifiant trop évident. Quelque chose de plus abstrait, différent, qui échapperait à la monotonie du réel, à la banalité outrageante de toute mon existence et de mon genre. Nous fuierons notre identité native, seul point d’attache et de ressemblance avec l’être que nous étions à l’heure meme ou notre pied sortait du bocal fécond. Nous nous creerons un nom international et universel, permettant l’oubli de tout ce qui devrait être oubliable, de tout ce qui bouscule notre monde et cause notre devenir radical perpétuel à presque chaque passage immédiat du futur vers le passé. Nous effacerons du langage le mot événement. Toutes ces actions, évidemment, seront assurés en grande partie par mes agents sécuritaires bisounours et Mary Poppins. Moi incarné par tout les moi qui se livrent un combat acharné depuis des années n’aura plus un nom unique. Il luttera. Il osera. Il saura. Il aura la connaissance, la pertinence et le courage. Il sera à la fois tous, un et personne. Il sera toujours autant banal et différent, mais il reconstruira; l’oubli étant solution première face aux événements hors de nos portées d’atteinte qui restreignent voire enchaînent notre pouvoir de liberté.

    Puis après mon délire écourté par une sonnerie stridente mais familière, je me reveillerai, nous nous réveillerons surement avec ce meme poids sur le crâne en disant « qu’est-ce qu’il s’est passé? » Je prendrais mon petit-déjeuner en écoutant la douce voix matinale qui annonce « qu’il va faire 11degrés au nord…. » et qui enchaine sur « un nouvel attentat revendiqué p…. » je n’entendrais pas les nouvelles car je resterai focalisé sur mon reve d’ailleurs; à ce moment précis, je me dirais « changer de nom….pourquoi pas » et l’autre moi dira « à quoi bon? » puis après haussement de sourcil signe d’une réflexion profonde intense et difficile je me dirigerai vers le lave-vaisselle, prendrai ma voiture, râlerai dans les bouchons, négocierait avec des négociants de Dakar les bienfaits de leur nouveau dentifrice ultrabright24. Puis l’événement n’aurait jamais eu lieu. Je resterai dans mon attente incertaine. En attendant que quelqu’un est une idée

  4. Emmi A dit :

    A l’institut du nom, on ouvrait à 10h44 précise. Il y avait toujours la queue et il fallait arriver bien de bonheur si on ne voulait pas attendre trop longtemps !Car au pays des sentiments et de la création on ne chômait pas, et si on voulait être à l’heure pour délivrer émotions et bonnes idées (ou pas…) à la Terre il fallait se presser. Il y avait quand même 10h43 de décalage horaire entre ces deux univers !
    A l’institut du nom ça ne rigolait pas. On pouvait changer de nom comme on le souhaitait mais il fallait avancer de solides arguments. Car un changement de nom pouvait avoir des conséquences dramatiques… Mr Nerveux avait demandé sur un coup de tête à devenir Mr Grognon, et ne voilà pas que ce jour là, alors qu’il devait s’occuper des nerveux de Paris, il les avait tous rendus grognons !Et ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres…

    Mais aujourd’hui Félix et sa famille étaient bien décidés à faire valoir leur droit de changement. Il est vrai que Content était un bon nom en soi, mais après concertation familiale de bon matin ils étaient tous d’accord pour dire que ce n’était pas assez. Content c’était simplement suffisant : c’était juste assez pour être satisfait mais pas assez pour être plus que parfait !
    Le guichetier s’époumona :
    « – Personne suivante !
    – Bonjour ! Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons. »
    L’homme attrapa le formulaire B56 et pris son crayon :
    « – Je vous écoute, arguments….
    – D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner, il nous fallait quelque chose de beaucoup plus spectaculaire. Il en va de la réputation de notre boutique du bonheur. Mr et Mme Content c’est certes correct pour distribuer joie et bonheur, mais nous sommes une entreprise familiale qui offre bien plus !
    – Hmm…
    – Nous souhaitons être plus que Content, comprenez-vous ?
    – Hmm, hmm… quel nom je vous prie ?
    – Félicité ! »
    Le guichetier écarquilla les yeux et resta bouche bée un instant :
    « – Quelle prétention ! Appelez vous Perfection aussi tant que vous y êtes !
    – Ah non voyez-vous, c’est déjà pris, il s’agit de notre voisin, et nous ne lui arrivons pas à la cheville…
    – Alors bien je note, mais j’ai encore besoin d’étayer votre demande, ces raisons ne sont guère suffisantes…
    – Eh bien voilà, Félicité nous correspond car il est l’exact condensé de nos prénoms :
    ma femme s’appelle liesse, c’est elle qui envoie joie collective et cohésion de groupe ; ma fille s’appelle Circé, elle envoie plein de magie et d’enchantement dans le cœur des gens, quand à mon fils Teddy, il s’occupe des plus petits en leur faisant choisir les meilleurs ours en peluches qui rassurent les enfants dans leurs plus grandes peurs, et qui leur rappelle la tendresse aussi toute leur vie… Quand à moi, je m’appelle Félix, c’est parce que j’adore les chats certes, mais aussi et surtout parce que j’aime rendre les gens heureux.
    Alors voyez-vous : Félix, Liesse, Circée et Teddy = Félicité !
    Parce qu’il n’y pas meilleur recette que de mélanger bonheur, joie, magie,douceur et tendresse pour attendre le sommet de la félicité ! »
    Le guichetier réfléchis un instant, puis pris un tampon et approuva leur demande. Il leur rendit le formulaire sans même un sourire – non sourire bien caractéristique de leur service – puis s’égosilla de nouveau :
    « – Personne suivante ! ».
    Quand à la famille Félicité, ils regagnèrent tranquillement leur boutique pour une journée de distribution universelle de bonheur.

  5. smoreau dit :

    Bonjour !
    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons.
    D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner il nous fallait un nom XXL comme notre lit choisi la veille. On voit large dans la famille. D’ailleurs, on prend tout le monde de haut. Ce n’est pas comme nos voisins qui ont la vue basse. Avec leurs talonnettes et leurs bas à varice, ils nous tireraient vers le bas si on ne prenait pas garde.
    Il nous fallait un nom long, un nom noble, un nom hors du commun. Un nom comme un chapeau haut de forme qui impose. Un nom qui sonne comme une tour Eiffel, comme un pyramide.
    Depuis 3 générations, on s’appelait PETIT de père en fils. Ce n’est pas facile à porter quand on se sent grand, quand on est un GRAND homme. On me surnommait Petit père, Petit poucet, petiot, etc. J’en pleurais…
    Alors je me recroquevillais, je courbais les épaules, je m’affaissais.
    Avec ma femme, ce matin-là, dans notre grand lit, on décida donc de changer de nom. Encore fallait-il le trouver. Nom à particule ? Monsieur De la Grandeur ? Non ! Nom long à ne plus en finir ? Mr DELAJOUSSELINIERE ?
    Pas facile pour signer ! Ce pourrait être LEGRAND ou Le grand, M. Grand… M. Grant ? Et pourquoi pas M. Grandhomme ? Oui, je trouvais cela génial.
    Ma femme se mit en colère, me traita de sexiste et me quitta pour aller épouser M. Gentil.

  6. Fanchon dit :

    Bonjour !
    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons. D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner il nous fallait des lendemains qui chantent.
    Nous sommes deux en permanence depuis plusieurs mois et cela ne me convient pas. Là bas à l’hosto, ils ont dit sans faire attention …enfin j’espère que c’était pas exprès…d’emmener le cancer du sein de la chambre 12 au scanner à 10 heures. On aurait dit que c’est lui qui avait rendez-vous ! Moi je devais sans doute l’accompagner pour qu’il ne se perde pas dans les couloirs.
    J’ai perdu mon nom en trouvant mon cancer.
    Mais là c’est décidé on va transformer tout çà. Je n’aime ni mon nom ni le sien mais j’hésite encore entre Ailleurs et Nulle part, Ici et Maintenant, Demain et Avenir. Vous l’aurez compris, le dernier est très attirant…
    Imaginons que les soignants commencent à parler ainsi :
    -Il faudrait prendre en charge Ailleurs car il n’y a de la place Nulle Part
    -Nous devons soigner Ici et Maintenant car après il sera trop tard
    -Ce serait bien d’opérer Demain pour ménager l’Avenir.
    Allez c’est décidé, on va garder celui là. Demain est un autre jour et l’Avenir est une promesse .

  7. Clémence dit :

    – Bonjour ! Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons.
    D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner il nous fallait…

    – Mais nous sommes dix, cent, mille…
    – Et plus encore !
    – Des millions, des milliards…
    – Nous avons vécu comme nos sœurs…
    – Comme nos mères…
    – Et nos aïeules…
    – Nous avons accompli notre devoir de mémoire !
    – Avec courage, sans jamais faillir !
    – Bien, bien ! Nous pouvons être fières ! Mais ce matin, nous allons changer de nom….
    – Après avoir été respectueuses de nos engagements, nous avons tout de même 241….
    – C’est énorme… et nous sommes toujours restées unies…
    – Aujourd’hui, donc, mes amies fidèles, nous allons changer de nom….

    Du haut de mon rocher-dolmen, j’entendis ce « Oh non….. » déchirant.

    – Nous l’aimons tant notre nom…
    – Pourquoi en changer ?
    – Parce que nous sommes arrivées à notre première destination. Ne trouvez-vous pas que nous sommes un peu à l’étroit dans notre lit ?
    – Si….
    – Regardez autour de vous, ce site n’est-il pas le plus stupéfiant que la nature puisse nous accorder ?
    – Si, mais…..
    – Je vous le répète, nous avons accompli notre devoir de mémoire. Il n’est pas bon de ressasser les affres de la guerre, même si celle-ci a conduit les hommes vers la liberté…
    – Oui mais….
    – Mais nous sommes arrivées. C’est ainsi. Nous changeons de cap et de nom. Je suis certaine que nos cadettes assureront la relève avec panache.

    – Alors, ce changement ?

    – Harpers Ferry est en vue. Nous quitterons le doux nom de Shenandoah River. Nous confierons nos vies au Potomac…
    – Hm, ça me fait un peu peur….
    – Je vous comprends, mais notre vie est un éternel recommencement….
    – Et alors….
    – Nous partirons vers l’Est… Washington !
    – DC ? Washington DC ? La Maison Blanche, le Capitole,  Le Lincoln Memorial, les musées ?
    –  Oui ! Dernière précision Nous serons certainement dispersées lorsque nous plongerons dans la Chesapeake Bay. Donnons-nous rendez-vous à Annapolis pour une pause avant de partir définitivement vers l’Océan…

    – A mon signal, respirez….…. Plongez !

    © Clémence

  8. Christine Macé dit :

    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons. D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner il nous fallait…

    De la soie, du satin, des lustres et des châteaux. De la particule pour faire bonne mesure et une Rolls. Des amis dans la haute et un personnel respectueux. Un précepteur pour nos enfants, un pied à terre à Chelsea, une chasse en Sologne. Un appartement avenue Foch avec piscine en sous-sol, des voisins qataris, un grand cru bordelais. Un jet privé, la neige de Courchevel et un yacht aux Maldives…

    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom…

    – Albert, oublie pas ton rendez-vous à Pôle Emploi ce matin… et tant que tu y es, descends la poubelle !

    Bonne semaine, Christine

  9. Patrick dit :

    Bonjour !
    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons.
    D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner il nous fallait…
    …un nom à l’américaine, un patronyme du genre Bonnie Parker et Clyde Barrow, un truc qui claque, qui fait rêver, qui fait peur.
    Nous, nous étions Ghislaine et Pierrick, de Dunkerque. Ca ne faisait rêver personne. Nous nous serions appelé Jennifer et Stuart, ça au moins ça avait du style! C’est un peu comme quand on enjolivait les noms de métiers ingrats. Dire technicien de surface au lieu de femme de ménage, ça ne rendait pas le métier moins nul et moins pénible, mais ça valorisait au moins la personne qui l’exerçait. Du coup, Ghislaine, ça sonne mémé. tandis que Jennifer, c’est glamour. Impossible de ne pas penser à une jeune femme pulpeuse, aux formes généreuses.
    Et puis, ça correspondait à notre image de ce qu’était la vie de dealers. Vendre de la came à des paumés, fallait bien que nous nous déguisions pour ne pas être retrouvé comme ça.
    En changeant de nom, nous changions de vie, d’avenir et de rêves.
    Vendre de l’herbe et d’autres substances dont nous tairont le nom n’était pas pour nous une vocation, juste un moyen de nous extirper de cette vie minable qu’était la notre depuis bien trop longtemps. Nous voulions foutre le camp d’ici, nous envoler vers le soleil, respirer un air qui ne soit pas saturé d’humidité, un air pur. Et nous voulions nous allonger sur des chaises longues, face à la mer, à longueur de journée, sirotant des mojitos ou des pina colada.
    Rien à faire, il nous fallait un nom différent. En optant pour Jennifer et Stuart, nous disions carrément « voyez qui nous sommes, voyez où nous allons! »
    Ca allait tout changer, nous n’avions aucun doute là-dessus. nous nous levâmes du lit et décidâmes qu’aujourd’hui, tout serait différent pour nous.

  10. oholibama dit :

    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom.
    Ceci pour moultes raison.
    Les dimensions et autres petits trucs nous fit comprendre qu’il était impératif d’évolué. Exercice d’écriture créative.
    Oui, c’était vraiment pas mal, les années passés sous ce nom nous avait permis de nouer de bonnes relations avec les écrivains de tout bords,de tout poils

    Que choisir à présent? L’idée du changement nous ouvrait de belles perspective,encore fallait-il que notre imagination cette paresseuse ce mette au travail! Comment lui dire qu’il y avait urgence là! tout le monde attendait avec impatience…
    Gentil ça hum! A l’ordre du jour…un nom qui fracasse tout, ou, un nom plein de diplomatie? Belles lettres pour tous? Plumeau chantant et arrogant? Verve de tout bord? Libre temps d’écriture? Hum! il faut quelque chose qui accroche, qui marque l’esprit, qui donne l’envie d’écrire…oui, mais qui trouvera! Pas moi, alors à votre plume cher Pascal. Yvette.

  11. francoise dit :

    Bonjour !
 Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons.
L’une d’entre elles est que nous sommes constamment moqués. Moi je m’appelle Pierre Ponce et ma femme, une cousine issue de germains, s’appelle Marie Ponce-Pilate. Nous avons donc pris quelques jours de congés pour commencer les démarches pour changer de nom. Nous sommes allés à la mairie et un employé nous a remis un document sur lequel figurent les pièces à fournir tout en nous faisant remarquer que Tout citoyen est tenu, en vertu de la loi du 6 fructidor an II, de porter les nom et prénoms figurant sur son acte de naissance. Hélàs l’une des pièces posait problème en ce qui me concerne : l’extrait de mon acte judiciaire n’est pas vierge, bien que moi à l’époque je le fus. en effet il est fait mention sur celui-ci que le Sieur Pierre Ponce pour se venger du dénommé Dupont-Dupont,qui s’était moqué de son patronyme, lui avait avec vigueur poncé la peinture de son automobile J’avais été condamné à repeindre ledit véhicule et à 8 jours de prison avec sursis.
    Découragés, nous sommes entrés en relation, par l’intermédiaire de Facebook, des Pierre Ponce habitant en France pour leur demander comment ils vivaient la situation. Assez bien nous dirent-ils et tous nous déconseillèrent de changer d’état-civil.
    Tout ceci fut salutaire pour nous, envolés les complexes, plus rien à faire des moqueries. Ma femme attend un heureux événement et nous avons décidé d’appeler notre fils, Pierre Ponce, comme son papa.

    



  12. vanvuchelen dit :

    Ce matin au saut du lit , nous avons décidé de changer de nom.D’abord , parce qu’il n’était pas à notre dimension et pas assez optimiste.J’aurais bien aimé connaître de beaucoup plus près le crac qui nous a collé le nom très peu scientifique de  » tique »!
    Comme dirait mon coloc , il aurait mieux fait de retourner à la fac ou avaler quelques médocs! Non , mais …..!Pourquoi pas tac ou toc???Soyons pratiques  » Arsenic » aurait été plus chic!
    Mais bon , pas de panique , après mon bac ,je m’occupe de tout ce micmac.
    A vous , je le dis …attention au choc !Ce sera …. »Tuc »!
    Et , toc!!

  13. Catherine M.S dit :

    Bonjour,

    Ce matin, au saut du lit
    Nous avons décidé de changer de nom
    Ceci pour diverses raisons.
    D’abord parce qu’il n’était pas à notre dimension
    Et pas assez optimiste,
    Il avait tout du chafoin, du grognon.
    Pour nous incarner, il nous en fallait
    Un qui fasse rêver
    Et qui ressemble à une épopée
    Un qui claque au vent
    Et qui chasse les tourments
    Un qui sonne juste à l’oreille
    Et qui annonce des merveilles
    Un de toutes les couleurs
    Et qui résume bien nos valeurs.

    Un pas trop petit
    Il disparaîtrait dans l’oubli
    Un pas trop compliqué
    Il serait vite écorché

    Pas un nom à coucher dehors
    L’hiver on le regretterait
    Pas un nom trop propre
    On risquerait de le salir
    Pas un nom trop commun
    Il pourrait nous desservir.

    Et bien voilà, la journée est passée
    On n’a toujours pas changé d’identité
    Pas de nouveau patronyme
    Il ne nous reste plus qu’à adhérer
    Aux «  Indécis Anonymes »
    Bonsoir !
    Comment vous vous appelez ?

  14. Antonio dit :

    Bonjour !
    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom.
    Ceci pour diverses raisons.
    D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste.
    Pour nous incarner il nous fallait un patronyme qui inspire le respect avant tout, un titre qui s’affiche en belles lettres et se reflète dans nos yeux brillants comme une enseigne de pharmacie vous promet de guérir vos blessures et garantit votre bien-être.

    « Entrez donc messieurs, nous sommes ouverts ! »

    Il nous fallait un nom qui, au petit matin, lavent nos trottoirs des petits noms qui durant la nuit ont souillé notre dignité.
    Un nom qui ne se crache pas en une syllabe mais qui prend son élan sur plusieurs pour prendre son envol et de la hauteur et, qui sait, vers une vie meilleure.

    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Madame Claude ne nous a pas contredit, tout juste a-t-elle soufflé entre les dents :
    « Pauvres filles, vous êtes pathétiques »

    Nous marchions, nous réfléchissions tout haut, telles des poules caquetant et picorant des idées par-ci par-là, quand un jeune garçon vint mettre son grain de sel :
    « Que faites-vous à déambuler sur ce trottoir tel Aristote déclamant son savoir ?
    – De quoi je me mêle, jeune puceau !
    – Harry qui ?
    – Tote, je crois… »

    Le jeune étudiant érudit sourit et s’excusa.
    « Non parce qu’on aurait dit des péripatéticiennes.
    – Vous avez dit quoi ?
    – Répétez pour voir !
    – Euh, excusez-moi, je ne voulais pas…
    – Répétez, s’il vous plait… je vous en conjure !
    – Oui !
    – Oui !
    – …
    – Allez, c’était si… oh !

    – Péripatéticienne. »

  15. Nadine de Bernardy dit :

    Ce matin au saut du lit
    De changer de nom l’envie nous pris
    Ceci pour diverses raisons
    De statut et de dimension.
    Désormais il nous faudra
    Patronyme noble et aura
    Foin de répondre à ce vieux nom
    De Monsieur et Madame SansFaçon,
    Nous voulons avoir du panache
    Un blason noble et sans tache
    De la particule,un écusson
    Des armes dignes de notre maison.
    Un nom qui claque tel un slogan
    Sur étendard flamboyant
    Que dans la rue on nous vénère
    Nous saluant jusques à terre
    Qu’aux quatre coins du pays
    Soit connue notre seigneurerie.
    Ma dame et moi ne voulons point
    De cet HLM à Tourcoing
    Nous voulons beffroi et château
    Joyaux,richesses et chevaux

    Ce matin au saut du lit
    De changer de nom eûmes envie.

  16. Stephanie dit :

    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons.
    D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner il nous fallait un blase joyeux, avec du chien et de l’originalité. Ensuite, parce que notre identité était devenue dépassée, ringarde, d’une autre époque. Pour réussir dans la vie, il nous fallait un étendard plus punchy, et plus chic, plus mondial. Enfin, parce que notre nom se décollait de notre peau, il nous fallait une nouvelle étiquette, plus costaud, qui nous suive partout.
    Alors nous avons cherché, un nouveau nom. Nous avons cherché toute la journée, dans les annuaires, dans les livres d’histoires, les derniers numéros de Elle Magazine, les pages people de Match. On n’allait pas s’appeler Dion, Ferrari, Poivre d’Arvor, Hanouna, Obama, Hollande, Valls, Taubira, Polony, quand à Bonaparte, Vercingétorix, Gandhi ou Hugo, c’était dépassé et prétentieux. Le lendemain matin, nous avions fait le même choix. Nous nous appelerions Liberté.
    Barbara et Oscar Liberté.

  17. Bonjour !
    Ce matin, encore, au saut du lit, je chute sur la descente; ce tapis n’est vraiment pas à la bonne dimension.

    Chaque jour, avant d’entamer ma descente, je tâte le terrain du bout du pied, l’endroit est couvert de chaussettes hostiles, de chaussons aguerris aux croche-pattes, de dessous prêts à me tomber dessus…
    C’est pour ça que j’ai décidé de changer son nom : «descente de lit », c’est pas très optimiste ! et c’est risqué

    Pour l’incarner tentons plutôt…
    Tarmac de l’aube, toboggan de sommeil, racine de baldaquin

  18. durand dit :

    Bonjour!

    Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons.
    D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste. Pour nous incarner il nous fallait un nom, peut-être pas génial, mais au moins plus neutre.

    On imagine mal la vie d’une punaise de lit. Le plus souvent confiné à un matelas, nous devons attendre que notre repas nous soit servi, en dernier, parfois bien tard, la nuit.

    Nous ne sommes pourtant pas les goinfres souvent décriés. Amateurs de vibrations calmes (pas les grands ébats amoureux), de chaleur, d’odeurs et de gaz carbonique… nous nous contentons de quelques ponctions sanguines.

    Il faut le dire, à côté de certaines créatures gentiment surnommées « ma puce », nous consommons bien peu de « liquide ».

    Certains scientifiques renommés ont même prouvé que nous pouvions rester un an sans manger.

    Notre cohabitation est donc des plus discrètes. Nous ne piquons que des endormis ne s’apercevant même pas de nos passages. A part quelques rares cas d’allergiques, l’essentiel de nos « restaurateurs » ne voit même pas disparaître en quelques heures les traces de nos dinettes.

    Contrairement à certaines croyances populaires, nous ne sommes également vecteur d’aucune maladie et absolument pas signe d’un quelconque manque d’hygiène.

    La preuve en est que transportée par un pyjama, nous supportons très bien un déménagement en machine à laver où nous pouvons nous installer, si les tours de manège ne dépassent pas toutefois, l’eau tiède, bonne mesure d’économie pour toute famille soucieuse de ne pas gaspiller l’énergie.

    En feuilletant leurs livres, nous nous sommes aperçu que les « restaurateurs » nous comparaient, à jeun, à une lentille verte, après cuisson. En fin de repas, ils pouvaient nous confondre avec un pépin de pomme.

    Nous nous sommes longtemps penchés sur ces propositions. Certains ont de suite pointé l’aspect pessimiste du pépin, insuffisamment rééquilibré par la présence de la pomme, symbole de vie et de renaissance.

    La lentille nous est apparue plus neutre, apportant une touche nourrissante et solide à notre image.

    De plus, notre président ayant déjà voyagé dans une petite valise de migrant jusqu’au Puy n’a pas tari d’éloges sur les beautés de la région.

    A la majorité (sauf quelques absents embarrassés par des problèmes de cumul)notre parlement a adopté cette nouvelle appellation.

    Mr Alain Finkelkraut, tout récemment nommé à L’Académie des « restaurateurs » est chargé de notre dossier pour la prochaine refonte du dictionnaire.

  19. A331 dit :

    Pour nous incarner, il nous fallait un nom universel, qui nous rappelle les grands espaces mais pas ceux du Grand Ouest américain. Non, plutôt des espaces interstellaires, des espaces pleins de vie spirituelle même s’ils ont l’air si vides. Alors ce matin, fini de s’appeler White, Leblanc, N’Gom, Ben Hassan, Glückstein, N’Guyen ou Prezlawski avec un i. Appelons-nous tous A331. Un nom avec lequel commence une nouvelle vie, plus de photo possible avec un nom pareil.Et puis c’est un nom qui s’est mis sur son 31, en grande tenue numérique pour partir explorer de nouveaux possibles au fin fond de l’espace, comme au fin fond de nous-mêmes.Car à quoi bon changer de nom, si ce n’est pas pour changer tout court.

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