Exercice inédit d’écriture créative 142

L’horloge parlante a fêté ses 80 ans.
L’octogénaire, toujours bon tic, bon tac, a tenu à remettre les pendules à l’heure.
Non, je ne suis pas aigrie, a-t-elle martelé à plusieurs reprises, mais… 

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14 Responses

  1. Clémence dit :

    142 L’horloge parlante a fêté ses 80 ans. L’octogénaire, toujours bon tic, bon tac, a tenu à remettre les pendules à l’heure.
    – Non, je ne suis pas aigrie, a-t-elle martelé à plusieurs reprises, mais… 

    Mais toute octogénaire que je sois, j’ai eu, au cours de ma vie, deux grosses couleuvres à avaler et à digérer et ce ne fut pas chose aisée !

    Le 14 février 1933, je naquis, gros bébé joufflu aux rouages et aux membres bien développés ! Une véritable merveille de mon créateur. Je ne puis résister au plaisir d’en faire un rapide portrait.

    A 57 ans, Ernest était encore un bel homme, au regard ténébreux, à la moustache et barbichette parfaitement taillées, et… une tête bien faite : astronome et mathématicien. Il fut nommé à la Direction de l’Observatoire de Paris. Travailleur consciencieux, il consacrait l’essentiel de son temps à ses recherches. Il avait besoin de calme et déplorait d’être continuellement dérangé par les trop nombreux appels téléphoniques qui demandaient l’heure exacte.
    Au cours d’une de ses nuits blanches, il me conçut. D’abord en tant qu’idée, puis en tant que concrétisation technique. C’est ainsi que je vis le jour en 1933, comme je vous le disais.

    Depuis ce jour, nous vivions une belle histoire d’amour…. Malheureusement à sens unique….
    Il me comblait, bien sûr, en m’accordant de délicieuses répliques piquantes avec des voix masculines, tour à tour, graves, profondes, chaudes. « Au troisième top, il sera exactement… »
    Mais lui, restait distant… il vérifiait de temps à autre si je ne manquais de rien, il caressait mes rondeurs, s’extasiait devant mes gazouillis huileux … j’attendais, en vain, un regard plus appuyé, un baiser….mais rien de ce genre ne vint éveiller la Princesse aux tic-tac Dormant.

    J’ai longuement cru que cette première couleuvre avalée me permettrait de remettre les pendules à l’heure… que nenni, hélas.

    Je fêtais mes 21 ans et ma majorité avec grâce et assurance, mais un coup fatal me fut porté… Ernest passa de vie à trépas, me laissant dans un état de veuvage putatif. Une petite voix vengeresse murmurait du fond de ma jalousie… «  Il n’a pas été tien, mais il ne le sera de plus personne… ».
    Une voix féminine tenta de s’infiltrer dans les incantations ponctuelles, mais elle sombra vite fait bien fait dans les bras d’un fiasco passant par là. Ce dont je me réjouissais sans broncher un dixième de seconde !

    Arrivèrent les années 1990 dont la plus pénible : 1991.
    J’avais à peine 58 ans. Mon mécanisme mental fut remplacé par un système électronique . Tout d’un coup, je me sentais lobotomisée !
    Quinquagénaire et quinquennat déliquescents.
    Besoin d’un requinquant au quinquina de toute urgence, qui me fut refusé par crainte de traumatismes de mes circuits intégrés.
    A ces méfaits s’ajouta une vive douleur lorsque les voix masculines, qui témoignaient encore quelque empathie à mon égard, laissèrent leur place à une rivale toute jeunesse au vent. Marie-Sylvie…une Marie-Chantal de première catégorie !

    Je ne suis pas aigrie, mais c’est la deuxième couleuvre à avaler. Quant à la digérer, quelque soit la couleur du troisième top, je ne suis pas encore à l’heure !
    …. à moins que d’ici 2085, je me résigne à avaler, chaque matin, mon antidépresseur-3699 ©

  2. Pascal Perrat dit :

    Nous voilà avertis. Votre horloge a de bonnes idées, comme vous. Merci Geneviève.

  3. L’horloge parlante a fêté ses 80 ans.
    L’octogénaire, toujours bon tic, bon tac, a tenu à remettre les pendules à l’heure.
    Non, je ne suis pas aigrie, a-t-elle martelé à plusieurs reprises, mais…
    je veux revenir sur le devant de la scène, je veux m’offrir une deuxième jeunesse, pour cela je dois m’en donner les moyens! pas question d’attendre que cela tombe tout cuit il n’y a que l’effort qui sera récompensé.. la paresse dans laquelle je me vautre depuis des années m’a fait oublier les jeunes générations, et les étrangers. Je me rappelle après la guerre comme j’étais sollicitée, combien de francophones prenaient leur précieux téléphone, composaient le numéro et attendaient patiemment : il est treize heure 5 minutes et 10 secondes, treize heure 5 minutes 11 secondes… j’égrainais à longueur de journée le temps qui passait. Bien sûr avec l’heure exacte affichée partout maintenant, la tâche n’est pas simple…et moi qui me suis laissée aller…. Je dois inventer un nouveau concept…voilà, un nouveau concept…oui mais lequel ? qui se souvient encore de moi ? ..ouh là là je n’ose même pas penser à la réponse que l’on pourrait me faire…. Il me faut changer ma formule, avoir une accroche pour retenir l’auditeur et parler d’autres langues. Je dois mener une campagne publicitaire en bonne et due forme…télé radio, affiches, je dois être partout, nulle ne doit m’ignorer d’ici six mois. Ah c’est cela,… je dois passer un accord commercial… mais avec qui ?… réfléchissons… les maitres du monde ce sont ….google et microsoft, il faut bien en convenir …. alors je vais les joindre… il faut que je leur propose mon idée … une simple icone sur le bureau de l’ordi , une simple icone sur la page google, vous cliquerez dessus et vous pourrez entendre : 13時間5分10秒 ou 13小時5分鐘10秒 ou 13тринадцать часов 5 минут и 10 секун …. parce que les langues je m’y suis mise, sur le tard certes, mais cette fois je maîtrise… et vous sur vos ordis, plus besoin de cligner des yeux et de tendre le cou pour apercevoir l’heure … bientôt c’est moi qui vais mener la danse sur tous vos écrans !
    Geneviève T. de mesmotsdoubs

  4. DUMOUCHEL dit :

    L’horloge parlante a fêté ses 80 ans.
    L’octogénaire, toujours bon tic, bon tac, a tenu à remettre les pendules à l’heure.
    Non, je ne suis pas aigrie, a-t-elle martelé à plusieurs reprises, mais… en ce jour du 11 août 99, au Havre, j’ai décidé de prendre ma revanche et cela aura lieu à 10 H 20 (si mes sources sont bonnes !!) : je vais profiter de l’éclipse solaire pour m’arrêter, et attendre que l’on m’appelle, car ça ne rate jamais, il y a toujours quelqu’un qui me téléphone ; et vous savez pourquoi ? Toujours la même chose, quelle heure est-il ? pas un merci, pas un s’il vous plaît d’ailleurs même pas un mot. Et moi donc, qui se souci de moi ? Vous rendez-vous compte qu’il faut en plus que je calcule, eh bien oui avec les décalages horaires, il faut bien que je compte ! Personne ne pense que j’ai des besoins moi aussi, je ne suis qu’une machine, je me remonte toute seule, je me répare toute seule mais là s’en est assez ! A mon âge, il faudrait tout de même prendre conscience que j’ai envie de visite, d’être choyée, que l’on me remonte le moral, que l’on me titille les aiguilles, que je frissonne lorsque l’on frôle mes petits boutons. Ma décision est prise, je profite de ce moment pour m’arrêter, le temps se paralysera peut être aussi, s’il est solidaire, il le fera et lorsque l’on me téléphonera j’annoncerai, au quatrième bip il sera…..BIIIIIIIIIIP

  5. Sylvie dit :

    L’horloge parlante a fêté ses 80 ans. L’octogénaire, toujours bon tic, bon tac, a tenu à remettre les pendules à l’heure. Non, je ne suis pas aigrie, a-t-elle martelé à plusieurs reprises, mais un peu déboussolée, je l’avoue, par la chirurgie numérique que l’on a opérée sur moi pour m’adapter, soi-disant, à l’air du temps. Les cures de jeunesse sont à la mode. Quand j’ai commencé à avoir les rouages grippés et des traces de rouille sur les aiguilles, je suis passée au lifting : j’ai l’épiderme reconstitué aux pixels et aux cristaux liquides et je suis assistée d’une voix de synthèse pour masquer mes moindres faux-pas. Que voulez-vous, je suis de la vieille mécanique, et aujourd’hui ça n’intéresse plus personne. Il faut se mettre au goût du jour, m’a-t-on dit. Un comble, pour moi qui n’ai comme seule raison d’être que de mettre tout le monde à l’heure !

    – Vous ne perdez pas votre sens de l’humour…, dit, amusé, le journaliste du Temps, venu interviewer la vieille dame. Quels ont été, jusqu’à présent, les plus beaux moments de votre existence ?

    – Le temps où je recevais des milliers de coups de fil, jour et nuit. J’aimais entendre les sonneries des appels. Mon cœur battait à chacune d’entre elles, puis venaient les voix : douces et hésitantes pour les unes (« Allô… euh… je suis bien à l’horloge parlante… » – fraîche évidence !), franches ou rugueuses pour les autres, et les souffles, tous différents : les pressés des rendez-vous, les angoissés des minutes qui défilent, les soulagés de l’heure écoulée. J’ai sauvé des voyageurs du péril de leur vie, j’ai surpris des écervelés en panne de réveil, j’ai rassuré des maniaques du retard. Mais les moments forts de toutes ces années, c’étaient les 1er janvier. Ah… les 1er janvier à minuit… Quel stress mais quel régal ! Un feu d’artifice, ça chauffait dans mes tuyaux… . Et le 1er janvier 2000… c’était l’apothéose. J’étais au bord de l’asphyxie, mais c’était quelque chose !

    – Vous avez donné des heures de gloire, mais aussi des heures plus sombres, à nous autres, anonymes, et à l’Histoire.

    – C’est vrai. J’ai donné l’heure H du jour J, l’heure exacte des signatures des traités de paix, mais j’ai aussi, sans le savoir et à mon grand regret, sonné le glas des déclarations de guerres et des invasions. C’est le revers de la pendule, je n’avais pas le choix.

    – Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

    – Après 80 ans de service, j’en ai un peu gros sur le cadran. Je suis lasse du temps qui passe. J’ai des souvenirs inoubliables que j’aimerais savourer en silence. Il est temps que je me retire hors du monde. Je rêve de la minute interminable, de la seconde qui s’étire, de l’heure qui n’en finit pas, bref d’une douce éternité.

    ©Sylvie Wojcik

  6. ourcqs dit :

    Non, je ne suis pas aigrie, avec mes 80 ans j’ai eu une vie formidable ! Evoluant avec la société, la technologie, j’arrive sur le net, les Smartphones et autres, génial de pouvoir me contacter à partir d’un PC, alors que l’heure s’affiche automatiquement sur votre écran. Ce que je préfère, c’est la précision de mes informations, au millième de seconde, extraordinaire intérêt pour le quotidien de chacun, pour des horaires de TGV, TER, RER, ou avion qui partent toujours avec des retards de plusieurs minutes voire d’heures. Mais j’ai quelques regrets concernant ma rigueur, j’aurai apprécié de pouvoir ajouter quelques mots, changer d’intonation,
    à 9H30mn45s …. il pleut sur Brest
    à 12H15mn 23s…. plage saturée à Palavas
    il est minuit , personne en vue au sommet du Mt Blanc
    ON peut rêver à plus de fantaisie.
    Mais je suis interpellée par le prix de mes services, bien sûr, le temps c’est de l’argent ..

  7. Sabine dit :

    L’horloge parlante a fêté ses 80 ans.
    L’octogénaire, toujours bon tic, bon tac, a tenu à remettre les pendules à l’heure.
    « Non, je ne suis pas aigrie, a-t-elle martelé à plusieurs reprises, mais j’ai fait mon temps. Reconnaissez que j’ai quelques heures de route ! Ma vie s’est déroulée à 100 à l’heure ; j’en ai fait des heures sup’. Il faut remettre les pendules à l’heure : chez moi, pas d’heure de fermeture, pas une minute de pause, pas d’heure creuse. Toujours à l’heure de pointe. Que voulez-vous, il n’y a pas d’heure pour les braves.
    Maintenant, à la bonne heure ! mon heure est venue. Je suis fatiguée. Vous avez vos téléphones, vos ordinateurs, vos Rolex, je ne suis plus qu’une combattante de la dernière heure. Mon horloge interne est toute déréglée, laissez-moi prendre ma retraite. Votre heure sera la mienne.
    Mais minute papillon ! Je ne suis pas à la seconde prêt … »
    ©Margine

  8. Jaine dit :

    oups, une faute

    un soir de clairE lune

  9. Jaine dit :

    L’horloge parlante a fêté ses 80 ans.
    L’octogénaire, toujours bon tic, bon tac, a tenu à remettre les pendules à l’heure.
    Non, je ne suis pas aigrie, a-t-elle martelé à plusieurs reprises, mais
    TIC et TAC sont
    las d’avoir à discipliner les têtes échevelées des écoliers retardés à s’être sur le chemin amusés…
    désenchantés d’imposer une cadence austère à la marche militaire…
    épuisés de faire dans les gares s’empresser des voyageurs fatigués de courir…
    abattus d’étriquer la pensée du chercheur à prendre le temps battu pour un sentier reconnu…
    découragés de voir les larmes de la bien aimée attristée par le retard de son galant …
    excédés par le manque de fantaisie de l’homme qui ne se nourrit que dans une rassurante fixité …
    surmenés car…
    assommés de….
    repus à …
    blasés de marquer sempiternellement la mesure inexorable du temps pour le besoin du vivant…
    durant ces 80 ans !

    La DEmesure sans mesure ,
    Ils en rêvent…
    TIC deviendrait TAC…
    L’horloge parlante se troquerait pour la LORRAPHOL GEANTE…
    Aussi pouvoir
    s’évanouir dans la carapace du dinosaure,
    chevaucher l’astre solaire un soir de claire lune,
    gambader sur la danse des grenouilles au fond de la mare,
    respirer l’odeur de l’étoile filante,
    étinceler dans les flots de l’océan à l’époque de Néfertiti,
    se fondre dans…
    embarquer son imaginaire et faire la fête au non temps… »
    « Allez, réveille-toi et debout…
    tu vas être en retard » dit la mère…

    Jaine

  10. Smoreau dit :

    L’horloge parlante a fêté ses 80 ans.
    L’octogénaire, toujours bon tic, bon tac, a tenu à remettre les pendules à l’heure.
    Non, je ne suis pas aigrie, a-t-elle martelé à plusieurs reprises, mais je fatigue dans les montées. De midi à 6 h, je glisse comme une jeunette mais la remontée est maintenant pénible. Personne ne le sait. Au téléphone, ma voix n’a pas vieillie. Impossible de deviner mon grand âge. Certains me disent encore « merci, mademoiselle ». Ce qui me gêne de plus en plus ce sont mes petites pertes de mémoire. Quand mon aiguille est sur le 12, j’ai parfois un doute, midi ou minuit ? Je dois vérifier sur mon i phone, cela me prend une seconde mais c’est vexant. Et ce qui me peine c’est le moins grand nombre d’appels. Justement à cause de ces engins comme l’i phone. Chacun a l’heure dans sa poche. L’autre jour, dans les couloirs du temps, j’ai entendu parler de ma retraite éventuelle. On me mettrait dans un musée. J’y crois pas ! Je ne vais pas survivre. Je n’ai pas une minute à perdre, je dois me moderniser. Il faut que je cogite du cadran. Positivons, méthode Coué, à l’échelle du temps, je suis jeune, je me balance comme une jeune première. Mes minutes et mes heures n’ont jamais divorcé. Elles égrènent les journées à l’unisson. Je réponds au premier dring. Pas de vacances, pas de grève. Jamais malade. Une nana comme moi c’est cadeau. Plus aisé que le cadran solaire. J’en parlais l’autre jour avec mon cousin le sablier. Il était dépité. Il est carrément remisé au grenier. Même pour la cuisson des oeufs, on le boude. Le pauvre ! Il était près à … Je lui ai sonné les cloches. Pas question je lui ai dit d’abdiquer. Je ne trouve rien, je suis bloquée. Allez, je sonne Big ben, elle va me tirer de là.

  11. Béryl Dupuis-Méreau dit :

    Le même texte, j’espère lisible, cette fois!

    L’horloge parlante a fêté ses 80 ans.
    L’octogénaire, toujours bon tic, bon tac, a tenu à remettre les pendules à l’heure.
    Non, je ne suis pas aigrie, a-t-elle martelé à plusieurs reprises, mais cela fait un
    moment que je ronge mon frein et il faut enfin que je m’exprime. J’ai vécu beaucoup de changements depuis le début auxquels je me suis adaptée tant bien que mal. Ou plutôt j’en ai pris mon parti : internet est le plus récent, et personne ne m’a demandé mon avis avant d’inscrire systématiquement l’heure sur la page bureau des ordinateurs. Et mon droit de prévalence alors ? Qui me paie mes droits ?
    Mais cela n’est rien encore ! Depuis maintenant un certain nombre d’années (je ne me souviens plus combien, ma mémoire flanche !) le gouvernement a décidé d’avancer ou de reculer d’une heure l’heure officielle tous les six mois ! Pensez-vous qu’on m’aurait demandé mon avis ? Pas du tout ! Cela s’est fait du jour au lendemain ! Pas de période d’adaptation ! Pas de remise à niveau ! Je n’ai d’ailleurs jamais eu de proposition de formation permanente, en pourtant 80 ans de carrière, alors que c’est un droit du travail, et ce malgré l’évolution rapide des horloges vers une précision accrue jusqu’à l’heure atomique !!!
    J’ai donc subi ! Et pas question bien sûr de manquer la date de ce changement d’heure, au tiers de minute près ! Mon honneur d’horloge parlante est en jeu ! On a sa dignité tout de même !!!…
    Alors donc tant bien que mal je me suis adaptée : Une heure de moins, six mois plus tard une heure de plus…
    Seulement voilà : Avec ce nouveau système je ne parviens pas à calculer mon temps de travail ! Et donc ma rémunération légitime ! Je ne vous parle pas des éventuelles heures à récupérer ! Encore moins des RTT !!! Pas de syndicat à qui m’adresser pour me défendre : Je suis unique ! Et je me vois mal être un syndicat à moi toute seule… Alors à qui m’adresser ? Directement au gouvernement ? On me trimbale d’un cabinet de ministre à un autre ! Le ministre du tourisme oublie qu’il est aussi celui du temps libre, le ministre des sports prétend qu’il ne s’occupe que des chronomètres… Quant au premier ministre, il répond que pour des raisons de déficit du budget de l’Etat il n’est pas question pour l’instant de créer un ministère du temps perdu. Bien qu’en haut-lieu on y songe sérieusement….
    Alors ? Qui me dira combien d’heures de travail j’ai gagnées ou perdues dans cette histoire ?
    Et puis… Et puis… En fait je déprime. Plus personne ne me téléphone. Les téléphones devenus portables affichent eux aussi systématiquement l’heure sur leurs écrans. Alors moi, je m’embête toute la journée… Je parle dans le vide, comme une vieille qui radote, et il n’y a personne au bout du fil…
    Je ne suis pas aigrie, non ! Mais je sens que j’ai fait mon temps… Je suis « has been » ! Un comble, hein, pour une horloge, de ne pas vivre avec son temps !
    Comment ? Qu’est ce que vous dîtes ?? Que ça me rends bavarde ???!
    Ah ! mais ! S’il vous plait ! Remettons les pendules à l’heure !! Je suis une horloge PARLANTE !! Tout de même !! Non ??

  12. Béryl Dupuis-Méreau dit :

    Je suis désolée: mon texte, bien que tapé correctement s’est inscrit de travers sur votre page! Je le réecrit pour vous l’envoyer.

  13. George Kassabgi dit :

    L’horloge parlante a fêté ses 80 ans. L’octogénaire, toujours bon tic, bon tac, a tenu à remettre les pendules à l’heure. Non, je ne suis pas aigrie, a-t-elle martelé à plusieurs reprises, mais si je pouvais recommencer ma vie je ferai en sorte de mieux collaborer avec mes compagnons de route. Au lieu de leur donner le temps en petites sections toutes égales entr’elles, j’offrirai l’option de divisions variables en fonction des émotions du moment. Autrement dit, moins de temps pour les souffrances et plus de temps pour les satisfactions. Bien sûr, il y aurait une remise en synchronie lors de périodes calmes afin d’assurer la correspondance nécessaire avec les autres pendules de par le monde. Un sacré projet plein de bonnes intentions mais pas impossible… il faut s’y mettre avec méthode et choisir les bons outils sans négliger l’importance de communiquer avec moi sans préjugés. On y va?

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