Des réponses sans créativité à des questions mal posées

mentor-®Un sage pose cette devinette à son élève :
« Deux hommes descendent par une cheminée. L’un est propre et l’autre est sale. Lequel des deux ira se laver ? »
Le sale, répond l’élève.
Pas du tout, dit le sage, c’est celui qui est propre. Car, voyant son compagnon sale devant lui, il se dit : puisqu’il est sale, je dois l’être aussi.
 Donc, je vais me laver.
Tandis que le compagnon sale, voyant son collègue propre, se dit : puisqu’il est propre, je dois l’être également. Donc, je n’ai pas besoin de me laver.

Le sage poursuit : deux hommes descendent par une cheminée, l’un est propre et l’autre sale, lequel des deux ira se laver ?
Le propre répond l’élève. 
Pas du tout, c’est celui qui est sale. 
Car, voyant ses mains couvertes de suie, il se dit : je suis sale, il faut que j’aille me laver.
 Tandis que celui qui est propre, en voyant ses mains propres, se dit : je n’ai pas besoin d’aller me laver.

J’ai encore une question à te poser continua le sage : deux hommes descendent par une cheminée. L’un est propre et l’autre sale. Lequel des deux ira se laver ?
L’élève croit enfin avoir compris : le sale et le propre.
Faux  ! s’exclame le sage. Tu n’as pas compris que si deux hommes descendent d’une cheminée, il est impossible que l’un seulement soit sale tandis que l’autre resterait propre.
Lorsqu’un problème est mal posé, toutes les réponses sont fausses.

(Librement inspiré d'une histoire juive)

Il en est de même pour notre écriture. Nous nous demandons s’il faut écrire comme-ci ou comme ça. S’il faut privilégier la forme ou le fond ? S’il faut écrire à la première ou à la troisième personne, etc. 
On ne trouve jamais les bonnes réponses car nos questions sont mal posées.
Nous réfléchissons tel un arbre qui se demanderait s’il doit privilégier les bourgeons de ses branches droites ou ceux de ses branches gauches et oublierait de laisser monter la sève.
Votre sève, c’est votre créativité, laissez-la monter. Vous aurez le temps de vous interroger une fois le premier jet écrit.

Si vraiment vous ne savez pas comment faire, cliquez ici.

Je suis dyslexique, peut-être avez-vous repéré une faute d'orthographe.
Merci de me la signaler par mail : blog.entre2lettres (at) gmail.com 
Je corrigerai aussitôt.

5 Responses

  1. Peggy dit :

    Dommage de ne pouvoir ouvrir « cliquez ici », je reste sur ma soif….cliché !
    Comment dois-je faire pour pouvoir lire la suite?

  2. Huguette Caron dit :

    Re bonjour,
    Effectivement, comme pour Schriber, pas de lien accessible.
    Huguette

  3. Huguette Caron dit :

    Grand merci cher Pascal pour cette histoire qui est d’une grande sagesse pour mon écriture et partout dans ma vie!
    Namasté,
    Huguette

  4. Schriber dit :

    Bonjour,
    le lien n’est pas actif…

  5. Delphine B. dit :

    Merci Pascal,
    L’histoire est très bonne comme l’image de l’arbre et de ses bourgeons…
    Je me rends compte que qand on se pose la bonne question, on a toujours une réponse,un debut de réponse. Parfois la question est évidente, parfois… Hum… Je cherche encore !
    Merci.
    Amitié
    Delphine B

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