Bientôt, une loi interdisant les lecteurs MP3

Mange disqueL’état français n’a pas peur du ridicule. Chaque fois qu’il n’a pas d’idées pour contrecarrer les novateurs, il pond une loi ou un amendement en espérant que notre pays endormi continuera à dormir tranquille sous ses lauriers fanés.  Aujourd’hui, il s’en prend à  Amazon, demain ce sera peut-être une loi pour interdire les lecteurs MP3 et revenir au mange-disque des années 50.

Mais dans le monde réel, celui où l’on s’active et innove, des entreprises comme Apple, Google ou Amazon, pour ne citer qu’elles, ne connaissent qu’une loi, celle du business. Et que font-elles pour y parvenir ? C’est simple, trop simple pour être compris par nos élus, elles proposent à leurs clients, ce qu’ils attendent ou cherchent. Là est leur secret.

Voulez-vous un exemple ?   

Dernièrement, mon onduleur a rendu l’âme. Comme j’habite dans une région où les orages sont fréquents, il fallait que je le remplace sans tarder. Je me suis logiquement rendu dans le magasin le plus proche,  chez Leclerc informatique à Langon : « Les onduleurs ?  On ne fait pas, voyez plutôt sur Internet… »   Aller-Retour = 24 km pour rien + le temps de perdu.

Pas découragé, je demande à mon épouse, devant se rendre à Bordeaux, d’aller voir à la Fnac et à l’Apple store, si… Elle y passa dans l’après-midi, se rendit dans plusieurs autres magasins « spécialisés » et ne trouva pas.    

Pourtant, nous ne demandions pas quelque chose d’extraordinaire, juste un onduleur pour protéger un ordinateur des sautes de courant.

Pour finir, je l’ai trouvé chez Amazon, payé avec Paypal et reçu trois jours après. Sans me déplacer et sans frais de port.

Internet a définitivement  bousculé la façon de commercer. Fini les délais à rallonge, les files d’attente à la caisse, le chèque refusé, le vigile qui vérifie votre sac, les « on est en rupture de stock », « on ne l’a pas au catalogue », « Allez voir au rayon…, etc.

Trois clics depuis votre téléphone, tablette ou ordinateur et votre commande file à la vitesse de la lumière.

Une fois livrée, si elle ne vous convient pas, aucun problème, il suffit de la renvoyer sans frais.

Qui fera mieux ? Qui trouvera le moyen d’empêcher les librairies de  rejoindre le cimetière des disquaires, des photographes, des agences matrimoniales, etc. ?  La loi ? Sûrement pas.

La seule façon de lutter contre Amazon et les autres c’est de faire comme eux, innover.

C’était mon petit ronchonnement d’été, le temps est orageux…

Au fait ! Voilà que que le robot-journaliste sévissant aux Etats-Unis pointe le nez en France.
Tandis que de son côté, Short Edition planche sur une application capable d’évaluer la qualité d’un texte, tel un comité de lecture.

Bientôt, on n’aura plus besoin de savoir lire, un livre ne sera qu’une accumulation de clichés à écouter, un peu comme le journal télé…

PS : toute récrimination est bienvenue 

13 Responses

  1. Beautreillis dit :

    Selon le secrétaire de la Société des gens de lettres, »La plupart des manuscrits publiés en autoédition ont été refusés auparavant par les éditeurs »
    Selon ce devin, l’édition sur Internet n’est qu’une solution pour des livres de niche, le rôle du vrai éditeur est incontournable. *
    L’avenir se chargera de l’éclairer…
    * (Source La Croix, février 2014)

  2. pascalperrat dit :

    Le Bleuet, un bien joli nom. Nous irons. Merci Marie

  3. Marie Remande dit :

    D’accord avec Elisa et les autres. Pas normal qu’Amazon ne paie ni impots ni taxes en France et qu’ils ne soient pas réglos avec leurs salariés.
    Concernant les livres, en ce qui me concerne, je privilégie les libraires indépendants. Amazon fait de la concurrence déloyale en ne faisant pas payer les frais de port. Cela me paraît donc normal que l’Etat demande des comptes à Amazon, vu qu’ils échappent aux impôts français.
    Si on habite à la campagne, on peut commander par exemple à la très chouette librairie Le Bleuet,
    http://www.lebleuet.fr/
    située à Banon, qui a créé un compte en ligne. Evidemment ils n’ont pas tjrs les livres en stock et on doit parfois attendre qq jours de plus que si l’on passait par Amazon, temps que l’on peut consacrer, par exemple, à l’écriture d’un livre resté en absence… 😉

  4. pascalperrat dit :

    Nous faisons de même Elisa (VT) mais dans notre campagne on ne trouve pas toujours ce qu’on veut.
    Un paradoxe tout de même : les nombreux petits commerçants qui vous disent, quand ils n’ont pas ce que vous cherchez : « regardez voir sur Internet »

  5. Elisa dit :

    Nous sommes tous d’accord. Amazon est une vitrine fabuleuse pour les clients comme pour les auteurs indépendants. Pour autant, sur le plan éthique (impôts + traitement des salariés), j’essaie toujours de privilégier d’autres fournisseurs. Quitte à payer quelques euros de plus ou perdre un peu de temps à flâner dans les rayons…

  6. ACHILLE Dominique dit :

    Je ne conteste pas que la seule solution qui vous a sauvé est Amazon. Mais tant que l’on peut faire autrement – et je m’adresse surtout à ceux qui peuvent faire autrement – il faut éviter les boîtes comme Amazon, qui grignote tout sur son passage et qui traite ses employés selon des pratiques assez éloignées de l’esprit du droit du travail.

  7. Pascal Perrat dit :

    En France, un auteur inconnu touche 4 à 5% sur la vente de son livre papier. Souvent rien… S’il est connu, il peut toucher jusqu’à 15 %
    Connu ou pas, l’auteur d’un livre électronique perçoit entre 35% et 70% du prix de vente.

  8. Pascal Perrat dit :

    François Camper. Merci pour cette idée, que j’ai bien sûr exploité, mais je n’ai hélas pas trouvé ce que je souhaitais.

  9. laurence noyer dit :

    Etonnant, j’arrive de mon centre commercial préféré – le plus grand du coin parait-il – pour y trouver des ampoules colorées pour agrémenter une guirlande électrique à mettre dans le jardin. Après avoir fait toutes les boutiques existantes les vendeuses m’ont conseillé d’aller sur internet, où « Vous serez sûre de trouver »

  10. François Camper dit :

    Juste une petite idée… Si au lieu d’aller chez Leclerc (grande surface, ancêtre des Amazon et autres consorts…) vous étiez allé chez un spécialiste informatique (qui perpétuent la le service de proximité comme les anciennes boutiques alimentaires de quartier) vous auriez certainement trouvé 🙂

  11. Danièle dit :

    Même si j’adhère à ce que tu viens de dire, je rêve d’un pays où les Amazon, Total et consorts paieraient leurs impôts comme toi et moi.
    Bonne journée

  12. durand dit :

    Son onduleur était naze et l’orage grondait. Il se précipita sur son ordinateur….

    feuilleta rapidement le catalogue clair et précis, se choisit l’urne modèle 6842

    dénommée « Dust ». La commande à peine cliquée, réglée avec sa carte

    intégrée dans sa mémoire, le facteur robot sonnait au portillon.

    Il prit livraison du paquet, soulagé: » Ouf ,si ça me tombe sur la gueule, je suis

    paré. Les enfants auront juste à balayer et à me stocker dans le cruchon de

    l’éternité ».

    A cet instant, il perçut un grand CRAC dans la rue. » Merde se dit il, c’est le robot

    qui s’est pris l’éclair ». Il ouvrit la porte. Un gros tas de ferraille ornait son

    trottoir.

    C’était juste le camion robot poubelles ayant embouti le facteur.

    Il envoya un message au service du « Désencombrement ».

    Puis il s’enferma à double tour. On ne savait rien de très exact sur la jugeote

    des machines.

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