La créativité, c’est bon à la maternelle, pas à l’ENA

Comme vous le savez, je suis un Éveilleur d’idées ®
Depuis 1988, je passe ma vie à ranimer le feu créatif que les forces coalisées de la famille, de l’école, du milieu professionnel, des loisirs et des routines quotidiennes, se chargent d’étouffer.

Car nous vivons dans une société où tout conspire à empêcher notre créativité de s’exprimer.
C’est trop dérangeant, trop subversif. 
Quand un problème se pose, c’est toujours parce qu’on manque de moyen,
nous serine-t-on, alors que ce sont surtout les idées qui manquent cruellement.

Nous sommes le pays des droits de l’homme, mais pas celui des idées.
La créativité, c’est bon pour faire joujou à la maternelle mais pas pour fertiliser les cerveaux à l’ENA.
J’en ai eu encore la preuve, hier soir, lors de la confrontation, sur TF1, entre 5 des candidats à la présidentielle.
Aucun n’a réveillé ma pensée tandis qu’ils débitaient leurs sempiternels projets politiques
– interdire ceci ou cela
– travailler plus ou moins
– donner, prendre
– augmenter ou réduire les aides financières, etc

Normalement, c’est dans les divergences entre les idées contraires que notre pensée devrait s’électriser, nous en étions loin.
Je crois même que le mot créativité, n’a jamais été prononcé.
À croire qu’il est politiquement incorrect. 
 

Je suis dyslexique. Les mots trébuchent dans ma tête quand j'écris.  
Peut-être avez-vous remarqué une faute.
Merci de me la signaler : blog.entre2lettres (at) gmail.com 
Je corrigerai aussitôt.

 

10 Responses

  1. Bonjour,
    Je ne crois pas que l’on puisse empêcher la créativité de s’exprimer, car celle-ci trouve toujours sa voie et contourne les obstacles; Qu’on essaie de l’étouffer, sûrement… Quant à nos politiques, pourquoi attendre de personnes justement formatées par un système (quel qu’il soit d’ailleurs) fasse preuve de créativité ? Ce sont juste des produits marketing.

  2. Michel-Denis ROBERT dit :

    Bonjour Pascal,
    La créativité vient du coeur. Un jour quelqu’un a décidé de lui coupé la tête. Si on se réfère à l’Histoire, on sait tout de suite de qui et de quoi on parle. On nous a fait croire que c’était pour le bien de la Nation, mais la majorité s’est fait avoir par une minorité qui a compris le système qu’aujourd’hui on essaye de réformer parce qu’il est devenu obsolète.
    La tête qui s’est déréglée toute seule parce qu’elle s’est coupée du coeur s’est ainsi corrompue. Il ne faut pas se faire d’illusions, le pays des Droits de l’Homme ne respecte pas plus ces Droits que n’importe quel autre pays, à part quelques exceptions. La créativité ne s’accommode pas de la corruption. Même si la corruption s’éliminera un jour d’elle-même, il faudra longtemps avant que les idées créatives puissent poindre normalement, qu’elles grandissent et qu’elles nous sauvent.
    Ce n’est pas du défaitisme, c’est simplement que vu l’état de désorganisation, il faut un temps d’arrêt nécessaire pour poser nos valises et regarder ce qu’il y a dedans pour en faire le tri et jeter ce qui pollue, corrompt envahit et enchaîne. Imaginez un père de famille à qui on a coupé la tête, la famille ne fonctionne plus normalement. C’est ce qui arrive à notre société.
    La créativité est un art majeur que l’on doit pratiquer avec humilité : des mots que ne connaissent pas les politiques conservateurs qui vivent d’un système qui ne profitent qu’à eux. L’ENA a fabriqué des hommes coupés de la réalité du terrain et de la créativité dans le but d’asservir. Il nous faut un bon leader, pardon ! un homme bon et fort qui a les idées claires et qui admette que la créativité soit le moteur central et une voie.

    • Michel-Denis ROBERT dit :

      Bonjour Pascal,
      Dans le discours général démocratique, on entend entre autres cette phrase « Faire barrage ». Mais « faire barrage » à quoi ?
      Le langage démocratique n’est-il pas d’ouvrir, d’écouter et de retenir le meilleur des idées pour sortir de l’impasse !

  3. Jean-Pierre Peyrard dit :

    Le problème induit par votre réflexion est celui de « l’idée en politique » très appauvrie dans le discours global des candidats en quête d’un électorat qu’ils cherchent surtout à séduire.
    La proposition de B. Hamon d’instaurer un revenu universel s’en approchait dans le sens où elle touchait à la notion d’égalité, un des éléments du triptyque de notre république. Le fait est qu’elle a beaucoup fait réagir, du moins au début.
    Seulement, pour que cette proposition du RU (peu à peu vidé de sa substance) puisse être créatrice d’une pensée politique, il aurait fallu qu’elle soit complétée par la proposition corrélative de l’Impôt Universel, à savoir que tous les citoyens sans exception et quel que soit leur revenu participent au financement de ce qui est collectif. Ne serait-ce qu’en versant un euro.
    Le discours politique tel que nous le connaissons aujourd’hui vise surtout les affects, très peu la pensée.

  4. Sylvie W dit :

    Déjà, si tous les candidats à l’élection présidentielle avaient droit à une part égale de parole, comme le voudraient les règles de la démocratie (ils sont 11, nous en avons donc entendu moins de la moitié lundi soir), peut-être aurions-nous l’occasion d’entendre autre chose.

  5. Christine Esnault dit :

    Bonjour Pascal,
    Je ne sais pas ce qu’il en est dans l’hexagone, mais je sais qu’au Québec la créativité est une des compétences « transversales » (les soft skills, comme on dit en latin! ;D) en demande dans les entreprises, autant que l’autonomie, la résolution de problème ou l’esprit d’équipe. L’innovation est une des clés de la réussite économique. Les politiciens et les gestionnaires l’encouragent, mais la pratiquent-ils? Peut-être pas encore autant qu’on pourrait le souhaiter, mais j’ai espoir qu’ils s’y mettent un jour!
    En tout cas, ils pourraient s’inspirer de ce bouquin : http://www.consoglobe.com/creativite-politique-petit-manuel-livre-cg

  6. George Kaasabgi dit :

    Bonjour !
    je n’ai pas suivi la « confrontation » télévisée des candidats mais le sujet de cet exercice attire mon attention.

    En premier lieu, je ne me rappelle point que la créativité soit un sujet durant les premières années scolaires. Et pourtant c’est bien au début qu’il faudrait commencer. On ne récolte que si l’on sème…o

    Une seconde remarque : le premier document en faveur des « droits de l’homme » a été signé il y a plus de deux aiècles en Perse. Par la suite, il y en a eu de nouvelles versions et, en particulier, celui plus récent pour lequel la France fut auteur principal.

    Enfin, une nouvelle idée est presque toujours un fait dérengeant pour qui a été en faveur d’idées précédentes… un sujet fascinant depuis fort longtemps.

    Est-ce que me trompe au sujet de l’enseignement introductif à la vie (maternelle et primaire) ? C’est là qu’il faut commencer pour s’assurer que par la suite il y ait plus de … créativité.

    Merci, Pascal !

    • George Kaasabgi dit :

      veuillez m’excuser : le premier document en faveur des « droits de l’homme » a été signé il y a plus de deux millénaires (non pas deux siècles comme je l’ai mal écrit plus haut)…plus précisement, il y a 2.600 ans.

  7. Janine Pere dit :

    Bonjour Pascal,
    Votre analyse est – comme d’habitude – pertinente
    Aucun ne m’a fait vibrer au cours de ce débat, pendant lequel on s’est contenté de survoler les différents thèmes abordés.
    Vous dites que le mot créativité n’a pas été prononcé.
    Mais il me semble que le mot Culture n’a pas été dit non plus…
    Amicalement

  8. Christine Bouchaud dit :

    Bonjour Monsieur pérrat
    Ç ‘est tellement vrai ce que vous dites moi non plus y en a aucun, peut être un, éventuellement monsieur Melenchon, qui paraît plus dans la réalité, que les autres qui me font pas du tout crédible.

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