Choisir un traducteur humain ou robotisé ?

Faut-il s’en remettre à un traducteur humain ou à un robot pour une traduction du français à l’anglais ?

Un ami, présumant que son livre écrit en français intéressera les lecteurs anglo-saxons, a contacté des traducteurs.
La cherté de ce travail particulier le fait réfléchir. Il se demande si une traduction par un système en ligne ne suffirait pas.

La traduction automatique d’un texte écrit donne aujourd’hui de bons résultats si le sujet est simple.
Google en tête, mais aussi Microsoft ou Facebook offrent des systèmes de traduction permettant des traductions grossières. Ils sont capables de traduire approximativement un courriel, un tutoriel ou un article basique.
Mais quand il s’agit d’
un livre, ce n’est pas encore la panacée propre à guérir tous les « mots »  
L
’intelligence artificielle (IA) a ses limites.
Comprendre la subtilité d’un jeu de mots, ou le double sens d’un terme n’est pas encore à la portée des meilleurs algorithmes. 

Pour la littérature, mieux vaut s’en remettre à un traducteur humain.
Confronté aux meilleurs systèmes de traduction, une traductrice ou un traducteur l’emporte encore haut la main.  

Mais les systèmes de traduction instantanée progressent très vite.
Si rapidement qu’ils mettent déjà en danger le noble métier des interprètes et des traducteurs.
Une machine n’égalera jamais l’homme, espèrent les plus les optimistes,
oubliant candidement que l
es plus géniaux joueurs d’échecs ont été battus par un robot.

Je suis dyslexique. De facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau. Mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Peut-être avez-vous remarqué une faute. Merci de me la signaler : blog.entre2lettres(at)gmail.com

10 Responses

  1. Daisy dit :

    La traduction automatique est de plus en plus performante. Je pense qu’on ne peut pas la repousser facilement.

    Elle utilise le contexte. Si on ne lui donne que la phrase « Il vous en cuira ». Oui, elle pense à la cuisine. Mais si on lui donne tout le texte, elle est capable de comprendre qu’il ne s’agit pas de cuisine…

    La traduction automatique ne vise pas nécessairement à remplacer les humains mais à les aider. Et bien sûr en traduction littéraire elle les aide moins que dans d’autres domaines…

  2. Levassori dit :

    Heureux les bienheureux qui croient que le robot ne gagnera pas la partie. Souvenez-vous des celles et ceux qui disaient que la photo numérique n’aurait jamais la qualité de l’argentique, de celles qui refusaient le Minitel, de la Presse qui n’avait pas anticipé la menace d’internet, etc.

  3. Michel-Denis ROBERT dit :

    Une machine ne saura jamais rendre les émotions cachées parfois dans des subtilités de langage.
    Un exemple au hasard :  » Il vous en cuira ! » La machine cherchera dans ses recettes de cuisine et la victime croyant passer à table s’en trouvera tout étonnée d’être passée à tabac.
    Non ce n’est pas possible ! Artificielle, oui ! Intelligence ! Je doute.

  4. Anne-Marie dit :

    Pour avoir lu de nombreux ouvrages traduits depuis des langues diverses, je pense que la qualité de la traduction est primordiale. Il m’est arrivé de redécouvrir un auteur avec un nouveau traducteur et de regretter parfois de ne pouvoir lire le texte dans sa langue d’origine.

  5. Georges Kassabgi dit :

    Proposition : Pourquoi ne pas fournir une traduction profession ele du sommaire seulement et inviter les lecteurs à vous contacter si des doutes se présentent ?

  6. Georges Kassabgi dit :

    Proposition : Pourquoi ne pas se lancer avec un sommaire bien traduit (par in ami bi-lingue) et laisser aux lecteurs le choix de la traduction totale du texte et l’inviter à une conversation… ???

  7. Antonio dit :

    Il n’y a rien de plus plat qu’une machine. Je pense que le lecteur, s’il peut se régaler de l’histoire, se lasserait du style, un peu comme des spectateurs d’un concert qui joue avec une boite à rythmes, aussi sophistiquée soit-elle.

    Ce week-end, j’ai joué en concert avec des amis qui chantent sur des play-backs. De l’harmonica blues. Habitués à leur récital qu’ils apprécient, des spectateurs sont venus me voir à la fin avec des yeux émerveillés, non que je joue comme Little Walter mais parce que le son « live » d’un instrument réjouit toujours plus que ceux de la machine. C’est vivant avec ses défauts et son côté inattendu.

    Alors, si un jour un robot parvenait à traduire parfaitement mon roman, je me dirais que ce dernier doit être bien plat et prévisible. Un bon outil, finalement, comme le détecteur de clichés de Pascal 😉

  8. Bonjour,

    Par la force des choses, la machine est limitée. Qui n’a jamais essayé de traduire une phrase par le système Google ? Il y a parfois de quoi rire…

    Il va de soi qu’un traducteur humain a le très sérieux avantage sur la machine d’avoir un cerveau, ce qui ne gâche rien.

    C’est exactement le même principe que si l’on établit un parallèle entre les correcteurs humains et les « correcticiels » automatiques. Les premiers sont dotés d’un cerveau et savent s’en servir, les seconds (même les meilleurs) sont extrêmement limités et dictent parfois des bêtises que seul un véritable professionnel saura éviter.

    J’en conclus donc que pour se servir d’un logiciel de traduction automatique, il faut être traducteur et savoir discerner où est l’erreur de la machine, tout comme un correcteur automatique ne peut avoir de réelle efficacité qu’entre les mains d’un correcteur. Autrement dit, si celui qui s’en sert n’a pas la connaissance requise, bien souvent il ne verra pas où le logiciel pèche…

    Je suppose que pour les traducteurs ce type de logiciel peut tout au plus faire gagner un peu de temps. Il dégrossit sans doute un peu le travail, il prépare le terrain. Au traducteur humain d’affiner ensuite au moyen de ses propres connaissances et de sa capacité de réflexion.

    Il faudrait être niais pour croire qu’une « machine à traduire » ou un « correcteur automatique » sont en mesure de faire le travail que seul un humain peut faire. Il faut le considérer comme de simples outils. Certes, il y a eu des améliorations, mais cela ne suffit pas pour faire de ces machines des êtres pensants… Ouf ! C’est rassurant tout de même !

  9. Bonjour,

    Par la force des choses, la machine est limitée. Qui n’a jamais essayé de traduire une phrase par le système Google ? Il y a parfois de quoi rire…

    Il va de soi qu’un traducteur humain a le très sérieux avantage sur la machine d’avoir un cerveau, ce qui ne gâche rien.

    C’est exactement le même principe que si l’on établit un parallèle entre les correcteurs humains et les « correcticiels » automatiques. Les premiers sont dotés d’un cerveau et savent s’en servir, les seconds (même les meilleurs) sont extrêmement limités et dictent parfois des bêtises que seul un véritable professionnel saura éviter.

    J’en conclus donc que pour se servir d’un logiciel de traduction automatique, il faut être traducteur et savoir discerner où est l’erreur de la machine, tout comme un correcteur automatique ne peut avoir de réelle efficacité qu’entre les mains d’un correcteur. Autrement dit, si celui qui s’en sert n’a pas la connaissance requise, bien souvent il ne verra pas où le logiciel pèche…

    Je suppose que pour les traducteurs ce type de logiciel peut tout au plus faire gagner un peu de temps. Il dégrossit sans doute un peu le travail, il prépare le terrain. Au traducteur humain d’affiner ensuite au moyen de ses propres connaissances et de sa capacité de réflexion.

    Il faudrait être niais pour croire qu’une « machine à traduire » ou un « correcteur automatique » sont en mesure de faire le travail que seul un humain peut faire. Il faut le considérer comme de simples outils. Certes, il y a eu des améliorations, mais cela ne suffit pas pour faire de ces machines des êtres pensants… Ouf ! C’est rassurant tout de même !

  10. Sophie Dinh dit :

    Merci pour ce billet, auquel j’aimerais ajouter une réflexion de traductrice: de la même manière qu’il ne suffit pas d’être capable de très bien rédiger une procédure technique ou un courriel pour écrire un roman savoureux, il ne suffit pas de pouvoir traduire correctement un texte informatif simple pour avoir le talent de traduire un roman.

    Le talent nécessaire pour écrire un bon livre est tout simplement le même que celui requis pour le traduire, et donc pas du tout donné à une machine, si « intelligente » soit-elle.

    Et, pardon de vous contredire, mais non, les systèmes de traduction automatique ne mettent pas en danger notre noble profession 🙂 Ils sont de plus en plus performants, c’est vrai, mais il leur manquera encore longtemps l’intuition nécessaire pour remplacer les traducteurs humains.

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