Cela dit, ceci n’est pas simple…

Utiliser CECI et CELA n’est pas toujours évident. On les emploie souvent « au pif » alors que pour les puristes ils ont une fonction précise.
Essayons d’y voir clair. Selon les règles de grammaire CELA se rapporte à ce qui est plus éloigné en remontant dans le texte tandis que CECI renvoie à ce qui vient d’être nommé en dernier lieu.

CELA rappelle ce qui précède : « Il était déjà là avant que le train arrive, cela ne fait aucun doute ».
CECI
annonce ce qui va suivre : « Permettez-moi d’affirmer ceci, il était là avant, l’enquête le démontrera ! »

Ceci dit est une erreur courante, comme ceci annonce ce qui va suivre, ceci ne peut pas annoncer ce qui vient d’être dit. Cela dit, tenter d’expliquer tout ceci n’est pas simple…

4 Responses

  1. CÉNEC dit :

    Nobody is perfect !

    Puis-je inventer ces expressions : « En contre » et « Par revanche » ?
    Merci chère abonnée !
    Gérard

  2. CÉNEC dit :

    Les journalistes et les hommes politiques commettent cette faute en permanence.
    Merci d’avoir rappelé le bon usage Pascal !
    Il y un truc qui m’écorche les oreilles quand j’entends les animateurs de jeux (et les journalistes, et les annonceurs publicitaires) annoncer « vous avez gagné 200 (h) euros » au lieu de faire la liaison entre « deux cents » et « euros ».
    Quand j’avais la télé, j’avais écrit à Dechavanne pour lui rappeler amicalement que le chiffre « cent » prenait un « s » au pluriel quand la somme était entière (comme vingt). TF1 m’a renvoyé un mail fort poli et très argumenté, écrit certainement par un linguiste. (J’aurais dû la garder !). L’auteur du mail m’a assuré que ma remarque serait transmise à Dechavanne (qui doit être sourd). J’ai pu remarquer que J.P. Foucault et Patrick Sabatier par contre, faisaient la liaison.
    Ce qui m’inquiète le plus c’est la méconnaissance de cette règle par les journalistes radio – télé.
    Par expérience, je sais que lorsqu’on fait remarquer une faute de sens à un journaliste, c’est tout de suite la levée de bouclier !
    Le patron du journal Le Temps de Genève avait le projet de taxer ses journalistes d’un euro par faute d’orthographe relevée dans ses colonnes. L’info a fait le tour de la planète !
    Chatouilleux les journalistes, chatouilleux, surtout depuis la disparition programmée des correcteurs de presse qui leur donnaient l’illusion de connaître le français…
    À ce sujet, lors de la dernière émission du Masque et la plume, j’ai entendu parler du livre de de JB Maugiron « Du Plomb dans le cassetin » (Buchet-Chastel, 11 €). Ceux qui ont connu le plomb et les correcteurs de presse apprécieront, d’après Les animateurs du Masque et la Plume.
    Je vais l’acheter et je vous raconterai.
    À tchao bonsoir, vous pouvez éteindre la télé et reprendre une vie normale !

    • Pascal Perrat dit :

      Cher puriste, merci pour ces observations et ces anecdotes, toujours pertinentes et bienvenues.
      Boomerang ! Une abonnée me signale, après lecture de tes remarques, que l’on n’écrit pas « par contre », mais « en revanche »
      Pan sur le bec, comme on dit au Canard Enchaîné.
      Amicalement

  3. Michel Ciesiolka dit :

    « Ça est intéressant », comme on dit outre Quiévrain…

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