Demain, elle fera partie de notre quotidien

Je m’étais lancé un défi un peu fou : écrire un livre en un mois.
Pour y parvenir, j’ai adopté une méthode qui aurait semblé relever de la science-fiction il y a seulement quelques années.
J’écrivais mon brouillon, puis je le confiais à une intelligence artificielle entraînée à retrouver ma façon d’écrire.
À force de lui fournir mes textes, mes tournures, mes habitudes de langage, elle avait fini par reconnaître ma musique intérieure.
Je pensais accoucher d’un petit ouvrage, finalement, je me suis retrouvé avec un livre de plus de 150 pages.
Pourquoi est-ce que je raconte cela ?
Parce que l’intelligence artificielle est en train d’entrer dans l’atelier des écrivains. Non pour prendre leur place, mais pour leur tendre des outils supplémentaires.
Certains s’en méfient encore, je les comprends.
Moi aussi, je regardais « ce progrès » avec curiosité et prudence.
Pourtant, une chose est devenue évidente : l’IA ne crée pas à votre place, elle amplifie ce que vous lui apportez.
Prenons l’exemple de Freida McFadden, l’auteure du best-seller mondial : » La Femme de ménage » Lorsqu’on lui reproche d’utiliser l’intelligence artificielle, elle a répond du tac au tac : « Si c’est si facile, pourquoi ne le faites-vous pas ? » 🙌
Donnez un pinceau à une centaine de personnes, vous n’obtiendrez pas cent tableaux qui marqueront leur temps.
Proposez l’aide de l’intelligence artificielle à cent personnes pour écrire un livre, vous n’obtiendrez pas cent best-sellers.
Ce ne sont pas les outils qui font les auteurs.
L’IA ne remplace pas l’imagination, la sensibilité, et le regard d’un auteur porté sur le monde. Elle ne connaît ni les blessures de l’enfance, ni les émerveillements, ni les rencontres qui nourrissent une œuvre.
En revanche, elle peut rendre de nombreux services.
Elle reformule un passage maladroit. Elle suggère une quatrième de couverture. Elle aide à structurer un texte. Elle traduit. Elle crée une illustration. Elle transforme un article en fichier audio.
Elle fait gagner un temps précieux sur les tâches techniques.
Plus je l’utilise, plus j’en vois les limites, mais plus je découvre ses possibilités.
J’ai souvent constaté que les imaginatifs n’ont jamais eu peur des nouveaux outils. Ils ont adopté la plume d’oie, le stylo à plume, le stylo bille, la machine à écrire, l’ordinateur, le smartphone, la tablette, Internet…
L’intelligence artificielle est simplement l’outil suivant.
Libre à chacun de l’ignorer.
Mais je suis convaincu que demain, comme aujourd’hui le correcteur orthographique ou le traitement de texte, elle fera partie du quotidien de la plupart des auteurs.
La créativité restera humaine. Quant aux outils, ils continueront d’évoluer.

Titre de l’ouvrage que je viens d’écrire » VITAMINER SA CRÉATIVITÉ »
L’avant propos :
Pascal Perrat, docteur en créativité
On me demande souvent : « Pascal, comment faites-vous pour trouver autant d’idées ? »
Longtemps, je n’ai pas su quoi répondre. Je me contentais de dire : « c’est dans ma nature. » Après tout, un poisson volant ne se demande pas comment il fait pour voler sur quelques mètres.
Je crois que je le dois à ma dyslexie.
À l’école, j’étais nul. Les lettres se mélangeaient, les mots se contorsionnaient et les chiffres s’entortillaient dès que je les zieutais. À cette époque, comme beaucoup d’enfants, tout élève qui n’entrait pas dans le moule passait pour un paresseux.
Alors je me suis débrouillé.
Quand les notes n’étaient pas brillantes, il fallait trouver des explications. Quand je n’avais pas compris, il fallait inventer une réponse. Quand je ne pouvais pas emprunter la route des bons élèves, je devais chercher des chemins de traverse.
Sans le savoir, je faisais déjà preuve d’imagination.
Plus tard, ce fut la même chose. Je n’avais ni les diplômes prestigieux ni le parcours royal dont rêvaient mes parents. Mon père m’imaginait ingénieur. Ma mère me voyait docteur. Avec mes quelques années d’écoles diverses et désastreuses, ça ne risquait pas !
Mais la vie est facétieuse.
Je ne suis pas devenu ingénieur ou médecin, mais j’ai passé mon existence à chercher des solutions, à trouver des issues, à comprendre comment naissent les idées et comment on peut les faire grandir.
Et, lorsque je suis devenu formateur en créativité, cette question revenait sans cesse: «Comment faites-vous pour trouver autant d’idées?»
Cette fois, je ne pouvais plus me contenter de répondre : « Je ne sais pas. »
J’ai donc essayé de comprendre ce que je faisais spontanément depuis des années. J’ai ouvert mes tiroirs mentaux. J’ai cherché quels étaient mes trucs, mes ficelles, mes astuces, mes habitudes. Toutes les clés que j’utilise sans même y penser lorsque je cherche une idée.
Petit à petit, une image s’est imposée. Ma mère rêvait que je sois docteur. Très bien.
Puisque je ne pouvais pas soigner les corps, pourquoi ne pas essayer de donner quelques vitamines à l’imagination ?
L’idée de ce livre est née ainsi.
J’ai alors parcouru l’alphabet comme on visite une pharmacie un peu particulière. À chaque lettre, j’ai cherché une vitamine de la créativité.
Le A comme Audace. Car sans audace, on reste prisonnier de ce que l’on sait déjà.
Le C comme Curiosité. Le D comme Douter. Le H comme Humour. Le R comme Rébellion. Le W parce qu’il faut éviter de monter dans le dernier wagon du train des idées reçues.
Et ainsi de suite.
Ce livre n’est ni un manuel universitaire ni une théorie savante.
C’est plutôt une trousse de secours remplie d’expériences, d’observations, d’anecdotes et de détours qui m’ont accompagné tout au long de ma vie.
Je n’ai jamais cessé d’imaginer comme l’enfant que j’étais lorsque je jouais encore avec ses soldats de plomb alors que tout le monde me disait qu’il était temps de devenir sérieux.
J’ai fini par comprendre une chose, la créativité n’est pas un don réservé à quelques privilégiés. C’est un état d’esprit. Une manière d’approcher le monde. Une gymnastique mentale qui se travaille, se nourrit et s’entretient. Comme la santé.
Puisque je ne suis pas devenu médecin, permettez-moi tout de même de vous prescrire quelques vitamines qui ne coûtent rien, mais peuvent vous rendre encore plus imaginatif que vous ne le pensez.
Je suis hors-n’homme. Un neuroatypique à dominance dyslexique atteint d’aphantasie : incapable de fabriquer des images mentales et de se représenter un lieu ou un visage. Mes facétieux neurones font des croche-pieds aux mots dans mon cerveau et mon orthographe trébuche souvent quand j’écris. Si vous remarquez une faute, merci de me la signaler : association.entre2lettre@gmail.com


Pascal, si jeune, et toujours aventurier! 😉
Par exemple, si je décompose le mot FARFELU,
FARFE : C’est une marque de style de vie et de design inspiré du mot « PARFAIT ».
Je l’ai LU grâce à l’IA.
Bonne journée !
Une vie bien palpitante et très bien remplie, bravo ! Je vous tire mon chapeau.
Quand pourrons-nous lire votre nouveau livre vitaminé ?
L’IA, nouvel outil extraordinaire, il faut bien le reconnaître, mais aux tentacules « dangereuses ».
Trouver le juste milieu est complexe. L’IA est si addictive.
Histoire de rester dans l’air du temps, je l’utilise de temps à autre lorsque, par fainéantise, je n’ai plus envie de rechercher telle ou telle information.
C’est top, c’est vrai. Mais après je me pose mille et une questions, entre autres : que vont devenir nos cerveaux ?
Sujet pour le bac de philo.