Écrire comme on ouvre une fenêtre
Le manque d’imagination n’existe pas vraiment. L’inspiration est comme un volcan endormi, il peut sembler éteint, rien ne bouge à la surface, mais la lave attend son heure.
Lorsque quelqu’un me confie : « Je n’ai plus d’idées », je propose toujours ce petit rituel très simple.
Chaque matin, prenez dix minutes. Pas davantage. Un crayon, une feuille de papier et rien d’autre.

Puis, parmi les 800 exercices d’écriture créative publiés le samedi sur le blogue Entre2lettres®, choisissez-en un.
Lisez la consigne et écrivez immédiatement ce qui vous vient à l’esprit. Sans réfléchir, sans corriger, sans chercher à bien faire. Écrivez comme on ouvre une fenêtre.
Au début, il se peut que les phrases arrivent timidement. Trois lignes, peut-être quatre. C’est normal. L’imagination n’aime pas être brusquée ; elle préfère être invitée.
Mais persévérez pendant une semaine.
Quelque chose d’étrange se produit alors. Les idées commencent à circuler. Les mots s’attirent, se répondent, inventent des images. On se surprend à penser à l’exercice du lendemain. On a envie de reprendre le crayon.
C’est signe que l’imagination est en activité.
Ce qui ressemblait à un volcan éteint se remet doucement à vibrer. Et un matin, sans prévenir, il crache du feu. Les images jaillissent, les phrases prennent vie, les histoires s’invitent.
Dix minutes par jour.
Un crayon.
Une feuille.
Il n’en faut pas davantage pour éveiller un volcan.
Recevez la compilation des 800 exercices d’écriture créative publiés sur ce blogue depuis 2009. Pour l’obtenir au format PDF, faites un don de 15 € à l’association Entre2lettres. Pensez à préciser votre demande d’exercices, vous recevrez un lien pour la télécharger. FAIRE UN DON À L’ASSOCIATION.


Merci pour ces belles idées qui aident à tenir notre inspiration en haleine! Juste dix minutes par jour!!!
Pascal, tu as écrit, il y a quelque temps « Ecris comme tu danses, seul dans ta cuisine, sans spectateur ».
J’ai trouvé l’idée géniale et si je ne danse pas physiquement, ça danse dans ma tête. L’imagination vient-elle en dansant ?
Depuis que je suis sur ton blog,( merci Camomille, c’est grâce à toi), je m’amuse.
Marcher stimule beaucoup l’imagination, mais en solo.
Tout à fait d’accord avec vous cher Pascal. À chaque retour de mes randonnées, j’en faisais toujours un court récit, parce que j’avais fait le plein d’imagination.
J’ai bien aimé le dernier « Passage Dutou ». J’ai pensé tout de suite à ce Dutrou,
Il est des personnages comme celui-ci qui marque négativement l’actualité. Il est aussi, intéressant de se poser la question pourquoi ils existent.
Alors j’ai adapté l’exercice comme si c’était un interrogatoire de police.
C’est peut-être ça aussi l’utilité des exercices de Pascal. Retrouver dans sa propre mémoire des évènements qui touchent l’innocence, afin de leur donner un sens dans cette société qui dérape et dont nous sommes un peu, tous, collectivement responsables.
Bonne journée !
« Dix minutes par jour »
Quelle super bonne idée !
Merci beaucoup Pascal !…
Bonjour Pascal,
Pouvez-vous me faire parvenir un PDF de vos 800 propositions de sujets d’écriture, je viens de faire un virement à l’association de 20€
Bien cordialement et agréable journée à vous et Merci infiniment pour vos sujets passionnants.
Jean louis
Merci pour votre don à l’association Jean-Louis, le 800e exercice sortira samedi prochain, dans 3 jours, il n’est pas encore dans la compilation, êtes-vous d’accord pour ne la recevoir que samedi ? Amicalement. Pascal
C’est exactement ce qu’a dû faire Urios avec ses Jaunards peu créatifs.
Ils ont dû reprendre un vieil exercice de 2010, avec Broke James en incipit. Et là, le volcan s’est réveillé à Toulon, a craché toute son inspiration au Michelin, contre Bayonne. Quelque chose d’étrange s’est produit, comme tu dis. Le ballon a commencé à circuler. Les joueurs se sont répondu, ils ont inventé des combinaisons. On s’est surpris à rêver de beaux lendemains. Bon, d’accord, le volcan ne se réveille pas toujours à l’heure. Argh! Mais au moins les Jaunards ont repris goût au rugby créatif.
Bah oui, parce qu’il s’agit de rugby, si vous n’aviez pas compris ! Bon mercredi hihi 🙂
Encore une bien jolie page Pascal !
Sinon, autodidacte et libre, pas de plan, pas de brouillon pour moi.
Pourvu que je m’amuse, l’enfant qui est resté en moi fait le reste spontanément…
Moi, je n’y suis pour rien !!! 😉
Merci Pascal notre groupe Octoplume qui avait tellement écrit se faisait cette réflexion.
A part tes exercices plus trop d’idées pour des nouvelles par exemple.
D’accord, j’essaie
Je retire Octoplume car il n’en reste plus grand chose !
L’imagination et les idées sont tapies en nous, mais pour je ne sais pour quelle raison, on n’ose pas toujours leur faire prendre l’air.
Personnellement, je les fais travailler le matin en lisant quelque peu en biais les actualités.
Je me fais mon petit scénario burlesque de ce que je ferais de certaines personnes.
Cela n’arrange rien, mais je m’amuse intérieurement pendant un petit laps de temps avant de retrouver le monde réel.
Belle idée Rose-Marie : » L’imagination et les idées sont tapies en nous, mais pour je ne sais pour quelle raison, on n’ose pas toujours leur faire prendre l’air. »
Merci Pascal
Ça je m’en suis bien souvenue lors de ma formation ‘d’Eveilleur d’idées’. Et ça m’a ouvert les portes de l’évasion. Paradoxalement avec une’idée’ on s’enferme alors que les mots s’enchaînent joyeusement en dessin d’une bande dessinée. Ce qui fait qu’on peut écrire à peu près sur tout. Reste à appliquer les règles d’un minimum de syntaxe. Merci Pascal j’ai transmis aux participants de mon atelier en ligne.🩷🐁
Entre2Lettres m’a permis de découvrir une autre façon d’écrire.
J’y ai appris à lâcher prise et à dépasser une exigence intérieure trop forte, pour laisser plus de place au jeu.
L’imaginaire n’aime pas les règles strictes ni les exercices parfaits. Il préfère les tâches d’encre, les regards qui s’évadent par la fenêtre, et ne cherche pas à être le premier de la classe.
Il ne tient pas en place : il a les genoux écorchés et les poches pleines de billes.
Les étiquettes ne comptent pas pour lui.
Ni bon ni mauvais, il reste simplement imprévisible.
Il se dit que l’inspiration aime à se cacher derrière les buissons. C’est pourquoi l’imaginaire préfère sans doute l’école buissonnière 😉
Très juste, Béatrice, « l’imagination ne cherche pas à être la première de la classe »
Merci Pascal ! 🙂