604e exercice d’écriture très créative créé par Pascal Perrat

Exercice d'écriture très créative

Un virus conjugal aurait été détecté dans plusieurs salles de mariage. Dangereux pour la santé des couples, il détruirait peu à peu les cellules familiales après environ 7 ans de mariage. Selon

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Ces exercices inédits d’écriture créative n’apprennent pas à écrire, ils enflamment l’imagination. Le but est de vous conduire vers les ressources imaginatives qui somnolent en vous. Après quoi, vous décidez de mener le projet d’écriture qui vous convient : nouvelles, roman, etc.

22 Responses

  1. framçoise dit :

    Un virus conjugal aurait été détecté dans plusieurs salles de mariage. Dangereux pour la santé des couples, il détruirait peu à peu les cellules familiales après environ 7 ans de mariage. Selon l’adjoint au Maire (médecin généraliste retraité) il serait peut-être opportun de faire trancher la question par le conseil constitutionnel, qui comme disait Michel Debré ,dans son discours au Conseil d’État le 27 août 1958, manifestait la volonté de subordonner la loi, c’est-à-dire la décision du Parlement, à la règle supérieure édictée par la Constitution. « .
    Des voix s’élevèrent contre car que ferait-on si des jeunes promises étaient enceintes ???
    Ce n’était tout de même pas les virus qui allaient faire la loi, ils n’avaient aucun mandat. Cet argument obtint la majorité…

  2. Mary Poppins dit :

    – Bonjour !

    – B’jour…

    – Ça va ?

    – Bof… Couci, couça…

    – A votre avis, je suis quoi ?

    -Comment ça ?

    – Est-ce que je suis un objet de valeur, une idée passagère, un être humain, un arc-en ciel, une crise de rire ébouriffante, un extra-terrestre qui s’appelle Electron 312 ou tout autre chose ?

    – Ben, vous êtes un être humain. C’est évident.

    – Et bien, non, Monsieur ! Je ne suis pas un être humain ! Pas du tout !

    – Ah bon, c’est la meilleure de l’année, celle-là !

    – Oui, parfaitement.

    – Mais alors, qu’est-ce que vous êtes ?

    – Je suis un virus.

    – Un virus ?…

    – Oui, un virus conjugal, très, très dangereux.

    – Ah d’accord !… Et c’est quoi votre nom ?

    – J’en ai pas. Les scientifiques m’ont découvert, il y a tout juste douze minutes et 34 secondes.

  3. Urso dit :

    Un virus conjugal aurait été détecté dans plusieurs salles de mariage. Dangereux pour la santé des couples, il détruirait peu à peu les cellules familiales après environ 7 ans de mariage. Selon …

    Selon le journal du soir, un virus de la famille des quitus s’est enfui hier matin du cocon familial.
    Les recherches continuent activement pour le retrouver.

    – Allo allo papa. C’est moi Tom.
    – Quoi quoi fiston, mais où es-tu ?
    – À l’étranger, très loin.
    Je suis sur la planète Sirius et la famille Titus m’a hébergé.
    Ben oui papa, si j’ai quitté la famille c’est qu’il y a une raison. Une bonne raison.
    Moi le truc de courir les samedi après-midi et quelquefois les autres journées de la semaine, pour y laisser la mort à petit feu, c’est fini pour moi.

    Papa à l’autre bout du fil ne savait que dire.
    Lui aussi dans sa jeunesse il avait voulu prendre le large et laisser derrière lui – ceux et celles qu’il aimait.
    Et puis les jours et les années étaient passés. Absorbé par la routine – il n’avait pas mené à bien son projet.
    Aujourd’hui c’était son fils Tom. Pour le père il avait pris une bonne décision : car ce job de virus, causant le malheur de nombreuses personnes, devenait de plus en plus malsain.
    Mais en tant que père il ne voulait pas donner raison à son fils.

    Le jeune virus continuait de parler.
    – Papa je ne pouvais vivre cette vie.
    Moi j’ai envie d’un avenir plus optimiste, d’avoir des enfants.
    Ici sur Sirius je me sens bien.
    J’ai déjà repéré une petite stradivarius. Oh qu’elle est jolie !

    Papa s’interroga sur le devenir de son fils.
    Alors ne sachant que dire pour qu’il revienne à la maison, il lança :
    – Fais gaffe fiston : ta planète est dangereuse pour les virus.
    Des énormes diplodocus vont prochainement les manger cru. Ils seront donc rayés de la carte.

    – Ah ah papa que tu es drôle !
    Rassure toi Sirius est sûr : il n’y a aucun risque ici qu’un tel scénario se produise.

    Quoi quoi fit subitement le jeune virus, le regard terrorisé.
    La montre m’annonce une situation imminente et très très urgente.
    « Des diplodocus géants approchent de la ville d’Habitus.
    Les virus sont en danger de mort.
    Vite aux abris ».

    Oh papa, oh papa sanglota petit virus …
    Je n’ai pas envie d’être mangé par un gros diplodocus …
    Et ma petite copine stradivarius que va-t-elle devenir ?

  4. Nouchka dit :

    Un virus conjugal aurait été détecté dans plusieurs salles de mariage. Dangereux pour la santé des couples, il détruirait peu à peu les cellules familiales après environ 7 ans de mariage. Selon les chercheurs et analystes consultés, l’origine du mal est, depuis fort longtemps connu, mais personne n’a osé appliquer le traitement préventif préconisé, de peur de voir fuir certains futurs couples et constater une baisse vertigineuse des mariages.
    En effet, nous expliquent-t-ils, les jeunes perdreaux énamourés qui se présentent en vue de leur union, ne pensent qu’à la fête familiale générée et sombrent dans les problématiques futiles de choix de lieux, de mets, de plan de table, etc.
    Personne à cet instant, ne les amène à lire les quelques articles du Code civil les concernant.
    Et quand nous disons lire, c’est en réalité une explication de texte qui devrait s’imposer. Que faut-il entendre par : « assurer ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Pourvoir à l’éducation des enfants » et « contribuer à proportion de leurs facultés respectives, aux charges du mariage » enfin, « s’obliger mutuellement à une communauté de vie ».
    Que doit-on comprendre de chacun de ces termes ?
    Les élèves du bac de français qui, à la dernière épreuve en date, ne connaissaient pas le qualificatif « ludique », seraient-ils en mesure quelques années après de comprendre ce qu’implique les notions peu usitées qui encadreront leur union ?
    Personnellement, j’aimerais les faire disserter sur des affirmations telles que « L’amour inconditionnelle n’est pas la tolérance inconditionnelle ». Là, il y a de quoi réfléchir.
    Pour revenir à l’étude des hommes de sciences sur la santé des couples, il a été établi que le virus évoqué touchait plus de femmes que d’hommes. Parmi les hypothèses avancées, il semblerait que ces dernières s’investissent et anticipent un schéma de bonheur familial plus prégnant que leur conjoint. Ainsi trouve-t-on assez régulièrement les planifications suivantes « Dans deux ans nous aurons notre premier enfant et, trois ans après, le second ». Si les planificatrices expliquent leur vision, elles se voient aménager douillettement leur lieu de vie au tout début du mariage et accueillir ensuite l’ainé de leur progéniture. Puis, afin qu’il n’y ait pas trop d’écart d’âge entre les enfants (et que la prime des allocations familiales PAJE soit maintenue), accueillir le second.
    Peu de femmes, au moment de leur mariage, où régulièrement il est demandé aux intéressées : « Alors vous voulez combien d’enfants ? », répondent « Un pour commencer ».
    Cet allant ne semble pas prendre en compte l’énergie nécessaire à mener un tel projet à bout de bras, conciliant activité professionnelle, soins aux marmots, activités domestiques et… disponibilité pour soi-même comme pour autrui.
    L’amour, la tendresse, l’attention à l’autre ou aux autres demandent générosité et intelligence. Or trop souvent, semble-t-il, les engeances matérielles prennent le pas sur les sentiments : « Je dois nettoyer la maison, faire le marché, etc. » créant aigreur, rancœur, voire mauvaise conscience vis à vis des autres et fréquemment du conjoint, qui n’aiderait pas assez aux tâches ménagères.
    Vous avez calculé deux ans de mise en place plus trois ans d’élevage du premier enfant plus deux années avec deux enfants et le couple se retrouve, après sept ans de vie commune, déséquilibré dans ses aspirations, ses envies, ses fatigues.
    Alors que faire pour enrayer ce virus ? Mettre en place un système de calcul de la charge mentale des deux membres du couple ? Utiliser les outils modernes pour stimuler le membre du couple qui « se laisse vivre » au détriment de l’ensemble de la cellule familiale ? Mettre le mariage en CDD avec une période de latence tous les six ans avant de s’engager de nouveau ?
    Ce peut être tentant mais les enfants, le lieu de vie, les ressources et… les sentiments, comment les protéger pendant ces intervalles d’incertitude ? Oh, il pourrait y avoir encore plus radical : la suppression du mariage et l’adoption de formes qui respecteraient l’évolution personnelle des individus. Les goûts et choix faits à vingt ans n’ont probablement pas grand-chose à voir avec ce que l’expérience, l’évolution de la personnalité et le contexte social auront fait germer vingt ans plus tard.
    Les chercheurs et analystes vont remettre un rapport qui restera probablement au fond des tiroirs….

  5. 🐀 Souris verte dit :

    COURS APRÈS MOI QUE JE T’ATTRAPE

    Le C.A.MqJtA.

    C’est un mal qui perdure siècles après siècles.
    Une maladie qui tenterait à prouver qu’on existe dans une beauté persistante.
    Et aussi un besoin de renouveau.

    Le C.A.MqJtA est bien là et se manifeste souvent au septième cran de la roue qui tourne, celle de notre vie. Il marque ainsi des étapes de couples qui se séparent parfois pour mieux se rabibocher.

    C’est le syndrome du T.T.VpP

    Celui dont le miroir vous dit: t’es trop vieux pour plaire.
    La carrosserie est encore bonne mais le moteur !!!
    Il touche ceux qui sans espoir de trouver mieux préfère réenfourcher leur vieux canasson, et jouent le cheval de retour…
    Au pays des aveugles les borgnes sont rois.🐀

  6. ROBERT Michel dit :

    Extrait du journal télévisé Bi-News du 26/6/22

    – Un virus conjugal aurait été détecté dans plusieurs salles de mariage. Dangereux pour la santé des couples, il détruirait les cellules familiales après environ 7 ans de mariage. A vous.
    – Nous n’avons pas eu les mêmes infos, ici au Québec. Certains scientifiques parlent de 2 ans ou 3 ans, alors que d’autres de 9 ou 10 ans. A vous.
    – Effectivement Bernard, en faisant la moyenne, c’est à peu près ça. Nous n’avons pas encore les résultats de toutes les statistiques. Faut dire que les études venant de l’ONS (Organisation Normale de la Santé) ne nous arrivent que par bribes. Malgré l’urgence, les résultats des recherches tardent à nous parvenir à cause du désaccord de certains observateurs de la communauté scientifique. La décision de fermer lesdites salles ne dépendant pas de cette organisation, nous avons demandé un rendez-vous avec le préfet de Paris. Ce que je peux seulement vous dire, c’est que tous les mariages ici, ne peuvent pas être officialisés, sauf les mariages gays. A vous.
    – De mon côté, nous avons fait des recherches auprès du cabinet Maiquesçait, celui-là étant poursuivi par un autre virus a dû déménager. Nous n’avons donc pas pu le joindre. A vous.
    – Oui, effectivement, nous en avons eu des échos ici. Certains virus informatiques auraient muté en vrais variants touchant les employés. Selon nos informations, ces virus auraient infecté leur puce implantée. A vous.
    – C’est cela même. Les employés auraient gagné des cabinets concurrents. Mais là n’est pas notre propos, Marcel. D’après certaines études, on s’est aperçu que ce virus n’affecterait ici que les mairies des beaux quartiers. A vous.
    – Egalement ici. D’ailleurs les laboratoires ont décidé de le nommer le cas BCBG. A vous.
    – Oui. Le précédent ayant été nommé corona, à cause de sa forme en couronne, celui-ci ayant presque la même forme, sauf qu’il s’agit d’un serpent qui se mord la queue sera appelé le cas bobo. A vous.
    – En tout cas, sans jeu de mot, j’espère que les scientifiques trouveront rapidement un traitement à cette nouvelle épidémie. A vous les studios.

  7. 🐻 Luron'Ours dit :

    🐻UN VIRUS EXPLOSIF
    Dans la salle des mariages, il reste discret celui-là, le virus Kaban. Il attend son heure. Sept, c’est son chiffre. Dans la lumière, un couple, non genré peut-être, du moment qu’ils s’aiment. Ils ont usé leur première liquette à la plage. Observé la marche oblique des petits crabes. Ils ont fait ricochet sur l’onde lisse et dure pour peu que l’asymptote l’emporte. Sept ans, l’âge de raison. Voire ! Bêtises tentées, assumées, punies dans des expéditions parentales. Ados, nouvelle musique pas tendance. Révoltes. Enfin, la révolution, le conjugo. Kaban va leur apprendre à vivre, à muer, à muter. Voyage de noces aux atolls ! Bikini sans maillot. Attention, champignons. Vont-ils voler en éclat ? Mieux vaut en rire.
    🐻 Luron’Ours

  8. Alain Granger dit :

    Ce virus laisse les familles co vides, à moitié vide de désirs avides qui sont restés inassouvis. L’emballage sous vide du prince charmant s’est déchiré sur la réalité du quotidien et des petits défauts. Avec les années ces défauts sont devenus grands aux yeux de celle qui ne les remarquait pas lorsqu’elle était amoureuse. A défaut d’indulgence et de tolérance, ces imperfections, ces anomalies qui gâchent le désir et l’admiration, elles prennent toute la place, effaçant les petites attentions qu’elle ne remarque même plus. Elle ne peut plus le sentir, les sens indisposés par la contrariété. Il lui faut alors composer un masque pour se protéger de sa respiration, de la contagion qui l’atteint à son tour au fil des refus et des disputes. S’il y a déjà un petit enfant au milieu, il faut alors qu’elle prenne patience pour reporter la séparation. 7 ans de réflexion, c’est bien trop long pour cette Maryline. Il faut qu’elle marie âge et liberté, qu’elle se sépare des contraintes du mariage pour se libérer se son emprise. Elle est en prise directe avec le divorce et les entorses à la vérité. De son mari elle est vaccinée. Elle acceptera jusqu’aux petits mensonges et aux grandes accusations pour obtenir la garde de son enfant. Elle se battra, luttera bec et ongle, s’obligeant même à détester celui qu’elle avait choisi pour être le père de ses enfants. Le virus de la séparation se propage dans l’air depuis des années. La société s’en lave les mains, laissant les familles se déchirer, préférant jouir de l’individualisme qui est une plus grande source de profits. Deux cellules familiales distinctes consomment plus qu’une seule car tout s’achète en double. Les cellules sont infectées et la respiration se fait difficile entre les contraintes de lieu et de temps. Le mariage est de plus en plus malade, il se tarit d’affection pour ne laisser que l’affliction et la solitude…

  9. Nadine de Bernardy dit :

    Selon des sources bien informées, un Virus Conjugal aurait été détecté dans plusieurs salles de mariage. Dangereux pour la santé des couples, il détruirait petit à petit, après environ sept ans de mariage, la cellule familiale.
    La petite Marianne trônant dans la salle des mariages de la mairie de Fripouille sur Garenne, ricanait discrètement sous son bonnet phrygien, si elle avait pu, elle se serait frotté les mains de satisfaction.
    Elle entendait avec joie les nouvelles concernant ce virus, étant elle même agent actif de propagation.
    Ca l’agacait, depuis le temps, tous ces couples endimanchés entourés de familles la larme à l’oeil, entendant les mêmes discours, écoutant les mêmes réponses.
    Alors, savoir que ces heureux là ne le seraient plus dans un septennat la ravissait. Il faut dire qu’ elle s’aigrissait à rester figée sur son socle, sans espoir de convoler à son tour.
    Imaginer les visites chez l’avocat, les règlements de compte des divorces, les pleurs et grincements de dents mettait du baume à son coeur de pierre.
    Et les enfants me direz vous? Une petite pensée à peine émue pour eux la disculpait rapidement.
    Mais là, elle était aux anges, on était vendredi, demain serait un jour glorieux, elle pourrait contaminer les huit couples prévus pour le lendemain matin. Seize victimes d’un coup!
    Elle s’endormit le sourire aux lèvres, sa réserve de V.C bien à l’abri sous son bonnet. De plus il s’agissait d’un variant très virulent, s’ils arrivaient à sept ans, ils auraient de la chance.
    Ce samedi matin fut radieux. L’adjointe au maire était à l’heure, le premier couple aussi.
    Il s’agissair de Julien Mansart, fils de Claude Mansart et Nicole Mansart née Bidaux son épouse et de Maria de Martinez y Conception, fille de Nino de Martinez y Conception et de Juliette de Martinez y Conception née Juliette Lamoureux son épouse.
    Le futur époux entra dans la salle de mariage, Marianne faillit hurler de rage: il avait sur le bas du visage , un élégant masque assorti à son frac,sa future était affublée d’une protection en tulle bordée de dentelle, toute la noce était masquée.
    La figure symbolique de la République faillit en choir de son socle !

  10. mijoroy dit :

    Un virus conjugal aurait été détecté dans plusieurs salles de mariage. Dangereux pour la santé des couples, il détruirait peu à peu les cellules familiales après environ 7 ans de mariage. Selon Mathilde Pronuptia organisatrice de mariage, comtesse sans conteste et initiatrice de Mariage au premier Regard. Celle qui orchestrait le déroulement des cérémonies nuptiales avec la précision d’un horloger, devait se rendre à l’évidence. Dès la phrase du curé « Si quelqu’un a quelque raison que ce soit de s’opposer à ce mariage, qu’il parle maintenant, ou se taise à jamais » ! » On pouvait déjà ressentir les prémices des manifestations des crispations intestines tantôt chez la promise tantôt chez le marié. Ce virus vorace, commençait son travail de sape en rognant l’amour et transformant la confiance en suspicion. C’est pourquoi maintenant elle proposait « un test amant » dans son planning de noces. Les amants aimants, devaient ainsi faire la preuve de leur façon aimantée de s’aimer. Ils étaient ainsi testés afin de savoir s’ils étaient parmi les testés détestés ou justes des testés, testés favorablement. Mathilde s’interrogeait : était-ce tant en détestant qu’on testait ou en testant qu’on détestait ? On constatait, que certains couples virolés par la jalousie, contestaient qu’on testait en détestant mais détestaient tester constamment. La comtesse offrait du thé à la menthe, dès l’amante se lamentait. L’amante aimante trouvait lamentable que l’amant table sur un test. Des infusions on passait à la confusion. Malgré les testaments des tests amants aimantés, inquiétudes, lassitudes et vicissitudes s’infiltrent toujours parmi les couples et ce malgré des réveils collés-serrés…enlacés et bécotés. La convoitise, la comparaison entre ce qu’on voit à l’écran ou chez les autres, par rapport à ce qu’on l’on a, ou qu’on fantasme, ça crée une sacrée différence hein ?

  11. Grumpy dit :

    On m’avait parlé de lui, on m’avait averti des dégâts qu’il causait, on avait eu beau me mettre en garde … tellement amoureux, rien n’y a fait je me suis marié quand même.

    A peine entré dans la salle des mariages, un seul regard m’a suffit pour l’identifier.

    Il était bel et bien là le virus. Arrivé en avance, assis bien raide au premier rang derrière nous les mariés.

    Il était très chic, en tailleur rose, capeline fleurie, à la main un hypocrite mouchoir brodé au cas où il y aurait déjà quelques larmes d’émotion sincère à éponger avant même le Oui et le Oui.

    Des remontées acides ont essayé de me faire changer d’avis et m’ont soufflé de prendre mes jambes à mon cou, hélas j’étais de la génération survivante où on avait de l’honneur et allait au bout de ses engagements.

    Je me disais que ce virus dit « de la belle-mère » sévirait tout au plus une vingtaine d’années et qu’alors soit un nouveau, soit la mort, viendraient l’éradiquer. J’avais vu juste, c’est ce qui s’est passé.

    Je vous assure que tous les deux, on n’a pas pleuré, finalement avec beaucoup de patience on ne s’en était pas si mal sortis.

    Nous avons sollicité une nouvelle cérémonie option bonheur garanti parce qu’on en était certains :

    « Mariage plus vieux, Mariage heureux »

  12. FANNY DUMOND dit :

    En cette année 2074, une prof d’Histoire demande à ses élèves d’étudier cet article de journal qu’elle a déniché dans son grenier :

    « Un virus conjugal a été détecté dans plusieurs salles de mariage. Dangereux pour la santé des couples, il détruit peu à peu les cellules familiales après environ 7 ans de mariage.

    Selon les cols blancs de la haute autorité de santé, avec leurs schémas, statistiques, courbes à l’appui, il faut prendre toutes les précautions pour éradiquer ce phénomène des plus inquiétants. La famille étant la base de toute société qui se respecte, il en va de son avenir.

    Il est alors décrété que, misogynie oblige, la mariée doit passer dans un pédiluve chloré avant de se présenter devant l’élu de la commune, couverte de mauve de la tête aux pieds, parce que tout ce blanc attire assurément le vilain microbe et qu’on ne peut pas faire un remake de « la mariée était en noir », d’autant plus que la « cancel-culture » interdit de dire ou d’écrire ces deux terminologies. Lors des débats houleux à l’Assemblée, il avait même été question que la future présente un certificat de virginité, parce qu’il a été prouvé que le fameux bacille passe par ce canal et qu’il incube durant sept ans. Au grand soulagement du peuple hébété et lobotomisé, à une voix près, cette dictature a été abandonnée.

    Depuis, les avocats se frottent les mains et embauchent à tire larigot dans la perspective de milliers de cas de divorce à traiter. Tandis que les couturiers, dans l’attente de livraison de drap mauve, teignent les robes de mariée et autres accessoires. On constate que les dépôts de bans dans les mairies se rétrécissent comme peau de chagrin. Entre les murs, loin des regards et des oreilles, les couples sur le point de fêter leur septennat de mariage font chambre à part et leurs gosses supportent, tant bien que mal, leurs engueulades. Les amoureux continuent de se bécotent sur les bans publics et ne vont plus chez les bijoutiers, pour le soulagement de leur porte-monnaie et pour le plus grand désespoir des commerçants. Ceux qui ont passé le cap fatidique, y vont de leurs profondes réflexions et de leurs conseils avisés sur les réseaux sociaux.

    Début juin, les autorités de la haute Assemblée des sages, se sont à nouveau réunis pour décréter une pause durant l’été, parce que mine de rien, les rencontres amoureuses se font principalement durant cette période « très chaude » et surtout, parce que le flux migratoire est excellent pour l’Économie nationale.

    Il sera bien temps d’aviser à la rentrée ! »

    P.E. journaliste au « Pandémonium »

  13. Antonio dit :

    Un virus conjugal aurait été détecté dans plusieurs salles de mariage. Dangereux pour la santé des couples, il détruirait peu à peu les cellules familiales après environ 7 ans de mariage. Selon les épidémiologistes, les foyers de contamination se multiplieraient chez la femme, dès l’arrivée du premier enfant, dans les bassins routiniers où se développent très facilement le virus.

    Il est donc fortement recommandé d’assainir les routines régulièrement, de renforcer les gestes barrières en communauté – ne pas embrasser un regard appuyé et tendre hors foyer – de surveiller les premiers symptômes – un rire soudain et inapproprié de votre épouse ou des migraines systématiques au moment du coucher – et de faire automatiquement un test, le cas échéant.

    Il est des plus simples, il suffit de placer la phrase « Chérie, partons quelques jours à Venise sans les enfants » dans le conduit d’une conversation et d’attendre quelques secondes. Si son visage se décompose et un écoulement de mots embarrassés survient du genre « Mais, heu… enfin, ce n’est pas le moment… et qui va garder les enfants ? », alors il est impératif d’isoler la conjointe malade, en cellule de crise de la quarantaine. Au bout de quatorze jours, renouveler le test, ainsi de suite.

    En cas de symptômes persistants, poussant à la dépression nerveuse, parfois, un simple divorce peut régler la situation, aurait avancé un professeur dissident. Mais d’après la cellule scientifique de l’Institut Hospitalo-Ecclésiastique de France, des études plus poussées auraient démontré des complications graves chez des jeunes couples divorcés, développant des mœurs grossières de la maladie d’amour qui courait dans les années 70 et que l’on avait pourtant éradiqué avec l’arrivée du sida.

    La plus grande prudence est donc de mise, c’est pourquoi le conseil scientifique a proposé de porter le masque intégral, pour les femmes les plus fragiles, dont des approvisionnements sont en cours d’acheminement depuis l’Afghanistan.

    • camomille dit :

      WAOUH Antonio !!!

    • mijoroy dit :

      Superbe!!!Antonio quelle finesse d’analyse..ceci dit il est aussi des conjoint mâle qui peuvent être atteints de ce mal. Plutôt vers la cinquantaine.Cela se développe souvent sur une tranche horaire de 5à 7 communément appelée « after work « 

      • Antonio dit :

        Merci Camomille et Mijo… Tout n’est qu’un premier jet de fiction. Le dit conseil scientifique avancerait une étude qui établirait que les mâles seraient majoritairement asymtomatiques au virus, et sans doute les premiers transmetteurs aux femmes plus sensibles et donc réactives 🙂

  14. iris79 dit :

    Un virus conjugal aurait été détecté dans plusieurs salles de mariage. Dangereux pour la santé des couples, il détruirait peu à peu les cellules familiales après environ 7 ans de mariage. Selon les experts du CNRS en partenariat avec un organisme de santé qui s’étaient penchés sur ce problème, les faits étaient suffisamment préoccupants pour diligenter une grande étude sur la question.
    On étudia tous les paramètres, la radioactivité de la salle, les sources potentielles de pollution, la luminosité… Puis on se mit à scruter plus en détail le déroulement des événements pendant la cérémonie. Des caméras furent installées dans les pièces et les images récupérées par les scientifiques donnaient lieu à une étude très approfondie des comportements non verbaux mais aussi du contenu des échanges, le vocabulaire employé, les manifestations corporelles…Très vite les spécialistes ont repéré des occurrences dans les regards que se jetaient ou pas les mariés ainsi que les paroles échangées et leurs gestes spontanés. Les prémices du virus était toujours présent dès les premières heures d’une union.

    Après d’âpres mises en réseaux, des heures et des mois de travail acharné, les spécialistes réussirent à mettre en lumière ce fameux virus sur lequel déjà ils formulaient des hypothèses très appuyées et s’accordèrent à nommer ce virus l’ECRANITE soit l’inflammation des écrans. Sa virulence augmentait avec les années et provoquait une fois sur deux la séparation du couple. On comprit que le fait que d’avoir des enfants, les élever et les rendre autonomes pouvaient permettre de mettre en dormance les agents pathogènes qui ne tardaient pas à flamber sitôt les sept ans de mariage à peine fêtés. Les écrans de téléphone étaient les premiers responsables suivis de très près par les ordinateurs et autre téléviseurs connectés. Les personnes se tournaient tellement vers la réalité virtuelle qu’ils ne faisaient plus face à l’être qu’ils avaient épousé(e). Les échanges se multipliaient à l’infini au détriment de ceux du foyer et les liens amoureux se distendaient irrémédiablement jusqu’à rompre. Tout le monde était touché et la contagion semblait inévitable. Bien que connaissant les dangers de ce virus, il était presque impossible de s’en prémunir. Certains pavanaient se vantant qu’il ne passerait pas par eux, qu’ils seraient prudents et vigilants, d’autres déploraient l’inexistence d’un vaccin qui aurait été plus qu’indispensable vu la population.
    Les autorités sanitaires s’inquiétèrent d’autant plus quand elles mirent à jour le fait que le virus touchaient tous les couples dont les années de mariage étaient un multiple de 7…On vit donc divorcer des couples mariés depuis 14,21, 28, 35, 42, 49, 56 ans !

    Toutes ces études prenaient du temps et le rapport remis au ministère de la santé ne manquerait pas de faire jaser. Parmi les propositions notifiées pour permettre de freiner l’épidémie en figurait une qui ne ferait pas l’affaire de tout le monde : appuyer sur Off…

  15. durand jean marc dit :

    Mariage pluvieux, mariage heureux.

    Ca tombait bien, car ce jour là, on dépassa tous les records de pluviosité du siècle. Dans ce petit village du Centre, on circulait pourtant correctement. Les mariés et leurs invités arrivèrent en barque. On avait fait ramer les beaux parents. Parvenus à la mairie, le convoi du quand même patienter sous les parapluies, tenus à bout de bras par les neveux.

    La brigade de nettoyage sortit un quart d’heure plus tard. Chaque employé portait la tenue blanche et plastifiée obligatoire des nettoyeurs de salles de mariage. Par prudence, les mariés avaient choisi la même tenue, avec le masque. La petite mairie avait pourtant décroché le label 5, le plus haut niveau sécurité contre cet ancestral virus couvrant la Terre entière. Par mesure de sécurité, on laissa les invités sur le perron.

    Seule la mairesse et les deux stagiaires de l’amour avaient l’autorisation de pénétrer dans la salle. La cérémonie fut vite bouclée. Pour éviter à chacun d’ôter son masque, la mairesse leur remis un texte dactylographié et chaque prétendant rédigea son oui sur un bout de papier. Les témoins avaient déjà expédié leurs signatures pa e mail.

    Les mariés sortirent, main dans la main. Il pleuvait toujours. On avait interdit le lancer des grains de riz, car avec l’humidité et la moiteur permanentes, le riz gonflait et bloquait les bouches d’égouts.

    Les accouplés souriaient derrière leurs masque pour la photo d’un temps. Avec toutes leurs précautions, ils espéraient quand même passer au travers des gouttes.

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